Glossaire de l'hydrologie
Apparence
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A
[modifier | modifier le code]- Affluent : un affluent est un cours d'eau rejoignant un autre cours d'eau. Le Missouri est un affluent du Mississippi.
- Aggradation : l'aggradation est l'exhaussement du lit d'un cours d'eau par accumulation de sédiments.
- Anaclinal : un cours d'eau est dit anaclinal lorsqu'il coule dans le sens inverse du pendage des couches gĂ©ologiques. S'il coule dans le mĂȘme sens, il est dit cataclinal et s'il coule perpendiculairement, il est dit orthoclinal.
- Avulsion : une avulsion est une modification brutale du cours d'une riviÚre qui abandonne un chenal pour en prendre un autre à la suite d'une crue et d'un dépÎt important d'alluvions[1].
B
[modifier | modifier le code]- Bassin : un cours d'eau est caractĂ©risĂ© par un bassin versant, c'est-Ă -dire l'aire gĂ©ographique dans laquelle toute l'eau coule d'amont en aval dans le cours de ce cours d'eau et ses affluents. Il convient de faire la diffĂ©rence entre un bassin hydrologique et bassin hydrographique. En effet, le premier considĂšre la ligne de partage des eaux comme limite du bassin, alors que le second considĂšre les lignes de crĂȘtes comme limites. Dans certaines zones, typiquement des rĂ©gions karstiques comme le massif du Jura (France, Suisse et Allemagne), il arrive que les lignes de partage des eaux et les lignes de crĂȘtes ne soient pas confondues, l'eau s'infiltrant au travers de la montagne pour en sortir sur l'autre versant.
- Bras mort : un bras mort est une portion du lit d'un cours d'eau oĂč celui-ci ne coule plus.
C
[modifier | modifier le code]- Captage : le captage est le fait de collecter de l'eau (potable ou non) d'une source, d'une riviÚre ou d'une nappe souterraine, à des fins de consommation (captage d'eau potable), d'irrigation ou autre. Le terme désigne aussi le point du prélÚvement.
- Capture : la capture d'un cours d'eau correspond au détournement de celui-ci par un autre plus actif.
- Cataclinal : un cours d'eau est dit cataclinal (ou conséquent) lorsqu'il suit le pendage des strates géologiques d'un bassin sédimentaire. Lorsqu'il coule en sens inverse du pendage, il est dit anaclinal et s'il coule perpendiculairement il se nomme orthoclinal. En géomorphologie, les cours d'eau cataclinaux ont tendance à s'orienter de maniÚre orthoclinale au fil du temps.
- Confluent : le confluent est le lieu oĂč un affluent rejoint le cours d'eau dont il est l'affluent. On parle de la confluence de deux cours d'eau : l'expression « point de confluence » est synonyme de confluent, et on parle de deux cours d'eau confluents (ou confluant, puisque le verbe confluer existe : « l'Allier conflue avec la Loire » = se jette dans la Loire)[2]. Mais aussi, inversement, « la Loire conflue avec l'Allier » = reçoit l'affluence de l'Allier.
- CÎne de déjection : un cÎne de déjection est un amas de matiÚre transportée par un torrent au débouché d'une vallée ou en contrebas d'un versant ; il a une forme triangulaire ou conique.
D
[modifier | modifier le code]- Débit : le débit d'un cours d'eau est la quantité d'eau coulant dans le lit par unité de temps. Selon les ordres de grandeurs, on peut utiliser le litre par seconde (l/s) ou le mÚtre cube par seconde (m3/s). Cette notion est à rapprocher de celle de module.
- Défluent : un défluent est un bras d'un cours d'eau qui s'en sépare sans le rejoindre en aval. Un delta comprend au moins deux défluents.
- Delta : un delta est une des formes d'embouchures d'un cours d'eau, caractérisée par sa division en deux ou plusieurs bras figurant un triangle.
- Distributaire : le distributaire est le cours d'eau principal qui reçoit la "contribution" Ă son dĂ©bit du cours d'eau considĂ©rĂ© comme "secondaire" et lui "payant tribut", soit le cours tributaire (ou encore son affluent). Au couple d'opposition « tributaire â distributaire » correspond donc Ă peu prĂšs le couple « affluent â effluent », si ce n'est qu'un fleuve peut ĂȘtre dit « tributaire » d'une mer, alors que l'expression « affluent de mer » est plutĂŽt tombĂ©e en dĂ©suĂ©tude (voir : affluent).
