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Am Timan est la cinquiÚme ville du Tchad par le nombre d'habitants (94 361 au recensement de 2024). Elle est le chef-lieu de la région du Salamat et du département du Barh Azoum.
Sultanat de la région Salamat d'Am-Timan tenu par Cheikh Mahamat Annadif Ali Fadel de l'ethnie
Salamat. Sa descendance est la famille
Ali Fadil Aldjidey de
N'djamena au
Tchad.
Yves de Lacroix a Ă©tĂ© commandant de la rĂ©gion Salamat de 1943 Ă 1956 (Afrique-Ăquatoriale française).
La chefferie Salamat existe depuis plusieurs gĂ©nĂ©rations. Elle se caractĂ©rise par son esprit dâouverture et de cohabitation pacifique avec les autres tribus. Cet esprit dâouverture ne tient compte ni de diffĂ©rences ethniques, culturelles ou religieuses. Cette chefferie prĂŽnait lâunitĂ© et combattait la division des Salamat. Câest autour de ces idĂ©aux que plusieurs grands chefs se sont succĂ©dĂ©.
Dominé par le royaume du Ouaddai comme le
Dar Kouti et le
Dar Rounga, le Dar Salamat Ă©tait le poumon Ă©conomique du royaume du Ouaddai. MalgrĂ© la collaboration du Dar Salamat avec le royaume du Ouaddai, ce dernier opĂ©rait des razzias en territoire Salamat. Le cheikh Ali Adjidei y rĂ©agit en ayant recours au conquĂ©rant Rabah, de passage au sud du Dar Salamat, afin de se procurer des armes Ă feu. Ce rapprochement avec Rabah amena le sultan Youssouf du Ouaddai Ă ordonner lâarrestation du cheikh Ali Adjidei. Lors du combat qui s'ensuivit, lâaguid Charfadine dĂ©capita le cheikh Ali Adjidei en 1898.
Ă la mort du cheikh Ali Adjidei, son fils Fadil Ă©tait encore trĂšs jeune. Le sultan du OuaddaĂŻ a investi Al Gor Ahmat, neveu du cheikh Fadil, chef des tribus Salamat jusquâĂ la majoritĂ© du cheikh Fadil en 1905. Pendant son rĂšgne, le cheikh Fadil s'est opposĂ© au royaume du OuaddaĂŻ. Il se procura des armes Ă feu auprĂšs de la mission française de Yanga, au nord de KyabĂ©. Dans lâintention dâasseoir leur hĂ©gĂ©monie, les Français lui ont proposĂ© la crĂ©ation dâune base militaire Ă Bir Al Khala pour prĂ©parer la reddition de lâaguid Gomboro. Ă la tĂȘte dâune importante armĂ©e, l'aguid Gombor marcha contre les troupes coalisĂ©es du cheikh Fadil et du lieutenant Toureng, pillant et tuant au passage.
Ayant appris son arrivĂ©e Ă Garaa, lâexpĂ©dition coalisĂ©e Fadil et Toureng alla Ă sa rencontre. AlertĂ© de son mouvement et de la force de frappe dont elle disposait, lâAguid Gomboro se replia vers Am-timan qui nâexistait pas encore. Battant retraite, lâAguid Gomboro fut rattrapĂ© et tuĂ© aprĂšs une longue bataille aux environs dâAm-timan, le 15/01/1908 : Toureng disait en effet : « ces Ă©vĂ©nements alarmants nous ont poussĂ©s Ă le chercher et Ă le tuer. Son corps est enterrĂ© Ă lâest du village Siheb. Un grand nombre dâhommes, de femmes et dâenfants Ă©tait libĂ©rĂ© de son camp de Dar Dagal. Deux ans aprĂšs la mort de Gomboro, nous sommes revenus avec le cheikh Fadil crĂ©er le poste dâAm timan, le 05/10/1910.
Le 05/04/1918, un dĂ©cret portant nomination de Fadil chef de canton Salamat fut publiĂ©. Lâendroit oĂč nous nous trouvons est le lieu de la rĂ©sidence du cheikh Fadil lors de la crĂ©ation dâAm-timan. Cet endroit est appelĂ© par Fadil Azzariba. La dĂ©nomination dâAm-timan est liĂ©e Ă la dĂ©couverte dune femelle buffle ayant mis bas deux jumeaux bufflons. Quand Toureng lâa vue, il demanda au cheikh Fadil qui lâaccompagnait : « comment on appelle la mĂšre des jumeaux en arabe ? Il lui rĂ©pondit « Am attiman » et le lieutenant dâajouter que ce poste portera le nom dâAm timan ».
Cheikh Ali Fadil 1935-1986
Le cheikh Ali est nĂ© en 1906, il a succĂ©dĂ© Ă son pĂšre Fadil Ă la chefferie en (1935). Il a vĂ©cu pendant et aprĂšs la colonisation du Tchad. Son Ă©poque se caractĂ©rise par la stabilitĂ© politique et sociale, il a assistĂ© Ă la proclamation de la rĂ©publique du Tchad, de son Independence ainsi quâĂ la crĂ©ation des partis politiques. Les fils du Salamat ont participĂ© Ă la mouvance politique, certains dâentre eux ont adhĂ©rĂ© au parti tchadien pour le ProgrĂšes. Aux Ă©lections de 1959, des personnalitĂ©s cĂ©lĂšbres telles que Mahamat zeine Ali, Mahamat Alnazif Ali, et Mahamat Adam kaskanaye ont soutenu Tombalbaye premier prĂ©sident du Tchad, candidat au poste de premier ministre en 1959. LâĂ©lection Ă©tait largement remportĂ©e par ce dernier.
