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Jakob Ferdinand Schreiber

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Jakob Ferdinand Schreiber
Biographie
Naissance

Ulm (Allemagne)
Décès
(à 58 ans)
Esslingen am Neckar (Allemagne)
Nom de naissance
Jakob Friedrich Ferdinand Schreiber
Nationalité
Allemand
Activité
Lithographe, éditeur
Enfants
Ferdinand Schreiber (d)
Rosa Pauline Karoline Schreiber (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Propriétaire de
Maison d'édition J.F Schreiber
Distinction
Goldene Medaille für Kunst und Wissenschaft

Jakob Ferdinand Schreiber, né le à Ulm (Allemagne) et mort le à Esslingen am Neckar (Allemagne), est un lithographe et éditeur allemand, fondateur de la maison d'édition de livres pour enfants J. F. Schreiber.

Jakob Ferdinand Schreiber nait le à Ulm. Il est le fils de Jung-Matthaüs Schreiber, sergent, et de Augusta Assenheimer. Son père combattit d'abord dans l'armée du Würtemberg, contre Napoléon, puis rejoint avec cette armée la bannière de Napoléon et part pour la campagne de Russie en 1812. Sa mère suit les armées comme cantinière. Abandonné par ses parents à l'âge de trois ans, Jakob Ferdinand est donc laissé à Ulm. Il est mis sous la tutelle de l'État et placé dans un orphelinat militaire à Stuttgart. Il devient apprenti cordonnier, mais abandonne ce métier trop éprouvant pour lui et apprend à dessiner. Après un passage à l'école de commerce de Stuttgart, financé par un mécène, il se forme au métier de lithographe dans l'atelier de Georg Ebner, l'un des plus réputés de Stuttgart[1].

En 1831, fort d'une solide formation et muni de 44 plaques de pierre lithographiques, Jakob Ferdinand Schreiber arrive à Esslingen. La même année, il épouse Maria Karoline König, fille d'un riche bourgeois local, et grâce à cette fortune « héritée », fonde un atelier de lithographie qu'il installe dans la ville, dans la Gelbe Haus (la Maison Jaune)[1].

L'entreprise commence par imprimer des estampes, notamment des vues partielles d'Esslingen et de ses environs. Elle se met aussi rapidement à produire des feuilles éducatives à motifs religieux (appelées « Holgen ») et des estampes à contenu scientifique pour enfants, ce qui amène un grand succès à la jeune maison d'édition.

À partir de 1833, des illustrations en couleur sont réalisées pour les manuels scolaires. Les premiers livres pour enfants sont publiés en 1840[2].

En 1864, Jakob Ferdinand Schreiber reçoit la Goldene Medaille für Kunst und Wissenschaft (médaille d'or des Arts et des Sciences) des mains du roi Guillaume Ier de Wurtemberg (ou du roi Charles de Wurtemberg).

Les Schreiber ont eu deux enfants : Ferdinand (1835-1914) et Emma (1837-1917)[1].

Après la mort de Maria Karoline König en 1846, Schreiber épouse Rosa Johann Wilhelmina Bechtner. Ensemble, ils ont eu cinq enfants : Rosa Pauline Karoline Schreiber (1847-1911), Emilie (1848-1912), Max (1849-1930), Ludwig (1855-1937) et Eberhard (1860-1934)[1].

La maison d'édition J.F. Schreiber après la mort de son créateur

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Son fils Ferdinand Schreiber rejoint la maison d'édition en 1862 et en prend la direction après le décès de son père en 1867. Max Schreiber, fils d'un deuxième mariage, rejoint aussi l'entreprise familiale en 1872[2].

Sous la direction de Max Schreiber, qui avait repris la branche munichoise de la maison d'édition, est réalisée l'acquisition et la publication des œuvres de l'artiste Lothar Meggendorfer, qui produit le magazine satirique Meggendorfer Blätter pour Schreiber, et crée aussi une gamme de livres pour enfants très appréciés[2].

De nos jours, Schreiber reste une entreprise familiale produisant des livres pour enfants depuis quatre générations, opérant sous la dénomination Esslinger Verlag JF Schreiber GmbH[2].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 (de) « Ausstellung über den J. F. Schreiber-Verlag, Esslingen im Rathaus in Leutenbach vom 3. Juli - 30. September 1994 », Leutenbacher Heimatblätter, nos 4/94,‎ (lire en ligne [PDF])
  2. 1 2 3 4 (en) « Category:JF Schreiber », sur Brighton toy and model museum (consulté le )

Bibliographie

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  • Otto Borst, Ein Stück deutscher Kulturgeschichte: Dem Verlag J.F. Schreiber zum einhundertfünfzigsten Geburtstag, Esslingen, J. F. Schreiber, 1981, 53 p, (ISBN 978-3-48015-000-7)

Liens externes

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