Serge Elisseeff
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom dans la langue maternelle |
Сергей Григорьевич Елисеев |
| Nationalités | |
| Formation |
Université de Tokyo (jusqu'en ) Université Humboldt de Berlin Seminar für Orientalische Sprachen zu Berlin (d) |
| Activités | |
| Père |
Grigoriy Grigorievich Eliseev (d) |
| Mère |
Maria Andreevna Durdina (d) |
| Conjoint |
Вера Петровна Эйхе (d) |
| Enfants |
| A travaillé pour |
Université Harvard Université d'État de Saint-Pétersbourg Université impériale de Tokyo (d) Université de Paris École pratique des hautes études |
|---|---|
| Chaire |
Professeur titulaire (en) |
| Membre de | |
| Distinctions |
Serge Elisseeff (russe : Сергей Григорьевич Елисеев, Sergueï Grigorievitch Elisseïev, japonais : 英利世夫), né le 1er janvier 1889 ( dans le calendrier grégorien) à Saint-Pétersbourg (Russie) et mort le 13 avril 1975 à Clichy, est un orientaliste français d'origine russe, historien de l'art, traducteur et directeur du Harvard Yenching Institute de 1934 à 1956.
Premier Européen diplômé de l'université impériale de Tōkyō en littérature classique japonaise, Serge Elisseeff contribue au renouvellement méthodologique des études japonaises en France et à leur développement aux États-Unis.
Jeunesse et formation (1889-1914)
[modifier | modifier le code]Serge Elisseeff est le cinquième enfant d'une très riche famille marchande de St Pétersbourg. Son père, Grigori Petrovitch Elisseeff, est à la tête d'Elisseeff Frères, qui possède deux grands magasins emblématiques à Saint-Pétersbourg et Moscou. La famille est anoblie en 1912[1.1].
Il apprend dès son enfance le français, l'anglais ainsi que l'allemand et suit un cursus classique au lycée Larinski, dont il est diplômé en 1907[1.2]. Suite à sa visite des pavillons japonais et chinois de l'Exposition universelle de Paris en 1900, il se passionne pour l'art asiatique. Il approfondit ce goût par la lecture de la revue d'art Kokka et des volumes illustrés de l'éditeur Shimbi Shoin[2], deux publications représentatives de la revalorisation de l'art japonais initiée par Ernest Fenollosa et Okakura Kakuzō[3]. Il le partage aussi avec ses connaissances membres du groupe du Monde de l'art, pour qui l'estampe japonaise est une source d'inspiration importante, comme par exemple Alexandre Iacovleff et Constantin Somov[1.3].
En 1905, Serge Elisseeff est marqué par la défaite de l'Empire russe à la bataille de Tsushima, où meurt son parrain[1.3]. Elle révèle la méconnaissance que les Russes ont de l'Empire japonais et fait émerger le besoin d'expert du Japon[4]. Sur la recommandation de l'indologue Sergei Oldenbourg, alors secrétaire de l'académie des Sciences, Serge Elisseeff entreprend des études orientalistes et choisit le Japon comme spécialité[5]. En 1907-1908, il passe une année au Seminar für orientalische Sprachen de Berlin, où il suit les enseignements Wilhelm Grube et Otto Franke en chinois, et ceux de Rudolph Lange et Herman Plaut en japonais. Il y rencontre plusieurs étudiants japonais, notamment le philologue Shinmura Izuru, le philosophe Kuwaki Genyoku, l'historien des sciences Kuwaki Ayao et le médiéviste Hara Katsurō, qui appuient sa candidature l'université impériale de Tōkyō[2.1].
Serge Elisseeff est accepté à la faculté des Lettres de l'Université impériale pour étudier la littérature japonaise classique. Il y valide sa licence entre 1908 et 1912, puis continue à suivre des cours jusqu'en 1914. Ses professeurs sont notamment Ueda Mannen et Hara Yaichi, qui jouent un rôle important dans la définition d'un corpus littéraire national japonais à la fin de l'ère Meiji[6]. Il rencontre aussi les orientalistes Karl Florenz et Raphael von Koeber, qui enseignent à Tōkyō en tant que conseillers étrangers. Serge Elisseeff conclut ses études par un mémoire de recherche sur le rapport à la nature dans l'oeuvre du poète Matsuo Bashō, travail qu'il poursuit ensuite dans une thèse, laissée inachevée suite à la révolution d'Octobre[5.1]. En parallèle, il se rend assidûment au théâtre pour voir des représentations de kabuki et fréquente les cercles littéraires de Tōkyō, en particulier les réunions du jeudi du romancier Natsume Sōseki. Il fréquente notamment à cette époque Komiya Toyotaka et Sōhei Morita, tous deux disciples de Natsume Sōseki[5]. Il écrit plusieurs articles sur la littérature et le théâtre russe dans des journaux japonais tels que l'Asahi Shinbun, Shumi et Teikoku Bungaku. Serge Elisseeff mène grand train durant ses années d'études et, en 1914, la soirée d'adieu qu'il donne pour ses connaissances à Ginza est suffisamment somptueuse pour être rapportée dans le Yomiuri Shinbun[5.2].
