France Télévisions
| France Télévisions | |
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| Création | 02/09/2000 |
|---|---|
| Dates clĂ©s |  : DĂ©but de la prĂ©sidence commune  : CrĂ©ation du regroupement France TĂ©lĂ©vision  : Installation dans le nouveau siĂšge parisien  : CrĂ©ation de la holding France TĂ©lĂ©visions  : Nouvelle identitĂ© graphique unifiĂ©e  : Suppression de la publicitĂ© entre 20 h et 6 h  : Transformation en entreprise commune  : Nouvelle identitĂ© graphique  : Marque et identitĂ© unique (franceâątv) |
| Fondateurs | Jack Lang et Catherine Tasca |
| Personnages clés | Hervé Bourges (1er président de France Télévision) Nicolas Sarkozy (réforme de 2008) |
| Forme juridique | SA Ă conseil d'administration |
| Slogan | Notre point commun. |
| SiĂšge social | Paris (15e) |
| CoordonnĂ©es | 48° 50âČ 20âłÂ N, 2° 16âČ 17âłÂ E |
| Direction | Delphine Ernotte-Cunci |
| Directeurs | Directeur de l'information : Philippe Corbé Directeur de la rédaction nationale : Julien Duperray |
| Actionnaires | Ătat français (100 %) |
| Activité | Audiovisuel public et édition de chaßnes généralistes (d)[1] |
| Produits | Télévision, production audiovisuelle, publicité et radiodiffusion |
| Filiales |
|
| Partenaires | République française |
| Effectif | 8720 (2025) |
| SIREN | 432766947 |
| Site web | france.tv francetelevisions.fr |
| Chiffre d'affaires | comptes consolidés
3,06 milliards ⏠(2025)[2] |
| Résultat net | 30,7 millions ⏠(2025) perte 12,8 millions ⏠(2024) |
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France Télévisions, aussi connue sous son sigle France TV ou encore france.tv, est une société nationale publique de programme de télévision française, traitant de la production à la diffusion. Créée le comme regroupement des deux chaßnes publiques nationales, cette structure est remplacée par une société holding, le avant de devenir une entreprise commerciale, le .
Premier groupe audiovisuel en France notamment en termes d'audience, l'entreprise regroupe entre autres les chaßnes France 2, France 3 et ses antennes de proximité, France 4, France 5, France Info, la plateforme france.tv ainsi que les chaßnes d'outremer du réseau La 1re. Le groupe détient également des participations dans plusieurs chaßnes thématiques et internationales. France Télévisions exploite un réseau de radio en outre-mer et possÚde plusieurs plateformes et sites web, dont le service france.tv.
Histoire du groupe
[modifier | modifier le code]Les origines
[modifier | modifier le code]Le , l'ORTF est démantelé en sept sociétés. Trois sociétés nationales de programmes de télévision autonomes et concurrentes sont créées le  : Télévision française 1 (TF1), Antenne 2 (A2) et France Régions 3 (FR3)[3],[4]. Le , elles participent avec la TSR et la RTBF à la création de la chaßne francophone internationale TV5 Monde[5]. Le , FR3 participe à la création de La Sept en en devenant actionnaire à 45 %[6]. En , TF1 est privatisée avec la vente de la moitié de son capital au groupe de BTP Bouygues[7].
En 1989, à la suite d'une conversation avec le président-directeur général de TF1 Patrick Le Lay, le ministre de la Culture Jack Lang a l'idée de doter les deux chaßnes publiques (Antenne 2 et FR3) d'une présidence commune[8]. Avec sa ministre déléguée à la Communication, Catherine Tasca, il porte ce projet qui doit promouvoir une stratégie commune et assurer la complémentarité des programmes entre les deux chaßnes[9], afin de faire face à la montée en puissance de TF1 et de M6 et au développement des chaßnes thématiques[10]. La loi du institue une présidence commune, tout en maintenant une séparation juridique des deux chaßnes[11],[12]. Le gouvernement socialiste soutient les candidatures d'Hervé Bourges et de Georges Kiejman, mais le nouveau Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) veut marquer son territoire et nomme le à la surprise générale Philippe Guilhaume au poste de président du groupement. Mais ce dernier démissionne au bout de 14 mois, en , aprÚs une série de polémiques et une grÚve des journalistes[13],[14]. Il est remplacé par Hervé Bourges le [10].
Le , Antenne 2 et FR3 changent de nom et deviennent respectivement France 2 et France 3. Elles sont dĂ©sormais regroupĂ©es au sein d'une nouvelle entitĂ© dĂ©nommĂ©e France TĂ©lĂ©vision (sans « s »), qui n'a cependant pas d'existence juridique[10],[11]. Cette mĂȘme annĂ©e, le groupe lance sa premiĂšre chaĂźne thĂ©matique, France Supervision, qui diffuse d'abord une sĂ©lection d'Ă©missions de France 2 et France 3, puis des Ă©vĂ©nements culturels ou sportifs. Elle a la particularitĂ© d'Ă©mettre sur le satellite au format D2MAC, une combinaison d'analogique et de numĂ©rique, en 16/9 et en stĂ©rĂ©o[15].
Le , France Télévision participe à la création de la chaßne d'information européenne Euronews aux cÎtés de la Rai et de la RTVE[16].
1993-1996Â : Jean-Pierre Elkabbach
[modifier | modifier le code]En , Jean-Pierre Elkabbach est nommé président par le CSA pour un mandat de trois ans[17]. Il décide de concurrencer TF1 sur le terrain de l'audience et se lance dans une coûteuse politique d'embauches d'animateurs-producteurs[18], avec un slogan « Osons ». Cette décision est illustrée et moquée par les Guignols de l'info présentant ainsi les protagonistes comme des « voleurs de patates »[18]. C'est une réussite puisqu'en 1995, année électorale présidentielle avec l'arrivée de Jacques Chirac au pouvoir, l'audience de France Télévision (43 %) dépasse celle de TF1 (35 %). Mais en , le député Alain Griotteray rend publics les mirobolants contrats des animateurs-producteurs vedettes, comme celui de Jean-Luc Delarue, Nagui ou encore Arthur créant une vive polémique dans le pays. Jean-Pierre Elkabbach doit s'expliquer sur sa gestion de l'argent public devant les salariés, les syndicats, le CSA et les parlementaires[10],[19],[20].
Jean-Pierre Elkabbach est mis aussi sous pression par les syndicats de la société et par le CSA[17]. D'abord candidat à sa réélection, il démissionne finalement tant la pression est forte[17], à la fin [21].
Jean-Pierre Elkabbach lance par ailleurs une politique visant à des programmes permettant de rajeunir les cibles publicitaires de France Télévisions, en exigeant que la régie publicitaire soit plus entreprenante, pour que sa part de marché progresse de 1994 à 1997[22]. Le recours à de grandes notoriétés vise à obtenir plus d'émissions parmi les plus regardées, afin que les spots soient vendus à un prix élevé[18].
1996-1999Â : Xavier Gouyou-Beauchamps
[modifier | modifier le code]Le , le CSA nomme Xavier Gouyou-Beauchamps, directeur général de France 3, au poste de président de France Télévision[21].
Le , la chaßne Festival, dédiée à la fiction, est lancée. Elle est détenue par France 2 (28 %), France 3 (28 %), le britannique Carlton Communications (28 %), La Sept-Arte (11 %) et l'américano-néerlandais Regency Monarchy (5 %)[23]. Le , le bouquet numérique de télévision par satellite TPS est lancé pour concurrencer Canalsatellite. Il est détenu à parts égales, c'est-à dire à 25 %, par TF1, M6, Suez-Lyonnaise des eaux et France Télévision Entreprises (France Télévision 34 % - France Télécom 66 %)[11],[24].
En , la chaßne Histoire est lancée. Elle est détenue par un groupement public à 60 % (France Télévision 25 %, La Sept-Arte 25 %, INA 10 %), ainsi que par Finances et Communication (20 %), France Télécom (10 %) et Lyonnaise Communication (10 %)[25].
Le , la chaßne thématique Mezzo remplace France Supervision. Cette nouvelle chaßne, consacrée à la musique, la danse et l'opéra, est détenue par France Télécom (50 %), France 2 (40 %), Arte (5 %) et La CinquiÚme (5 %)[26]. Le , la chaßne thématique Régions, consacrée à la découverte et à l'information des régions, est lancée sur le satellite[27],[28]
En 1998, les 2 400 salariĂ©s du groupe, jusqu'ici rĂ©partis sur 17 sites dans Paris, dĂ©mĂ©nagent pour s'installer dans le nouveau siĂšge de France TĂ©lĂ©vision situĂ© le long de la Seine, dans le 15e arrondissement de Paris. Le projet est issu de la volontĂ© d'HervĂ© Bourges en 1992 et le choix de son emplacement a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© par le Premier ministre Ădouard Balladur en . Conçu par l'architecte Jean-Paul Viguier, le bĂątiment de 100 000 m2, dont 56 000 m2 de bureaux et de studios, a Ă©tĂ© construit de 1995 Ă 1998. Le coĂ»t total de l'opĂ©ration est de 3 milliards de francs (soit plus de 457 millions d'euros)[29],[30].
En 1998, la ministre de la Culture Catherine Trautmann lance un projet de réforme de l'audiovisuel public. Ce projet prévoit notamment la création d'une holding regroupant les sociétés France 2, France 3, La CinquiÚme, La Sept-Arte et RFO pour faire face aux groupes privés[31].
1999-2005Â : Marc Tessier
[modifier | modifier le code]Le , Marc Tessier, président du CNC, est nommé à la présidence de France Télévision par le CSA[32].
La loi du crĂ©e la holding France TĂ©lĂ©visions (avec un « s » cette fois) rassemblant les chaĂźnes France 2, France 3 et La CinquiĂšme. Le prĂ©sident du groupe est nommĂ© par le Conseil supĂ©rieur de l'audiovisuel (CSA) et son mandat est portĂ© Ă cinq ans contre trois auparavant. Dans le mĂȘme temps, le temps de publicitĂ© sur les chaĂźnes publiques est rĂ©duit de 12 Ă 8 minutes par heure[33],[34]. Marc Tessier, dĂ©jĂ le prĂ©sident commun de France 2 et France 3, est nommĂ© Ă la prĂ©sidence du nouveau groupe[35].
En , la chaĂźne gastronomique du chef cuisinier JoĂ«l Robuchon, Gourmet TV, dĂ©tenue Ă 40 % par France TĂ©lĂ©visions Entreprises (France TĂ©lĂ©visions et France TĂ©lĂ©com), est lancĂ©e[36]. Le , France TĂ©lĂ©visions signe son premier Contrat d'Objectifs et de Moyens (COM) avec l'Ătat pour la pĂ©riode 2001-2005[34].
Le , le groupe dĂ©voile sa nouvelle identitĂ© graphique devant lui donner plus d'homogĂ©nĂ©itĂ©. France TĂ©lĂ©visions est dĂ©sormais stylisĂ© « francetĂ©lĂ©visions » et La CinquiĂšme devient France 5. Chaque chaĂźne se voit attribuer une couleur : rouge pour France 2, bleu pour France 3 et vert pour France 5. Ce nouvel habillage est conçu par l'agence GĂ©dĂ©on Communications pour un coĂ»t de 2,29 millions d'euros[37],[38],[39]. Ce mĂȘme mois, France TĂ©lĂ©visions Entreprises (France TĂ©lĂ©visions 34 % - France TĂ©lĂ©com 66 %) vend sa participation dans TPS au groupe TF1 pour un montant de 195 millions d'euros, rĂ©partis en 128,7 millions d'euros pour France TĂ©lĂ©com et 66,3 millions d'euros pour France TĂ©lĂ©visions[40]. Le , la chaĂźne thĂ©matique PlanĂšte Thalassa commence Ă Ă©mettre Ă la suite d'un accord entre MultiThĂ©matiques (Groupe Canal+) et France TĂ©lĂ©visions. DĂ©diĂ©e au monde maritime, la grille de la chaĂźne s'articule autour des Ă©missions emblĂ©matiques Thalassa et Faut pas rĂȘver[41].
En , le gouvernement utilise le droit de priorité du service public pour demander des canaux sur la future télévision numérique terrestre française pour ses chaßnes de télévision France 2, France 3, France 5, Arte et La Chaßne parlementaire. Il réserve également trois canaux supplémentaires pour des services de télévision numérique régionale édités par France 3, ainsi que deux sociétés provisoirement dénommées « La Chaßne de rediffusion » et « La Chaßne d'information continue ». Mais en , le nouveau gouvernement renonce à deux de ces canaux et attribue le dernier à la chaßne Festival[42].
Le , la chaßne thématique Régions, détenue à 50 % par France Télévisions, à 40 % par Wanadoo (France Télécom) et à 10 % par Dexia, cesse d'émettre faute d'audience[43]. En juillet, le capital de l'agence de coopération Canal France International (CFI) est racheté par France Télévisions (75 %) et Arte France (25 %)[44]. Le , la chaßne thématique Ma PlanÚte est lancée à destination des enfants. Elle est le fruit d'une nouvelle collaboration entre MultiThématiques (Groupe Canal+) et France Télévisions[45].