E
[modifier | modifier le code]- Eau : L'eau est un corps chimique composĂ© nĂ©cessaire Ă la vie (sous sa forme connue), et constituĂ© de molĂ©cules de formule H2O, soit la liaison de deux atomes d'hydrogĂšne avec un atome d'oxygĂšne. Cette substance est abondante dans l'univers et dans le systĂšme solaire. Sur notre planĂšte â et c'est, semble-t-il, une particularitĂ©[3] â l'eau est omniprĂ©sente dans l'atmosphĂšre, sur terre, sous terre, et sous ses trois Ă©tats, solide (glace), liquide et gazeux (vapeur d'eau). L'eau sous toutes ses formes (surtout naturelles) est l'objet d'Ă©tude de l'hydrologie.
- Effluent : cours d'eau dans lequel se jette un affluent.
- EndorĂ©isme : on parle dâendorĂ©isme pour dĂ©signer les rĂ©gions oĂč les eaux d'Ă©coulement ne rejoignent jamais la mer. Lorsque les eaux s'Ă©coulent vers la mer, on parle dâexorĂ©isme.
- Exsurgence : une exsurgence dĂ©signe l'Ă©mergence des seules infiltrations d'eaux de pluie, Ă la diffĂ©rence de la rĂ©surgence qui provient d'une ou plusieurs riviĂšres dont le cours a connu, par une perte hydrologique, un tronçon souterrain. Parfois la rĂ©surgence est considĂ©rĂ©e comme une exsurgence particuliĂšre. De mĂȘme que le puits artĂ©sien. En tout cas la plupart des sources sont des exsurgences dont l'eau provient d'un rĂ©seau karstique souterrain.
F
[modifier | modifier le code]- Fleuve : on désigne généralement par fleuve un cours d'eau rejoignant l'océan. Néanmoins, il existe plusieurs exceptions : l'Okavango dont le bassin est endoréique se finit dans un désert, le Rhin finit son cours dans un delta commun avec la Meuse et l'Escault.
H
[modifier | modifier le code]- Hydraulique : l'hydraulique est une technologie et une science appliquĂ©e de la mĂ©canique des fluides, et Ă©tudiant les propriĂ©tĂ©s mĂ©caniques des liquides dans un but d'ingĂ©nierie : transmission de puissance par l'utilisation de liquides sous pression, Ă©tude des comportements des fluides en espace contraint (dĂ©bit dans des tuyaux, conception de barrages, pompes, etc.), ou en surface libre (canaux, riviĂšresâŠ).
- Hydrographie : l'hydrographie est la cartographie des eaux de la Terre, soit l'étude et la description des cours d'eau, de leurs réseaux, et des étendues d'eau, que cette eau soit liquide ou glaciaire, sur ou sous le sol. Le terme désigne aussi le relevé des fonds marins, fluviaux ou lacustre (profondeurs et courants), soit la topographie appliquée aux zones aquatiques, entre autres pour établir des cartes marines, ou cartographier les réseaux hydrogéologiques souterrains.
- Hydrologie : l'hydrologie est la science qui étudie tous les aspects du cycle de l'eau, c'est-à -dire l'ensemble des mouvements et des échanges qui se produisent entre toutes les formes de l'eau terrestre sous ses trois états : solide, liquide ou gazeux, et ses trois localisations : atmosphérique (ou eau météorique), de surface, ou souterraine.
- Hydrologie rĂ©gĂ©nĂ©rative : science de la rĂ©gĂ©nĂ©ration des cycles de lâeau douce par lâamĂ©nagement du territoire.
- Hydronymie : l'hydronymie est l'étude linguistique des noms propres des cours et des étendues d'eau ou hydronymes. Elle est parmi d'autres, avec la toponymie (étude des noms de lieux), une branche de l'onomastique (étude des noms propres).
L
[modifier | modifier le code]- Lame d'eau : la lame d'eau est une mesure d'écoulement des précipitations atmosphériques au sein du bassin versant d'un cours d'eau.
