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Corroyage

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Le corroyage, du verbe corroyer (ou baudroyeur en vieux langage) qui signifie « apprĂȘter, prĂ©parer »[1] peut dĂ©signer un ensemble d'opĂ©rations techniques dans diverses branches de mĂ©tiers.

Le corroyage du cuir (ou hongroyage), est un ensemble d'opérations de finissage, couramment pratiqué pour la cordonnerie. Ces opérations sont effectuées aprÚs le tannage, à l'aide d'outils spéciaux : bigorne (sorte de marteau), butoir, couteau à revers, demi-rond, drayoire, étire, lunette, marguerite ou paumelle, paroir. Elles affectent les propriétés chimiques et mécaniques du cuir : assouplissement, finissage de surface.

Le cuir peut ainsi subir les traitements suivants :

  • un essorage, qui permet d'enlever une quantitĂ© d'eau dans les peaux tannĂ©es pour pouvoir manipuler les cuirs ;
  • un tri : les cuirs sont classĂ©s en fonction des dĂ©fauts de surface ;
  • la refente et le dĂ©rayage : le cuir est aminci pour avoir l’épaisseur souhaitĂ©e ;
  • le retannage, la teinture et la nourriture : le cuir est retravaillĂ© suivant son utilisation finale : tenue, densitĂ©, couleur et souplesse sont ajustĂ©es ;
  • un essorage ou mise au vent, qui permet d'avoir des cuirs plats ;
  • un sĂ©chage, Ă©tape pour obtenir un cuir sec ;
  • le palisson, qui permet d'assouplir les cuirs.

Métallurgie

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Le corroyage consiste en un martelage du métal au pilon, au marteau ou à la presse, de maniÚre à améliorer ses caractéristiques mécaniques, aprÚs l'affinage. Il provoque un resserrement du métal et une orientation des cristaux par l'action d'un travail de déformation dans une ou plusieurs directions privilégiées.

Le corroyage est effectué à chaud, à température modérée ou à température ambiante, et permet par déformation appropriée d'obtenir des produits ou demi-produits à la forme désirée : bloc, tÎle, barre, fil, profilé. Les déformations par corroyage sont réalisées par des procédés de transformation tels que le forgeage, le laminage, le filage, le matriçage. Il ne faut pas confondre le corroyage avec l'écrouissage, destiné à modifier localement l'état structural d'un métal et qui s'effectue à température ambiante ou modérée sur un demi-produit.

Le corroyage se mesure par un coefficient (taux de corroyage) qui est le rapport de la section de départ du lingot à la section de l'ébauche obtenue. Il indique en fait l'importance du travail de déformation effectué.

Les aciers corroyĂ©s prĂ©sentent un taux de corroyage Ă©gal au rapport entre la section avant dĂ©formation et la section aprĂšs dĂ©formation. Le taux de corroyage peut ĂȘtre diffĂ©rent suivant le sens travers et le sens long du profilĂ© obtenu : de ce fait, les caractĂ©ristiques mĂ©caniques peuvent prĂ©senter une relative anisotropie.

La rĂ©duction de section aprĂšs corroyage peut ĂȘtre importante. Les codes de construction requiĂšrent gĂ©nĂ©ralement un taux de corroyage minimal de 3. Cependant, des taux de 14 ne sont pas exceptionnels.[rĂ©f. nĂ©cessaire]

Le corroyage du bois est un ensemble d'opĂ©rations de menuiserie qui consistent Ă  obtenir un morceau de bois massif dont les quatre faces sur la longueur sont systĂ©matiquement planes et parallĂšles ou perpendiculaires. Ces opĂ©rations sont nĂ©cessaires avant la mise en Ɠuvre d’usinages demandant la prĂ©sence d’une ou plusieurs faces de rĂ©fĂ©rence planes, perpendiculaires ou parallĂšles (par exemple dĂ©lignage, tronçonnage, mouluration).

