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Jean-Marie Verne

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Jean-Marie Verne
Description de cette image, également commentée ci-après
Jean-Marie Verne vers 1895
Naissance
Saint-Genis-sur-Menthon (Ain)
Décès (à 75 ans)
Brest (Finistère)
Profession
Homme politique, négociant
Distinctions

Jean-Marie Verne, né le 20 septembre 1825 à Saint-Genis-sur-Menthon (Ain) et mort le 11 juin 1901 à Brest (Finistère), est un homme politique français, maire de Bourg-en-Bresse et conseiller général de l'Ain.

Maire de Bourg-en-Bresse de 1880 à 1882, puis réélu de 1888 à 1900, il siège au conseil municipal de la ville pendant trente ans (1871-1900). Républicain engagé, il impulse à partir de 1889 la grande opération d'urbanisme de « La Percée » (avenue Alsace-Lorraine) qui dote la ville d'infrastructures modernes de type haussmannien et d'un réseau d'assainissement moderne.

Origines et parcours professionnel

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Issu d'une famille de laboureurs et meuniers bressans[1], Jean-Marie Verne s'établit d'abord comme boulanger à Bourg dans les années 1840, devenant syndic de la boulangerie de la ville en 1859[2]. En 1867, il réoriente ses activités vers le négoce de farines et de grains.

Républicain convaincu, il participe à la résistance au coup d'État du 2 décembre 1851 dans l'Ain aux côtés du docteur Edmond Tiersot[3].

L'engagement municipal et social (1871-1888)

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Élu au conseil municipal de Bourg le 30 avril 1871[4], il s'investit durablement dans les œuvres sociales de la commune : il préside le Bureau de bienfaisance, administre les hospices et s'implique dans les sociétés de secours mutuels et les commissions scolaires et sanitaires. Il exerce également les fonctions de juge au tribunal de commerce[5].

Nommé maire de Bourg par le pouvoir central en 1880, il exerce une première mandature de 1880 à 1882, marquée par une période de tension politique locale (« la crise municipale »)[6]. Il est ensuite élu conseiller général du canton de Bourg le 29 juin 1884, mandat qu'il conserve jusqu'à sa fin de vie[5].

Les mandats de maire et la modernisation urbaine (1888-1900)

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Le 20 mai 1888, il redevient maire de Bourg, élu par son conseil municipal à la suite de la victoire de la liste républicaine. Il est par la suite réélu sans interruption en 1892, 1896 et 1900[7].

Son magistère est profondément marqué par la transformation urbanistique de la ville. Faisant suite aux projets amorcés dans les années 1870, il porte la réalisation de la « Percée » de l'avenue Alsace-Lorraine. Ce grand projet, étudié dans le détail par l'historiographie locale et universitaire[8],[9], est couplé à une exigence sanitaire majeure : la construction d'un égout collecteur moderne votée à la suite d'une épidémie de fièvre typhoïde en 1888.

Pour mener à bien ce chantier d'envergure, Jean-Marie Verne obtient l'extension, à la ville de Bourg, des décrets d'expropriation relatifs aux percées parisiennes (décret de juillet 1891) et fait voter la loi d'emprunt et d'imposition extraordinaire d'avril 1892 par le Parlement, sous la présidence de Sadi Carnot qui signe le décret d’utilité publique. Les travaux, dirigés par l'ingénieur Léon Parant, aboutissent à l'inauguration de la nouvelle avenue le 28 avril 1896[10], bordée d'immeubles soumis à un strict cahier des charges architectural de style haussmannien.

Sous ses mandats, la municipalité assure également la maîtrise d’œuvre pour reconstruire le théâtre municipal, édifier la halle aux grains, l'hôtel des postes et de nouvelles structures de santé et d'enseignement. L'architecte départemental Tony Ferret collabore étroitement aux travaux[11].

Affaibli par la maladie, il démissionne de ses mandats municipaux en novembre 1900 (remplacé par Georges Loiseau), tout en conservant son siège de conseiller général. Il s'éteint le 11 juin 1901 à Brest, où réside son fils, et reçoit à Bourg des funérailles officielles marquantes[12].

Distinctions et hommage

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  • chevalier de la Légion d'honneur en 1891[13]. Une réduction en bronze du Mucius Scaevola de Louis Pierre Deseine, offerte par ses proches politiques à l'occasion de sa distinction, est conservée au musée du Monastère royal de Brou[14].
  • Une voie publique de Bourg-en-Bresse porte son nom (avenue Jean-Marie-Verne).

Il est le père du haut fonctionnaire Frédéric Verne (1858-1937), préfet, et le grand-père de Jean Verne (1890-1982), professeur d'histologie et président de l'Académie nationale de médecine en 1968.

Notes et références

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  1. ↑ Archives départementales de l'Ain.
  2. ↑ Dossier de la Légion d'honneur de Jean-Marie Verne, base Léonore, Archives nationales.
  3. ↑ F. Dagallier, Le Coup d'État dans le département de l'Ain, 1880 (consultable sur Gallica).
  4. ↑ « Élections municipales », Le Courrier de l'Ain, 2 mai 1871.
  5. 1 2 Dominique Saint-Pierre, « Verne Jean-Marie », dans Dictionnaire des hommes et femmes politiques de l'Ain (1789-1945), Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon.
  6. ↑ « La crise municipale de 1880-1882 à Bourg », Chroniques de Bresse.
  7. ↑ Noël Gavignet, Maires de Bourg-en-Bresse de 1790 à nos jours, Ville de Bourg-en-Bresse, 2000.
  8. ↑ Kamel Younir, La Percée de l'avenue Alsace-Lorraine à Bourg-en-Bresse (1891-1901), mémoire de maîtrise en histoire, université Lyon-II, 1999.
  9. ↑ Office Municipal de la Culture, Bourg-en-Bresse à l'époque de la Percée - 1895, Bourg-en-Bresse, 1995, 131 p. ( (ISBN 2-9501671-3-6)), avant-propos par Paul Cattin.
  10. ↑ « Il y a cent vingt et un ans, l'avenue Alsace-Lorraine était inaugurée », Le Progrès, 29 janvier 2017.
  11. ↑ « Tony Ferret (1851-1923), itinéraire d'un architecte », Chroniques de Bresse, 2026.
  12. ↑ « Les funérailles de M. Jean-Marie Verne », Le Courrier de l'Ain, 18 juin 1901.
  13. ↑ « Recherche - Base de données Léonore », sur www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le )
  14. ↑ Collections permanentes, musée du Monastère royal de Brou.

Bibliographie

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  • Dominique Saint-Pierre, Dictionnaire des hommes et femmes politiques de l'Ain (1789-1945), Bourg-en-Bresse, Musnier-Gilbert Éditions, 2002, 1136 p. (ISBN 2-910267-59-8).
  • Kamel Younir, La Percée de l'avenue Alsace-Lorraine à Bourg-en-Bresse (1891-1901), mémoire de maîtrise en histoire, université Lyon-II, 1999 (notice IdRef).
  • Office Municipal de la Culture, Bourg-en-Bresse à l'époque de la Percée - 1895, Bourg-en-Bresse, 1995, 131 p. (ISBN 2-9501671-3-6) (avant-propos par Paul Cattin).

Articles connexes

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