- Limnologie : la limnologie est la « science des eaux continentales », par opposition à l'océanographie.
- Lit : le lit est l'espace occupé par le cours d'eau, que ce soit en permanence ou occasionnellement. Le lit mineur est la partie comprise entre les deux rives, le lit majeur est l'espace sur lequel il s'étend lors de ses plus fortes crues. Certains cours d'eau sont dits à lit mobile car, sur certaines portions de leur cours, le lit n'est pas fixé et l'eau peut fréquemment changer de trajet dans l'espace du lit majeur, notamment aprÚs des épisodes de crue. C'est le cas notamment des cours d'eau en tresse.
M
[modifier | modifier le code]- Méandre : un méandre est une sinuosité trÚs prononcée d'un cours d'eau.
- Mer : au sens large, la mer désigne toute l'étendue (en surface et volume) des eaux salées de surface qui recouvrent environ 70,8 % de la surface de la Terre. En ce sens générique, le mot mer est synonyme de l'Océan mondial unique. Au sens plus strict et hydronymique du terme, une mer désigne une étendue d'eau salée relativement grande (mais moins qu'un océan), le plus souvent connectée à l'océan mais généralement enclavée entre des masses terrestres ou simplement limitée par les bords du plateau continental. Les termes de « mer fermée » ou « mer intérieure » sont aussi utilisés pour désigner certains grands lacs salés comme la mer Caspienne, la mer Morte ou la mer d'Aral.
- Module : le module est la moyenne annuelle ou pluriannuelle du débit du cours d'eau. Elle considÚre le débit journalier moyenné sur 365 jours. Le module est souvent réalisé sur plusieurs années contiguës, idéalement plusieurs décennies.
O
[modifier | modifier le code]- Océan : un océan est une grande étendue d'eau salée comprise entre deux ou plusieurs continents. Selon le point de vue (historique, géographique, juridique, écologique, hydrologique, etc.), on distingue soit cinq océans : Pacifique, Atlantique, Indien, Arctique, Austral (anciennement océan Antarctique). Ou seulement trois, les océans Arctique et Austral étant alors répartis sur un ou plusieurs des trois autres. Ou enfin un seul, l'océan mondial (ou l'« Océan » tout court), puisqu'ils sont tous interconnectés, la masse des eaux salées entourant les terres émergées formant un continuum aux contours sinueux mais ininterrompu.
- Océanographie : l'océanographie est l'étude des mers et des océans, par opposition à la limnologie qui étudie les écosystÚmes des eaux de surface des terres émergées.
- Orthoclinal : un cours d'eau est dit orthoclinal (ou subséquent) lorsqu'il coule perpendiculairement au sens du pendage des strates géologiques. Plus particuliÚrement, dans un relief de cuestas, cet adjectif désigne un cours d'eau qui longe le front de cÎte.
P
[modifier | modifier le code]- Perte hydrologique : une perte, en hydrologie, dĂ©signe Ă la fois « le lieu et le phĂ©nomĂšne d'une disparition naturelle totale ou partielle dâun cours dâeau de surface permanent ou temporaire dans le sous-sol, par infiltration » ou dans une fissure, voire dans un gouffre[4]. Le cours d'eau peut « rĂ©apparaĂźtre ensuite, en formant une rĂ©surgence, aprĂšs avoir effectuĂ© un trajet souterrain (exemple : la perte du RhĂŽne, prĂšs de Bellegarde-sur-Valserine) »[5]. « En domaine karstique, le mot est synonyme de capture souterraine, [...] il constitue l'inverse de source »[4]. En toponymie, le mot sâemploie de prĂ©fĂ©rence au pluriel : « les Pertes du RhĂŽne »[6].
R
[modifier | modifier le code]- Résurgence : une résurgence désigne le retour en surface d'une riviÚre souterraine provenant d'un (ou de plusieurs) cours d'eau de surface distant(s), dont une partie ou la totalité s'est infiltrée dans le sous-sol par une ou plusieurs pertes.
- RiviÚre : une riviÚre est un cours d'eau naturel au débit moyen, qui reçoit des affluents et qui se jette dans une autre riviÚre ou dans un fleuve[7].
