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Peter Johnson (homme d'affaires)

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Peter Johnson
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Biographie
Naissance
Décès
(à 84 ans)
Nom de naissance
Peter Robert Johnson
Nationalité
britannique
Activité

Peter Robert Johnson, né le à Liverpool et mort le , est un homme d'affaires, philanthrope et dirigeant de football britannique. Fondateur du groupe de paniers et d'épargne de Noël devenu Park Group, il devient l'une des principales fortunes du Merseyside au début des années 1990.

Il entre dans le football professionnel en prenant le contrôle de Tranmere Rovers en 1987, alors que le club est menacé financièrement et sportivement. Sous sa propriété, Tranmere passe du quatrième au deuxième niveau du football anglais et dispute trois années consécutives les barrages d'accession à la Premier League.

Johnson prend ensuite le contrôle de l'Everton Football Club en juillet 1994 et en devient président. Son mandat est marqué par la victoire en Coupe d'Angleterre 1995, une politique de transferts ambitieuse, plusieurs projets de modernisation commerciale et un premier projet de déménagement de Goodison Park. Il est toutefois également caractérisé par une forte instabilité managériale, deux luttes pour le maintien et une dégradation progressive de ses relations avec les supporters. Il démissionne de la présidence le 30 novembre 1998 après avoir vendu Duncan Ferguson à Newcastle United sans en informer l'entraîneur Walter Smith. Il conserve son actionnariat majoritaire jusqu'à la vente de ses parts au consortium de Bill Kenwright, finalisée en janvier 2000.

Revenu ensuite au premier plan à Tranmere, Johnson reste lié au club jusqu'à la cession d'une participation de contrôle à Mark Palios et Nicola Palios en 2014. Parallèlement, il poursuit ses activités économiques et philanthropiques, principalement à travers la Johnson Foundation.

Jeunesse et formation

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Peter Robert Johnson naît le 24 novembre 1939 à Upper Parliament Street, à Liverpool. Il est le fils de Walter et Becky Johnson[1]. Sa famille s'installe à Birkenhead, où il fréquente la St Saviour's Primary School puis la Park High Grammar School[2].

Il quitte l'école à seize ans pour rejoindre l'entreprise familiale de boucherie. Celle-ci comprend alors douze magasins et une unité de transformation. Johnson commence comme apprenti boucher pour un salaire de trois livres par semaine[2].

Enfant, il assiste à des rencontres de Tranmere Rovers. Dans les années 1960, il devient toutefois supporter et détenteur d'un abonnement au Liverpool Football Club, dont il possède également des actions. Cette trajectoire de supporter, de Tranmere à Liverpool puis Everton, est souvent rappelée au cours de sa carrière de dirigeant[2],[1].

Park Foods et Park Group

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Après une dizaine d'années dans l'entreprise familiale, Johnson développe un système d'épargne destiné aux achats de Noël. L'idée consiste à permettre aux clients de verser chaque semaine une petite somme pendant l'année afin de recevoir, à l'approche de Noël, une dinde puis des paniers de produits alimentaires. Le Park Hamper Company est développé à partir de 1967[2].

L'activité connaît une croissance rapide. Implantée à Birkenhead, l'entreprise devient Park Foods et s'impose comme l'un des principaux acteurs britanniques du marché des paniers de Noël et de l'épargne hebdomadaire. En 1992, The Independent estime que le groupe contrôle entre 30 et 40 % du marché britannique des paniers de Noël[3]. À son apogée, Park vend environ un million de paniers par an[2].

Les résultats du groupe font de Johnson l'une des personnalités économiques les plus en vue de la région. Pour l'exercice clos en mars 1993, Park Foods annonce un bénéfice avant impôts de 10,3 millions de livres pour un chiffre d'affaires de 116 millions[4]. Sa fortune personnelle est évaluée jusqu'à environ 150 millions de livres au milieu des années 1990[1].

Le groupe se diversifie progressivement dans les chèques et cartes cadeaux, le crédit et d'autres services financiers. Johnson dirige également d'autres entreprises, notamment dans le transport de marchandises. Il demeure longtemps président de Park Group, puis président non exécutif. Il annonce en janvier 2016 son retrait du conseil à compter du 3 juin de la même année[5].

Activités philanthropiques

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Johnson crée en 1987 la Johnson Foundation, destinée à soutenir des projets caritatifs dans la région de Liverpool, notamment dans les domaines de l'éducation, de la santé, de l'aide aux jeunes et de la lutte contre la pauvreté[6]. Il siège également comme administrateur non exécutif du Wirral Hospitals Trust[2].

