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Great Western Railway (Ontario)

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Great Western Railway
illustration de Great Western Railway (Ontario)
La locomotive Spitfire du Great Western Railway

Ancien nom London and Gore Railroad (1834)
Great Western Rail Road (1845)
Création
Dates clés 1854 : ouverture de la ligne principale
1855 : embranchement de Toronto
1882 : fusion avec le Grand Tronc
Disparition
Siège social Hamilton
Drapeau du Canada Canada
Activité Transport ferroviaire

Société suivante Grand Tronc

Le Great Western Railway est une compagnie ferroviaire du Canada-Ouest, aujourd'hui l'Ontario. Constituée en 1834 sous le nom de London and Gore Railroad, elle est la première compagnie de chemin de fer à recevoir une charte dans la province[1]. Sa ligne principale, ouverte en 1853-1854, relie Niagara Falls à Windsor en passant par Hamilton, où se trouve son siège, et London. Elle sert de liaison entre les chemins de fer de l'État de New York et du Michigan, et ce trafic américain de transit lui procure de 40 à 60 % de ses recettes brutes[2]. En 1882, le Great Western exploite environ 1 280 km de lignes dans le sud-ouest de l'Ontario et 288 km au Michigan. Il fusionne cette année-là avec son principal concurrent, le Grand Tronc[2]. Ses lignes font aujourd'hui partie du réseau du Canadien National.

La London and Gore Railroad reçoit sa charte le , mais le projet reste en suspens. Elle est reconstituée en 1845 sous le nom de Great Western Rail Road Company, peu avant l'expiration de sa charte[1]. Parmi ses promoteurs figurent Allan MacNab et surtout les marchands hamiltoniens Isaac et Peter Buchanan. Les garanties gouvernementales sur les emprunts, prévues par la loi de 1849, permettent d'attirer des capitaux américains et britanniques[1],[2]. La première pelletée de terre a lieu à London le , mais les travaux ne commencent véritablement qu'en 1851. La compagnie prend le nom de Great Western Railway en 1853[1]. Charles John Brydges, son directeur général, la dirige de façon énergique[2].

Ouverture de la ligne principale

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Le premier train circule entre Hamilton et Niagara Falls le , et le service régulier commence le . L'achèvement de la ligne jusqu'à Windsor est célébré à Hamilton le [1]. Le , l'ouverture du pont suspendu de Niagara Falls relie le Great Western aux chemins de fer américains[1]. À Hamilton, la compagnie établit sa gare et ses ateliers au pied de la rue Stuart en 1854. Ses ateliers, qui emploient plus de 520 hommes et garçons à leur apogée au début des années 1870, construisent des voitures et des locomotives[3]. On y fabrique en 1858 la première voiture-lits du Canada, et en 1861 la locomotive Scotia, la première au pays dotée d'une chaudière en acier[1].

Le Great Western absorbe le Hamilton and Toronto Railway en 1855. Le premier train arrive à Toronto le [1]. L'embranchement de Sarnia, au départ de Komoka, ouvre en 1858[1],[4]. Par une série de filiales, de baux et d'acquisitions, la compagnie étend ensuite son réseau à Galt et à Guelph, à la péninsule Bruce, à Port Stanley et à Port Burwell. Elle construit aussi, en 1873, une ligne entre Glencoe et Fort Erie, la Loop Line[4],[5].

Écartement des voies

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Comme les autres chemins de fer de la province, le Great Western est construit à l'écartement provincial de 5 pieds 6 pouces (1 676 mm), imposé en 1852[1]. Pour faciliter les échanges avec les chemins de fer américains, la compagnie pose un troisième rail sur sa ligne principale, achevé le . Elle fait circuler le premier train à l'écartement standard à travers le Canada le . Après l'abrogation de l'obligation en 1870, elle convertit progressivement tout son réseau à l'écartement standard jusqu'en 1873[1]. En 1874, elle double la voie entre Windsor et Glencoe, la première ligne à double voie du Canada[1].

Déclin et fusion

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Après la crise de 1857, la compagnie souffre d'une construction de mauvaise qualité, d'une expansion trop rapide, de la concurrence locale et de conflits internes. Le regroupement des chemins de fer américains fait baisser les tarifs du trafic de transit dont elle dépend[2]. La concurrence s'accroît avec l'achèvement en 1873 du Canada Southern Railway et du Canada Air Line, qui offrent un itinéraire plus direct entre le Michigan et le Niagara[1]. En 1882, le Grand Tronc propose de racheter le Great Western, qui cesse d'exister comme entité distincte le [1],[5]. Les ateliers de Hamilton ferment en 1888[3].

Le , vers 5 h, un train de voyageurs parti de Niagara Falls et circulant avec plusieurs heures de retard heurte, dans un épais brouillard, un train de ballast qui reculait sur la voie principale à Baptiste Creek, près de l'actuel Jeannettes Creek, à l'ouest de Chatham. Le conducteur et le mécanicien du train de ballast sont reconnus responsables par un grand jury et accusés d'homicide involontaire : leur train s'était engagé sur la voie principale en contravention des règles de la compagnie[6]. L'accident fait 52 morts, dont de nombreux émigrants allemands en route vers les États-Unis[7]. Il s'agit du premier grand accident ferroviaire du Canada et, à l'époque, du plus meurtrier d'Amérique du Nord[8].

Le , à Hamilton, un train venant de Toronto déraille et provoque l'effondrement du pont du canal Desjardins. La locomotive et des voitures tombent dans le canal gelé. L'accident fait 59 morts, dont l'entrepreneur Samuel Zimmerman, l'un des promoteurs de la ligne[1].

L'essentiel des lignes du Great Western est toujours en service. La ligne principale correspond aujourd'hui aux subdivisions Grimsby (Niagara Falls – Hamilton) et Dundas (Hamilton – London) du Canadien National, à un court tronçon de la subdivision Strathroy (London – Komoka), qui reprend aussi l'ancien embranchement de Sarnia, et à la subdivision Chatham (Komoka – Windsor), dont une partie appartient à Via Rail Canada. L'embranchement de Toronto correspond à la subdivision Oakville, qui appartient à Metrolinx entre Toronto et Burlington, le Canadien National conservant le tronçon de Burlington à Hamilton[9].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 (en) « Great Western Railway of Canada », sur Toronto Railway Historical Association (consulté le )
  2. 1 2 3 4 5 (en) Peter A. Baskerville, « Great Western Railway », sur L'Encyclopédie canadienne, (consulté le )
  3. 1 2 (en) « Great Western Railway Works », sur Workers' City (consulté le )
  4. 1 2 « The Great Western Railway », sur Ville de Windsor (consulté le )
  5. 1 2 (en) « Great Western Railway », sur Ontario Railway Stations (consulté le )
  6. ↑ (en) « Great Western Railroad Accident », The Globe,‎ , p. 1
  7. ↑ (en) « The Dreadful Accident on the Great Western », The Globe,‎ , p. 2
  8. ↑ (en) Hugh A. Halliday, « Railway Disasters », sur L'Encyclopédie canadienne (consulté le )
  9. ↑ « Rapport d'enquête ferroviaire R24T0064 », sur Bureau de la sécurité des transports du Canada, (consulté le )