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Stan Musquer

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Stan Musquer dans son atelier à Saint-François en 2016.

Stanislas Musquer, dit Stan Musquer, né le à Nantes, est un peintre et plasticien guadeloupéen.

Principalement figurative, sa peinture associe des références issues de l'histoire de l'art occidental à des éléments empruntés aux cultures caribéennes. Son travail est notamment étudié sous l'angle de l'hybridation, de l'appropriation et du détournement.

La question de l'identitĂ© et de l'altĂ©ritĂ© occupe Ă©galement une place dans sa dĂ©marche. Dans un entretien accordĂ© Ă  Samuel Gelas en 2022, Stan Musquer dĂ©fend une conception de la reprĂ©sentation qui ne subordonne pas le choix des sujets Ă  l'appartenance culturelle ou ethnique du peintre[1]. Cette rĂ©flexion peut ĂȘtre mise en regard des analyses de Catherine Dufour sur le caractĂšre mixte de la rĂ©alitĂ© guadeloupĂ©enne et de Minakshi Carien sur les rencontres entre identitĂ©s dans TrinitĂ©[2],[3].

Le critique d'art Dominique Berthet relĂšve dans son Ɠuvre trois notions rĂ©currentes : « l'appropriation, le dĂ©tournement et l'Ă©cart ». Il dĂ©crit une peinture qui « s'ancre dans un territoire, une histoire, un prĂ©sent » et dont les sources sont hybridĂ©es dans un « syncrĂ©tisme insolite »[4].

Stan Musquer vit en Guadeloupe depuis 1990[5]. En , à l'ùge de dix-neuf ans, il présente sous le nom de Stan sa premiÚre exposition personnelle, Apologia Serial, au Centre des Arts et de la Culture de Pointe-à-Pitre. Un article de Marcel Gervelas publié dans France-Antilles le rend compte de cette exposition[6].

Spectrapologia, 1992.

Christelle LozĂšre et FrĂ©dĂ©ric Lefrançois situent cette pĂ©riode au moment d’une transformation progressive des choix plastiques et esthĂ©tiques de Stan. Alors que ses sujets Ă©taient jusque-lĂ  majoritairement blancs, apparaissent des figures aux membres disproportionnĂ©s dont le visage est en partie gagnĂ© par l’ombre. Les auteurs citent notamment Spectrapologia (1992) et The Unknown Soldier’s Joy (1993), rĂ©alisĂ©es Ă  Mare-Gaillard, en Grande-Terre, dans lesquelles ils relĂšvent une « prĂ©dilection pour l’obscurité », qu’ils associent Ă  l’introduction d’un rapport symbolique et rituel Ă  la peinture noire. Ils indiquent Ă©galement qu’au fil du temps, ses procĂ©dĂ©s techniques « empruntent de maniĂšre explicite au courant de la Figuration libre », en particulier Ă  Robert Combas. RĂ©alisĂ©e la mĂȘme annĂ©e, Jiseus Rastakuair reprĂ©sente un Christ de phĂ©notype antillais, vĂȘtu d’un habit faisant rĂ©fĂ©rence au perfecto portĂ© par Marlon Brando dans The Wild One[7].

Jiseus Rastakuair, 1992.

Stan poursuit ensuite des études supérieures aux Beaux-Arts de Marseille-Luminy. Inscrit dans la filiÚre « Communication visuelle », il envisage alors de construire sa peinture à partir de « codes cinématographiques »[8]. Il y obtient en 2000 le diplÎme national supérieur d'expression plastique[9].

En 2004, Stan peint L'Alchimiste agricole, qui reprĂ©sente un ouvrier de la filiĂšre canne-sucre-rhum dont l'extrĂ©mitĂ© du bras gauche se transforme en canne Ă  sucre. FrĂ©dĂ©ric Lefrançois analyse cette transformation et le geste de sĂ©paration du membre comme une Ă©vocation de l'asservissement liĂ© Ă  l'histoire de la plantation et de l'esclavage. L'Ɠuvre fait partie des collections permanentes du Fonds d'Art Contemporain de la Guadeloupe[10].

L'Alchimiste agricole, 2004.

En 2009, SĂ©bastien Caro consacre Ă  Stan une Ă©tude intitulĂ©e « De l'abstraction comme principe Ă©levĂ© Ă  la figuration comme narration de l'intime », publiĂ©e dans la revue Recherches en EsthĂ©tique. Il analyse sa peinture comme une rencontre entre l'abstraction amĂ©ricaine et une certaine figuration caribĂ©enne, voyant notamment dans le motif de la planche de surf une rĂ©appropriation du « zip » de Barnett Newman. Le texte fait l'objet la mĂȘme annĂ©e d'une version condensĂ©e dans l’Anthologie de la peinture en Guadeloupe : des origines Ă  nos jours, sous le titre « Stan : Surfer pour s'abstraire du matĂ©rialisme »[11].

Du au , le musĂ©e SchƓlcher de Pointe-Ă -Pitre lui consacre la troisiĂšme Ă©dition de son programme Carte Blanche, pour laquelle Stan Musquer choisit le titre Mythologies et lĂ©gendes du quotidien. Matthieu Dussauge, alors chef d’établissement du musĂ©e, souligne le syncrĂ©tisme d’une Ɠuvre mĂȘlant rĂ©fĂ©rences classiques, modernes et caribĂ©ennes. Nathalie Hainaut y voit pour sa part une recherche de rĂ©conciliation entre art occidental et art caribĂ©en, nourrie d’influences multiples mais dĂ©veloppĂ©e dans un langage propre Ă  l’artiste. Seize tableaux rĂ©alisĂ©s en relation avec des Ɠuvres choisies dans les collections du musĂ©e y sont prĂ©sentĂ©s[12].