Début de carrière en Russie (1914-1920)
[modifier | modifier le code]En 1914, Serge Elisseeff rentre en Russie et rejoint une jeune génération de japonisants russes particulièrement dynamique, dont font partie Otto Rosenberg, Oreste et Oleg Pletner, Nikolaï Konrad, Martin Ramming, Nikolaï Nevski et Evgueni Polivanov[7]. Il passe avec succès l'examen de l'agrégation et devient privat docent de l'université de Saint-Pétersbourg. Il intègre également plusieurs sociétés savantes pétersbourgeoises : la société d'Études orientales et la société impériale d'Archéologie. Il est également interprète pour le ministère des Affaires étrangères et directeur adjoint de la section d'Extrême-Orient de le chambre de Commerce. La même année, le suicide de sa mère, Maria Andreevna Durdina, et son mariage avec l'artiste peintre Vera Eiche, achève de rompre ses relations avec son père[1.4].
À l'automne 1917, Serge Elisseeff rentre précipitamment du Japon, juste avant le déclenchement de la révolution d'Octobre. Comme la plupart des universitaires pétersbourgeois, il est opposé au régime bolchevique mais poursuit des activités d'enseignement et de recherches, malgré les conditions très difficiles durant la guerre civile. En février 1918, il obtient un poste au Musée asiatique, dirigé par Sergei Oldenbourg, et commence des traductions de classiques japonais pour la collection de la Littérature mondiale, créée à l'initiative du romancier Maxime Gorki[1.5].
Serge Elisseeff est arrêté pour servir d'otage en mai 1919, puis relâché quelques semaines plus tard. À partir de cette date, du fait des difficultés matérielles et de l'impossibilité de poursuivre son travail d'orientaliste, il cherche activement à quitter la Russie. Serge et Vera, avec leurs deux fils, Nikita (né en 1915) et Vadim (né en 1918), traversent finalement le golfe de Finlande avec l'aide d'un passeur, fin septembre 1920. Après quelques semaines à Stockholm, ils obtiennent un permis d'entrée en France et arrivent à Paris au début de l'année 1921. La période de la guerre civile fait l'objet d'un récit intitulé 『赤露の人質日記』(Journal d'un prisonnier de la Russie rouge), publié en feuilleton dans le quotidien japonais Ōsaka Asahi Shinbun[8].
Années parisiennes (1921-1934)
[modifier | modifier le code]Une fois à Paris, Serge Elisseeff trouve rapidement des emplois à l'ambassade japonaise et au musée Guimet. À l'ambassade, il est sollicité pour toutes sortes de travaux : interprétariat, organisation d'une exposition (qui a donné lieu à l'ouvrage La Peinture contemporaine au Japon) et de représentations de kabuki ou conciergerie pour des Japonais de visite à Paris, permis lesquels le marquis Hosokawa Moritatsu, pour qui il achète des toiles impressionnistes[9]. Il est aussi le premier directeur de la maison des Étudiants japonais à la Cité internationale universitaire de Paris en 1930-1931. Au musée Guimet, il donne des conférences, rédige des articles et se lie avec les orientalistes français Paul Pelliot, René Grousset, Sylvain Lévi, Henri Maspero, Joseph Hackin, Vassily Alekseev, Osvald Sirèn, Jean Buhot, Charles Haguenauer et Jean Przyluski[10].
