Aller au contenu

Nicolas Finet

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Nicolas Finet
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (67 ans)
Nationalité
Activités
Autres informations
A travaillé pour

Nicolas Finet (né le ) est un écrivain, éditeur, consultant, journaliste et conférencier français.

Il valorise aujourd’hui, Ă  travers ces diffĂ©rentes activitĂ©s, sa connaissance approfondie des cultures asiatiques contemporaines ainsi que son compagnonnage de longue date avec la bande dessinĂ©e.

Nicolas Finet commence son parcours professionnel dans la presse Ă©crite, au tout dĂ©but des annĂ©es 1980. FormĂ© dans la presse quotidienne (La Presse de la Manche, France-Soir), il choisit trĂšs tĂŽt de travailler comme reporter indĂ©pendant. Un choix qui le conduit Ă  nourrir de trĂšs nombreuses collaborations, sans spĂ©cialitĂ© initiale, mais avec une forte prĂ©dilection pour certains sujets comme l’actualitĂ© culturelle, l’image sous toutes ses formes et l’ExtrĂȘme-Orient.

Au fil de quelque vingt ans de journalisme, il voyage ainsi dans prĂšs d’une soixantaine de pays et voit ses enquĂȘtes, reportages et entretiens publiĂ©s par plus d’une centaine de titres : Les Échos, TĂ©lĂ©rama, Les Nouvelles littĂ©raires, (À suivre), 20 ans, L'Express, L'Usine nouvelle, Le Nouvel Économiste, GEO, Ça m'intĂ©resse, CFDT Magazine, Grands Reportages, CB News, Le Monde, VSD, BĂ T, Voyager Magazine, TĂ©lĂ© Star, Rock, Challenges, Voyages d’Affaires, etc.[1].

Cette trajectoire Ă©clectique l’amĂšne aussi Ă  expĂ©rimenter diverses fonctions Ă©ditoriales. Il est notamment rĂ©dacteur en chef du mensuel Max dĂšs 1989, fonde la mĂȘme annĂ©e AngoulĂȘme, Le magazine, revue officielle du Festival international de la bande dessinĂ©e d'AngoulĂȘme, et sera en 1995 conseiller Ă©ditorial et chef d’édition de Lettre d’Europe, bimensuel culturel de la prĂ©sidence française de l’Union europĂ©enne. Il fait Ă©galement, en marge de la presse Ă©crite, l’expĂ©rience d’autres mĂ©dias, comme la tĂ©lĂ©vision (il y officie une saison durant comme coordinateur Ă©ditorial) et l’Internet, oĂč, Ă  partir de 1999, il conçoit et coordonne un site juridique, signe pendant deux ans des chroniques littĂ©raires et participe aux enquĂȘtes en Asie d’un site[Lequel ?] dĂ©diĂ© au tourisme.

En 1995, Nicolas Finet fonde N2 The Emerging Side, une agence d’information spĂ©cialisĂ©e dans la couverture de l’Asie orientale, qui fournit des contenus Ă©ditoriaux originaux et exclusifs (Ă©tudes, enquĂȘtes, livres, reportages, photographies, etc.) Ă  une clientĂšle de mĂ©dias, d’éditeurs, d’institutions et d’entreprises.

Au cours des annĂ©es 2000, Nicolas Finet fait, Ă  travers de nouvelles activitĂ©s, la synthĂšse de sa connaissance de l’Asie et de son expertise de la bande dessinĂ©e. Il est chargĂ© de mission Asie pour le compte du Festival international de la bande dessinĂ©e d'AngoulĂȘme, initie des traductions de bandes dessinĂ©es corĂ©ennes et chinoises chez plusieurs Ă©diteurs francophones, anime des confĂ©rences et des rencontres sur la bande dessinĂ©e Ă  SĂ©oul et Paris, et assure avec BenoĂźt Mouchart le commissariat du premier volet de l’Exposition universelle de la bande dessinĂ©e prĂ©sentĂ©e en au Festival d’AngoulĂȘme.

Nicolas Finet a participĂ© Ă  une demi-douzaine d’ouvrages collectifs, dĂ©veloppĂ© les scĂ©narios de deux albums de bande dessinĂ©e et signĂ© trois guides de voyage, deux monographies d’artistes, un album-mĂ©morial — (À Suivre) 1978-1997 – Une aventure en bandes dessinĂ©es — et un recueil de rĂ©cits de voyage en Asie, Le puĂ©ril jaune[2].

En 2008, il est le directeur d’ouvrage et l’un des principaux auteurs du DicoManga, premier dictionnaire encyclopĂ©dique de la bande dessinĂ©e japonaise, publiĂ© chez Fleurus[3], et crĂ©e au sein de l'École europĂ©enne supĂ©rieure de l'image (EESI) d'AngoulĂȘme un module de confĂ©rence consacrĂ© Ă  l'histoire de la narration graphique japonaise.

En 2009, Nicolas Finet est commissaire de deux expositions : l'exposition consacrĂ©e Ă  la maison d'Ă©dition corĂ©enne Sai Comics au 36e Festival international de la bande dessinĂ©e d'AngoulĂȘme et l'exposition Chine II prĂ©sentĂ©e par le 16e festival BD Ă  Bastia. Il rĂ©alise Ă©galement la postface de la bande dessinĂ©e d'Ari Folman et David Polonsky inspirĂ©e de leur film Valse avec Bachir et signe les textes du livre Secrets DĂ©fense, d'aprĂšs les peintures de Michelle Auboiron.