Ă la suite de la loi du , la sociĂ©tĂ© de programme RĂ©seau France Outre-mer (RFO) est intĂ©grĂ©e au groupe France TĂ©lĂ©visions. Le , la chaĂźne RFO Sat est renommĂ©e France Ă, dans le mĂȘme esprit que les autres chaĂźnes du groupe[34],[46],[47]. Le , la tĂ©lĂ©vision numĂ©rique terrestre (TNT) est lancĂ©e en France. Ce mĂȘme jour, la chaĂźne France 4 succĂšde Ă Festival[34].
2005-2010Â : Patrick de Carolis
[modifier | modifier le code]Ătat des lieux et projet de rĂ©forme interne
[modifier | modifier le code]Le , Patrick de Carolis, présentateur-producteur Des racines et des ailes, devient président de France Télévisions pour un mandat de cinq ans. Il a été nommé par le CSA le [48].
Le , la chaßne Gulli, propriété de LagardÚre Active (66 %) et France Télévisions (34 %), est lancée sur la TNT[49],[50]. Le , France Télévisions constitue à parité avec le groupe TF1 la société de la future chaßne française d'information internationale en continu[51]. Ce partenariat décidé en fait suite à la volonté du président de la République Jacques Chirac en 2002 de donner à la France une voix à l'étranger. La chaßne d'information, finalement intitulée France 24, commence à émettre le en streaming sur Internet puis dÚs le lendemain sur les autres réseaux[52].
Le , la présidence de France Télévisions publie un état des lieux sévÚre sur la situation du groupe, réalisé entre septembre et . Ce rapport souligne plusieurs points préoccupants : la baisse continuelle des audiences du groupe, l'absence de gain de productivité dans les ressources humaines, la situation financiÚre trÚs dégradée de RFO, la stratégie de programmation de France 3, la mauvaise gestion éditoriale des stocks de programmes, la hausse du coût des contrats des animateurs-producteurs, le déséquilibre économique structurel de la filiÚre de production et le manque de synergie entre les rédactions. Il souligne aussi les points positifs : la situation économique et financiÚre saine du groupe et l'efficacité du plan de réduction des coûts (Synergia). Le rapport est contesté par l'ancien PDG Marc Tessier et par les syndicats du groupe (SNRT-CGT, SNJ-CGT)[53],[54].
L'annĂ©e 2006 est aussi marquĂ©e par des tensions sur le front de l'information, « quand ont Ă©tĂ© supprimĂ©s » des numĂ©ros de PiĂšces Ă conviction, une Ă©mission de journalisme d'investigation ayant enquĂȘtĂ© sur les lobbies pharmaceutiques, « vendeurs de maladies », lâĂ©vasion fiscale et les industriels de la malbouffe[55].
En , le groupe lance France Télévisions VOD, son site internet de vidéo à la demande[56]. En décembre, il ouvre le Club France Télévisions, qui permet de gagner des invitations pour assister à des événements sportifs ou culturels et découvrir les coulisses des émissions[57].
Le , le groupe lance la Fondation France TĂ©lĂ©visions, la premiĂšre fondation d'entreprise d'un groupe audiovisuel français[34]. Le , France TĂ©lĂ©visions et le groupe Canal+ lancent la chaĂźne PlanĂšte Justice consacrĂ©e au systĂšme judiciaire[58]. Cette mĂȘme annĂ©e, le groupe signe son deuxiĂšme Contrat d'Objectifs et de Moyens (COM) pour la pĂ©riode 2007-2010[34].
En , Patrick de Carolis annonce pour l'année à venir un plan de réforme dont l'objectif est de « moderniser et harmoniser » le groupe public et de faire des économies de « quelques dizaines de millions d'euros ». Il lance huit chantiers, dont la création d'un statut unique pour l'ensemble des chaßnes jusqu'alors juridiquement indépendantes, la mutualisation des moyens de production de l'information, la création d'une direction commune pour les unités jeunesse, acquisition et études et la prise de mesures concernant les directions financiÚres, ressources humaines, technique et informatique. Face aux inquiétudes des salariés, le PDG répond qu'il n'y aura pas de « vaste plan social »[59].
Réforme de Nicolas Sarkozy
[modifier | modifier le code]Le , le prĂ©sident de la RĂ©publique Nicolas Sarkozy annonce lors d'une confĂ©rence de presse une « vĂ©ritable rĂ©volution culturelle dans le service public de la tĂ©lĂ©vision » avec la possible suppression totale de la publicitĂ© sur les chaĂźnes publiques[60]. Le manque Ă gagner serait financĂ© par une taxe accrue sur les recettes publicitaires des chaĂźnes privĂ©es et une taxe infinitĂ©simale sur le chiffre d'affaires de nouveaux moyens de communication comme la tĂ©lĂ©phonie mobile et l'accĂšs Ă Internet. L'annonce est une surprise pour tout le milieu audiovisuel et un choc pour la direction de France TĂ©lĂ©visions, oĂč les 300 salariĂ©s de France tĂ©lĂ©visions publicitĂ© sont inquiets pour leur avenir[61],[62]. Une commission prĂ©sidĂ©e par Jean-François CopĂ©, prĂ©sident du groupe UMP Ă l'AssemblĂ©e nationale, est mandatĂ©e pour revoir de fond en comble les missions de France TĂ©lĂ©visions[63].

Le , France TĂ©lĂ©visions adopte une nouvelle identitĂ© graphique, avec de nouveaux logos de chaĂźnes dĂ©sormais en 3D. Le logo du groupe arbore les cinq couleurs de ses cinq chaĂźnes : rouge pour France 2, bleu pour France 3, violet pour France 4, vert pour France 5 et orange pour France Ă. De plus, l'habillage est modernisĂ© pour accompagner le basculement de France 2 et France 5 au format 16/9[64],[65]. France 4 adopte Ă son tour ce format le [66].
Le , Ă la suite de la remise du rapport de la commission CopĂ©, Nicolas Sarkozy confirme sa volontĂ© de supprimer la publicitĂ© des chaĂźnes publiques entre 20 heures et 6 heures Ă partir du . Le manque Ă gagner Ă©valuĂ© Ă 450 millions d'euros est financĂ© par une taxe de 3 % sur les recettes publicitaires des chaĂźnes privĂ©es et une autre de 0,9 % sur le chiffre d'affaires des opĂ©rateurs de tĂ©lĂ©phonie et d'internet (taxe tĂ©lĂ©coms). Il annonce Ă©galement que le prĂ©sident de France TĂ©lĂ©visions n'est plus nommĂ© par le CSA, mais par l'exĂ©cutif, c'est-Ă -dire par le chef de l'Ătat lui-mĂȘme. Cette derniĂšre dĂ©cision dĂ©clenche une nouvelle polĂ©mique, les politiques de l'opposition parlant d'une « mise sous contrĂŽle de la tĂ©lĂ©vision »[11],[67],[68].
Le , la société de journalistes de France 2 et celle de la rédaction nationale de France 3 publient une tribune dans Libération intitulée « Ni pub mais soumise ». Ils jugent que la nomination du président de France Télévisions par l'exécutif est un « dangereux retour en arriÚre » du temps de l'ORTF et porte atteinte à leur indépendance et à leur crédibilité. Concernant le financement de la suppression de la publicité, ils dénoncent un « projet de financement bùti sur du sable »[69]. Le lendemain sur RTL, le PDG Patrick de Carolis estime sur ce point que « le compte n'y est pas » et ajoute que ses chaßnes n'acceptent pas d'émission imposée de l'extérieur[70].
Le , alors que la loi n'est pas encore votĂ©e, la publicitĂ© est supprimĂ©e du service public entre 20 h et 6 h du matin. Les programmes de premiĂšre partie de soirĂ©e dĂ©butent dĂ©sormais Ă 20 h 35 au lieu de 20 h 50 auparavant[34],[63],[62]. Le , le groupe lance son site Internet mobile Ă destination des smartphones, comprenant un guide des programmes, des informations et un service de messagerie pour interagir avec les Ă©missions[rĂ©f. nĂ©cessaire]. Le , la chaĂźne ludo-Ă©ducative PlanĂšte Juniors, dĂ©tenue par France TĂ©lĂ©visions et MultiThĂ©matiques (groupe Canal+), cesse d'Ă©mettre. Elle est nĂ©e le de la fusion de Ma PlanĂšte (France TĂ©lĂ©visions et MultiThĂ©matiques) et EurĂȘka ! (TPS)[71].
En 2009, la nouvelle holding Audiovisuel extérieur de la France (AEF), créée en , rachÚte au groupe TF1 et à France Télévisions leur participation dans la chaßne d'information France 24 pour un montant de 2 millions d'euros chacun. France Télévisions s'engage à fournir des programmes d'actualité pendant 7 ans pour un montant d'un million d'euros par an[72]. L'année précédente, France Télévisions a déjà dû céder une grande partie de ses parts dans TV5 Monde à l'AEF pour ne conserver que 12,58 %[73].
Le , à la suite de la loi du , France Télévisions devient une entreprise commune, société nationale de programme, en fusionnant la quarantaine de sociétés, lesquelles forment jusqu'alors une société holding. Le cahier des charges du groupe fixe la nouvelle ambition éditoriale du service public de la télévision, libéré de la pression de l'audience grùce à la suppression de la publicité[34],[74].
Le , la Commission européenne ouvre une procédure officielle d'infraction contre la France, estimant que la taxe imposée au secteur des télécoms (taxe télécoms) pour financer l'audiovisuel public est « une charge administrative incompatible avec le droit européen »[62]. France Télévisions lance son portail sportif Francetv sport en juin et son service de télévision de rattrapage Pluzz en juillet[34].
2010-2015 : Úre Rémy Pflimlin
[modifier | modifier le code]Le , RĂ©my Pflimlin, directeur gĂ©nĂ©ral de Presstalis, prend ses fonctions de prĂ©sident de France TĂ©lĂ©visions. Il est le premier prĂ©sident nommĂ© par le chef d'Ătat.
Rémy Pflimlin commence par réorganiser l'organigramme du groupe France Télévisions en recréant des postes de directeurs pour chaque chaßne, afin de garantir leur indépendance du groupe France Télévisions. De plus, il supprime le poste de numéro deux du groupe occupé par Patrice Duhamel et remplace Arlette Chabot par Thierry Thuillier à la direction de l'information.
Ces deux dĂ©parts sont vus comme l'Ćuvre de Nicolas Sarkozy, en froid avec Duhamel et Chabot. Les chantiers de Pflimlin sont de rajeunir l'audience du groupe, dĂ©velopper son offre numĂ©rique et de mettre plus de diversitĂ© dans les programmes[75],[76].
Le , deux sĂ©nateurs dĂ©posent une proposition de loi repoussant au la suppression de la publicitĂ© en journĂ©e sur les chaĂźnes publiques, prĂ©vue pour . Le mĂȘme jour, les sociĂ©tĂ©s La FinanciĂšre Lov et Publicis Groupe renoncent Ă acheter une partie de France tĂ©lĂ©visions publicitĂ©, considĂ©rant que le maintien de la publicitĂ© va rendre sans effet ce projet de privatisation. En fĂ©vrier, les sociĂ©tĂ©s entrent en nĂ©gociations exclusives avec France TĂ©lĂ©visions pour lui acheter 70 % du capital de la rĂ©gie publicitaire pour un montant de 2,6 millions d'euros[63],[62],[77].
Le , la Commission européenne somme la France d'abolir la taxe télécoms instaurée par la loi , devant compenser la perte financiÚre de France Télévisions avec la suppression de la publicité sur ses chaßnes. Elle estime que la taxe est « incompatible avec le droit européen ». C'est une perte de 400 millions d'euros par an pour le groupe public[78]. Le , la TNT arrive en outre-mer. Pour l'occasion, Réseau France Outre-mer (RFO) change de nom pour devenir Outre-mer 1re, constitué de 9 chaßnes télévisées, de 9 radios associées en plus d'une webradio nationale et de 9 sites internet[34],[79].
En , le dĂ©partement France TĂ©lĂ©visions Nouvelles Ă©critures est créé. Il cherche de nouvelles expĂ©riences narratives propres aux mĂ©dias numĂ©riques ou les mariant avec la tĂ©lĂ©vision[34],[80]. Le , les chaĂźnes de France TĂ©lĂ©visions changent d'habillage[81],[82]. Le , le portail d'information Francetv info est lancĂ©. Le , la France abandonne dĂ©finitivement la tĂ©lĂ©vision analogique pour le numĂ©rique. Ce mĂȘme mois, France TĂ©lĂ©visions signe son troisiĂšme Contrat d'Objectifs et de Moyens (COM) pour la pĂ©riode 2011-2015[34]. En , le service de tĂ©lĂ©vision de rattrapage Pluzz est renommĂ© Francetv pluzz et propose de nouvelles fonctions[83].
Le , Rémy Pflimlin dévoile aux salariés son plan d'économies de prÚs de 200 millions d'euros pour combler le manque à gagner. Cela pourrait se traduire par un plan social de plus de 500 départs. Le directeur de l'information, Thierry Thuillier, annonce également l'unification des rédactions de France 2, France 3 national et Francetv info à l'horizon 2015[84],[85].
