Saint Cyr
Apparence
Saint Cyr (Cyrus) désigne plusieurs saints chrétiens :
- Cyr d'Alexandrie, martyr en 311 avec Jean d'Alexandrie et Athanasie, accompagnĂ©e de ses trois filles ThĂ©odote (ou ThĂ©odotie), ThĂ©octiste (ou ThĂ©octistie) et Eudoxie. TrĂšs peu connu en France, ce saint l'est plus Ă Rome et en Italie, et surtout en Ăgypte oĂč l'Ăglise copte le tient en haute vĂ©nĂ©ration. MĂ©decin d'Alexandrie, persĂ©cutĂ© pour son attachement au christianisme, religion interdite, il cherche refuge Ă Canope, mais y est arrĂȘtĂ© et mis Ă mort en 311. Saint Cyr a donnĂ© son nom Ă Aboukir (littĂ©ralement « PĂšre-Cyr » en arabe), lieu oĂč reposĂšrent ensuite ses restes mortels. On l'honore le (fĂȘte principale) et le (jour de la translation des reliques de Canope Ă Alexandrie en 412 par le patriache saint Cyrille)[1].
- Cyr de Tarse, martyr en 304 Ă l'Ăąge de trois ou cinq ans avec sa mĂšre sainte Julitte. C'est un trĂšs jeune garçon qui habite Antioche Ă la fin du IIIe siĂšcle, sous le rĂšgne de DioclĂ©tien. Alors qu'il assiste Ă un procĂšs contre des chrĂ©tiens, il rĂ©ussit Ă se glisser sur la tribune d'un juge nommĂ© Alexandre et lui crie dans l'oreille : « Moi aussi, je suis chrĂ©tien ! » Fou de rage, le magistrat attrape le jeune enfant par une jambe et le lance contre la muraille oĂč il se fracasse la tĂȘte et meurt. Il fut trĂšs vĂ©nĂ©rĂ© en France oĂč il a donnĂ© son nom Ă de nombreux villages. Saint AmĂątre, Ă©vĂȘque d'Auxerre, a rapportĂ© ses reliques d'Orient et fait connaĂźtre son martyre. C'est ce saint Cyr qui est un des patrons de la cathĂ©drale de Nevers, des vignerons de Volnay et, avec sa mĂšre, de la ville de Villejuif (villa Julittae). Ses reliques Ă©taient conservĂ©es dans l'Ă©glise de Volnay, jusqu'en , date Ă laquelle elles ont Ă©tĂ© volĂ©es. Il est fĂȘtĂ© le en Occident et le en Orient : cette deuxiĂšme date est probablement l'anniversaire de son martyre.
- Cyr de Constantinople ou Kyros (mort vers 714), patriarche de Constantinople (706-711), relĂ©guĂ© au monastĂšre de Chora pour s'ĂȘtre opposĂ© au regain du monothĂ©lisme sous l'usurpateur Philippicus. Il est fĂȘtĂ© le .