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Holger Härter

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Holger P. Härter, né le à Bad Kreuznach, est un dirigeant d'entreprise allemand. Il a été directeur financier, directeur des achats et des systèmes d'information, ainsi que vice-président du directoire de Porsche et de Porsche SE[1].

Holger P. Härter naît le 24 avril 1956 à Bad Kreuznach, en Rhénanie-Palatinat. Il suit une formation d'économiste diplômé, Diplom-Volkswirt[2].

Il commence sa carrière en 1986 chez Schott Glaswerke, devenu Schott AG. Il rejoint ensuite Werner & Mertz GmbH comme directeur commercial. De 1993 à 1996, il travaille comme directeur financier et directeur des achats chez Deutsche Linoleum-Werke, fabricant de revêtements de sol[1].

En 1996, à la demande de Wendelin Wiedeking, il rejoint Porsche. Il y reste treize ans et occupe plusieurs fonctions de direction, notamment celles de directeur financier, directeur informatique, directeur des achats et vice-président du directoire de Porsche AG et de Porsche Automobil Holding SE[1].

Rôle dans la tentative de prise de contrôle de Volkswagen

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Dans les années 2000, Härter joue un rôle central dans la stratégie financière de Porsche lors de la tentative de prise de contrôle de Volkswagen AG. Porsche constitue alors une position importante dans Volkswagen, notamment au moyen d'instruments financiers dérivés et d'options, afin d'accroître progressivement son influence sur le constructeur de Wolfsbourg[3],[4].

Cette stratégie permet d'abord à Porsche d'engranger d'importants gains financiers, mais elle devient ensuite un risque majeur pour l'entreprise lorsque les conditions de financement se dégradent durant la crise financière de 2008-2009. Le projet de contrôle de Volkswagen par Porsche n'aboutit pas sous la forme envisagée ; l'opération débouche finalement sur l'intégration progressive de l'activité automobile Porsche dans le groupe Volkswagen[5].

Le 23 juillet 2009, Holger Härter quitte Porsche en même temps que Wendelin Wiedeking. Il reçoit une indemnité de départ de 12,5 millions d'euros, tandis que Wiedeking reçoit une indemnité de 50 millions d'euros[6].

Procédures judiciaires

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Après l'échec de la tentative de prise de contrôle de Volkswagen, plusieurs procédures judiciaires sont engagées autour du rôle des anciens dirigeants de Porsche. En août 2009, le parquet de Stuttgart ouvre une enquête visant notamment Wendelin Wiedeking et Holger Härter au sujet de soupçons liés à l'opération Volkswagen[4].

Condamnation pour crédit frauduleux

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En 2012, le parquet de Stuttgart engage des poursuites contre Holger Härter et d'autres responsables financiers de Porsche pour soupçon de crédit frauduleux, en lien avec des informations fournies à des banques lors de négociations de financement[7].

Le 4 juin 2013, le tribunal régional de Stuttgart condamne Härter pour crédit frauduleux à une amende de 630 000 euros, soit 180 jours-amende de 3 500 euros. Le tribunal estime qu'il a donné à BNP Paribas des informations inexactes sur les besoins financiers de Porsche lors de la demande d'un crédit de 500 millions d'euros[8],[9]. Selon la presse allemande, la banque concernée ne s'était pas déclarée lésée ; le tribunal retient néanmoins que des informations exactes auraient pu conduire à refuser le crédit ou à le consentir à d'autres conditions[10].

Procédure pour manipulation de marché

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Une procédure distincte porte sur des soupçons de manipulation de marché en lien avec la communication de Porsche sur ses intentions concernant Volkswagen. Le 25 avril 2014, le tribunal régional de Stuttgart refuse d'ouvrir le procès sur ce volet. Le 18 août 2014, le tribunal régional supérieur de Stuttgart annule cette décision, ouvrant la voie à un procès contre Wiedeking et Härter pour manipulation de marché fondée sur l'information[11].

Le 18 mars 2016, le tribunal régional de Stuttgart acquitte Wendelin Wiedeking et Holger Härter des accusations de manipulation de marché. Le tribunal juge que les accusations du parquet n'ont pas été établies au terme de l'instruction et des débats[12]. Le parquet forme d'abord un recours, puis le retire en juillet 2016. L'acquittement devient alors définitif[13].

Activités ultérieures

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Après son départ de Porsche, Holger Härter fonde HPH GmbH, société de conseil. Sa notice professionnelle le présente comme conseiller d'entreprise après son parcours chez Porsche[1].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 (en) « The vita of Holger P. Härter, the founder of HPH », sur HPH GmbH (consulté le )
  2. ↑ (de) Rüdiger Jungbluth, « Porsche/VW: Der Unberechenbare », Die Zeit, no 26,‎ (lire en ligne)
  3. ↑ (de) Martin-W. Buchenau, « Porsche-Finanzchef Härter: Gut gezockt », Handelsblatt,‎ (lire en ligne)
  4. 1 2 (en) « Former Porsche chief executive and finance director under investigation », sur The Guardian, (consulté le )
  5. ↑ (de) « „Dolchstoßlegende“: Streit zwischen Porsche und VW eskaliert », Handelsblatt,‎ (lire en ligne)
  6. ↑ (de) « Härter und Wiedeking müssen Porsche verlassen », sur FINANCE Magazin, (consulté le )
  7. ↑ (en) « Porsche and the Volkswagen Take-Over: First Criminal Action Coming to a Close », sur Dispute Resolution Germany, (consulté le )
  8. ↑ (de) Henrik Mortsiefer, « Die Rechnung für Holger Härter », Der Tagesspiegel,‎ (lire en ligne)
  9. ↑ (de) « Ex-Porsche-Manager entgeht Haft », sur n-tv, (consulté le )
  10. ↑ (de) « Kreditbetrug: Geldstrafe für früheren Porsche-Finanzchef », sur Die Welt, (consulté le )
  11. ↑ (de) « Ex Porsche bosses to stand trial », sur Carsales, (consulté le )
  12. ↑ (en) « Former members of the Porsche SE executive board acquitted », sur Porsche SE, (consulté le )
  13. ↑ (en) « Acquittal in criminal proceedings against former members of the Porsche SE executive board legally binding », sur Porsche SE, (consulté le )

Articles connexes

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Liens externes

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