En , France MĂ©dias Monde, la sociĂ©tĂ© nationale de programmes gĂ©rant l'audiovisuel extĂ©rieur, cĂšde 36,42 % de ses parts de TV5 Monde Ă France TĂ©lĂ©visions pour un montant de 446 000 euros. France TĂ©lĂ©visions monte ainsi sa participation dans la chaĂźne francophone Ă 49 %, retrouvant la situation antĂ©rieure Ă la crĂ©ation de France MĂ©dias Monde en 2008[86]. Cette mĂȘme annĂ©e, la plateforme numĂ©rique culturelle Culturebox est mise en ligne[34].
Le , France Télévisions se voit attribuer le label « Diversité » par AFNOR Certification[34],[87]. Le , l'offre Francetv info est lancée sur les télévisions connectées et les box. En 2015, Francetv éducation, la premiÚre offre audiovisuelle éducative gratuite en France, est lancée le et Francetv zoom, une application proposant des vidéos sélectionnées parmi les chaßnes du groupe, sort le [34].
Ă partir du , France TĂ©lĂ©visions est perturbĂ©e par des grĂšves quotidiennes des principaux syndicats. Ces derniers demandent l'abandon du projet d'unification des rĂ©dactions et l'arrĂȘt de la sous-traitance de plusieurs Ă©missions. Ils dĂ©noncent le manque de dialogue avec les dirigeants, qui doivent ĂȘtre remplacĂ©s quelques mois plus tard aprĂšs la nomination d'un nouveau prĂ©sident[88]. En fĂ©vrier, les mĂ©dias publient un rapport accablant sur les conditions de travail au sein du groupe, commandĂ© par la direction et trois syndicats Ă la suite de deux suicides d'employĂ©s en 2013. Ce rapport souligne plusieurs points problĂ©matiques : un sentiment d'ĂȘtre mal-aimĂ© de son actionnaire (l'Ătat), une non-adhĂ©sion au projet d'entreprise unique (les tensions entre chaĂźnes sont toujours prĂ©sentes), une absence de vĂ©ritable politique managĂ©riale (aucune vision Ă long terme), un manque de communication et d'accompagnement de la part des ressources humaines, une Ă©volution des mĂ©tiers entrainant la disparition de certains, des violences verbales et une dĂ©gradation du climat de travail avec une dĂ©motivation et une individualisation des salariĂ©s[89].
Au cours de son mandat, le prĂ©sident des chaĂźnes publiques se brouille avec des vedettes du petit Ă©cran qui ont contribuĂ© Ă la forte audience des chaĂźnes du groupe parmi lesquelles l'animateur Nagui[90], pour des raisons que ce dernier a dĂ©clarĂ© ignorer. Il lui lance mĂȘme « heureusement que vous n'ĂȘtes pas salariĂ©s, sinon je vous aurai dĂ©jĂ virĂ© depuis longtemps »[90].
Depuis 2015Â : Ăšre Delphine Ernotte
[modifier | modifier le code]Nomination
[modifier | modifier le code]Le , Delphine Ernotte, directrice gĂ©nĂ©rale adjointe d'Orange France, devient la nouvelle prĂ©sidente de France TĂ©lĂ©visions. Elle a Ă©tĂ© nommĂ©e le par le CSA, ayant rĂ©cupĂ©rĂ© la mission de nommer les prĂ©sidents des sociĂ©tĂ©s nationales de programme avec la loi du [91],[92]. Cette nomination dĂ©clenche une polĂ©mique sur le manque de transparence de la procĂ©dure, notamment avec l'autorisation des candidatures secrĂštes. Le recalage de candidats sĂ©rieux sans les avoir auditionnĂ©s face Ă l'inexpĂ©rience de Delphine Ernotte dans l'audiovisuel laisse penser Ă des manĆuvres en coulisse. Le candidat Didier Quillot porte plainte contre le CSA pour « abus dâautorité » tandis que la CGC et la CFDT dĂ©posent des recours en annulation devant le Conseil d'Ătat[93],[94]. Finalement, ce dernier valide la nomination de Delphine Ernotte, considĂ©rant que « les atteintes allĂ©guĂ©es Ă l'impartialitĂ© de la procĂ©dure n'Ă©taient pas dĂ©montrĂ©es »[95].
Création d'une chaßne d'information publique en continu
[modifier | modifier le code]Le premier grand projet de la nouvelle présidente est la création d'une chaßne d'information publique en continu, s'appuyant sur les moyens de France Télévisions, Radio France, France Médias Monde et l'Institut national de l'audiovisuel. La chaßne, dont le choix du nom est bien difficile, est lancée le [96] sur le canal 27 de la TNT. Son nom, France Info (stylisé « franceinfo: ») et son logo sont dévoilés le [97].
En , France TĂ©lĂ©visions revend une partie de ses parts dans la chaĂźne Euronews, dont elle est l'un des fondateurs, pour un montant de 1,5 million d'euros. Elle conserve 10,73 % du capital de la chaĂźne europĂ©enne[98]. Le , la chaĂźne PlanĂšte+ Thalassa, dĂ©tenue par France TĂ©lĂ©visions (34 %) et le groupe Canal+ (66 %), s'arrĂȘte[99].
Le , Michel Field est nommĂ© directeur de l'information Ă la surprise gĂ©nĂ©rale. S'il est plutĂŽt bien reçu Ă son arrivĂ©e, des maladresses vont Ă©corner son image auprĂšs des journalistes du groupe. En moins de quatre mois, il se met Ă dos les trois sociĂ©tĂ©s de journalistes, notamment Ă propos de plusieurs dossiers : le nom de la future chaĂźne d'information avec Radio France, la fusion des rĂ©dactions, la refonte des Ă©missions politiques en faisant appel Ă l'extĂ©rieur et la rĂ©organisation du « jeudi de l'infoâ». Le , les journalistes votent Ă plus de 65 % en faveur d'une motion de dĂ©fiance Ă son Ă©gard. Mais la prĂ©sidente Delphine Ernotte lui renouvelle sa confiance[100].
Le , le site Internet de la nouvelle offre dâinfo publique, baptisĂ©e « France Info », remplace FranceTVInfo (hors nom de domaine), le site dâinformation de France TĂ©lĂ©visions lancĂ© en 2011. Câest la premiĂšre Ă©tape visible de la naissance de la nouvelle offre dâinformation du service public[101].
Rapports de la Cour des comptes et de la Cour de discipline budgétaire et financiÚre
[modifier | modifier le code]En , la Cour des comptes publie un rapport sur le groupe audiovisuel public « France TĂ©lĂ©visions : mieux gĂ©rer lâentreprise, accĂ©lĂ©rer les rĂ©formes »[102]. La Cour couvre la pĂ©riode de 2009-2015 et est passablement critique vis-Ă -vis de la gestion de l'entreprise. Elle met en avant la perte d'audience globale entre 2008 et 2015 (-5,5 points), le dĂ©ficit d'exploitation Ă©levĂ© (plus de 30 millions de pertes), le retard dans le numĂ©rique, le « risque sĂ©rieux de dĂ©rapage financier » que reprĂ©sente la nouvelle chaĂźne d'info, des fonctions en sureffectifs qui n'ont pas Ă©tĂ© rĂ©duites significativement[103]. Alors mĂȘme que la Cour des comptes publie son rapport critiquant la politique « insuffisamment rigoureuse » de gestion du groupe, une enquĂȘte menĂ©e par BFM Business affirme que la nouvelle directrice touche un salaire qualifiĂ© d'« exorbitant » par Le Figaro, constituĂ© d'un fixe de 322 000 euros brut par an, avec un bonus variable pouvant aller jusqu'Ă 78 000 euros, soit un total de 400 000 euros bruts par an. Cette rĂ©munĂ©ration serait identique Ă celle de son prĂ©dĂ©cesseur, RĂ©my Pflimlin[104]. La Cour des comptes pointe Ă©galement du doigt la hausse entre 2009 et 2013 de prĂšs de 57 % du nombre de salariĂ©s gagnant plus de 70 000 ⏠par an[105].
En , la Cour de discipline budgétaire et financiÚre condamne trois cadres dirigeants de France Télévisions pour avoir versé des indemnités de départ sans avoir respecté les procédures. Les chaßnes publiques ont ainsi fait début 2014 des « gros chÚques » à deux membres du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), Françoise Laborde, avait alors touché 198 778 euros bruts et Rachid Arhab, qui avait quitté le CSA un an plus tÎt, 180 000 euros bruts[106].
En , la Cour des comptes publie un nouveau rapport qui, tout en reconnaissant les succĂšs de lâentreprise publique en matiĂšre dâaudience, juge que la situation financiĂšre du groupe est « lourdement dĂ©gradĂ©e » et nĂ©cessite des « rĂ©formes structurelles sans dĂ©lai ». La Cour estime quâavec une dotation publique annuelle de quelque 2,5 milliards dâeuros et un dĂ©ficit de 40 millions dâeuros, France TĂ©lĂ©visions est dans « une situation financiĂšre critique »[107],[108] Le rapport pointe du doigt le poids de la masse salariale : les salaires pratiquĂ©s sont particuliĂšrement Ă©levĂ©s, le salaire moyen par tĂȘte atteignant 71 490 euros bruts annuels en 2023 (soit prĂšs de 6 000 euros mensuels), bien au-dessus de la moyenne du secteur culturel (48 900 euros) et mĂȘme de l'audiovisuel privĂ© (66 700 euros). 15,5 % des salariĂ©s, soit environ 1 370 personnes, perçoivent plus de 28 % de la masse salariale avec des rĂ©munĂ©rations dĂ©passant les 80 000 euros annuels. Enfin, 31 cadres perçoivent plus de 200 000 euros bruts par an (soit plus de 16 600 euros mensuels), dont cinq passent le cap des 300 000 euros annuels[109].
Réforme de France 3
[modifier | modifier le code]Le , France Télévisions entame une importante réforme de France 3. L'objectif fixé par la direction est de doubler le temps d'antenne consacrés aux programmes régionaux. En parallÚle le réseau de France 3 est redécoupé pour calquer les régions issues du redécoupage de 2015. La nouvelle structure compte 12 directions régionales plus une direction territoriale en Corse et devrait bénéficier de davantage d'autonomie notamment en ce qui concerne la production d'émissions politiques ou de documentaires, mais ce dernier point est contesté.
En revanche, pas de modification du point de vue des rédactions régionales qui restent au nombre de 24. La grande nouveauté réside dans la possibilité pour les stations régionales de « décrocher » de l'antenne nationale en premiÚre partie de soirée, en clair une antenne régionale pourra diffuser un contenu produit en région en lieu et place du programme national. La réforme devrait se faire à budget constant[110],[111].
Le est lancé france·tv, nouvelle plateforme remplaçant le service de télévision de rattrapage FranceTVPluzz ainsi que tous les sites internet des chaßnes[112].
Le , le groupe change l'identité graphique des chaßnes du groupe, basés désormais sur le point introduit par le lancement de la plateforme france·tv[113].

En 2018, la ministre de la Culture Françoise Nyssen dĂ©voile ses propositions de rĂ©forme de l'audiovisuel public[114]. Parmi les grands axes, on retrouve notamment la suppression des chaĂźnes France 4 et France Ă. En dĂ©but d'annĂ©e 2020, on apprend que l'arrĂȘt des deux chaĂźnes publiques est fixĂ© au [115].
France TĂ©lĂ©visions s'associe avec TF1 et M6 pour le lancement d'une plateforme en ligne et sur abonnement nommĂ©e Salto pour concurrencer Molotov TV et les plateformes internationales (Netflix, Amazon, Disney+). Mi-, lâAutoritĂ© de la Concurrence autorise cette initiative commune sous certaines conditions pour Ă©viter tout abus de position dominante[116] validĂ©e par la suite par le CSA. La plateforme consiste Ă crĂ©er un service audiovisuel en ligne, laquelle distribue notamment les offres de direct et de rattrapage des chaĂźnes de la TNT en clair Ă©ditĂ©es par les parties, tout service de tĂ©lĂ©vision et/ou SMAD dâĂ©diteurs tiers et Ă©dite une offre de vidĂ©o Ă la demande par abonnement (VĂ DA).
Fin 2019, France Télévisions présente un budget en équilibre pour 2020 pour la cinquiÚme année consécutive[117],[118].
Candidature Ă sa propre succession
[modifier | modifier le code]DĂ©but , Delphine Ernotte annonce ĂȘtre candidate Ă sa propre succession[119],[120],[121].
L'épidémie de Covid-19 bouleverse les programmes des chaßnes, France 4 se tournant vers la diffusion de cours pour faire face à la fermeture des écoles, des collÚges et des lycées[122].
En , Jean-Paul Philippot, administrateur général de la RTBF depuis , se porte candidat pour succéder à Delphine Ernotte. Le CSA français décide de renouveler le mandat de cette derniÚre[123],[124],[125].
