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Ciment de coutelier

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Le ciment de coutelier ou mastic de coutelier désigne différentes sortes de mastic employés traditionnellement par les couteliers pour fixer les manches des couteaux. Il peut se faire à partir de résine de pin (colophane), de cire d'abeille et de sciure de bois[1].

Au XIXe siĂšcle, le mastic, ou ciment des couteliers, se fait avec de la brique broyĂ©e, assez fin sur la plaque Ă  l'Ă©meri, et de la poix rĂ©sine, broyĂ©e de mĂȘme, la dose de l'une et de l'autre est quatre parties de rĂ©sine et une partie de brique, lesquelles sont bien mĂȘlĂ©es ensemble. On ajoute une partie de cire jaune pour que le mastic soit moins cassant[2].

La poix résine s'obtient en mélangeant à chaud trois parties de galipot et une partie de colophane[3].

Pour cimenter et mastiquer un couteau Ă  gaine, on commence par mettre la queue de la lame au feu; pendant qu'elle chauffe, on emplit le trou du manche avec du ciment en poudre, tant qu'il en peut contenir, ce qu'on fait Ă  l'aide d'une carte; quand la queue est un peu chaude, on la prĂ©sente au trou, on la force d'entrer parce que la chaleur fait fondre le ciment, et par ce moyen la queue se fait place. Lorsque la mitre est arrivĂ©e sur la virole, on ressort la queue du trou, on la trempe dans le ciment, pour qu'il s'y en attache; on la remet dans le trou, et l'on rĂ©itĂšre cette manƓuvre jusqu'Ă  ce qu'on sente que le ciment s'Ă©paissit; quand il est parvenu Ă  ce point, on ajuste bien la mitre sur la virole, de sorte que tous les points soient Ă  leurs places: on la laisse un peu refroidir entre les mains en la tenant ferme. On observe dans cette opĂ©ration de ne pas chauffer la queue Ă  blanc, ni mĂȘme couleur de cerise, etc.[2]

Références

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  1. ↑ (en) « 181 - How To Make Pine Pitch Glue AKA Cutler's Resin », sur YouTube (consultĂ© le )
  2. 1 2 M.H. Landrin, Manuel du coutelier, Paris, Librairie encyclopédique de Roret, , 431 p. (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  3. ↑ D. Cauvet, Nouveaux Ă©lĂ©ments d'histoire naturelle mĂ©dicale, Paris, J. B. Bailliere et fils, (lire en ligne), partie II, p. 121