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Am Timan

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Am-Timan
Am Timan
Vue de marché à Am Timan
Administration
Pays Drapeau du Tchad Tchad
Région Salamat
Département Barh Azoum
Sous-préfet Haroun Egrey Erdi
Maire Mahamat Ali Ibrahim (2025)
Démographie
Population 94 361 hab.
Géographie
CoordonnĂ©es 11° 02â€Č 26″ nord, 20° 16â€Č 58″ est
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Tchad
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Am-Timan
Géolocalisation sur la carte : Tchad
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Am-Timan

Am Timan est la cinquiÚme ville du Tchad par le nombre d'habitants (94 361 au recensement de 2024). Elle est le chef-lieu de la région du Salamat et du département du Barh Azoum.

Localisation : 11° 02â€Č 26″ N, 20° 16â€Č 58″ E

Sultanat de la région Salamat d'Am-Timan tenu par Cheikh Mahamat Annadif Ali Fadel de l'ethnie Salamat. Sa descendance est la famille Ali Fadil Aldjidey de N'djamena au Tchad.

Yves de Lacroix a Ă©tĂ© commandant de la rĂ©gion Salamat de 1943 Ă  1956 (Afrique-Équatoriale française).

La chefferie Salamat existe depuis plusieurs gĂ©nĂ©rations. Elle se caractĂ©rise par son esprit d’ouverture et de cohabitation pacifique avec les autres tribus. Cet esprit d’ouverture ne tient compte ni de diffĂ©rences ethniques, culturelles ou religieuses. Cette chefferie prĂŽnait l’unitĂ© et combattait la division des Salamat. C’est autour de ces idĂ©aux que plusieurs grands chefs se sont succĂ©dĂ©.

Le cheikh Ali Adjidei, 1864-1898

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DominĂ© par le royaume du Ouaddai comme le Dar Kouti et le Dar Rounga, le Dar Salamat Ă©tait le poumon Ă©conomique du royaume du Ouaddai. MalgrĂ© la collaboration du Dar Salamat avec le royaume du Ouaddai, ce dernier opĂ©rait des razzias en territoire Salamat. Le cheikh Ali Adjidei y rĂ©agit en ayant recours au conquĂ©rant Rabah, de passage au sud du Dar Salamat, afin de se procurer des armes Ă  feu. Ce rapprochement avec Rabah amena le sultan Youssouf du Ouaddai Ă  ordonner l’arrestation du cheikh Ali Adjidei. Lors du combat qui s'ensuivit, l’aguid Charfadine dĂ©capita le cheikh Ali Adjidei en 1898.

Le cheikh Fadil, 1905 – 1935

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À la mort du cheikh Ali Adjidei, son fils Fadil Ă©tait encore trĂšs jeune. Le sultan du OuaddaĂŻ a investi Al Gor Ahmat, neveu du cheikh Fadil, chef des tribus Salamat jusqu’à la majoritĂ© du cheikh Fadil en 1905. Pendant son rĂšgne, le cheikh Fadil s'est opposĂ© au royaume du OuaddaĂŻ. Il se procura des armes Ă  feu auprĂšs de la mission française de Yanga, au nord de KyabĂ©. Dans l’intention d’asseoir leur hĂ©gĂ©monie, les Français lui ont proposĂ© la crĂ©ation d’une base militaire Ă  Bir Al Khala pour prĂ©parer la reddition de l’aguid Gomboro. À la tĂȘte d’une importante armĂ©e, l'aguid Gombor marcha contre les troupes coalisĂ©es du cheikh Fadil et du lieutenant Toureng, pillant et tuant au passage.


Ayant appris son arrivĂ©e Ă  Garaa, l’expĂ©dition coalisĂ©e Fadil et Toureng alla Ă  sa rencontre. AlertĂ© de son mouvement et de la force de frappe dont elle disposait, l’Aguid Gomboro se replia vers Am-timan qui n’existait pas encore. Battant retraite, l’Aguid Gomboro fut rattrapĂ© et tuĂ© aprĂšs une longue bataille aux environs d’Am-timan, le 15/01/1908 : Toureng disait en effet : « ces Ă©vĂ©nements alarmants nous ont poussĂ©s Ă  le chercher et Ă  le tuer. Son corps est enterrĂ© Ă  l’est du village Siheb. Un grand nombre d’hommes, de femmes et d’enfants Ă©tait libĂ©rĂ© de son camp de Dar Dagal. Deux ans aprĂšs la mort de Gomboro, nous sommes revenus avec le cheikh Fadil crĂ©er le poste d’Am timan, le 05/10/1910.

Le 05/04/1918, un dĂ©cret portant nomination de Fadil chef de canton Salamat fut publiĂ©. L’endroit oĂč nous nous trouvons est le lieu de la rĂ©sidence du cheikh Fadil lors de la crĂ©ation d’Am-timan. Cet endroit est appelĂ© par Fadil Azzariba. La dĂ©nomination d’Am-timan est liĂ©e Ă  la dĂ©couverte dune femelle buffle ayant mis bas deux jumeaux bufflons. Quand Toureng l’a vue, il demanda au cheikh Fadil qui l’accompagnait : « comment on appelle la mĂšre des jumeaux en arabe ? Il lui rĂ©pondit « Am attiman » et le lieutenant d’ajouter que ce poste portera le nom d’Am timan ».