Le , le ministĂšre de Culture annonce dans un communiquĂ© l'arrĂȘt de la chaĂźne France Ă Ă compter du , soit deux semaines aprĂšs l'Ă©chĂ©ance initiale. Le Ă 0 h 49, France Ă cesse de diffuser ses programmes. Une boucle diffusant de la musique et des bandes-annonces du groupe, est diffusĂ© jusqu'au , date Ă laquelle la chaĂźne cesse dĂ©finitivement d'Ă©mettre[126],[127],[128]. Quant Ă France 4, dont la fermeture est prĂ©vue en mĂȘme temps que France Ă, la chaĂźne a rĂ©ussi Ă dĂ©montrer son importance sur le plan Ă©ducatif pendant la pĂ©riode de confinement liĂ©e Ă la pandĂ©mie de Covid-19[rĂ©f. nĂ©cessaire] et obtient dĂšs lors, un an de sursis[129] avant d'ĂȘtre finalement pĂ©rennisĂ©e Ă la suite d'une annonce du prĂ©sident de la RĂ©publique Emmanuel Macron le via Twitter[130].
En , France Télévisions décide de passer un film par soir pendant le couvre-feu[131].
Accusations de partialité
[modifier | modifier le code]Sur fond de concentration des mĂ©dias aux mains de milliardaires soucieux de peser sur l'Ă©lection des trois derniers prĂ©sidents de la RĂ©publique[132], afin accroĂźtre leur influence, accusĂ©e de « fausser le jeu dĂ©mocratique »[133] et « qui va crescendo Ă lâapproche de la prĂ©sidentielle »[134], France TĂ©lĂ©visions n'est pas non plus Ă©pargnĂ©e par les accusations de partialitĂ©, qui s'ajoutent Ă celles de 2015[135],[136].
Delphine Ernotte est accusĂ©e d'avoir supprimĂ© le l'Ă©mission PiĂšces Ă conviction, diffusĂ©e depuis le [137],[138],[139],[140]. Un livre-enquĂȘte de Jean-Baptiste Rivoire, l'ex-rĂ©dacteur en chef adjoint des magazines d'investigation de Canal+, publiĂ© en , dĂ©nonce les pressions d'Emmanuel Macron pour « faire taire le journalisme dâinvestigation »[55],[138],[140],[137], notamment via la dĂ©cision de Delphine Ernotte de centraliser en une seule main le feu vert aux documentaires de toutes les chaĂźnes de France TĂ©lĂ©visions[138], crĂ©ant un seul dĂ©cideur en matiĂšre de journalisme d'investigation et rĂ©duisant sa place[137] alors qu'il reprĂ©sente jusqu'alors un des points forts du groupe[141].
MalgrĂ© des articles dĂ©crivant ce problĂšme dans Le Monde, LibĂ©ration ou TĂ©lĂ©rama, France TĂ©lĂ©visions n'en dit pas un mot Ă l'antenne et se voit aussi accusĂ©e de conflits d'intĂ©rĂȘts : LĂ©a SalamĂ©, qui travaille pour la chaĂźne mais aussi pour France Inter, ne pose aucune question sur le sujet Ă la prĂ©sidente de France TĂ©lĂ©visions, Delphine Ernotte quand elle la reçoit pour une interview[142]. Sur CNews, Pascal Praud s'est de son cĂŽtĂ© emportĂ© contre France TĂ©lĂ©visions, accusĂ©e de boycotter Ăric Zemmour[143], LĂ©a SalamĂ© dĂ©clarant publiquement peu aprĂšs que les journalistes ont l'impression qu'on leur reproche « d'ĂȘtre des bobos bien pensants » parce qu'ils ne font pas la campagne d'Ăric Zemmour[144]. Ce dernier est invitĂ© le Ă une heure de grande Ă©coute pour un dĂ©bat de deux heures avec la conseillĂšre municipale PS Samia Ghali le ministre de l'Ă©conomie Bruno Le Maire[145]. Mais durant l'Ă©mission, selon le magazine TĂ©lĂ© 7 Jours, des tĂ©lĂ©spectateurs ont accusĂ© LĂ©a SalamĂ© de ne « pas avoir fait preuve d'impartialité », au point de « rendre les discussions inaudibles »[146].DĂšs le lendemain la chaine diffuse sur Internet une analyse lapidaire de son journaliste Guillaume Daret dĂ©nigrant le candidat, jugĂ© « incapable de fixer le coĂ»t de son programme »[143].
DĂšs , Le Monde rĂ©vĂšle qu'une partie variable de la rĂ©munĂ©ration des rĂ©dacteurs en chef de France TĂ©lĂ©vision dĂ©pend de leurs efforts pour renforcer la couverture des sujets suivants : « DiversitĂ©, visibilitĂ©, Outre-mer, Europe »[147], Marianne jugeant qu'une contrainte Ă©ditoriale pour mettre en avant l'europĂ©isme « pose problĂšme » car prenant les devants d'un projet gouvernemental « qui consiste Ă pousser les Français Ă aimer l'Europe »[148]. Peu aprĂšs, la sociĂ©tĂ© des journalistes de France 2 a critiquĂ© la nomination du journaliste Cyril Graziani, rĂ©putĂ© proche d'Emmanuel Macron Ă la tĂȘte du service politique de France TĂ©lĂ©visions[149], pouvant ĂȘtre perçu comme un parachutage mettant en doute l'indĂ©pendance du service public selon Le Figaro[150].
Le , en pleine pandĂ©mie de maladie Ă coronavirus, le groupe France TĂ©lĂ©visions annonce le lancement d'une chaĂźne de tĂ©lĂ©vision, prĂ©sentĂ©e comme temporaire et destinĂ©e à « soutenir la culture »[151], alors que les salles de spectacles, de concert et de cinĂ©ma, tout comme les musĂ©es et autres lieux de culture, sont fermĂ©s jusqu'Ă nouvel ordre. Le projet, soutenu par la ministre de la Culture Roselyne Bachelot et par le Conseil supĂ©rieur de l'audiovisuel, est financĂ© sur fonds propres par le groupe France TĂ©lĂ©visions[152]. Ă vocation Ă©phĂ©mĂšre, Culturebox est diffusĂ©e en mode hertzien numĂ©rique sur tout le territoire mĂ©tropolitain (pas en outre-mer)[153], mais Ă©galement sur le satellite, le cĂąble, la tĂ©lĂ©vision IP ainsi que sur la plateforme numĂ©rique france.tv. La chaĂźne est lancĂ©e le Ă 20 h 35. Elle rĂ©cupĂšre le canal no 19 en mĂ©tropole, laissĂ© vacant par l'arrĂȘt de France Ă Ă la fin de l'Ă©tĂ© 2020[154]. Alors que l'arrĂȘt de la diffusion est actĂ© Ă fin , le ministĂšre de la Culture annonce dans un communiquĂ© le prolongement de la chaĂźne sur le canal no 14 en soirĂ©e Ă partir de 20 h 10. Culturebox devient ainsi une chaĂźne Ă mi-temps avec France 4 Ă partir du . Ce prolongement est censĂ© ĂȘtre effectif jusqu'Ă l'arrĂȘt de France 4[155],[156], prĂ©vu en [157]. Ă la suite de l'annonce du maintien de France 4 par le prĂ©sident de la RĂ©publique Emmanuel Macron en [158], une dĂ©cision du acte l'arrĂȘt de Culturebox en tant que chaĂźne de tĂ©lĂ©vision Ă compter du [159]. Cependant, Ă la suite de la rĂ©organisation de la ligne Ă©ditoriale de France 4, la marque culturelle de France TĂ©lĂ©visions continue Ă diffuser ses programmes en soirĂ©e sur la chaĂźne rĂ©cemment sauvĂ©e de la fermeture[160],[161].
En , l'Institut Thomas More rend un rapport accusant l'audiovisuel public dont France TĂ©lĂ©visions de "manquer de pluralisme et d'impartialitĂ©" et de surreprĂ©senter les " opinions rangĂ©s Ă gauche". Selon le rĂ©sultat de lâĂ©tude, sur 50 % des intervenants invitĂ©s sur France 2, France 5 et franceinfo TV 25 % sont supposĂ©es classables à « gauche », 21 % dans la « majorité » prĂ©sidentielle et 4 % sont supposĂ©s avoir une sensibilitĂ© politique de « droite ». Sur la totalitĂ© du quatriĂšme trimestre 2023, le rapport montre que la droite radicale est systĂ©matiquement sous-reprĂ©sentĂ©e par rapport Ă son point Ă©lectoral, que ce soit sur France 3 (â50 %), France 5 (â42 %), France Info TV (â33,5 %) et France 2 (â21 %)[162],[163].
En , cinq journalistes de France TV sont « mis en retrait » pour avoir signĂ© une tribune contre lâextrĂȘme droite[164]. La direction leur a rappelĂ© que « cet appel au vote sâavĂšre incompatible avec le traitement de la campagne Ă©lectorale sur lâensemble des supports de France TĂ©lĂ©visions »[165].
En 2024, France Télévisions cÚde ses parts de PlanÚte+ Crime[166].
Suite des réformes
[modifier | modifier le code]En , Delphine Ernotte enclenche la renégociation d'un grand accord social, douze ans aprÚs le précédent[167].
En , un rapport commandé par son CSE révÚle des problÚmes dans l'organisation et le climat de travail au sein de la rédaction nationale de France TV. Le rapport indépendant dénonce un climat de travail « brutal » au sein de sa rédaction, une organisation « autoritaire et élitiste », des inégalités de traitement et des tensions entre journalistes[168],[169].
La mĂȘme annĂ©e, le groupe France TĂ©lĂ©visions doit faire face Ă un plan de 112 millions dâeuros dâĂ©conomies. Cette baisse de moyens oblige les chaĂźnes du groupes Ă proposer plus de rediffusions de leurs Ă©missions, Ă l'image de Quelle Ăpoque, C Ă vous, Tout le monde veut prendre sa place ou C dans l'air[170].
En septembre 2026, l'arrivée sur France Inter du chroniqueur Charles Sapin, directeur adjoint de la rédaction de Valeurs Actuelles, crispe la rédaction de France Télévisions. Les syndicats CGT, CFDT et SNJ demandent en effet le retrait de Charles Sapin de l'antenne de Franceinfo TV[171].
Identité graphique
[modifier | modifier le code]Habillage et logos
[modifier | modifier le code]Ăre du premier logo (1992-2002)
[modifier | modifier le code]Le , Antenne 2 et FR3 changent de nom en France 2 et France 3 et sont désormais regroupées au sein d'une nouvelle entité dénommée France Télévision (sans « s »)[11]. Pour souligner la complémentarité des deux chaßnes, l'agence Gédéon créé des logos proches : le chiffre « 2 » rouge et le « 3 » bleu, avec le mot « France » inscrit dans le chiffre. Le logo commun rassemble les deux chiffres, encadrant verticalement le nom du groupe[172].
La loi du crée la holding France Télévisions (avec un « s » cette fois) rassemblant les chaßnes France 2, France 3 et La CinquiÚme[34]. Il faut donc changer le logo du groupe et une solution provisoire est trouvée : les logos des trois chaßnes sont alignés au-dessus du nom du groupe[172].
- PremiÚre version du premier logo de France Télévision
(du au ).
Ăre du deuxiĂšme logo (2002-2018)
[modifier | modifier le code]En 2001, France TĂ©lĂ©visions lance un appel d'offres pour un nouvel habillage. Ce dernier doit pouvoir Ă©voluer et le nom du groupe doit apparaĂźtre en entier, ne pouvant ĂȘtre rĂ©duit Ă un sigle comme les autres groupes audiovisuels mondiaux tels que la BBC ou CNN, car « FTV » est dĂ©jĂ utilisĂ© par Fashion TV. L'agence GĂ©dĂ©on remporte l'appel d'offres en crĂ©ant un logo unicolore consistant en quatre Ă©crans en mouvement surplombant le nom du groupe. Les graphistes se sont inspirĂ©s du logo de la BBC, en faisant pivoter les trois carrĂ©s noirs du groupe britannique. Les chaĂźnes adoptent des nouveaux logos : un trapĂšze de couleur (rouge pour France 2, bleu pour France 3 et vert pour France 5 rappelant les couleurs RVB des Ă©crans) avec le chiffre en blanc positionnĂ© Ă l'intĂ©rieur le long du cĂŽtĂ© droit[172]. France TĂ©lĂ©visions est dĂ©sormais stylisĂ© « francetĂ©lĂ©visions », sans majuscules[37]. Le groupe adopte Ă©galement une nouvelle police d'Ă©criture : elle abandonne le Franklin Gothic pour une version spĂ©ciale de l'Heldustry dans diffĂ©rentes graisses, oĂč les accents des caractĂšres accentuĂ©s se retrouvent collĂ©s aux lettres[173]. Ce nouvel habillage, d'un coĂ»t de 2,29 millions d'euros, est dĂ©voilĂ© le [38].
Le , France TĂ©lĂ©visions adopte une nouvelle identitĂ© graphique, avec de nouveaux logos de chaĂźnes avec un effet de relief. Le logo du groupe arbore dĂ©sormais cinq Ă©crans symĂ©triques de cinq couleurs diffĂ©rentes reprĂ©sentant ses cinq chaĂźnes : rouge pour France 2, bleu pour France 3, violet pour France 4, vert pour France 5 et orange pour France Ă[64].
Le , les chaßnes de France Télévisions changent d'habillage[82]. Avec l'arrivée du réseau Outre-mer 1re, le logo du groupe doit évoluer mais la direction ne veut pas rajouter un sixiÚme écran jaune. France Télévisions adopte alors un logo provisoire affichant les six logos des six chaßnes au-dessus du nom du groupe[172].
