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Ostara

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Ostara (1884) par Johannes Gehrts.

L'Ostara est une fĂȘte paĂŻenne cĂ©lĂ©brĂ©e Ă  la premiĂšre pleine lune aprĂšs l'Ă©quinoxe de printemps, par les membres de la Wicca mais aussi plus gĂ©nĂ©ralement du paganisme, et c'est le second sabbat mineur de la Roue de l'AnnĂ©e.

Elle symbolise le renouveau de la vie et de la terre, aprÚs un hiver froid et dur, et le retour de la Déesse sous son visage de jeune fille et d'amante. Son équivalent anglo-saxon est Eostre. Elle trouve son origine dans la nuit des temps et tant son nom que sa symbolique ou son mythe peuvent directement remonter à la déesse mésopotamienne Ishtar, Astarte au proche-orient, Hator chez les égyptiens, elle engendre Vénus chez les romains (Vénus Erycine), ou encore Tanit à Carthage.

Description

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Ostara est cĂ©lĂ©brĂ© du 20 au inclus avec comme apogĂ©e l'Ă©quinoxe de printemps, quand le jour et la nuit sont Ă©gaux[1]. Elle est considĂ©rĂ©e comme le dĂ©but de la saison printaniĂšre, quand la vie s'Ă©veille dans toutes les directions. Comme Imbolc, Ostara est un festival de l'aube, du renouveau, de la fertilitĂ© et de la vie croissante. C’est le moment de cĂ©lĂ©brer et d’invoquer Eostre, la dĂ©esse saxonne de la fertilitĂ©, ou la dĂ©esse Ostara, son Ă©quivalent germanique. Le mot « Ostara[2] » a la mĂȘme origine que les mots anglais Easter[3] et allemand Ostern[4]. Cette fĂȘte est aussi connue sous les noms Eoster – prononciation [ɛjostəʷ], Alban Eilir, ou simplement Équinoxes de Printemps.

Cette fĂȘte cĂ©lĂšbre le rĂ©veil de toutes les Ă©nergies sur Terre et la reprise de la vie. Les rituels d'Ostara cĂ©lĂšbrent le renouvellement de la vie sous plusieurs formes : on peint des Ɠufs, symboles de (re)naissance et de fĂ©conditĂ©[5], avec des couleurs vives et on les utilise dans des rites sacrĂ©s avant de les manger. Les bĂ©bĂ©s animaux -et plus particuliĂšrement les poussins, canetons et lapereaux- sont considĂ©rĂ©s comme des symboles de la saison. Le lapin, ancien symbole de la Lune[6], reprĂ©sente le retour de la fertilitĂ© de la Terre[7].

[rĂ©f. nĂ©cessaire] Ostara est un Sabbat Solaire et est sacrĂ© pour le Jeune dieu, seigneur du Soleil levant et de la Vie. Il est le gardien des plantes qui poussent et des animaux et est l'incarnation de L'Homme pour ses croyants (lĂ  oĂč la Terre/Dame Nature est l'incarnation de la Femme). Il reprĂ©sente, dans les croyances paĂŻennes (principalement la wicca actuelle), le tout jeune soleil, atteignant son apogĂ©e lors du Solstice d'Ă©tĂ© et mourant symboliquement en hiver. Ce dieu a plusieurs patronymes, mais Il est le plus souvent vĂ©nĂ©rĂ© par le nom Homme vert, entourĂ© de verdure, qui sort mĂȘme de Ses lĂšvres comme un souffle. Sous cette forme, il est aussi connu comme Jack le Vert[8], ou George le Vert. Parfois il est reprĂ©sentĂ© comme un arbre. Des « MĂąts de Mai », ou « Arbres de Mai » sont parfois utilisĂ©s dans le cadre des festivitĂ©s d'Ostara, et reprĂ©sentent le sexe turgescent du Jeune dieu[9]. Ostara a aussi de fortes connotations fĂ©minines, et est sacrĂ© pour la Jeune DĂ©esse comme pour le Jeune dieu. Ostara et Eoster sont tous deux des noms germaniques de la Jeune DĂ©esse en tant que Dame de l'Aube.

[rĂ©f. nĂ©cessaire] On[Qui ?] raconte que La DĂ©esse sortie de son sommeil enveloppe la terre de fertilitĂ©, le Dieu gagne en maturitĂ© et parcourt les prairies verdoyantes. Cette pĂ©riode est rĂ©putĂ©e comme Ă©tant la saison des amours : les animaux sauvages, poussĂ©s par les dĂ©itĂ©s, s’accouplent. C’est Ă©galement la pĂ©riode des semences dans les champs, et le moment de s'occuper des plantations des plantes utilisĂ©es en magie, ainsi que des jardins rituels.

Certains aspects de la fĂȘte chrĂ©tienne de PĂąques reprennent des Ă©lĂ©ments de cette fĂȘte paĂŻenne, comme les cloches qui Ă©taient sonnĂ©es pour provoquer le rĂ©veil de la nature ou encore les Ɠufs offerts Ă  la terre comme offrande Ă  la dĂ©esse de la fertilitĂ©.

De la mĂȘme façon que la lumiĂšre vainc les tĂ©nĂšbres, c’est le jour pour chasser les mauvaises influences et les bannir.

Bas relief sculpté dans la pierre calcaire intitulé le "réveil d'Ostara".
Bas relief sculpté dans la pierre calcaire d'une carriÚre souterraine intitulé le "réveil d'Ostara", réalisé par JLHR Faure.

