Jack Tar


Jack Tar (Ă©galement Jacktar, Jack-tar ou Tar) est un terme anglais courant utilisĂ© Ă l'origine pour dĂ©signer les marins de la marine marchande britannique ou de la marine royale, en particulier pendant de l'empire britannique. Lors de la PremiĂšre Guerre mondiale, ce terme Ă©tait utilisĂ© comme surnom pour ceux de la marine amĂ©ricaine[2]. Le peuple et les gens de mer eux-mĂȘmes ont utilisĂ© ce nom pour identifier les personnes qui ont pris la mer. Le terme nâĂ©tait pas pĂ©joratif, et les marins Ă©taient heureux de lâutiliser pour sâidentifier[3].
Ătymologie.
[modifier | modifier le code]Les historiens dĂ©battent sur lâorigine de "Jack", mais câĂ©tait un gĂ©nĂ©rique frĂ©quemment utilisĂ© qui identifiait la masse des gens ordinaires[4]. Il existe plusieurs Ă©tymologies plausibles pour la rĂ©fĂ©rence Ă "tar":
- Ă l'Ăšre des voiliers en bois, le grĂ©ement d'un navire Ă©tait une corde en chanvre, qui pourrissait rapidement dans un environnement aussi humide. Pour Ă©viter cela, les cordes et les cĂąbles des manĆuvres dormantes Ă©taient imbibĂ©es de goudron, qui devait ĂȘtre reconstituĂ© Ă l'aide de goudronnage[5].
- Les marins Ă©taient connus pour «goudronner» (to tar) leurs vĂȘtements avant de partir en voyage afin de les rendre impermĂ©ables, avant l'invention des tissus impermĂ©ables. Plus tard, ils portaient frĂ©quemment des manteaux et des chapeaux fabriquĂ©s dans un tissu impermĂ©able appelĂ© tarp (tarpaulin, bĂąche). Le mot a peut-ĂȘtre Ă©tĂ© abrĂ©gĂ© en « tar » Ă un moment donnĂ©[4].
- Il était courant chez les marins de tresser leurs longs cheveux en queue de cheval et de les enduire de goudron de qualité supérieure pour éviter qu'ils ne se prennent dans l'équipement du navire[2].
Usages
[modifier | modifier le code]- L'opérette de Gilbert et Sullivan, H.M.S. Pinafore, sous-titré The Lass That Loved a Sailor, utilise fréquemment le synonyme « tar » dans ses dialogues, y compris les chansons The Merry Maiden and the Tar et A British Tar.
- Une Ćuvre de John Philip Sousa moins connue Ă©tait sa Jack Tar March, Ă©crite en 1903, qui comportait le The Sailor's Hornpipe, un de ses arrangements.
- Jack Tar: Life in Nelsonâs Navy, best-seller de non-fiction Ă©crit par Roy et Lesley Adkins sur la vie rĂ©elle des marins au temps de Nelson[6].
- La chanson folklorique anglaise traditionnelle Go to Sea Once More (alternativement intitulé Jack Tarr the Sailor) raconte l'histoire d'un marin du nom de Jack Tarr qui perd tout aprÚs une escapade alcoolique déconseillée alors qu'il était à terre à Liverpool.
- La chanson folklorique anglaise traditionnelle Jacky Tar, chantée par Eliza Carthy (déjà collecté et chanté par A. L. Lloyd comme Do Me Ama): Roud 511; Laws K40; Ballad Index LK40[7].
- John Adams a appelé la foule impliquée dans le massacre de Boston "a motley rabble of saucy boys, negros and molattoes, Irish teagues and outlandish jack tarrs."[8].
- Heart of Oak, la marche officielle de la Royal Navy, contient les lignes « Heart of oak are our ships, jolly tars are our men. »
- Rollins College de Winter Park (Floride) choisit le "Tar" comme sa mascotte[9].
- Les personnes nĂ©es Ă Swansea au Royaume-Uni sont connus comme "Jacks" ou "Swansea Jacks." L'une des explications de ce nom est que les habitants de Swansea avaient la rĂ©putation d'ĂȘtre des marins qualifiĂ©s et que leurs services Ă©taient trĂšs recherchĂ©s par la marine[10].
- Dans la comĂ©die/thriller de Anthony Shaffer, Le Limier, le plus important des automates d'Andrew Wyke est Jolly Jack Tarr, the Jovial Sailor. Ce personnage grandeur nature rit et son corps tremble de maniĂšre appropriĂ©e en appuyant sur un bouton de la tĂ©lĂ©commande. Il est dans plusieurs scĂšnes, y compris celle oĂč un indice d'un meurtre est cachĂ© sur la personne de Jolly Jack Tarr.
- Le terme forme la base de l'expression « I'm alright, Jack », ce qui signifie un suffisance aux dépens des autres.
- Les écrivains d'époque ont souvent évoqué la simplicité de Jack Tar, et lorsqu'il était présenté comme un homme ivre et un coureur de jupons, la morale de l'histoire était qu'il était une proie facile pour les femmes, les patrons de bistro et les gardiens de pension.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- â Daniel James Ennis. Enter the Press-gang: Naval Impressment in Eighteenth-century British Literature. University of Delaware Press, 2002
- 1 2 Stewart Binns, The Darkness and the Thunder : 1915 : The Great War Series, Penguin Books Limited, , 428 p. (ISBN 978-1-4059-1629-5, lire en ligne)
- â James H Williams, « A Better Berth for Jack Tar », S.W. Benedict, New York, no Sept. 29,â , p. 502â503, 515 (lire en ligne, consultĂ© le )
- 1 2 « Jack Tar: Myth and Reality », sur More than a List of Crew, Memorial University of Newfoundland (consulté le )
- â Lars Bruzelius, « Fordyce: Blacking Rigging, 1837 », Blacking Rigging, The Maritime History Virtual Archives, (consultĂ© le )
- â Roy Adkins et Lesley Adkins, Jack Tar : Life in Nelson's Navy, Londres, Little, Brown, , 429 p. (ISBN 978-1-4087-0054-9 et 1-4087-0054-9)
- â « Do Me Ama/Jacky Tar », sur Mainly Norfolk: English Folk and Other Good Music (consultĂ© le )
- â « Speech by John Adams at the Boston Massacre Trial » [archive du ], Boston Massacre Historical Society (consultĂ© le )
- â « What's A Tar? » [archive du ], Rollins College (consultĂ© le )
- â (en) « DomainLore : .uk Domain Sales and Auctions », sur kgbanswers.co.uk (consultĂ© le ).