En , France Télévisions change de logo en enlevant ceux de ses chaßnes et en ne gardant que son nom, tout attaché et écrit en deux graisses différentes pour différencier les mots « France » et « télévisions ».
- Logo du au .
- Logo du au .
- Logo du au .
- Logo du au .
Ăre du troisiĂšme logo (2018-)
[modifier | modifier le code]Le , France Télévisions renouvelle l'identité visuelle de toutes les entités du groupe. Ces habillages sont réalisés par les agences Movement et Joosnabhan pour un coût de 1,4 million d'euros[174].
Depuis le , une nouvelle version du logo fait son apparition : le âątv adopte dĂšs lors, les couleurs des diffĂ©rentes chaĂźnes du groupe. Cette version du logo est utilisĂ©e par la plateforme en ligne du groupe, le site de France TĂ©lĂ©visions et dans l'habillage Ă l'antenne.
- Logo du groupe sur le site web[175].
- Logo du au .
- Logo utilisé par la plateforme france.tv depuis le 29 mars 2022 et sur les antennes du groupe depuis le 6 juin 2025.
Slogans
[modifier | modifier le code]- -  : « Ăa fait du bien quand ça s'allume », « Aucune hĂ©sitation, c'est France TĂ©lĂ©vision »
- -  : « Donnons de l'imagination à nos images »
- -  : « Vous avez tous les choix »
- -  : « Le choix de la différence »
- -  : « Créer pour partager »
- - 2018 : « Bien différents, bien ensemble »
- 2018 -  : « Plus rien ne se fera sans vous »
- Depuis le  : « Notre point commun »
Organisation
[modifier | modifier le code]Direction
[modifier | modifier le code]Présidents-directeurs généraux
[modifier | modifier le code]Du au , les deux chaßnes publiques, Antenne 2 et FR3, sont dirigés par un président commun nommé par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) pour un mandat de trois ans. Du au , la holding France Télévision est dirigée par un président, également nommé par le CSA pour une durée de trois ans.
Depuis le , France TĂ©lĂ©visions est dirigĂ©e par un prĂ©sident-directeur gĂ©nĂ©ral (PDG) nommĂ© par le CSA pour un mandat de cinq ans. Entre la loi du et celle du , le PDG est nommĂ© par l'exĂ©cutif, plus prĂ©cisĂ©ment par le prĂ©sident de la RĂ©publique, aprĂšs avis conforme du CSA, de la commission des Affaires culturelles et de l'Ăducation de l'AssemblĂ©e nationale et de la commission de la Culture, de l'Ăducation et de la Communication du SĂ©nat[92].
- Présidents communs à Antenne 2 et FR3
- Philippe Guilhaume : - [14]
- Hervé Bourges : - [10]
- Présidents de France Télévisions
- Hervé Bourges : -
- Jean-Pierre Elkabbach : - [176]
- Xavier Gouyou-Beauchamps : - [21]
- Marc Tessier : - [32]
- Présidents-directeurs généraux de France Télévisions
- Marc Tessier : - [35]
- Patrick de Carolis : - [48]
- Rémy Pflimlin : - [75]
- Delphine Ernotte : depuis le [91]
Autres dirigeants
[modifier | modifier le code]- Directeurs de l'information
- Thierry Thuillier : - [76]
- Yannick Letranchant[Note 1]Â : - [177]
- Pascal Golomer[Note 1]Â : - [178]
- Pascal Golomer : - (en intérim du au )[179]
- Michel Field : - [100]
- Yannick Letranchant : depuis le [180].
- Directeurs des programmes
- Emmanuelle Guilbart : - [181]
- Bruno Patino : - [182]
- Caroline Got : depuis le [183]
- Directeurs des sports
- Jean RĂ©veillon : â [184]
- Patrick ChĂȘne : â [185]
- Charles BiĂ©try : â [186]
- FrĂ©dĂ©ric Chevit : â [187]
- Daniel Bilalian : - [188]
- Laurent-Ăric Le Lay : depuis le [189]
Comité exécutif
[modifier | modifier le code]Le comité exécutif de France Télévisions est composé au de 15 membres[190] :
Conseil d'administration
[modifier | modifier le code]Le conseil d'administration de France TĂ©lĂ©visions est composĂ©, outre son prĂ©sident, de 14 membres dont le mandat est de cinq ans : deux parlementaires dĂ©signĂ©s par le Parlement, cinq reprĂ©sentants de l'Ătat, cinq personnalitĂ©s indĂ©pendantes nommĂ©es par l'AutoritĂ© de rĂ©gulation de la communication audiovisuelle et numĂ©rique et deux reprĂ©sentants du personnel.
Le président du conseil d'administration est le président-directeur général de France Télévisions, il est nommé par l'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique[191].
Comité d'éthique
[modifier | modifier le code]En application de la loi du et de son dĂ©cret dâapplication du , un comitĂ© d'Ă©thique est créé visant Ă renforcer la libertĂ©, lâindĂ©pendance et le pluralisme des mĂ©dias. [âŠ]. Ce comitĂ© est composĂ© de cinq personnalitĂ©s indĂ©pendantes nommĂ©es pour trois ans et dont le mandat est renouvelable[192].
Capital
[modifier | modifier le code]France TĂ©lĂ©visions est dĂ©tenue Ă 100 % par l'Ătat français via l'agence des participations de l'Ătat (APE).
Le capital social est fixé à la somme de 347 540 000 euros et divisé en 17 377 000 actions dont la valeur nominale est de 20 euros chacune[193].
Statut et missions
[modifier | modifier le code]France TĂ©lĂ©visions est une sociĂ©tĂ© nationale de programme dont les missions sont dĂ©finies par l'article 44 de la loi no 86-1067 du relative Ă la libertĂ© de communication, modifiĂ©e par la loi no 2013-1028 du relative Ă l'indĂ©pendance de l'audiovisuel public. Elles sont Ă©galement explicitĂ©es dans le cahier des charges de la sociĂ©tĂ©, fixĂ© par le dĂ©cret no 2009-1263 du portant approbation des statuts de la sociĂ©tĂ© nationale de programme France TĂ©lĂ©visions. De plus, les orientations stratĂ©giques du groupe font l'objet d'un Contrat d'Objectifs et de Moyens (COM) passĂ© entre France TĂ©lĂ©visions et son actionnaire, lâĂtat, tous les cinq ans[194][source insuffisante].
« France Télévisions est chargée de concevoir et programmer des émissions de télévision à caractÚre national, régional et local ainsi que des émissions de radio ultramarines. Elle édite et diffuse également plusieurs services de communication audiovisuelle, y compris des services de médias audiovisuels à la demande, répondant aux missions de service public définies par la loi et dans son cahier des charges.
Elle tient compte du développement des technologies numériques pour assurer l'accÚs de tous les publics à ses programmes.
France Télévisions reflÚte dans sa programmation la diversité de la société française et veille à engager une action adaptée pour améliorer la présence de cette diversité dans les programmes.
Lorsqu'ils diffusent des journaux télévisés, les services de la société France Télévisions bénéficient d'une liberté éditoriale indépendante de la tutelle. »
â Extrait de l'article 44 de la loi no 86-1067 du relative Ă la libertĂ© de communication[195].
Données financiÚres
[modifier | modifier le code]| 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004[Note 2] | 2005[Note 3] | 2006[Note 4] | 2007[Note 5] | 2008[Note 6] | 2009[Note 7] | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Chiffre d'affaires | 2Â 102,3 | 2Â 179,9 | 2Â 282,1 | 2Â 372,0 | 2Â 667,4 | 2Â 727,0 | 2Â 853,0 | 2Â 927,7 | 2Â 750,3 | 3Â 034,2 |
| dont redevance audiovisuelle | 1Â 259,8 | 1Â 431,8 | 1Â 470,5 | 1Â 499,5 | 1Â 632,7 | 1Â 796,8 | 1Â 834,3 | 1Â 879,5 | 1Â 945,3 | 2Â 412,4 |
| Résultat net | 38,5 | 36,1 | 53,2 | 14,2 | 25,4 | 23,9 | 13,0 | 22,2 | - 78,4 | 19,7 |
| Capacité d'autofinancement | 370,4 | 74,1 | 106,0 | 117,0 | 136,3 | 146,8 | 141,8 | 82,6 | - 11,6 | 172,4 |
| 2010[Note 8] | 2011[196],[197] | 2012[196],[198] | 2013[199] | 2014[199] | 2015[200] | 2016[201] | 2017[202] | 2018[203] |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 3Â 140,0 | 3Â 107,7 | 3Â 186,1 | 3Â 032,6 | 3Â 018,1 | 3Â 020,9 | 3Â 054,2 | 3Â 107,2 | 3Â 084,2 |
| 2 472,7 | indéterminé | indéterminé | 2 253 | 2 382 | 2 481,4 | 2 371,1 | 2 383,7 | indéterminé |
| 12,8 | 5,9 | 2,0 | - 84,6 | - 38,4 | 0,2 | 2,4 | - 20 | -128 |
| 146,6 | indéterminé | indéterminé | 80,7 | 79,7 | 112,6 | 162,9 | 119,7 | 142,5 |
SiĂšge
[modifier | modifier le code]Depuis 1998, le siĂšge de France TĂ©lĂ©visions se trouve au 7, esplanade Henri-de-France, dans le 15e arrondissement de Paris[204]. Conçu par l'architecte Jean-Paul Viguier, le bĂątiment de 100 000 m2, dont 56 000 m2 de bureaux et de studios, a Ă©tĂ© construit de 1995 Ă 1998[29]. Sous le bĂątiment, se trouve un parking de 900 places[205]. En 2010, une extension est créée par le mĂȘme architecte sur la parcelle juste au sud du bĂątiment existant, le long du boulevard du GĂ©nĂ©ral-Martial-Valin[206].
Le siĂšge abrite les chaĂźnes France 2 (auparavant situĂ©e au 22, avenue Montaigne dans le 8e arrondissement[207]), France 3 (auparavant situĂ©e au 28 cours Albert-Ier dans le 8e[207]), France 4, France 5 (auparavant situĂ©e au 10, rue Horace-Vernet Ă Issy-les-Moulineaux[208]) et France Info. Le rĂ©seau Outre-mer La 1re se situe au 35-37, rue Danton Ă Malakoff[209]. Plusieurs sociĂ©tĂ©s du groupe ont leur siĂšge ailleurs Ă Paris et en Ăle-de-France.
Le siÚge de France Télévisions est constitué de 7 plateaux[210].
Les studios Le Franay à Saint-Cloud abandonnés en sont situés au 48, quai du Président-Carnot, 22, rue Marius-Franay, 48, avenue des Pùtures à Saint-Cloud dans les Hauts-de-Seine.
Les studios de la FiliÚre Production sont situés au 14, rue des Cuirassiers à Lyon et au 24 Chemin de la CépiÚre à Toulouse.
Les studios de Vendargues sont situés au 1090, avenue des Bigos à Vendargues dans l'Hérault.
|
|
- Façade du siÚge de France Télévisions donnant sur l'esplanade Henri-de-France.
- SiÚge de France Télévisions depuis la Petite Ceinture du 15e.
- SiÚge de France Télévisions en 2026 vue depuis le Pont du Garigliano.
Effectifs
[modifier | modifier le code]Fin 2014, selon le rapport financier de France Télévisions, le groupe emploie 10 673 employés (équivalent temps plein), dont 9 069 permanents et 1 604 non permanents. Parmi les permanents, il y a 5 034 cadres (55,5 %), 2 633 journalistes (29,0 %), 1 320 techniciens et agents de maßtrise (14,6 %) et 82 employés et ouvriers (0,9 %)[199].
| Année | Total | Permanents | Non permanents | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Total | PTA[a] | journalistes | Total | PTA[a] | journalistes | ||
| 2002[213] | 6 727 | Non communiqué | Non communiqué | Non communiqué | Non communiqué | Non communiqué | Non communiqué |
| 2003[213] | 6Â 897 | ||||||
| 2004[213] | 11Â 258 | ||||||
| 2005[214] | 11Â 400 | ||||||
| 2006[214] | 10Â 997 | ||||||
| 2007[215] | 10Â 580 | ||||||
| 2008[216] | 10Â 900 | ||||||
| 2009[216] | 10Â 211 | 8Â 555 | 6Â 003 | 2Â 552 | 1Â 656 | 1Â 285 | 371 |
| 2010[217] | 10Â 207 | 8Â 445 | 5Â 910 | 2Â 535 | 1Â 762 | 1Â 380 | 382 |
| 2011[217] | 10Â 397 | 8Â 406 | 5Â 859 | 2Â 548 | 1Â 991 | 1Â 540 | 451 |
| 2012[217] | 10Â 491 | 8Â 581 | 5Â 965 | 2Â 615 | 1Â 911 | 1Â 493 | 417 |
| 2013[217] | 10Â 120 | 8Â 562 | 5Â 934 | 2Â 629 | 1Â 558 | 1Â 232 | 326 |
| 2014[217] | 10Â 131 | 8Â 654 | 6Â 014 | 2Â 641 | 1Â 477 | 1Â 144 | 332 |
| 2015[196] | 9Â 932 | 8Â 531 | 5Â 930 | 2Â 600 | 1Â 401 | 1Â 087 | 314 |
| 2016[218] | 9Â 840 | s.o. | s.o. | s.o. | s.o. | s.o. | s.o. |
| 2017[218] | 9Â 842 | s.o. | s.o. | s.o. | s.o. | s.o. | s.o. |
| 2018[218] | 9Â 618 | s.o. | s.o. | s.o. | s.o. | s.o. | s.o. |
| 2019[219] | 9 456 | s.o. | s.o. | s.o. | s.o. | s.o. | s.o. |
| 2020[220] | 9 021 | s.o. | s.o. | s.o. | s.o. | s.o. | s.o. |
Activités
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La holding France Télévision a été créée le puis est devenue une entreprise commune, société nationale de programme, le .