Ă lâĂ©poque de Ali, les relations Ă©conomiques et sociales ont prospĂ©rĂ©. Le dar Salamat est connu sous le Pseudonyme : » Am timan, Dar fazra, Dar Ali et Dar badjah oĂč la boule est abondante et la sauce existante ».
Le cheikh Ali agit suivant un programme de dĂ©veloppement Ă©conomique et social. Des tournĂ©es bilan et programme sont organisĂ©es chaque annĂ©e. Elles consistent Ă Ă©valuer les progrĂšs rĂ©alisĂ©s, les problĂšmes rencontrĂ©s, les solutions y relatives et le plan dâaction de lâannĂ©e Ă venir.
Lors de ces tournĂ©es, le cheikh Ali Ă©coute tout plaignant, organise les rĂšglements des conflits par le biais de la chariaa de maniĂšre sincĂšre et Ă©quitable, mais aussi par les rĂšglements Ă lâamiable.
Il partage avec les populations leur joie et leur tristesse.
En 1972, il est nommĂ© (cheikh des cheikhs) chef supĂ©rieur par un dĂ©cret prĂ©sidentiel en vertu duquel il perçoit un traitement mensuel jusquâĂ sa mort en (1986).
Le cheikh Mahamat Alnadif Ali Fadil (1969 - 2011)
Le cheikh Mahamat Alnadif Ali est nĂ© en 1926 Ă Am timan, oĂč il a fait ses Ă©tudes primaires, avant dâentrer au CollĂšge de Bongor (premier CollĂšge au Tchad) en 1945, et nommĂ© secrĂ©taire Ă la Direction de la prĂ©fecture de Salamat.
En 1956, il est Ă©lu conseiller au parti de lâAction Sociale.
En 1989, Il est Ă©lu dĂ©putĂ© au parlement (Ă lâassemblĂ©e nationale), En 1996 il est encore réélu au parlement.
Mahamat Ali Anadif a succĂ©dĂ© Ă son pĂšre Ali. Il Ă©tait un homme sage, religieux, calme et gĂ©nĂ©reux avec tout le monde Ă telle enseigne quâil est surnommé » Doul Barid « (ombre fraiche). Il a assurĂ© une bonne gouvernance jusquâĂ sa mort en 2011.
Cheikh Ammar Mahamat Alnadif Ali
Le cheikh Ammar Mahamat Alnadif Ali est nĂ© le 05/06/1980 Ă Am timan oĂč il a fait ses Ă©tudes primaires et secondaires. AprĂšs son baccalaurĂ©at, il a fait son entrĂ©e Ă lâEcole Nationale des travaux publics( ENTP) de Nâdjamena de 2003 Ă 2006. il a poursuivi ses Ă©tudes supĂ©rieures Ă lâuniversitĂ© Djamal Abdelnassir, en GuinĂ©e Conakry.
Ă travers cette dĂ©marche scientifique pleine de succĂšs, lâingĂ©nieur Cheikh Ammar Mahamat Alnadif Ali a obtenu le DiplĂŽme dâIngĂ©nieur en Hydraulique et intĂ©grĂ© au MinistĂšre de lâAmĂ©nagement du territoire, de lâUrbanisme et de lâHabitat.
En plus, il mĂšne dâautres activitĂ©s pour rendre service Ă la sociĂ©tĂ© civile : il est le prĂ©sident de lâassociation des jeunes pour le dĂ©veloppement de la RĂ©gion du Salamat,
membre de la campagne de sensibilisation et de lutte contre la désertification, ainsi que de la sensibilisation des agriculteurs et de éleveurs nomades.
Ammar nâest pas le fils ainĂ© de Mahamat Alnadif, mais il est choisi successeur par son pĂšre cheikh du Canton Salamat.
Ce choix a Ă©tĂ© approuvĂ© Ă lâunanimitĂ© par les habitants de la RĂ©gion du Salamat et officialisĂ© par le dĂ©cret prĂ©sidentiel N° 14/PR/PM/MAT/2011 du 29/11/2011.
- Maire: Mahamat Ali Ibrahim (2025)[1].
Gouverneur de la Région du Salamat
- Adoum Fortey Amadou (2018-?)
Agriculture, élevage et tourisme. Le Salamat est particuliÚrement connu pour sa production agricole abondante. Le Salamat est surnommé le grenier du[2].
- Transport terrestre
- Transport aérien
- Am Timan possÚde un aéroport (Amchitka, code AITA : AMC).
La ville possÚde un lycée et un centre de formation agronomique.
- Lycée Bilingue d'Am-Timan
- Lycée Agro-Pastoral d'Am-Timan
- Complexe Scolaire Privé Al-Nour
Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste
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