Le bois est, par nature, une matiĂšre irrĂ©guliĂšre soumise Ă  de fortes tensions internes. Ces tensions, exacerbĂ©es par la prĂ©sence d’irrĂ©gularitĂ©s internes comme des nƓuds, et influencĂ©es par les conditions externes de tempĂ©rature et d’hygromĂ©trie, amĂšnent le bois Ă  fortement se dĂ©former, et ce mĂȘme plusieurs siĂšcles aprĂšs son abattage. Le corroyage doit donc ĂȘtre opĂ©rĂ© peu de temps avant les usinages, en gardant entre le corroyage et les usinages une stabilitĂ© aussi grande que possible des conditions de tempĂ©rature et d’hygromĂ©trie. DĂšs lors qu’un temps trop important s’écoule ou que ces conditions externes changent fortement, un bois initialement corroyĂ© va inexorablement perdre sa planĂ©itĂ© (on dit qu’il est « gauche »), et il devra subir un nouveau corroyage (et donc rĂ©duire en dimensions). Le bois le moins sensible aux dĂ©formations est le bois dit de « quartier », sans nƓuds.

Le prĂ©alable au corroyage est le sĂ©chage du bois et son prĂ©-dĂ©bit Ă  des dimensions proches des dimensions finales souhaitĂ©es, par exemple Ă  l’aide d’une scie Ă  ruban, ou d’une scie circulaire stationnaire ou portative. La surcote de longueur, largeur et Ă©paisseur, par rapport aux dimensions finies souhaitĂ©es aprĂšs corroyage, dĂ©pend de la planĂ©itĂ© initiale du bois, et de son risque de dĂ©formation. En effet, pendant le sĂ©chage du bois, puis Ă  la suite du prĂ©-dĂ©bit, les tensions internes du bois vont se rééquilibrer, et dĂ©former le bois. C’est pour cette raison qu’il est prĂ©fĂ©rable de mettre en Ɠuvre des bois secs (infĂ©rieur Ă  15% d’humiditĂ©), et de laisser le bois reposer plusieurs heures (par exemple une nuit) entre le prĂ©-dĂ©bit et le corroyage.

Le corroyage s’effectue typiquement en quatre Ă©tapes, dans cet ordre :

  1. Le dĂ©gauchissage d’une face, permettant d’obtenir une premiĂšre surface plane ;
  2. Le dĂ©gauchissage d’un chant, permettant d’obtenir une deuxiĂšme surface plane, perpendiculaire Ă  la face dĂ©gauchie ;
  3. Le rabotage du deuxiĂšme chant, permettant d’obtenir une troisiĂšme surface plane, parallĂšle au chant dĂ©gauchi et donc perpendiculaire Ă  la face dĂ©gauchie ;
  4. Le rabotage de la deuxiĂšme face, permettant d’obtenir une quatriĂšme surface plane, parallĂšle Ă  la face dĂ©gauchie et donc perpendiculaire aux deux chants.

Une face dĂ©gauchie ou rabotĂ©e est aussi parfois dite « blanchie », peut-ĂȘtre car une surface de bois fraĂźchement usinĂ©e est souvent beaucoup plus claire qu’une surface de bois venant de la scierie, qui a pendant son sĂ©chage Ă©tĂ© exposĂ©e longtemps Ă  la lumiĂšre et aux Ă©lĂ©ments.

Historiquement effectuĂ© Ă  la varlope, le corroyage s’effectue aujourd’hui Ă  l’aide d’une dĂ©gauchisseuse et d’une raboteuse (parfois combinĂ©es dans le mĂȘme outil), permettant toutes deux d’enlever du bois le long d’un plan par passes successives de quelques millimĂštres. La dĂ©gauchisseuse permet d’assurer la perpendicularitĂ© entre la surface dĂ©gauchie et une surface de rĂ©fĂ©rence, et la raboteuse permet d’assurer le parallĂ©lisme entre la surface rabotĂ©e et une surface de rĂ©fĂ©rence.

L’industrie utilise aussi une corroyeuse quatre faces, permettant d’obtenir quatre faces perpendiculaires et parallĂšles en une seule passe, mais sans garantie stricte sur leur rigoureuse planĂ©itĂ©. Le bois obtenu, souvent lĂ©gĂšrement cintrĂ©, peut dĂšs lors ĂȘtre utilisĂ© dans la mesure oĂč :

  • les machines mises en Ɠuvre par la suite ne sont pas contraintes par ce cintrage, ou sont en capacitĂ© le redresser le bois le long d’un guide le temps de l’usinage (par exemple moulure Ă  la toupie avec un entraĂźneur) ;
  • les assemblages prĂ©vus permettent de redresser et de contraindre le bois (par exemple en charpente).

Notes et références

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Métallurgie