Cheikh Ali Fadil 1935-1986

Le cheikh Ali est nĂ© en 1906, il a succĂ©dĂ© Ă  son pĂšre Fadil Ă  la chefferie en (1935). Il a vĂ©cu pendant et aprĂšs la colonisation du Tchad. Son Ă©poque se caractĂ©rise par la stabilitĂ© politique et sociale, il a assistĂ© Ă  la proclamation de la rĂ©publique du Tchad, de son Independence ainsi qu’à la crĂ©ation des partis politiques. Les fils du Salamat ont participĂ© Ă  la mouvance politique, certains d’entre eux ont adhĂ©rĂ© au parti tchadien pour le ProgrĂšes. Aux Ă©lections de 1959, des personnalitĂ©s cĂ©lĂšbres telles que Mahamat zeine Ali, Mahamat Alnazif Ali, et Mahamat Adam kaskanaye ont soutenu Tombalbaye premier prĂ©sident du Tchad, candidat au poste de premier ministre en 1959. L’élection Ă©tait largement remportĂ©e par ce dernier. À l’époque de Ali, les relations Ă©conomiques et sociales ont prospĂ©rĂ©. Le dar Salamat est connu sous le Pseudonyme : » Am timan, Dar fazra, Dar Ali et Dar badjah oĂč la boule est abondante et la sauce existante ». Le cheikh Ali agit suivant un programme de dĂ©veloppement Ă©conomique et social. Des tournĂ©es bilan et programme sont organisĂ©es chaque annĂ©e. Elles consistent Ă  Ă©valuer les progrĂšs rĂ©alisĂ©s, les problĂšmes rencontrĂ©s, les solutions y relatives et le plan d’action de l’annĂ©e Ă  venir. Lors de ces tournĂ©es, le cheikh Ali Ă©coute tout plaignant, organise les rĂšglements des conflits par le biais de la chariaa de maniĂšre sincĂšre et Ă©quitable, mais aussi par les rĂšglements Ă  l’amiable. Il partage avec les populations leur joie et leur tristesse. En 1972, il est nommĂ© (cheikh des cheikhs) chef supĂ©rieur par un dĂ©cret prĂ©sidentiel en vertu duquel il perçoit un traitement mensuel jusqu’à sa mort en (1986). Le cheikh Mahamat Alnadif Ali Fadil (1969 - 2011) Le cheikh Mahamat Alnadif Ali est nĂ© en 1926 Ă  Am timan, oĂč il a fait ses Ă©tudes primaires, avant d’entrer au CollĂšge de Bongor (premier CollĂšge au Tchad) en 1945, et nommĂ© secrĂ©taire Ă  la Direction de la prĂ©fecture de Salamat. En 1956, il est Ă©lu conseiller au parti de l’Action Sociale. En 1989, Il est Ă©lu dĂ©putĂ© au parlement (Ă  l’assemblĂ©e nationale), En 1996 il est encore réélu au parlement. Mahamat Ali Anadif a succĂ©dĂ© Ă  son pĂšre Ali. Il Ă©tait un homme sage, religieux, calme et gĂ©nĂ©reux avec tout le monde Ă  telle enseigne qu’il est surnommé » Doul Barid « (ombre fraiche). Il a assurĂ© une bonne gouvernance jusqu’à sa mort en 2011.

Cheikh Ammar Mahamat Alnadif Ali

Le cheikh Ammar Mahamat Alnadif Ali est nĂ© le 05/06/1980 Ă  Am timan oĂč il a fait ses Ă©tudes primaires et secondaires. AprĂšs son baccalaurĂ©at, il a fait son entrĂ©e Ă  l’Ecole Nationale des travaux publics( ENTP) de N’djamena de 2003 Ă  2006. il a poursuivi ses Ă©tudes supĂ©rieures Ă  l’universitĂ© Djamal Abdelnassir, en GuinĂ©e Conakry. À travers cette dĂ©marche scientifique pleine de succĂšs, l’ingĂ©nieur Cheikh Ammar Mahamat Alnadif Ali a obtenu le DiplĂŽme d’IngĂ©nieur en Hydraulique et intĂ©grĂ© au MinistĂšre de l’AmĂ©nagement du territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat. En plus, il mĂšne d’autres activitĂ©s pour rendre service Ă  la sociĂ©tĂ© civile : il est le prĂ©sident de l’association des jeunes pour le dĂ©veloppement de la RĂ©gion du Salamat, membre de la campagne de sensibilisation et de lutte contre la dĂ©sertification, ainsi que de la sensibilisation des agriculteurs et de Ă©leveurs nomades. Ammar n’est pas le fils ainĂ© de Mahamat Alnadif, mais il est choisi successeur par son pĂšre cheikh du Canton Salamat. Ce choix a Ă©tĂ© approuvĂ© Ă  l’unanimitĂ© par les habitants de la RĂ©gion du Salamat et officialisĂ© par le dĂ©cret prĂ©sidentiel N° 14/PR/PM/MAT/2011 du 29/11/2011.

Administration

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  • Maire: Mahamat Ali Ibrahim (2025)[1].

Gouverneur de la Région du Salamat

  • Adoum Fortey Amadou (2018-?)

Économie

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Agriculture, élevage et tourisme. Le Salamat est particuliÚrement connu pour sa production agricole abondante. Le Salamat est surnommé le grenier du[2].

Transport terrestre
Transport aérien
Am Timan possÚde un aéroport (Amchitka, code AITA : AMC).

Éducation

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La ville possÚde un lycée et un centre de formation agronomique.

  • LycĂ©e Bilingue d'Am-Timan
  • LycĂ©e Agro-Pastoral d'Am-Timan
  • Complexe Scolaire PrivĂ© Al-Nour

Personnalité liées

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Hadjé Halimé Oumar (née vers 1930 - 2001), militante et femme politique tchadienne.

Références

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  1. ↑ (en) « Client Challenge », sur Alwihda (consultĂ© le ).
  2. ↑ « Account Suspended », sur tribuneechos.com (consultĂ© le ).

Liens externes

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