En 2011, la Liverpool John Moores University lui décerne un titre de fellow honorifique pour sa contribution aux affaires économiques et à la société locale[2]. En 2023, l'université de Liverpool lui attribue à son tour un diplôme honorifique en reconnaissance de son activité économique et philanthropique[7].

À sa mort, sa famille indique que la Johnson Foundation a collecté ou distribué plus de dix millions de livres au bénéfice de causes locales[8].

Dirigeant de football

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Tranmere Rovers

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Sauvetage du club

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En 1987, Johnson est sollicité pour intervenir à Tranmere Rovers, alors placé en administration et menacé de disparition. Il acquiert une participation de contrôle et devient président du club en mars de la même année[9].

Il rappelle comme entraîneur John King, qui avait déjà dirigé le club. Tranmere évite la relégation hors de la Football League lors de la dernière journée de la saison 1986-1987, puis entre dans la période sportive la plus prospère de son histoire moderne[10].

Le club monte de la quatrième à la troisième division en 1989 puis accède au deuxième niveau en 1991. Durant la première moitié des années 1990, Tranmere dispute trois années consécutives les barrages donnant accès à la Premier League sans parvenir à obtenir la promotion[11].

Johnson finance parallèlement la modernisation de l'équipe et des installations. Des joueurs expérimentés, parmi lesquels John Aldridge, Pat Nevin, Gary Stevens ou Kevin Sheedy, rejoignent notamment le club pendant cette période. Prenton Park est également transformé en stade entièrement assis dans les années 1990.

Passage vers Everton

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Après la mort de John Moores en septembre 1993, Everton recherche de nouveaux investisseurs. Johnson entre en concurrence avec un consortium emmené par le producteur de théâtre Bill Kenwright, déjà administrateur du club. En décembre 1993, il formalise une offre de reprise et annonce son ambition de replacer Everton parmi les principaux clubs anglais[12].

Les règlements du football anglais empêchant la détention de participations importantes dans plusieurs clubs, Johnson doit officiellement abandonner le contrôle de Tranmere avant de pouvoir finaliser son arrivée à Everton. En juin 1994, il annonce avoir cédé son contrôle à Frank Corfe, dirigeant du club[13].

La question de son intérêt réel à Tranmere réapparaît cependant plusieurs années plus tard et devient l'un des dossiers institutionnels de la fin de son passage à Everton.

Prise de contrôle

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Après plusieurs mois de négociations, les actionnaires d'Everton approuvent le l'opération permettant à Johnson de prendre le contrôle du club. Le vote recueille 1 695 voix favorables contre 22. L'opération repose notamment sur une augmentation de capital d'environ dix millions de livres, que Johnson s'engage à financer[14]. L'organisation juridique de cette augmentation de capital constitue alors une utilisation remarquée d'une émission de droits permettant le transfert du contrôle de la société[15].

Johnson devient président en remplacement de David Marsh. Son arrivée met fin à la seconde présidence de Philip Carter, qui demeure néanmoins une personnalité importante du conseil.

La situation sportive reste immédiatement délicate. Everton avait évité la relégation lors de la dernière journée de la saison précédente et l'équipe de Mike Walker commence très mal l'exercice 1994-1995. Johnson se montre rapidement interventionniste dans les dossiers sportifs. En octobre 1994, il participe directement aux négociations conduisant aux prêts de Duncan Ferguson et Ian Durrant en provenance des Rangers[16].

Joe Royle et la Coupe d'Angleterre 1995

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Après un début de saison catastrophique, Walker est licencié en novembre 1994. Johnson nomme à sa place l'ancien attaquant d'Everton Joe Royle, alors entraîneur d'Oldham Athletic.

Le redressement est spectaculaire. Everton quitte la zone de relégation et atteint la finale de la FA Cup. Le , le club bat Manchester United 1-0 à Wembley, grâce à un but de Paul Rideout. Johnson assiste ainsi, moins d'un an après son arrivée, au premier trophée remporté par Everton depuis le championnat 1986-1987. En 2024, sa famille présente encore cette victoire comme l'un des moments dont il était le plus fier dans sa carrière footballistique[8].

La saison suivante confirme brièvement l'amélioration sportive. Johnson soutient plusieurs recrutements coûteux, dont celui de l'international russe Andreï Kantchelskis en provenance de Manchester United. Everton termine sixième de la Premier League 1995-1996, à proximité des places européennes.