Avec Claude Eugène Maitre, il publie de 1923 à 1924 le mensuel Japon et Extrême-Orient, qui propose des revues de presse sur le Japon contemporain et les traductions de nouvelles d'Elisseeff. Il poursuit ce travail avec un recueil publié aux éditions du Sans Pareil, Le Jardin des Pivoines, en 1927. Il est ainsi le premier à introduire en France des auteurs comme Nagai Kafū, Akutagawa Ryūnosuke ou Tanizaki Junichirō, qu'il a fréquentés durant ses études à Tōkyō[11]. Avec son ami, le peintre Alexandre Iacovleff, il réalise également un livre d'artiste sur le kabuki, intitulé Le Théâtre japonais (Kabuki). Par ces publications, Serge Elisseeff défend la valeur des arts japonais en France pour le public français[9].
Dès son arrivée à Paris, Serge Elisseeff donne des cours libres à l'école nationale des Langues orientales vivantes et à la Sorbonne. Il inaugure les cours sur l'art asiatique à l'école du Louvre, à la demande de Georges Salles. Sans poste d'enseignement permanent, il tire parti de son expertise du Japon contemporain par des articles anonymes la presse généraliste[9] et dans des synthèses sur la mythologie et l'art mondial, ainsi qu'auprès de l'institut international de Coopération intellectuelle. Après avoir été chargé de conférences temporaire en 1929, il est finalement élu directeur d'étude à la Ve section de l'école Pratique des Hautes Études pour une chaire d'histoire des religions du Japon, en 1932. Ses premiers cours portent sur les hymnes norito, l'iconographie bouddhique japonaise et le Kogoshūi[12].
Harvard Yenching Institute (1933-1956)
[modifier | modifier le code]En 1933, Paul Pelliot recommande Serge Elisseeff auprès des trustees d'Harvard pour devenir directeur du Harvard Yenching Institute (HYI), créé en 1928. Après une année en tant que professeur invité, il prend effectivement la direction de l'Institut jusqu'à sa retraite en 1956. Il met en place des enseignements de chinois, de japonais et de coréen. Avec Edwin O. Reischauer, futur ambassadeur des États-Unis au Japon et directeur du HYI, il publie plusieurs manuels de langue japonaise, Elementary Japanese for College Students (entre 1941 et 1957). Il fonde la revue de l'Institut, le Harvard Journal of Asiatic Studies. Il développe également les partenariats d'Harvard avec des universités chinoises et coréennes, à qui il rend visite lors de deux voyages en 1935 et 1951[2].
Durant la Seconde Guerre mondiale, le HYI forme des officiers en langues orientales pour l'armée américaine. Serge Elisseeff prend part à ce programme. À partir de 1943, il fait partie des experts sollicités par la direction générale des Opérations psychologiques, une branche des services secrets américains. En France, on lui attribue parfois d'avoir fait retirer Kyōtō de la liste des potentielles cibles de l'arme nucléaire, arguant de la richesse culturelle incomparable de l'ancienne capitale impériale. Serge Elisseeff lui-même nie avoir joué un tel rôle et Svetlana Ivanova Marakhonova, autrice de sa biographie, montre que plusieurs spécialistes américains, parmi lesquels Langdon Warner directeur du musée des Beaux-Arts de Boston, avaient exprimé les mêmes positions sans pouvoir les faire valoir directement aux autorités. Kyōtō comme Tōkyō sont cependant rayées de la liste des cibles en juillet 1945[13].
Retour en France (1956-1975)
[modifier | modifier le code]En 1956, atteint par la limite d'âge, Serge Elisseeff revient à Paris où il reprend quelques ses enseignements à l'école Pratique des Hautes Études. Il donne des cours sur l'histoire de la période Tokugawa et publie le chapitre sur la littérature japonaise dans l'Histoire générale des littératures des éditions Quillet en 1961. Il cesse ces enseignements en 1964.
Serge Elisseff est élu à l'académie des Inscriptions et Belles Lettres en 1958. La Légion d'honneur qu'il avait reçue en 1946 est complétée par les Palmes académiques. En 1968, il est décoré de l'ordre du Trésor Sacré japonais de 2e classe. Il est également le premier récipiendaire du prix de la fondation du Japon en 1973[13].
Serge Elisséeff meurt le 13 avril 1975 à Clichy et est enterré au cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois. Ses archives sont conservées par la bibliothèque de l'école française d'Extrême-Orient, à qui elles ont été données par son fils, Vadim Elisseeff, et sa belle-fille, Danielle Elisseeff.
Principales publications de Serge Elisseeff
[modifier | modifier le code]- 「最近の露国文学」[« La Littérature russe contemporaine »], Shumi (janvier 1909).
- 「現代露国のデカダンス」[« Les Poètes décadents russes modernes »], Teikoku Bungaku (janvier 1909).