En 2010, aprĂšs avoir Ă©tĂ© l'un des commissaires de l'exposition collective que le Festival d'AngoulĂȘme consacre Ă  la bande dessinĂ©e russe, Nicolas Finet prĂ©face l'anthologie inachevĂ©e de Kazuhiko Miyaya L'Éveil et participe, en tant que consultant sur la Chine, Ă  l'exposition Cent pour cent bande dessinĂ©e prĂ©sentĂ©e Ă  la CitĂ© internationale de la bande dessinĂ©e et de l'image, dont il rĂ©dige les notices consacrĂ©es Ă  la Chine, Ă  la CorĂ©e et au Japon. En , Ă  l'occasion de la sortie au cinĂ©ma du film de Luc Besson Les Aventures extraordinaires d'AdĂšle Blanc-Sec, il signe par ailleurs avec Tardi Le Livre d'AdĂšle, Ă©vocation et portrait de sa cĂ©lĂšbre hĂ©roĂŻne.

En 2011, il est l'un des principaux contributeurs de l'ouvrage collectif 1001 Comics You Must Read Before You Die, publié en Grande-Bretagne par Cassell Illustrated, et l'année suivante assure la coordination de l'édition française de cet ouvrage, publié chez Flammarion sous le titre Les 1001 BD qu'il faut avoir lues dans sa vie.

À l'occasion du Festival d'AngoulĂȘme 2014, Nicolas Finet se trouve au centre d'une polĂ©mique Ă  la suite de la participation d'un groupe rĂ©visionniste japonais niant l'enrĂŽlement forcĂ© des femmes de rĂ©confort dans l'armĂ©e impĂ©riale. Il est en effet accusĂ© d'avoir retirĂ© de force l'exposition de ce groupe, suscitant l'indignation des milieux conservateurs japonais, y compris au sein du parti et du cabinet du premier ministre Shinzƍ Abe.

  • Les 1001 BD qu'il faut avoir lues dans sa vie (collectif, coordination gĂ©nĂ©rale, Flammarion, 2012)
  • 1001 Comics You Must Read Before You Die (collectif, Cassell Illustrated, Londres, 2011)
  • Le Livre d'AdĂšle (cosignĂ© avec Jacques Tardi, Casterman, 2010)
  • Cent pour cent bande dessinĂ©e (collectif, La CitĂ© internationale de la bande dessinĂ©e et de l'image, Paris bibliothĂšques, 2010)
  • L'Éveil, prĂ©face Ă  l'anthologie inachevĂ©e de Kazuhiko Miyaya (Vertige Graphic, 2010)
  • No Art - AcmĂ©, catalogue d'exposition (Galerie Olivier Waltman, 2009)
  • Secrets DĂ©fense, sur des peintures de Michelle Auboiron (Éditions des Glous, 2009)
  • Rageman - Archivage 1990 2008 (collectif, auto-Ă©dition, 2008)
  • DicoManga – Le dictionnaire encyclopĂ©dique de la bande dessinĂ©e japonaise[3] (direction d’ouvrage, collectif, Fleurus, 2008)
  • Voyages sur les routes du monde – La route de Gengis Khan (collectif, GĂ©o / Solar, )
  • ComĂšs (Éditions Casterman, )
  • In the Mood with Shanghai Charlie, prĂ©face Ă  l’album de photos Brut de Shanghai de Charles Guy (Éditions des Glous, )
  • No Art – Dix ans de tĂŽle (monographie, N2 Publishing / Art dans la ville, )
  • Le puĂ©ril jaune - Carnets d'un blanc-bec en ExtrĂȘme-orient (Ă©ditĂ© Ă  compte d’auteur, tirage hors commerce limitĂ© Ă  500 ex., )
  • Fleuves du monde – Le Yangzi Jiang, L’Irrawaddy (collectif, GĂ©o / Solar, 2004)
  • (À Suivre) 1978 – 1997 Une aventure en bandes dessinĂ©es (Casterman, 2004)
  • Montagnes du monde – Le Fuji San, Les Huangshan (collectif, GĂ©o / Solar, 2003)
  • Guide Mondeos : Cambodge et Laos (2001)
  • Guide Mondeos : New York (2000)
  • Maitres de la bande dessinĂ©e europĂ©enne – François Schuiten, Moebius, Sydney Jordan, Philippe Druillet, Enki Bilal : les maĂźtres des autres mondes (collectif, BibliothĂšque Nationale de France / Éditions du Seuil, 2000)
  • Guide Mondeos : États-Unis Ouest (1999)
  • Les Grandes SĂ©ries amĂ©ricaines de 1970 Ă  nos jours (collectif, Éditions HuitiĂšme Art, 1996)
  • Les Grandes SĂ©ries britanniques (collectif, Éditions HuitiĂšme Art, 1994)
  • Amicalement vĂŽtre (collectif, Éditions HuitiĂšme Art, 1992)
  • MĂ©moire Vierge — Le chant des Autres (dessin Corriger, Delcourt, 1991)
  • Dan Star contre l'univers (dessin Corriger, Sorg, 1987).

Notes et références

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]