Sous Johnson, le record de transfert du club est battu à plusieurs reprises. Parmi les joueurs recrutés figurent également Daniel Amokachi, Gary Speed, Nick Barmby, Slaven Bilić et John Collins. Au moment de sa démission, The Independent estime qu'environ 70 millions de livres ont été engagés en transferts pendant ses quatre années de présidence, pour un déficit net de l'ordre de 30 millions[17].

Modernisation commerciale

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Johnson entreprend parallèlement de moderniser le fonctionnement commercial d'Everton. Le club ouvre un nouveau magasin officiel près de Goodison Park, relance certaines publications destinées aux supporters et développe de nouveaux supports de communication. Il finance également des travaux de restauration de la tour du prince Rupert, symbole historique figurant sur l'écusson d'Everton[18].

Ces initiatives constituent l'un des aspects les plus durablement reconnus de son mandat : même les analyses critiques de sa présidence soulignent qu'il cherche à professionnaliser une organisation commerciale alors considérée comme en retard par rapport à plusieurs concurrents de Premier League[18].

Projet de nouveau stade

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À partir de 1996, Johnson défend également l'idée d'un départ de Goodison Park. Son projet prévoit la construction d'un stade moderne d'environ 60 000 places, accompagné d'équipements commerciaux et de loisirs. Plusieurs sites sont envisagés, notamment autour de Kirkby, Cronton et finalement Gillmoss[19].

En mai 1997, le club organise une consultation auprès des supporters. D'après les résultats annoncés par la direction, 18 374 votants se prononcent en faveur du déménagement et 3 600 souhaitent rester à Goodison Park[19]. La consultation et les modalités du projet sont toutefois contestées par des groupes de supporters favorables au réaménagement du stade existant.

Le projet ne parvient jamais au stade du financement définitif. Après la démission de Johnson en 1998, la nouvelle direction de Philip Carter et Bill Kenwright décide de lui accorder une faible priorité et le projet est abandonné[20]. Il constitue néanmoins la première tentative structurée de déménagement d'Everton à l'époque contemporaine, plusieurs projets successifs étant étudiés au cours des décennies suivantes avant la construction de l'Everton Stadium.

Rupture avec Joe Royle

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Après la sixième place de 1996, les résultats se dégradent. En mars 1997, Joe Royle souhaite recruter plusieurs joueurs avant la fermeture du marché des transferts, notamment les Norvégiens Tore André Flo et Claus Eftevaag. Johnson juge l'opération trop coûteuse ou insuffisamment convaincante et refuse de la financer[21].

Une réunion entre les deux hommes au siège de Park Foods conduit au départ de Royle. Les interprétations ultérieures diffèrent sur la nature formelle de la rupture, mais celle-ci ouvre une longue recherche de successeur. Après plusieurs semaines de spéculations et l'échec de différentes pistes, Johnson rappelle finalement Howard Kendall pour un troisième mandat comme entraîneur d'Everton à l'été 1997[22].

Saison 1997-1998 et opposition des supporters

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Le retour de Kendall ne produit pas le redressement espéré. Plusieurs cadres quittent le club et Everton lutte pratiquement toute la saison contre la relégation. Le maintien n'est obtenu que lors de la dernière journée du championnat 1997-1998, à la différence de buts devant Bolton Wanderers.

La relation entre Johnson et une partie du public de Goodison Park est alors profondément détériorée. Des manifestations ont lieu contre sa direction, notamment lors du dernier match de la saison. Les critiques portent à la fois sur les résultats sportifs, les ventes de joueurs, la gestion du projet de stade et l'organisation générale du club[18].

Kendall quitte ses fonctions après la saison. Johnson obtient en juillet 1998 la signature de l'ancien entraîneur des Rangers Walter Smith, qui renonce au même moment à rejoindre Sheffield Wednesday[23].

Vente de Duncan Ferguson et démission

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Le conflit qui met fin à la présidence de Johnson éclate en novembre 1998. Everton connaît alors d'importantes contraintes financières et dispose d'un découvert bancaire élevé. Johnson négocie la vente de Duncan Ferguson, devenu capitaine et l'un des joueurs les plus populaires du club, à Newcastle United pour environ huit millions de livres.

Walter Smith n'est pas informé de la transaction avant sa conclusion. Il apprend le transfert par Ferguson lui-même et affirme publiquement n'avoir été ni consulté ni averti qu'une offre ferme avait été acceptée[24].

L'affaire provoque une crise ouverte entre le président et l'entraîneur. Smith menace de démissionner si Johnson ne reconnaît pas publiquement sa responsabilité dans la vente. Le , le club publie un communiqué confirmant que Smith ignorait l'opération et annonce quelques heures plus tard la démission de Johnson[25].