- Ruisseau : un ruisseau est un petit cours d'eau naturel peu profond, au débit faible à modéré (inférieur à 2 m³/s) et souvent irrégulier, alimenté par une ou plusieurs sources d'eaux naturelles, et sans affluent (ou drainant un petit bassin versant), le plus souvent tributaire d'un étang, d'un lac ou d'une riviÚre.
S
[modifier | modifier le code]- Source : la source d'un cours d'eau (ruisseau, riviĂšre ou fleuve), est l'endroit oĂč son eau sort naturellement du sol pour la premiĂšre fois[8] (Ă la diffĂ©rence d'une rĂ©surgence), et se dĂ©verse Ă la surface[9]. Cette issue Ă l'air libre d'une eau souterraine et ses abords sont parfois amĂ©nagĂ©s par l'homme. La source ou « lieu d'Ă©mergence de l'eau emmagasinĂ©e dans une nappe aquifĂšre souterraine »[10] est parfois aussi immergĂ©e dans une mare, un lac ou une mer : il s'agit alors d'exsurgence subaquatique.
T
[modifier | modifier le code]- Torrent : Un torrent est un cours d'eau Ă©lĂ©mentaire de montagne au dĂ©bit irrĂ©gulier. Il peut ĂȘtre de taille trĂšs variable. En raison de la dĂ©clivitĂ© forte (en pourcentage de pente topographique ou en ratio de pente hydraulique) de son support, son Ă©coulement gravitaire (ou courant) est puissant et tumultueux. Il donne souvent naissance Ă de l'« eau vive » Ă fortes turbulences et Ă des « rapides ».
- Tributaire : Un plan ou cours d'eau qui en alimente un autre. Ce mot, en hydrologie, est Ă peu prĂšs synonyme d'affluent, mais un fleuve peut ĂȘtre dit « tributaire » d'une mer, alors que l'expression « affluent d'une mer », qui se rencontre parfois, est plutĂŽt tombĂ©e en dĂ©suĂ©tude [voir Ă ce sujet l'introduction et les notes 1 et 2 de l'article consacrĂ© au concept d'affluent].
Références
[modifier | modifier le code]- â (fr) Le tressage [PDF] pages 14 Ă 17, consultĂ© le 3 novembre 2013.
- â Paul Robert, Alain Rey, Josette Rey-Debove et alii, Le Petit Robert 1, entrĂ©e "confluer", Dictionnaires Le Robert, , 2175 p. (ISBN 2-85036-066-X), page 364.
- â Voir notamment : Mathilde Fontez, « Et si la Terre Ă©tait unique? », Epsilân (ou epsiloon), no 7,â , pp. 42 Ă 56. Ainsi que le long dossier consacrĂ© au sujet de « l'origine du vivant », La Recherche, no spĂ©cial,â , notamment les articles « la vie serait intimement liĂ©e Ă l'Ă©volution de la Terre » (de Jean-Pierre Bibring, p. 40), « Jupiter, maĂźtre de l'eau? » (de Sean Raymond, p. 43), et « notre planĂšte est-elle vraiment unique? » (de François Forget, p. 46).
- 1 2 Dictionnaire Français dâHydrogĂ©ologie (1977) in Jean Margat, « DĂ©finition de perte », (consultĂ© le ).
- â Dictionnaire Le Robert (1973) in Jean Margat, « DĂ©finition de perte », (consultĂ© le ).
- â Dictionnaire français dâhydrologie de surface (1986) in Jean Margat, « DĂ©finition de perte », (consultĂ© le ).
- â Dictionnaire Larousse en ligne, « entrĂ©e "riviĂšre" », sur www.larousse.fr (consultĂ© le ) : « Cours d'eau de faible ou moyenne importance qui se jette dans un autre cours d'eau »
- â Dictionnaire Larousse en ligne, « entrĂ©e "source" », sur www.larousse.fr (consultĂ© le )
- â Paul Robert, Alain Rey, Josette Rey-Debove et alii, Le Petit Robert 1, entrĂ©e "source", Dictionnaires Le Robert, , 2175 p. (ISBN 2-85036-066-X), page 1844.
- â EncyclopĂ©die Larousse en ligne, « entrĂ©e "source" », sur www.larousse.fr (consultĂ© le )