- 「ザイツエフの『曙』」[« L'Aube de Zaïtsev »], Asahi Shinbun (30 juillet 1909), p. 5.
- 「印象新人芭蕉」[«Nouvelle impression de Bashō »], Haimi (1913), p. 2-14.
- 「露西亜の元禄男大変な日本通清元や踊の稽古」[« Les Russes de l'époque Genroku : les grands experts du Japon, l'étude du kiyomoto et de la danse »], Asahi Shinbun (18 novembre 1913), p. 5.
- „Das Theater in Japan im Jahre 1913“ [« Le Théâtre au Japon en 1913 »], Mitteilungen der Deutschen Gesellschaft für Natur und Völkerkunde Ostasiens, 16 (1914), p. 112-125.
- 「ロシアにおける日本研究」[« Les Études japonaises en Russie »], Teikoku Bungaku, 10 (1917).
- 『赤露の人質日記』[« Journal d'un prisonnier de la Russie rouge »], Ōsaka Asahi Shinbun Taishō, Ōsaka, 1921.
- Réédité par Chūō Kōronsha, Tōkyō, 1976.
- La Peinture contemporaine au Japon, E. de Boccard, Paris, 1923.
- « La Langue japonaise, la langue coréenne, la langue aïnou, les langues hyperboréennes », Les Langues du monde, dir. Alexandre Meillet et Marcel Cohen, E. Champion, Paris, 1924, p. 245-272.
- Neuf nouvelles japonaises, trad. S. Elisseeff, Gérard Van West, Paris, 1924.
- Réédité par Le Calligraphe, Paris, 1984.
- « Quelques notes sur la prose contemporaine au Japon », Les Cahiers du mois, 14 (1925), p. 153-161.
- « La Sculpture chinoise : documents d'art chinois dans la collection d'Osvald Sirèn », Ars Asiatica, 7 (1925), p. 22-32.
- « L'Influence des écrivains russes sur la littérature japonaise contemporaine », La Revue européenne, 7-42 (1926), p. 55-67.
- « Chikamatsu Monzaemon », La Revue de l'Œuvre, 78-3 (1926), p. 15-22.
- Le Jardin des Pivoines suivi de cinq récits d'écrivains contemporains, trad. S. Elisseeff, Au Sans Pareil, Paris, 1927.
- « Mythologie du Japon », Mythologie asiatique illustrée, Librairie de France, Paris, 1928, p. 363-464.
- « Notes sur le portrait en Extrême-Orient », Études d'orientalisme publiées par le musée Guimet à la mémoire de Raymonde Linossier, Ernest Leroux, Paris, 1932, p. 169-202.
- « Les Peintres de l'école Kanō », Revue des Arts asiatiques, 4 (1931-1932), p. 14-26.
- Lecture by Professor S. Elisseeff on the Occasion of the Swedish-Japanese Society's Exhibition of Japanese Art in Stockholm, Stockholm, 1932.
- Le Théâtre japonais (Kabuki), ill. Alexandre Iacovleff, Jules Meynial, Paris, 1933.
- Noël Peri, Essai sur les gammes japonaises, ed. S. Elisseeff et Philippe Stern, Paul Geuthner, Paris, 1934.
- « Notes sur les travaux japonais concernant les bronzes anciens de la Chine », Revue des Arts asiatiques, 8-3 (1934), p. 187-190.
- « Quelques heures à l'exposition des bronzes chinois (Orangerie, mai-juin 1934) », Revue des Arts asiatiques, 8-3 (1934), p. 231-241.
- “The Bommōkyō and The Great Bouddha of the Tōdaiji” [« Le Bommōkyō et le grand Bouddha du Tōdaiji »], Harvard Journal of Asiatic Studies, 1-1 (avril 1936), p. 84-95.
- S. Elisseeff et E. O. Reischauer, Elementary Japanese for university students, Harvard-Yenching Institute, Cambridge, 1941.
- Id., Elementary Japanese for university students : Texts, Harvard-Yenching Institute, Cambridge (MA), 1942.
- Id., Elementary Japanese for students, Harvard-Yenching Institute, Cambridge (MA), 1944.
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- E. O. Reischauer, «Serge Elisseff», Harvard Journal of Asiatic Studies, 20-1 (juin 1957), p. 1-35.
- Paul Akamatsu, «Serge Elisseeff», Journal asiatique, 263 (1975), p. 205-210.