Le groupe France Télévision détient des chaßnes de télévision généralistes, thématiques et locales ainsi que des stations de radio. Elle possÚde de nombreux sites web sur l'information, l'éducation, la jeunesse et propose des plateformes de création audiovisuelle et des services associés à ses chaßnes. Elle compte plusieurs filiales comme des sociétés de production audiovisuelle ou des régies publicitaires[199].
La société est membre de l'Union européenne de radio-télévision (UER) depuis sa création[221].
Télévision
[modifier | modifier le code]Chaßnes de télévision
[modifier | modifier le code]| Logo | Chaßne | Date de création | Actionnaires |
|---|---|---|---|
| France 2
Chaßne généraliste nationale, succédant à Antenne 2 (1975-1992) | 100 % France Télévisions | ||
| France 3
Chaßne généraliste nationale à vocation régionale et locale, succédant à France Régions 3 (1975-1992) | |||
| France 4
Chaßne généraliste nationale consacrée à la jeunesse, la famille et à la culture, succédant à Festival (1996-2005) |
|||
| France 5
Chaßne généraliste nationale consacrée au décryptage, partage des savoirs et à la transmission des connaissances, succédant à La CinquiÚme (1994-2002) | |||
| France Info
Chaßne d'information en continu en collaboration avec divers acteurs du service public | France Télévisions, Radio France | ||
| TV5 Monde
Chaßne généraliste francophone internationale | 49 % France Télévisions 12,64 % France Médias Monde + 6 autres actionnaires | ||
| Arte
ChaĂźne franco-allemande culturelle Ă vocation europĂ©enne (via Arte France) | 45 % France TĂ©lĂ©visions 25 % Ătat français 15 % Radio France, 15 % INA | ||
| France TV Sport 4K UHD
Chaßne événementielle disponible sur la plateforme France.tv Sport consacrée aux événements sportifs. | 27 mai 2018[222],[223],[224] | 100 % France Télévisions |
Réseaux de chaßnes de télévision de proximité
[modifier | modifier le code]| Logo | Réseau | Chaßnes | Date de création | Actionnaires |
|---|---|---|---|---|
| Outre-mer La PremiÚre (9 chaßnes) | 100 % France Télévisions | |||
| Réseau régional France 3 (24 chaßnes) |
| |||
| Chaßnes régionales (2 chaßnes) |
France 3 Via Stella | |||
| France 3 NoA |
Chaßnes cédées
[modifier | modifier le code]| Logo | Chaßne | Date de création | vendue à / au | Date de cession |
|---|---|---|---|---|
| Africanews | 4 janvier 2016 | Alpac Capital (97,6Â %) ADMIC, SNRT, PBS (2,4Â %) |
||
| Euronews | ||||
| France 24 | France Médias Monde | 2009 | ||
| Gulli | LagardĂšre Active | |||
| Histoire TV | Groupe TF1 | |||
| Mezzo | [Note 9] | Groupe Les Ăchos-Le Parisien (50Â %) Groupe Canal+ (50Â %) |
||
| Mezzo Live HD | ||||
| PlanĂšte+ Crime | Groupe Canal+ | 2024 |
ChaĂźnes disparues
[modifier | modifier le code]| Logo | Chaßne | Date de création | remplacée par | Depuis le |
|---|---|---|---|---|
| Télé Emploi | ||||
| France Supervision | Mezzo | |||
| La CinquiĂšme | France 5 | |||
| Chaßne Régions | ||||
| RFO Sat | France Ă | |||
| Festival | France 4 | |||
| Gourmet TV | ||||
| Ma PlanĂšte | PlanĂšte Juniors | |||
| PlanĂšte Juniors | ||||
| Tempo | 1983 | |||
| PlanĂšte+ Thalassa | ||||
| France Ă | ||||
| Culturebox | ||||
| France TV Sport Beijing 2022 H24 | [225] | |||
| France TV Paris 2024 | [226],[227] |
Radio
[modifier | modifier le code]Stations de radio
[modifier | modifier le code]| Logo | Radio | Date de création | Actionnaires |
|---|---|---|---|
| Outre-mer La PremiÚre Webradio nationale consacrée à la musique et à l'information des outre-mer succédant à Radio à (2008-2013) et Outre-mer PremiÚre (2013-2018) |
100 % France Télévisions |
Réseaux de radios de proximité
[modifier | modifier le code]| Logo | Réseau | Radios | Date de création | Actionnaires |
|---|---|---|---|---|
| Outre-mer La PremiÚre (9 radios) | 100 % France Télévisions |
Internet
[modifier | modifier le code]Services Internet actuels
[modifier | modifier le code]| Logo | Nom du service | Description | Note |
|---|---|---|---|
| France.tv | Service de télévision de rattrapage et de vidéo à la demande | Lancé depuis le sous le nom de francetv-pluzz | |
| France Info | Portail d'information | Lancé en sous le nom de francetv-info devenu France Info le | |
| France.tv Sport | Portail sportif | Lancé en existant en infrastructure de l'offre globale de France Info mais indépendamment du portail (depuis 2017) | |
| Lumni | Plateforme éducative de vidéos à la demande pour les parents, les élÚves et les enseignants | Lancée en | |
| France.tv Slash | Offre pour les jeunes adultes | Disponible sur les réseaux sociaux et le site de france.tv (lancée début 2018) | |
| Okoo | Plateforme de vidéo à la demande pour la jeunesse | Regroupe site internet, application, habillage d'antenne (France 3, France 4, France 5 et La 1re) lancée en | |
| Studio par France.tv slash | Plateforme de web-séries | Lancée en et fusionnée dans la nouvelle web TV francetv-slash en |
Services Internet disparus
[modifier | modifier le code]| Logo | Nom du service | Description | Note |
|---|---|---|---|
| Sites internet des chaĂźnes | Sites internet des chaĂźnes du groupe (France 2, France 3, France 4, France 5, France Ă, Outre-mer 1re) | IntĂ©grĂ©s Ă la plateforme France.tv en 2017 et Ă France Info pour le rĂ©seau Outre-mer 1re | |
| France.tv éducation | Plateforme éducative de vidéos à la demande pour les parents, les élÚves et les enseignants | Lancés en et fusionnés dans Lumni en | |
| Le Site.tv | Site internet de vidéos à la demande réservés aux enseignants | ||
| Ludo | Marque jeunesse regroupant site internet, application, web TV, habillage d'antenne (France 3 et France 4) et produits dérivés | Remplacés par Okoo en | |
| Zouzous | Marque jeunesse (des 3 à 6 ans) regroupant site internet, application, web TV, habillage d'antenne (France 4 et France 5) et produits dérivés | ||
| Géopolis | Portail d'information géopolitique | Intégré en 2017 dans l'offre globale (site, application, podcasts) de France Info | |
| Salto | Plateforme de vidéo à la demande avec abonnement | Lancée le par le Groupe M6, France Télévisions et le Groupe TF1 | |
| NOWU | MĂ©dia numĂ©rique Ă destination des jeunes sur lâenvironnement (enjeux liĂ©s au changement climatique et Ă la perte de la biodiversitĂ©)[228],[229] et conçu par France TĂ©lĂ©visions afin de respecter des principes de « sobriĂ©tĂ© numĂ©rique »[230],[231] | LancĂ© en par France TĂ©lĂ©visions et la Westdeutscher Rundfunk et disponible sur France Info Ă partir de , le site prend fin en [232] | |
| Culturebox | Portail culturel | Lancé en et intégré en 2017 dans l'offre globale (site, application et podcasts) de France Info et dans la rubrique culture de france.tv. Fusionné du cÎté de France Info en 2019[233] et dans France 4 en 2025. |
Production audiovisuelle
[modifier | modifier le code]- France 2 Cinéma : production cinématographique
- France 3 Cinéma : production cinématographique
- France.tv Studio (FTS) : production télévisuelle et sous-titrage, doublage et audiodescription des chaßnes du groupe.
A contrario de la plupart de ses homologues europĂ©ens, France TĂ©lĂ©visions achĂšte Ă lâextĂ©rieur plus de 80 % de sa production dâĂ©missions et de fictions, contre 30 Ă 40 % pour ceux-ci. Or, bien que lâĂtat dĂ©tienne 100 % de son capital, la sociĂ©tĂ© nationale publique qui bĂ©nĂ©ficie de 2,5 milliards dâeuros de dotation annuelle, nâest pas soumise aux rĂšgles des marchĂ©s publics en ce qui concerne lâachat de ses programmes, lâarticle L2513â1 du Code de la commande publique lâen dispensant. Il sâagit de lâun des plus gros postes de dĂ©penses de France TĂ©lĂ©visions[234].
Publicité
[modifier | modifier le code]- France.tv Publicité (FTP) : régie publicitaire du groupe
Ădition et distribution
[modifier | modifier le code]- France.tv Distribution (FTD) : édition et distribution des programmes et de produits dérivés
Twitch
[modifier | modifier le code]Depuis le , France Télévisions a lancé son portail sur la plate-forme Twitch.
Vérification des faits dans l'information
[modifier | modifier le code]La rubrique de vĂ©rification des faits de France TĂ©lĂ©visions, commune avec France Info, via une plateforme de vĂ©rification des faits de l'ensemble de l'audiovisuel public[235], qui a pour ambition, par son rythme quotidien, "de coller de prĂšs Ă lâactualitĂ©"[236], afin « de dĂ©mĂȘler le vrai du faux dans lâactualité »[236] et dans "les dĂ©clarations percutantes des femmes et des hommes politiques"[236]. Mise Ă contribution pour dĂ©mentir ou relativiser les infox de la rĂ©forme des retraites 2023, elle fait partie des six rubriques de vĂ©rification des faits en France qui ont reçu une certification[237].
Diffusion des chaßnes télévisées
[modifier | modifier le code]Selon l'article 34-2 de la loi no 86-1067 du relative à la liberté de communication, en France métropolitaine et en outre-mer, tout distributeur de services doit mettre gratuitement à disposition de ses abonnés les chaßnes nationales de service public[238].
Les chaßnes télévisées nationales du service public sont donc diffusées en numérique :
- sur la TNT en métropole, depuis le pour France 2, France 3, France 4 et France 5 et depuis le pour France Info ;
- sur la TNT en outre-mer, depuis le pour France 2, France 3, France 4 et France 5 et depuis le pour France Info ;
- dans les offres de télévision par satellite ;
- dans les offres de télévision par cùble ;
- dans les bouquets de télévision IP ;
- directement en streaming sur les sites web du groupe ;
- en télévision de rattrapage ou en vidéo à la demande sur france.tv.
Les 24 antennes de proximité de France 3 sont diffusées dans toutes les régions de France métropolitaine et les 9 chaßnes de proximité du réseau La 1re sont diffusées en outre-mer.
Jusqu'au , date d'extinction de l'analogique en France France 2, France 3 et France 5 (en canal partagĂ© avec Arte) est diffusĂ© en analogique SECAM IIIB. En outre-mer, les chaĂźnes du rĂ©seau Outre-mer 1re ont cessĂ© d'Ă©mettre en analogique Ă la mĂȘme date tandis que Tempo a coupĂ© son signal le (date de la disparition de la chaĂźne).
Le , France Télévisions cesse la diffusion en clair des chaßnes France 2, France 3, France 4, France 5 et France à sur le satellite Eutelsat 5 West A[239].
Audiences du groupe
[modifier | modifier le code]Télévision
[modifier | modifier le code]En 2021, la part d'audience moyenne des chaĂźnes de France TĂ©lĂ©visions est de 28,9 %[240], permettant au groupe public d'ĂȘtre le premier de France, devant le groupe TF1 Ă 27,2 % et le groupe M6 Ă 14,5 %[241].
