Faire surface
| Faire surface | ||||||||
| Auteur | Margaret Atwood | |||||||
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| Pays | ||||||||
| Genre | Roman | |||||||
| Version originale | ||||||||
| Langue | Anglais canadien | |||||||
| Titre | Surfacing | |||||||
| Éditeur | McClelland & Stewart (en) | |||||||
| Lieu de parution | Toronto | |||||||
| Date de parution | ||||||||
| ISBN | 0-7710-0822-8 | |||||||
| Version française | ||||||||
| Traducteur | Marie-France Girod | |||||||
| Éditeur | Grasset | |||||||
| Lieu de parution | Paris | |||||||
| Date de parution | ||||||||
| Type de média | Livre papier | |||||||
| Nombre de pages | 229 | |||||||
| ISBN | 2246005515 | |||||||
| Chronologie | ||||||||
| Série | Romans de Margaret Atwood | |||||||
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Faire surface (titre original : Surfacing) est un roman de l'autrice canadienne Margaret Atwood. Publié par McClelland & Stewart en 1972, il s'agit de son deuxième roman. Faire surface a été décrit par les critiques comme un roman complémentaire au recueil de poèmes Power Politics (Politique du pouvoir, Les Éditions de l'Hexagone, 2021) d'Atwood, écrit l'année précédente et traitant de thèmes similaires[1].
Le roman, abordant les notions d'identité nationale et de genre, anticipait les préoccupations croissantes concernant la conservation et la préservation, ainsi que l'émergence du nationalisme canadien.[2] Il a été adapté en film en 1981.
Résumé
[modifier | modifier le code]Le livre raconte l'histoire d'une femme qui retourne dans sa ville natale au Canada pour retrouver son père disparu. Accompagnée de son amant, Joe, et d'un couple marié, Anna et David, la protagoniste, dont on ignore le nom, se retrouve confrontée à son passé dans la maison de son enfance. Elle se remémore des événements et des sentiments, tout en cherchant des indices sur la mystérieuse disparition de son père. Peu à peu, le passé la rattrape et la plonge dans un état de folie et de déchéance.
Thèmes
[modifier | modifier le code]Séparation
[modifier | modifier le code]La séparation est un thème majeur de Faire surface. Ce thème est établi dès le premier chapitre, lorsque la narratrice apparaît comme politiquement dépossédée en tant qu'anglophone au Québec, à une époque où le Québec aspirait à devenir une nation francophone indépendante[3]. La narratrice se sent également déconnectée des gens qui l'entourent, assimilant les interactions humaines à celles des animaux. Par exemple, en entendant David et Anna faire l'amour, elle pense à « un animal à l'instant où le piège se referme sur lui »[4].
Le porte-parole des sentiments nationalistes est l'extrémiste David, qui affirme que le Canada se porterait mieux sans les « porcs d'Américains fascistes » et suggère de les chasser du pays à l'aide de castors d'attaque.[5]
Féminisme
[modifier | modifier le code]Le féminisme, un thème présent dans de nombreux romans d'Atwood, est exploré à travers le regard du récit féminin, révélant la manière dont les femmes sont marginalisées dans leur vie professionnelle et privée.[6]
Allusions à d'autres œuvres
[modifier | modifier le code]La structure de Faire surface rappelle celle de Sur la route de Jack Kerouac, la narratrice retournant en voiture à sa maison d'enfance.[7] Le roman a également été comparé à La Cloche de détresse, de Sylvia Plath. La narratrice anonyme d'Atwood ainsi qu'Esther Greenwood, personnage de Plath, sont toutes deux poussées à la dépression nerveuse par leur refus de se conformer aux attentes sociales imposées aux femmes[8].
Réception
[modifier | modifier le code]Dans son essai Margaret Atwood: Beyond Victimhood (« Margaret Atwood : Au-delà de la victimisation »), Marge Piercy était sceptique quant à la déclaration d'amour abrupte de la narratrice pour Joe à la fin du roman, disant que cela n'empêchait pas la narratrice d'être une victime : en choisissant un homme qui choisit d'être un perdant, « comment cesse-t-elle d'être une perdante elle-même ? »[9].
Édition française originale
[modifier | modifier le code]- Faire surface (trad. Marie-France Girod), Paris, Grasset, , 229 p. (ISBN 2246005515)
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Coral Ann Howells, The Cambridge Companion to Margaret Atwood (Cambridge Companions to Literature), Cambridge University Press, , 49 p. (ISBN 0-521-83966-1, lire en ligne)
- ↑ Cooke 2004, p. 52.
- ↑ (en) Fraser, Wayne. The Dominion of Women: The Personal and the Political in Canadian Women's Literature (Contributions in Women's Studies) : 126
- ↑ Atwood, Margaret. Faire surface p. 130 (trad. Marie-France Girod)
- ↑ Cooke 2004, p. 56.
- ↑ Cooke 2004, p. 53.
- ↑ Cooke 2004, p. 54.
- ↑ (en) Delaney, Paul. « Clearing a Canadian Place ». The New York Times Book Review. 4 mars 1973, p. 5.
- ↑ (en) Howells, Coral Ann. The Cambridge Companion to Margaret Atwood (Cambridge Companions to Literature) : pp. 46-50
Sources
[modifier | modifier le code]- Nathalie Cooke, Margaret Atwood: A Critical Companion, Westport (États-Unis), Greenwood Press, (ISBN 0-313-32806-4)
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Fiche de Faire surface dans Bibliothèque nationale de France
- Faire surface dans L'Encyclopédie canadienne
- Margaret Atwood dans L'Encyclopédie canadienne
- (en) Margaret Atwood dans The Literary Encyclopedia
- (en) After Nature, un article de Jill Dawson
- (en) On: Margaret Atwood's 'Surfacing', par Richard Cheadle
- (en) Margaret Atwood. Surfacing. A Reader's Companion and Study Guide, dans « Luminarium: Anthology of English Literature »
Annexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressource relative à la littérature :