- Madeleine David, «Serge Elisseeff (1889-1975)», Arts asiatiques, 32 (1976), p. 288-289.
- Yasuo Kurata, 『エリセーフの生涯 : 日本学の始祖』[«La Vie de Serge Elisseeff : le fondateur des études japonaises»], Chūō Kōronsha, Tōkyō, 1977.
- Id.,『夏目漱石とジャパノロジ - 伝説 : 日本学の父は 門下のロシア人エリセ - エフ』[«Natsume Sōseki et le fondateur de la japonologie : le père des études japonaises, le russe Elisseeff»], Kindai Bungeisha, Tōkyō, 2007.
- Christophe Marquet, «Le Développement de la japonologie en France dans les années 1920 : autour de la revue Japon et Extrême-Orient», Ebisu, 51 (2014), p. 35-74.
- Svetlana Ivanova Marakhonova, Orden sviachtchennogo sokrovicht- cha Serguéia Yelisseïeva [«L'Ordre du Trésor sacré de Serge Elisseeff»], SINÈL, Saint-Pétersbourg, 2016.
- Id., “Serge Elisseeff: Dreams of Japan”, Russian Japonology Review, 3 (2020), p. 97-129.
- Oriane Hoareau, Serge Elisséeff, Arthur Waley : traduction littéraire et médiation culturelle du Japon durant l'entre-deux-guerres, mémoire de maîtrise, Sorbonne Université, 2022.
- Colette Loutrel, Un détour parisien. Serge Elisséeff (1889-1975) et les études japonaises en France (1921-1934), thèse pour le diplôme d'archiviste paléographe, École nationale des chartes, 2025.
Références
[modifier | modifier le code]- Svetlana Ivanova Marakhonova (trad. du russe), Orden sviachtchennogo sokrovichtcha Serguéia Yelisseïeva [« L'Ordre du Trésor Sacré de Serge Elisseeff »], Saint-Pétersbourg, SINÈL,
- 1 2 (en) Edwin O. Reischauer, « Serge Elisseeff », Harvard Journal of Asiatic Studies, vol. 20, no 1, , p. 1-35
- ↑ p. 8
- ↑ Michael Lucken, L'Art du Japon au vingtième siècle : pensées, formes, résistances, Paris, Hermann, , p. 37
- ↑ Laurence de Meaux, La Russie et la tentation de l'Orient, Paris, Fayard,
- 1 2 (ja) Kurata Yasuo, 『夏目漱石とジャパノロジ - 伝説 : 日本学の父は 門下のロシア人エリセ - エフ』 [« Natsume Sōseki et le fondateur de la japonologie : le père des études japonaises, le russe Elisseeff »], Tōkyō, Kindai Bungeisha,
- ↑ Emmanuel Lozerand, Littérature et génie national : naissance d'une histoire littéraire dans le Japon du XIXe siècle, Paris, Les Belles Lettres,
- ↑ Vladimir Alpatov, « La Genèse des études japonaises en Russie », Slavica Occitania, vol. 33, , p. 47-68
- ↑ (ja) Serge Elisseeff, 『赤露の人質日記』 [« Journal d'un prisonnier de la Russie rouge »], Ōsaka, Ōsaka Asahi Shinbun Taishō,
- 1 2 3 Colette Loutrel, « Un détour parisien. Serge Elisseeff (1889-1975) et les études japonaises en France (1921-1934 », Positions de thèse de l'École nationale des chartes,
- ↑ Madeleine David, « Serge Elisséeff », Arts Asiatiques, vol. 32, , p. 287-288
- ↑ Christophe Marquet, « Le Développement de la japonologie en France dans les années 1920 : autour de la revue Japon et Extrême-Orient », Ebisu, vol. 51, , p. 35-74
- ↑ Serge Elisseeff, « Religions du Japon », Annuaires de l'école Pratique des Hautes Études, vol. 40, 1930-1931
- 1 2 (en) Svetlana Ivanova Marakhonova, « Serge Elisseeff: Dreams of Japan », Russian Japanology Review, vol. 3, , p. 97-129
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Personnalité française de la Seconde Guerre mondiale
- Japonologue
- Naissance en janvier 1889
- Décès en avril 1975
- Étudiant de l'université de Tokyo
- Étudiant de l'université Humboldt de Berlin
- Orientaliste russe
- Japonologue français
- Naissance dans le gouvernement de Saint-Pétersbourg
- Décès à Clichy
- Décès à 86 ans