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André Weill

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André Weill
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 48 ans)
AuschwitzVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Autres informations
Conflit
Lieux de détention
Camp de Drancy (à partir de ), Auschwitz (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Plaque commémorative.

André Weill, né le à La Chaux-de-Fonds et mort à Auschwitz le 5 août 1943, est un juif suisse arrêté en France, à Toulouse en 1943 avec son épouse, prisonnier du camp de Drancy puis déporté au camp d'Auschwitz[1].

André Weill naît le à La Chaux-de-Fonds[2]. Il est le deuxième fils[3] d'une fratrie de dix enfants[4]. Sa famille est originaire de Niederhagenthal en Alsace. Son grand-père s'installe à La Chaux-de-Fonds en [3]. La famille Weill reçoit la bourgeoisie de la commune de Fontainemelon pour obtenir la naturalisation, localité où la famille « ne semble jamais avoir résidé »[3]. Il épouse Lucie Blanche Lanzenberg en à Dieppe, en Normandie[5].

Le couple réside à Bruxelles en Belgique[5]. Lors de l'invasion allemande de la Belgique en , ils doivent s'exiler en Ariège, dans le Sud-Ouest de la France[5].

André Weill et sa femme doivent être rapatriés en Suisse le par un convoi organisé par la Suisse[6]. Ils sont cependant arrêtés le 16 pour « propagande anti-allemande » et incarcérés le 23 juillet 1943 au camp de Drancy[7] près de Paris. Le 31 juillet 1943, André Weill (1895-1943) et son épouse Lucie Blanche Lanzenberg (1902-1945) sont déportés ensemble par le Convoi no 58 du 31 juillet 1943 vers Auschwitz avec 1000 compagnons d'infortune.[8].

À son arrivée le 5 août 1943, 218 hommes et 55 femmes sont épargnés pour des travaux forcés, tandis que les 727 autres déportés sont gazés immédiatement, dont André Weill (1895-1943). Quant à son épouse - Lucie Blanche Lanzenberg (1902-1945), elle lui survit 2 ans de plus, et décède le 4 mars 1945[3].

Postérité

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  • Une plaque commémorative[9] est inaugurée en sa mémoire dans sa ville natale de La Chaux-de-Fonds[10].

Bibliographie

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  • Marc Perrenoud, « De La Chaux-de-Fonds à Auschwitz : L'itinéraire tragique d'André Weill », Revue d'histoire, vol. 6,‎ , p. 230-237 (lire en ligne, consulté le )
  • Balz Spörri, René Staubli, Benno Tuchschmid, en collaboration scientifique de Marc Perrenoud, Les victimes oubliées du llle Reich. Les déportés suisses dans les camps nazis », Livreo-Alphil, Neuchâtel, 2021, ISBN 978-2-88950-067-3, 408 pages, p. 381
  • Leo Bysaeth, L’historien Marc Perrenoud rappelle le destin tragique d’André Weil, juif neuchâtelois expatrié en France victime de l’Holocauste. Neuchâtelois morts à Auschwitz, FAN - L'express, 26 janvier 2015, p.3 : https://www.e-newspaperarchives.ch/?a=d&d=EXR20150126-01.2.15&e=-------fr-20--1--img-txIN-%22de+la+chaux%252Dde%252Dfonds+%C3%A0+Auschwitz%22-------0-NE----
  • Pascal Hofer, Une résistante neuchâteloise détenue dans un camp nazi (réf. à André Weill), ArcInfo, 7 décembre 2021, p.3 : https://www.e-newspaperarchives.ch/?a=d&d=ARC20211207-01.2.11&e=-------en-20--1--txt-txIN-%22Andr%C3%A9+Weill%22-------0-NE----

Notes et références

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  1. ↑ Balz Spörri, René Staubli, Benno Tuchschmid, Les victimes oubliées du llle Reich. Les déportés suisses dans les camps nazis, Neuchâtel, Livreo-Alphil, , 408 p. (ISBN 978-2-88950-067-3), p. 381
  2. ↑ Perrenoud, p. 232-233.
  3. 1 2 3 4 Perrenoud, p. 232.
  4. ↑ Marc Perrenoud, « De La Chaux-de-Fonds à Auschwitz : Itinéraire tragique d'André Weill », Traverse : Zeitschrift für Geschichte, vol. Band 6, Heft 2,‎ , p. 230-237 (lire en ligne [PDF])
  5. 1 2 3 Perrenoud, p. 233.
  6. ↑ Perrenoud, p. 234.
  7. ↑ François Modou, « Le geste de la Suisse qui rappelle que des compatriotes sont morts à Auschwitz », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  8. ↑ Perrenoud, p. 231-234.
  9. ↑ (fr-CH) Egger Sébastien et Ducrest Maxime, « Deux pavés en mémoire de victimes chaux-de-fonnières du IIIe Reich », sur Canal Alpha, (consulté le )
  10. ↑ (fr-CH) www rtn ch, RTN, Radio Télévision Neuchâtel, « Shoah : deux « Stolpersteine » posées à La Chaux-de-Fonds », sur www.rtn.ch, (consulté le )