Philip Carter reprend la présidence et Bill Kenwright devient vice-président. Johnson reste provisoirement administrateur non exécutif et conserve sa participation majoritaire de 68 % dans le capital du club, dans l'attente d'un acquéreur[25].

Cette chronologie distingue donc la fin de sa présidence en novembre 1998 de la fin de sa propriété majoritaire en 2000. Certaines listes rétrospectives confondent les deux événements et prolongent à tort son mandat présidentiel jusqu'en 1999.

Vente du club et question Tranmere

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Les négociations pour la cession de ses actions durent plus d'un an. Johnson cherche d'abord à obtenir une valorisation élevée du club tandis qu'Everton supporte une dette importante. Bill Kenwright constitue progressivement un consortium capable de reprendre la participation majoritaire[26].

Dans le même temps, la question de la présence financière de Johnson à Tranmere réapparaît. Alors qu'il avait assuré en 1994 avoir transféré son contrôle pour satisfaire les règlements, il est établi en 1999 qu'il conserve un intérêt de contrôle dans les deux clubs. La FA, la Premier League et la Football League font pression pour qu'il cède l'une de ses participations[27].

Un accord avec le consortium de Kenwright est annoncé à la fin de décembre 1999. L'opération est définitivement achevée en janvier 2000 : le groupe de Kenwright acquiert les 68 % détenus par Johnson pour un peu plus de vingt millions de livres, ce qui valorise alors Everton à environ trente millions[28].

Cette vente met fin à l'association de Johnson avec Everton.

Retour à Tranmere Rovers

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Après son retrait d'Everton, Johnson se recentre sur Tranmere. Lorraine Rogers exerce la présidence du club, tandis qu'il demeure son principal actionnaire et créancier. Tranmere atteint en 2000 la finale de la Coupe de la Ligue, perdue 2-1 contre Leicester City, puis connaît une période plus difficile.

Johnson cherche à plusieurs reprises un repreneur au cours des années 2000. Il reprend lui-même la présidence en 2009. Malgré la réduction progressive de son implication opérationnelle, son financement reste déterminant pour le club. Lors de la reprise de 2014, Nicola Palios souligne qu'il a notamment accepté d'effacer d'anciens prêts consentis à Tranmere afin de laisser au club une base financière plus stable[29].

Le , l'ancien joueur de Tranmere et ancien directeur général de la Football Association Mark Palios, ainsi que son épouse Nicola, prennent une participation de contrôle. Johnson reste alors actionnaire, administrateur et devient président d'honneur du club[11].

Le bilan de Johnson à Tranmere est généralement considéré de manière beaucoup plus favorable que son passage à Everton. Lors de la transaction de 2014, le club rappelle qu'il avait pris le contrôle en 1987 alors que Tranmere se trouvait en administration, puis avait financé sa remontée sportive et plusieurs apparitions à Wembley[11].

Appréciation de son passage à Everton

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La présidence de Peter Johnson occupe une place contrastée dans l'histoire récente d'Everton. Son arrivée apporte immédiatement des capitaux à un club qui vient d'échapper de peu à la relégation. Il finance une politique de transferts ambitieuse, modernise plusieurs activités commerciales et nomme Joe Royle, sous la direction duquel Everton remporte la FA Cup 1995 et termine sixième du championnat la saison suivante[18].

Son mandat est aussi le premier à poser explicitement, à grande échelle, la question de l'avenir de Goodison Park. Si le projet de « New Goodison » échoue, la problématique du stade reste ensuite centrale pendant plus de vingt-cinq ans dans la stratégie du club.

À l'inverse, la seconde moitié de sa présidence est associée à une forte instabilité. Entre novembre 1994 et juillet 1998, Everton passe de Mike Walker à Joe Royle, puis Howard Kendall et Walter Smith. Les désaccords avec Royle, l'échec de la recherche d'un entraîneur en 1997, la lutte pour le maintien en 1998 et la vente de Ferguson sans l'accord de Smith contribuent fortement à détériorer sa réputation auprès des supporters[17],[25].

Les analyses historiques consacrées au club reconnaissent ainsi chez Johnson des intuitions commerciales parfois en avance sur la structure d'Everton de l'époque, mais critiquent leur mise en œuvre et la concentration des décisions autour du président[18]. Son mandat demeure enfin associé au dernier trophée majeur remporté par Everton au XXe siècle, la Coupe d'Angleterre 1995.

Dernières années et mort

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Après son départ des conseils opérationnels de Park Group en 2016, Johnson réduit progressivement ses activités publiques. Il demeure associé à la Johnson Foundation et conserve des liens avec Tranmere.