Le rituel comporte gĂ©nĂ©ralement un autel, sur lequel se voient posĂ©s des Ă©lĂ©ments naturels, comme des plantes ou de l'eau, accompagnĂ©s d'une invocation. Le pratiquant est libre de suivre un livre ou de faire Ă  sa façon. L’autel peut ĂȘtre dĂ©corĂ© avec des fleurs printaniĂšres comme les tulipes, les narcisses, les crocus, les jacinthes, ou avec des Ɠufs Ă©vidĂ©s que l'on peut dĂ©corer ou peindre. Il est aussi coutume de placer des paquets de graines si l'on dĂ©sire rĂ©aliser une semence prochainement, ou encore une petite plante verte.

Les plantes sont symboliquement trĂšs importantes pour Ostara, et sont partie intĂ©grante des cĂ©lĂ©brations. La tradition veut que l’on se rende dans les champs pour cueillir des fleurs sauvages, mais il est aussi possible de se rendre chez un fleuriste. Elles doivent ĂȘtre ensuite apportĂ©es Ă  la maison, et utilisĂ©es pour les rituels. En cette pĂ©riode oĂč la vie se renouvelle, il est considĂ©rĂ© comme important de faire une promenade Ă  pied dans un jardin, un parc, une forĂȘt ou d’autres lieux de verdure. La promenade ne doit avoir aucun autre but qu'ĂȘtre une cĂ©lĂ©bration, un rituel pour la nature elle-mĂȘme. Parmi les autres activitĂ©s traditionnelles, mentionnons les semailles, la prĂ©paration d’un jardin magique et toutes les pratiques associĂ©es aux plantes – qu’elles soient du domaine de la magie, de la mĂ©decine, des cosmĂ©tiques, de la cuisine ou de l’art. Parmi les aliments qui sont dans le ton de cette journĂ©e (servir des repas adaptĂ©s aux saisons est rĂ©putĂ© ĂȘtre un excellent moyen de s’harmoniser Ă  la nature), on peut compter les graines, comme le tournesol, la citrouille et le sĂ©same, ou les pignons de pin. Les germes sont tout aussi appropriĂ©s, de mĂȘme que les lĂ©gumes verts Ă  feuilles. Les mets Ă  base de fleurs, comme les capucines farcies ou les petits fours aux Ɠillets[10], ont Ă©galement leur place[11].

Symboles et correspondances

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Dans les traditions wiccanes et païennes, la correspondance est le rapport d'harmonie et de conformité entre deux ou plusieurs choses. Les correspondances entre différents éléments naturels, célestes, spirituels, permettent de les associer, et par leur mise en lien de favoriser la puissance du rituel, son énergie et le renforcement de ses effets[11]. Les correspondances pour l'équinoxe de printemps sont les suivantes[12] :

Dans la culture populaire

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Cinéma et télévision

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Ostara apparaĂźt dans la sĂ©rie Prime Video, American Gods, tirĂ©e de l'Ɠuvre littĂ©raire du mĂȘme nom. Elle y est incarnĂ©e par Kristin Chenoweth. Dans l'Ă©pisode 4 de la saison 3 de la sĂ©rie Netflix Les Nouvelles Aventures de Sabrina, l'intrigue se passe en partie lors des cĂ©lĂ©brations d'Ostara, que les sorciĂšres de la sĂ©rie appellent « La lune du liĂšvre ».

Elle est également l'élément principal de la série (6 épisodes) danoise Equinox diffusée sur Netflix.

Notes et références

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  1. ↑ (en) Scott Cunningham, Cunningham's Book of Shadows : The Path of An American Traditionalist, Llewellyn Worldwide, , 288 p. (ISBN 978-0-7387-2144-6, lire en ligne)
  2. ↑ (en) « Ostara - Wiktionary », sur en.wiktionary.org (consultĂ© le ).
  3. ↑ (en) « Easter - Wiktionary », sur en.wiktionary.org (consultĂ© le ).
  4. ↑ (en) « Ostern - Wiktionary », sur en.wiktionary.org (consultĂ© le ).
  5. ↑ « La symbolique de ƒuf », sur 1001symboles.net (consultĂ© le )
  6. ↑ RĂ©mi Mathieu, « Le liĂšvre de la lune dans l'antiquitĂ© chinoise », Revue de l'histoire des religions, vol. 207, no 4,‎ , p. 339–365 (DOI 10.3406/rhr.1990.1698, lire en ligne, consultĂ© le )
  7. ↑ « Le lapin en chocolat est un liĂšvre », sur apemutam.free.fr (consultĂ© le )
  8. ↑ (en-GB) « Green Man Legend and Mythology », sur Spirit of the Green Man (consultĂ© le )
  9. ↑ Aradia ou l'Évangile des Sorciùres, 1899, de Charles Leland
  10. ↑ « IdĂ©es de recettes de cuisine Ă  base de fleurs », sur Chef Simon, le plaisir de cuisiner. Cuisine, cours, techniques, partage de recettes, photos, vidĂ©os. (consultĂ© le )
  11. 1 2 3 Scott Cunningham, La Wicca, Magie Blanche et Art de Vivre, J'ai Lu, (lire en ligne)
  12. 1 2 Roxane-Dharma, « Ostara, la fĂȘte du Printemps », sur Wiccan & Chaman Arts (consultĂ© le )

Liens externes

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