La part d'audience moyenne des chaĂźnes de France TĂ©lĂ©visions a baissĂ© de plus de 11 points entre 2000 et 2018. Dans le dĂ©tail, sur cette mĂȘme pĂ©riode, France 2 a perdu 8,6 points, France 3 a perdu 7,4 points tandis que France 5 a gagnĂ© 1,7 points. De plus, France 4 a gagnĂ© 1,2 points entre 2007 et 2018. Cette baisse gĂ©nĂ©rale peut s'expliquer par l'arrivĂ©e de nouvelles chaĂźnes avec la TNT lancĂ©e en 2005.
| Année | France 2 | France 3 | France 4 | La 5e / France 5 | France à | France Info | Total groupe |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2000 | 22,1 | 16,8 | Non mesuré | 1,8 | Non mesuré | Non existante | 40,7 |
| 2001 | 21,1 | 17,1 | 1,9 | 40,1 | |||
| 2002 | 20,8 | 16,4 | 2,4 | 39,6 | |||
| 2003 | 20,5 | 16,1 | 2,9 | 39,5 | |||
| 2004 | 20,5 | 15,2 | 3,0 | 38,7 | |||
| 2005 | 19,8 | 14,7 | 3,1 | 37,6 | |||
| 2006 | 19,2 | 14,7 | 3,1 | 37,0 | |||
| 2007[242] | 18,1 | 14,1 | 0,4 | 3,3 | 35,9 | ||
| 2008[242] | 17,5 | 13,3 | 0,9 | 3,0 | 34,7 | ||
| 2009[243] | 16,7 | 11,8 | 1,1 | 3,1 | 32,7 | ||
| 2010[243] | 16,1 | 10,7 | 1,6 | 3,2 | 31,6 | ||
| 2011[244] | 14,9 | 9,7 | 2,0 | 3,3 | 29,9 | ||
| 2012[244] | 14,9 | 9,7 | 2,1 | 3,5 | 30,2 | ||
| 2013[245] | 14,0 | 9,5 | 1,8 | 3,3 | 28,6 | ||
| 2014[246] | 14,1 | 9,4 | 1,6 | 3,2 | 0,5 | 28,8 | |
| 2015[246] | 14,3 | 9,2 | 1,7 | 3,4 | 0,6 | 29,2 | |
| 2016[247] | 13,4 | 9,1 | 1,9 | 3,4 | 0,8 | 28,6 | |
| 2017[248] | 13,0 | 9,1 | 1,8 | 3,6 | 0,6 | 0,3 | 28,4 |
| 2018[249] | 13,5 | 9,4 | 1,6 | 3,5 | Non mesuré | 0,4 | 28,4 |
| 2019[250] | 13,9 | 9,3 | 1,6 | 3,6 | 0,5 | 28,9 | |
| 2020[251] | 14,1 | 9,4 | 1,2 | 3,5 | 0,7 | 28,9 | |
| 2021[241] | 14,7 | 9,4 | 0,8 | 3,3 | 0,7 | 28,9 | |
| 2022 | 14,8 | 9,4 | Non mesuré | 3,6 | Non mesuré | 0,9 | 28,7 |
| 2023 | 15,3 | 9,0 | 3,5 | 0,8 | 28,6 | ||
| 2024 | 15,8 | 8,9 | 3,5 | 0,8 | 29,0 | ||
| 2025 | 14,9 | 9,1 | 1,0 | 3,5 | 0,9 | 29,4 |
Sites web
[modifier | modifier le code]En , le site internet de France Télévisions a été victime d'une importante fuite de données, orchestrée par des pirates informatiques se faisant appeler "Linker Squad", concernant plus de 100 000 de ses contacts, annonce mercredi le groupe audiovisuel public[252].
Le groupe se classe 2e sur les téléphones mobiles avec 4,838 millions de visiteurs uniques, derriÚre Le Figaro (5,147 millions) et 3e sur les tablettes avec 2,702 millions de visiteurs uniques, derriÚre Le Figaro (2,908 millions) et 20 minutes (2,814 millions)[253].
En 2016, la société de journalistes de France.tv info estime à 33,8 millions le nombre de visites par mois pour le site web d'information de France Télévisions[254].
Conflits d'intĂ©rĂȘts
[modifier | modifier le code]Dans les années 1980, Catherine Nay poursuit sa carriÚre de commentatrice politique malgré sa liaison avec le ministre de la justice Albin Chalandon[255].
Les médias évoquent souvent la « jurisprudence Anne Sinclair » de 1997[256],[257], journaliste politique ayant accepté, pour faire taire les critiques, de renoncer à son émission vedette 7 sur 7 lorsque son mari Dominique Strauss-Kahn occupe un poste de ministre en 1997[256]. En , le président François Mitterrand est ainsi interviewé à la télévision par Christine Ockrent et Anne Sinclair, toutes deux épouses de deux de ses ministres[255].
Dans les annĂ©es 2000, sous Jacques Chirac, BĂ©atrice Schönberg et Marie Drucker n'ont pas respectĂ© la « jurisprudence Anne Sinclair » en demeurant prĂ©sentatrices des grands journaux de France 2 et France 3, alors que Jean-Louis Borloo et François Baroin sont ministres, n'y renonçant qu'au lancement officiel de la campagne prĂ©sidentielle deux mois avant le vote pour le retrouver juste aprĂšs concernant Marie Drucker. Tenant compte des critiques, BĂ©atrice Schönberg a cependant acceptĂ© de quitter dĂ©finitivement le JT quand Jean-Louis Borloo redevint ministre. Marie Drucker, compagne de François Baroin, a elle aussi acceptĂ© un peu plus tard de quitter l'ensemble des plateaux de tĂ©lĂ© pour n'y revenir quâĂ l'issue de sa relation avec le ministre de lâOutre-mer en 2008[258].
Dans la dĂ©cennie suivante, le secteur privĂ© montre Ă nouveau l'exemple : dĂšs , en pleine primaire socialiste, ValĂ©rie Trierweiler, compagne de François Hollande, cesse dĂ©finitivement d'animer sur Direct 8 l'Ă©mission «2012 : Portrait de campagne». Une semaine aprĂšs, Audrey Pulvar est critiquĂ©e sur internet et twitter[257] pour s'ĂȘtre affichĂ©e avec un autre candidat, Arnaud Montebourg[257], au QG de campagne[257], alors qu'elle participe au talkshow de Laurent Ruquier le samedi soir sur France 2[257], le CSA dĂ©clarant mĂȘme que son temps de parole Ă l'antenne est dĂ©comptĂ© de celui Arnaud Montebourg[257]. Elle proteste, assurant que son compagnon « n'aura un rĂŽle majeur que pendant les quelques jours »[256] mais est finalement contrainte de laisser dĂ©finitivement sa place sur France Inter et France 2 dĂšs qu'il est nommĂ© ministre de lâĂconomie. Les mĂ©dias rĂ©vĂšlent alors qu'un autre futur ministre, Michel Sapin, va Ă©pouser ValĂ©rie de Senneville, journaliste du quotidien Les Ăchos[255].
Audrey Pulvar juge ensuite « injuste et injustifiĂ©e »[256] la simple mise en retrait de LĂ©a SalamĂ©, fin , des Ă©missions quâelle animait, pour la durĂ©e de la campagne Ă©lectorale officielle de son Ă©poux RaphaĂ«l Glucksmann, tĂȘte de liste du Parti socialiste aux Ă©lections europĂ©ennes de 2019. Cette dĂ©cision est pourtant applaudie par Françoise Laborde, prĂ©sidente d'honneur de l'association des femmes dans les mĂ©dias[256]. Son compagnon dĂ©clare dans la presse people qu'il culpabilise[259] mais LĂ©a SalamĂ© reprend ensuite la prĂ©sentation de son Ă©mission politique dĂšs que son compagnon a Ă©tĂ© Ă©lu chef de file des dĂ©putĂ©s socialistes Ă Bruxelles, mĂȘme si un proche des Ă©poux a pourtant reconnu que la profession de journaliste « est tellement dĂ©criĂ©e qu'il faut savoir anticiper les ennuis et ne pas choquer le public » en cas de conflits d'intĂ©rĂȘts[256]. Peu avant, en , quand Roxana Maracineanu est nommĂ©e ministre des Sports, son mari Franck Ballanger, journaliste sportif Ă Radio France, accepte de suspendre ses missions pendant toute la durĂ©e du mandat de son Ă©pouse[256].
France TĂ©lĂ©visions annonce une autre mise en retrait pour la durĂ©e de la campagne Ă©lectorale, celle de Thomas Sotto, Ă©quipier de LĂ©a SalamĂ©, dans l'Ă©mission politique ĂlysĂ©e 2022, dont la presse a rapportĂ© qu'il est depuis l'Ă©tĂ© 2021 en couple avec la responsable communication de Jean Castex[260]. La dĂ©cision est cette fois prise dĂšs et LĂ©a SalamĂ© rĂ©agit en affirmant ĂȘtre « sous pression »[260]. Conscient de la polĂ©mique suscitĂ©e, le journaliste dĂ©clare publiquement que la dĂ©cision est « assez injuste » et qu'il doit s'y plier « pour tenir compte de notre Ă©poque, devenue trĂšs violente et qui a tendance Ă tout hystĂ©riser »[261] mais confirme qu'il continue Ă prĂ©senter TĂ©lĂ©matin ainsi que les Ă©ditions du JT de 20 heures le week-end, en joker de Laurent Delahousse.
Polémiques et condamnations
[modifier | modifier le code]Ămission On n'est pas couchĂ© et Ăric Zemmour
[modifier | modifier le code]Le , Ăric Zemmour est condamnĂ© par le tribunal correctionnel de Paris pour provocation Ă la discrimination raciale Ă la suite de ses propos sur « les Noirs et les Arabes » tenus dans des Ă©missions de Canal+ et France Ă. Le prĂ©sident de SOS Racisme, Dominique Sopo, puis la CGT, Ă©crivent une lettre ouverte au prĂ©sident de France TĂ©lĂ©visions, RĂ©my Pflimlin, lui demandant des sanctions contre le journaliste, comme sa suspension de l'Ă©mission On n'est pas couchĂ©. Mais le PDG refuse de dĂ©savouer Ăric Zemmour et rĂ©pond que « le service public est attachĂ© aux valeurs humanistes et rĂ©publicaines, mais c'est aussi le lieu oĂč s'exprime la diversitĂ© des opinions dans le cadre lĂ©gal »[262],[263].
Syndicat de la Magistrature (SM)
[modifier | modifier le code]En 2013, Ă la suite de l'affaire du mur des cons, la direction de France TĂ©lĂ©visions demande une mise Ă pied de ClĂ©ment Weill-Raynal, le journaliste Ă l'origine des rĂ©vĂ©lations[264], le Syndicat national des journalistes ayant estimĂ© que « l'utilisation dâimages volĂ©es dans un lieu privĂ©, en lâoccurrence les locaux du SM, est contraire Ă la dĂ©ontologie professionnelle la plus Ă©lĂ©mentaire »[265].
Discrimination antiblancs
[modifier | modifier le code]En , la présidente de France Télévisions Delphine Ernotte déclare lors d'une interview sur Europe 1[266] qu'« on a une télévision d'hommes blancs de plus de 50 ans et ça, il va falloir que cela change ». Ces propos suscitent une controverse, Ernotte se retrouvant accusée de « racisme » notamment par l'ancien animateur de Nulle part ailleurs Philippe Gildas[267].
Mises en garde de l'Arcom
[modifier | modifier le code]Dans une dĂ©cision publiĂ©e le , l'Arcom a mis en garde "fermement" les chaines France 2 et France 3 pour "non respect du principe dâĂ©quitĂ© des temps de parole et dâantenne dans le traitement de lâactualitĂ© consacrĂ©e Ă lâĂ©lection du prĂ©sident de la RĂ©publique, pour la pĂ©riode du au ". Il est reprochĂ© notamment Ă France 2, "la surexposition en temps de parole et dâantenne de Jean-Luc MĂ©lenchon et Yannick Jadot" et Ă France 3, "la surexposition en temps de parole et dâantenne de Yannick Jadot et Fabien Roussel".[268]
Le , l'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) a rendu publiques plusieurs décisions concernant des dépassements du temps publicitaire autorisé. L'autorité a mis en garde les chaines de France Télévisions et notamment France 2 qui a cumulé "onze dépassements du temps maximal de publicité autorisé pour une heure d'horloge donnée." France 3 de son cÎté "compte quatre dépassements". Des manquements qui vont "à l'encontre du cahier des missions et des charges de France Télévisions", comme le rappelle le gendarme de l'audiovisuel[269],[270].
Le , l'AutoritĂ© de rĂ©gulation de la communication audiovisuelle et numĂ©rique a mis en garde cette fois ci France TĂ©lĂ©visions aprĂšs avoir "relevĂ© trente-neuf dĂ©passements du temps maximal de publicitĂ© autorisĂ© pour une heure dâhorloge donnĂ©e sur la chaĂźne France 2 et huit dĂ©passements sur la chaĂźne France 3" dans le cadre de sa mission de vĂ©rifications annuelles du respect par les Ă©diteurs de service de tĂ©lĂ©vision des obligations en matiĂšre de volume publicitaire autorisĂ© au titre de lâexercice 2022.[271]
Le , l'Arcom a rappelĂ© Ă l'ordre la chaine France 5 aprĂšs avoir a Ă©tĂ© saisie au sujet dâun Ă©ditorial intitulĂ© "CrĂ©pol : la mĂ©canique de la haine et du mensonge", tenu par Patrick Cohen dans lâĂ©mission C Ă Vous diffusĂ©e le  sur France 5. Patrick Cohen est accusĂ© de reprendre sans distance ni nuance la version des assaillants, alors que le rĂ©cit de la soirĂ©e nâa pas encore Ă©tĂ© Ă©clairci par les enquĂȘteurs. L'Arcom a considĂ©rĂ© que « certains propos, dĂ©nuĂ©s de prĂ©cautions oratoires et Ă©noncĂ©s sur un mode dĂ©claratif, ne satisfont pas aux exigences de mesure, de rigueur et dâhonnĂȘtetĂ© fixĂ©es au cahier des charges de la sociĂ©tĂ© France TĂ©lĂ©visions[272],[273] ».