Sa santé se dégrade dans ses dernières années. Il vit notamment à Monaco et sur la Côte d'Azur[1].

Peter Johnson meurt le à l'âge de 84 ans, entouré de sa compagne Mel et de ses trois filles, Susie, Kate et Charlotte[8]. Tranmere Rovers lui rend hommage en rappelant que son intervention en 1987 avait probablement assuré la survie du club et ouvert la période la plus prospère de son histoire contemporaine[10]. L'université de Liverpool souligne de son côté son rôle durable dans l'économie et la philanthropie du Merseyside[7].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 (en) « Peter Johnson, Christmas hamper tycoon and chairman of Everton and Tranmere football clubs – obituary », The Daily Telegraph,‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. 1 2 3 4 5 6 7 (en) « Peter Johnson », sur Liverpool John Moores University (consulté le )
  3. ↑ (en) Chris Blackhurst, « A trade unhampered by slump », The Independent,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. ↑ (en) Robert Cole, « Park's hampers lift its profits by 33% », The Independent,‎ (lire en ligne, consulté le )
  5. ↑ (en) « Park Group plc Announces Resignation of Peter Johnson from the Board, Effective June 3, 2016 », sur MarketScreener, (consulté le )
  6. ↑ (en) « About Our Foundation », sur The Johnson Foundation (consulté le )
  7. 1 2 (en) « Remembering Dr Peter Johnson: A lasting legacy of philanthropy and impact at the University of Liverpool and beyond », sur University of Liverpool, (consulté le )
  8. 1 2 3 (en) « Peter Johnson », sur The Johnson Foundation, (consulté le )
  9. ↑ (en) « Club Focus: Tranmere Rovers Football Club 1993/94 », sur Tranmere-Web (consulté le )
  10. 1 2 (en) David JW Humphreys, « Former Tranmere Rovers Chairman, Peter Johnson, dies at 84 », sur Birkenhead News, (consulté le )
  11. 1 2 3 (en) « Mark Palios: Tranmere taken over by ex-FA chief and wife », sur BBC Sport, (consulté le )
  12. ↑ (en) Trevor Haylett, « Football: Johnson favourite to take over at Everton », The Independent,‎ (lire en ligne, consulté le )
  13. ↑ (en) « Football: Johnson ready for Everton », The Independent,‎ (lire en ligne, consulté le )
  14. ↑ (en) « Football: Newcastle capture 'bargain' Hottiger », The Independent,‎ (lire en ligne, consulté le )
  15. ↑ (en) « Everton Football Club: Rights issue to inject new money », sur Practical Law, (consulté le )
  16. ↑ (en) Derek Potter, « Football: Everton loan for Ferguson and Durrant », The Independent,‎ (lire en ligne, consulté le )
  17. 1 2 (en) Glenn Moore, « Football: The spent force of Goodison », The Independent,‎ (lire en ligne, consulté le )
  18. 1 2 3 4 5 (en) Megan Pollard, « Johnson, Peter », sur Everton Encyclopedia (consulté le )
  19. 1 2 (en) « Peter Johnson's Stadium Proposal », sur ToffeeWeb (consulté le )
  20. ↑ (en) « Football: Everton set to stay at Goodison Park », The Independent,‎ (lire en ligne, consulté le )
  21. ↑ (en) Ian Ross, « Royle vacates Everton throne », The Irish Times,‎ (lire en ligne, consulté le )
  22. ↑ (en) « Everton step up search », The Irish Times,‎ (lire en ligne, consulté le )
  23. ↑ (en) « Everton appoint Smith », The Irish Times,‎ (lire en ligne, consulté le )
  24. ↑ (en) Ian Ross, « Everton left in turmoil as Shearer gets his man », The Guardian,‎ (lire en ligne, consulté le )
  25. 1 2 3 (en) Paul Walker, « Football: Johnson quits as Everton chairman », The Independent,‎ (lire en ligne, consulté le )
  26. ↑ (en) Ian Ross, « £50m Everton talks begin », The Guardian,‎ (lire en ligne, consulté le )
  27. ↑ (en) Ian Ross, « Two clubs, one owner: a recipe for war », The Guardian,‎ (lire en ligne, consulté le )
  28. ↑ (en) Ian Ross, « Dream script for Kenwright », The Guardian,‎ (lire en ligne, consulté le )
  29. ↑ (en) « Palios Takes Over At Tranmere Rovers », sur Sky News, (consulté le )

Bibliographie

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Articles connexes

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