Le , l'Arcom saisi par le syndicat CFE-CGC des mĂ©dias, a adressĂ© une lettre de mise en garde Ă France 5 pour une sĂ©quence de C Ă vous diffusĂ©e le avec Xavier Niel. l'Arcom a appelĂ© France TĂ©lĂ©visions à « faire preuve de vigilance quant au respect de la rĂšglementation publicitaire et Ă veiller Ă ce que les Ă©missions dâinformation et les programmes qui y concourent soient rĂ©alisĂ©s dans les conditions qui garantissent lâindĂ©pendance de lâinformation, notamment Ă lâĂ©gard des intĂ©rĂȘts Ă©conomiques des annonceurs ». LâArcom a regrettĂ© que « seule la nouvelle offre Free ait Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e au cours de cette sĂ©quence » et quâelle ait « fait lâobjet de la part de la prĂ©sentatrice de propos laudatifs et marquĂ©s par une absence de critique ».[274]
Le 19 juin 2026, l'Arcom a rappelĂ© Ă l'ordre France 3 suite au propos de la dĂ©putĂ© Elsa Faucillon tenus le 15 fĂ©vrier 2026, au lendemain de la mort de Quentin Deranque. La dĂ©putĂ© avait pris la dĂ©fense de la Jeune Garde en vantant la non violence de son cofondateur RaphaĂ«l Arnault. Le prĂ©sentateur n'ayant pas repris la dĂ©putĂ© alors mĂȘme que RaphaĂ«l Arnault a Ă©tĂ© dĂ©finitivement condamnĂ© pour « violences volontaires en rĂ©union », LâArcom a alors considĂ©rĂ© que « cette sĂ©quence contrevenait, dâune part, Ă lâobligation dâhonnĂȘtetĂ© et de rigueur dans le traitement de lâinformation et, dâautre part, Ă lâexigence de maĂźtrise de lâantenne »[275],[276].
Aide Ă la Fondation des Femmes
[modifier | modifier le code]En 2016, deux syndicats de France Télévisions demandent des comptes à leur direction au sujet d'une aide de 7 000 euros accordée à la Fondation des femmes, dont la dirigeante, Anne-Cécile Mailfert, est également, selon Le Canard enchaßné, la compagne d'un proche de Delphine Ernotte. Les syndicats s'interrogent aussi sur l'attribution de la réalisation de trois clips contre les clichés sexistes au réalisateur Maxime Ruszniewski, administrateur de cette fondation[277].
Fichage de journalistes
[modifier | modifier le code]En , France Télévisions est condamnée pour fichage illicite de cinq journalistes de la rédaction de France 3 Auvergne, ayant porté plainte pour des faits remontant à 2015[278].
Manipulation et retouche des images
[modifier | modifier le code]En , le CSA met en demeure France TĂ©lĂ©visions pour une retouche d'image lors d'un reportage traitant d'une manifestation des Gilets jaunes diffusĂ© au 19/20 du samedi sur France 3, estimant que « la modification dâun Ă©lĂ©ment de la photographie dâorigine lors de sa reproduction Ă lâantenne altĂ©rait sa signification dans un contexte particuliĂšrement sensible »[279].
Conflits d'intĂ©rĂȘt et corruption
[modifier | modifier le code]En , le journal Le Monde met en évidence l'incitation à la mise en avant de sujets européens en échange d'une part variable de la rémunération des rédacteurs en chef de France Télévisions[280].
Cloisonnement du journalisme d'investigation
[modifier | modifier le code]Un livre-enquĂȘte du journaliste d'investigation Jean-Baptiste Rivoire publiĂ© en , dĂ©nonce les pressions d'Emmanuel Macron pour « faire taire le journalisme dâinvestigation » Ă la tĂ©lĂ©vision[55],[138],[140],[137]. Delphine Ernotte est en particulier accusĂ©e d'avoir supprimĂ© le l'Ă©mission PiĂšces Ă conviction, diffusĂ©e sur France 3 depuis le [137] et d'avoir « créé un guichet unique » Ă toutes les chaines de France TĂ©lĂ©vision[138], qui rĂ©duit Ă un seul dĂ©cideur les choix en matiĂšre de journalisme d'investigation et rĂ©duit sa place[137] alors que cela reprĂ©sente jusqu'alors, un des points forts du groupe. LĂ©a SalamĂ©, qui travaille pour la chaĂźne mais aussi pour France Inter, a renoncĂ© Ă poser la question Ă la prĂ©sidente de France TĂ©lĂ©visions lors de l'interview de sa patronne sur la radio[142].
Condamnation pour licenciement abusif
[modifier | modifier le code]En , le conseil de prud'hommes a condamnĂ© la direction de France TĂ©lĂ©visions Ă verser 45 000 euros d'indemnitĂ© et 100 000 euros de dommages-intĂ©rĂȘts pour cause de licenciement « abusif » et « sans cause rĂ©elle ou sĂ©rieuse » du journaliste sportif Pierre-Ătienne LĂ©onard[281].
Manque de pluralisme
[modifier | modifier le code]En 2022, le collectif #PasAvecMaRedevance dénonce l'absence de pluralisme et le manque d'impartialité à destination d'un public jeune de la plateforme internet France.tv Slash[282],[283].
En 2026, une enquĂȘte dâOrient XXI et dâAcrimed Ă©pingle France TV Info pour sa couverture particuliĂšrement dĂ©sĂ©quilibrĂ©e de la guerre de Gaza en faveur d'IsraĂ«l et au dĂ©triment des Palestiniens[284].
Projet de privatisation et de fin de la redevance
[modifier | modifier le code]DĂšs , le quotidien Le Monde observe que l'audiovisuel public est devenu « un enjeu dĂ©mocratique au cĆur de la prĂ©sidentielle » et que sa privatisation est Ă©voquĂ©e par les trois principaux rivaux d'Emmanuel Macron[285]. Roselyne Bachelot, ministre de la culture, a en Ă©cartĂ© publiquement l'idĂ©e, avancĂ©e par trois des candidats Ă l'Ă©lection prĂ©sidentielle[286],[287],, d'une privatisation de France TĂ©lĂ©visions[287]. « Je suis Ă©videmment vent debout contre la privatisation de l'audiovisuel public. Que ce soit Radio France ou France TĂ©lĂ©visions, il s'agit d'un joyau », assure-t-elle, en rappelant que la redevance audiovisuelle n'est pas de 168 euros mais 138 euros. Ăric Zemmour indique en quâil souhaite la supprimer[288]. Lors de son premier discours de campagne Ă Poissy, reçu par le Maire de la ville Karl Olive le , sous forme de questions/rĂ©ponses retransmis en direct par toutes les chaĂźnes dâinformations en continu, le candidat/prĂ©sident Emmanuel Macron annonce lui aussi la suppression totale de la redevance tĂ©lĂ©visuelle dans son programme pour lâĂ©lection prĂ©sidentielle 2022, avec pour explication de « redonner du pouvoir dâachat aux Français ». Sur le mĂȘme sujet, Ăric Zemmour poursuit de son cĂŽtĂ©, quelques mois auparavant : vouloir en plus privatiser « en particulier France Inter et France TĂ©lĂ©visions »[289], en fustigeant un « machine de propagande inouĂŻe, au service dâune idĂ©ologie qui dĂ©teste la France ». L'ex-prĂ©sident de la RĂ©publique François Hollande rĂ©agit en dĂ©clarant dans la presse que l'industriel Vincent BollorĂ©, dĂ©jĂ propriĂ©taire de deux chaĂźnes de tĂ©lĂ©visions, a « choisi Zemmour comme porte-parole de ses intĂ©rĂȘts »[290] tandis qu'une enquĂȘte rĂ©vĂšle qu'Ăric Zemmour a Ă©tĂ© favorisĂ© par des milliardaires des mĂ©dias actifs lors des trois prĂ©sidentielles prĂ©cĂ©dentes[138]. Conseiller d'Ăric Zemmour, le trentenaire Jonathan Nadler, banquier dâaffaires chez JP Morgan, est chargĂ© du projet[286], qui consiste Ă transfĂ©rer aux conseils rĂ©gionaux, sur le modĂšle espagnol, France 3 et France Bleu, pour ne privatiser que France 2, France Info TV, France Inter, le Mouv et FIP[286]. ValĂ©rie PĂ©cresse dĂ©clare le , que la privatisation n'est pas un « tabou » pour elle[285]. Marine Le Pen est la premiĂšre, dĂšs le , Ă proposer les mĂȘmes rĂ©formes dans un entretien au Figaro[285]. En 2015, une proposition de loi rĂ©digĂ©e par le dĂ©putĂ© LR Patrick Balkany, visant Ă privatiser l'audiovisuel public, est Ă©cartĂ©e par l'AssemblĂ©e nationale[285].
En , alors que le SĂ©nat auditionne de puissants industriels des mĂ©dias comme Vincent BollorĂ© et Bernard Arnault sur la concentration des mĂ©dias en France[291], le journaliste Jean-Baptiste Rivoire, en prĂ©sentant son livre-enquĂȘte sur le sujet Ă l'Agence France-Presse[291],[292], a proposĂ© que « l'Etat libĂ©re une partie de la taxe redevance audiovisuelle pour permettre aux citoyens qui le souhaitent d'en affecter 10% au mĂ©dia indĂ©pendant de leur choix »[291].
Lors des Ă©lections lĂ©gislatives de 2024, le prĂ©sident du Rassemblement National Jordan Bardella, rappelle que son parti « mettrait Ă exĂ©cution » la privatisation d'une partie de l'audiovisuel public sâil remporte les Ă©lections lĂ©gislatives[293]. Dans le prolongement de ces annonces, le vice-prĂ©sident de la commission des affaires culturelles et de l'Ă©ducation de l'AssemblĂ©e Nationale Philippe Ballard, a dĂ©posĂ© une proposition de loi destinĂ©e Ă lever les obstacles majeurs Ă lâachat de ces nouvelles chaĂźnes par les acteurs du secteur[294]. Il dĂ©taille dans un rapport publiĂ© en dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025 ce processus de facilitation de concentration des mĂ©dias. Selon le rapporteur, « un tel projet permettrait de structurer durablement le paysage audiovisuel français, pouvant permettre par la suite la privatisation du service public audiovisuel.»[295],[296]
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « NOWU » (voir la liste des auteurs).
- 1 2 Assure la gestion quotidienne des journaux et magazines d'actualité pendant que Thierry Thuillier cumule les fonctions de directeur de France 2 et directeur de l'information de France Télévisions.
- â Rapport financier 2004 de France TĂ©lĂ©visions.
- â Rapport financier 2005 de France TĂ©lĂ©visions.
- â Rapport financier 2006 de France TĂ©lĂ©visions.
- â Rapport financier 2007 de France TĂ©lĂ©visions.
- â Rapport financier 2008 de France TĂ©lĂ©visions.
- â Rapport financier 2009 de France TĂ©lĂ©visions.
- â Rapport financier 2010 de France TĂ©lĂ©visions.
- â Conjointement dĂ©tenu Ă 60 % par LagardĂšre Active et Ă 40 % par France TĂ©lĂ©visions
Références
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- â « En France, lâaudiovisuel public craint d'ĂȘtre privatisĂ© ou soumis Ă la propagande »
- â « Lâaudiovisuel public, affaibli par la suppression de la redevance, dĂ©sormais visĂ© par la menace de privatisation du RN »
- â « les rĂšgles anti-concentration dans le secteur audiovisuel sont-elles adaptĂ©es Ă la concurrence des plateformes ? »
- â « Le dĂ©putĂ© RN qui veut aider TF1 et M6 »
- France Télévisions, « « Rapport annuel 2018 » - Volet financier », sur Issuu.com, (consulté le )
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Marc Endeweld, France Télévisions, Off the Record : histoires secrÚtes d'une télé publique sous influences, Paris, Flammarion, , 479 p. (ISBN 978-2-08-124442-9, lire en ligne).
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- Francis Guthleben, Sauvons France Télévisions, Ginkgo éditeur, , 304 p. (ISBN 978-2-84679-256-1, lire en ligne).
Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Liste des chaßnes de télévision en France
- Office de radiodiffusion-télévision française (ORTF)
- Union européenne de radio-télévision (UER)
- Sociétés nationales de programme :
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Site officiel
- Ressources relatives aux organisations :
- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Ressource relative à la vie publique :
- Ressource relative à plusieurs domaines :
- France Télévisions
- Groupe audiovisuel
- Groupe de médias ayant son siÚge en France
- Entreprise fondée en 1992
- Entreprise publique en France
- Audiovisuel public en France
- Agence des participations de l'Ătat
- Groupe de télévision ayant son siÚge en France
- ChaĂźne FAST
- Entreprise ayant son siĂšge dans le 15e arrondissement de Paris