À partir de 2014, Stan dĂ©veloppe la sĂ©rie des Anatomies d'une culture guadeloupĂ©enne, dans laquelle est interrogĂ©e la carnation blanche servant de rĂ©fĂ©rence aux modĂšles des manuels d'anatomie. Parmi les premiĂšres Ɠuvres de cet ensemble figure De Karukera humani corporis fabrica[13].

En octobre 2019, deux peintures de Stan Musquer sont présentées par l'artiste Bruno Pédurand lors d'un séminaire organisé au Mémorial ACTe dans le prolongement de l'exposition Le modÚle noir de Géricault à Matisse. Son intervention porte notamment sur la représentation picturale des modÚles noirs et la question de leur carnation[14].

Deux Ɠuvres de Stan prĂ©sentĂ©es lors du sĂ©minaire Le ModĂšle noir au MĂ©morial ACTe, le 2 octobre 2019.

Entre 2016 et 2019, Stan rĂ©alise TrinitĂ©, triptyque Ă  l'huile et or sur toile composĂ© de trois panneaux de 105 × 169 cm[15]. En 2021, l'Ɠuvre fait l'objet d'un ouvrage collectif dirigĂ© par FrĂ©dĂ©ric Lefrançois et publiĂ© aux Presses universitaires des Antilles. Le volume rĂ©unit douze contributions consacrĂ©es au mĂȘme triptyque[16].

Le triptyque TrinitĂ© figure Ă©galement dans le corpus du programme de recherche ReLRace (« Religions, lignages et race »), coordonnĂ© par Le Mans UniversitĂ© et consacrĂ© aux relations entre reprĂ©sentations religieuses, lignages et constructions raciales. Le programme, soutenu notamment par l’Agence nationale de la recherche, le CNRS et la Fondation Lilian Thuram – Éducation contre le racisme, intĂšgre l’Ɠuvre Ă  l’un de ses corpus de recherche[17],[18].

En 2023 paraĂźt Ut Karukera Poesis — Art poĂ©tique, ouvrage associant ses peintures aux poĂšmes crĂ©oles de Hector Poullet, lexicographe, Ă©crivain et traducteur du crĂ©ole guadeloupĂ©en, avec la participation du critique d'art et plasticien Christian Bracy, publiĂ© par le MusĂ©e dĂ©partemental d'Art et d'Histoire de la Guadeloupe (MUSARTH)[19].

Appropriation, détournement et hybridation

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La peinture de Stan Musquer est principalement figurative et repose sur la circulation et la transformation de références visuelles provenant de traditions différentes. Dominique Berthet y relÚve notamment des emprunts à l'iconographie religieuse occidentale, aux enluminures médiévales, à des motifs marocains et à la peinture haïtienne. Il décrit un processus dans lequel ces références sont appropriées, détournées puis déplacées dans le contexte guadeloupéen[20].

Mawonnaj Lanmou, 2018.

Christelle LozÚre et Frédéric Lefrançois mettent également en avant les notions d'emprunt, de détournement et d'hybridation. Ils établissent notamment une continuité entre les recherches menées aux Beaux-Arts de Marseille-Luminy autour des « codes cinématographiques » et la construction ultérieure des compositions de Musquer[21].

Figures noires et représentation du corps

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Sophie Ravion D’Ingianni analyse l’Ɠuvre de Stan Musquer Ă  travers la notion d’« identitĂ©s plurielles » : selon elle, les Ɠuvres associent des repĂšres susceptibles d’activer, successivement ou simultanĂ©ment selon leur contexte, diffĂ©rentes reprĂ©sentations visuelles, liĂ©es notamment Ă  l’intĂ©riorisation ou au refus de normes inculquĂ©es[22].

Des parcelles de peaux noires sur la peau blanche opérée, 2018 (détail).

À partir de 2014, cette recherche se prolonge dans la sĂ©rie des Anatomies d'une culture guadeloupĂ©enne. Sophie Ravion D’Ingianni analyse ces Ɠuvres Ă  partir de la fragmentation du corps et de la relation entre perception, sens et mĂ©dium artistique. Elle considĂšre ces reprĂ©sentations anatomiques comme des « maniĂšres et des matiĂšres singuliĂšres » qui produisent leurs propres systĂšmes de lisibilitĂ©, et rapproche cette recherche de la tradition de la reprĂ©sentation anatomique dans l'histoire de l'art[23].

Identité, altérité et représentation

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La question de l'identitĂ© occupe une place importante dans la rĂ©flexion de Stan Musquer sur sa pratique artistique. Dans un entretien accordĂ© Ă  Samuel Gelas pour MĂ©diART, le 25 aoĂ»t 2022, le peintre revient sur l'apparition des carnations noires dans ses Ɠuvres dĂšs 1992 et interroge le rapport entre l'origine d'un artiste et les personnes qu'il choisit de reprĂ©senter[1].

Il distingue notamment la reprĂ©sentation de l'autre de l'affirmation de sa propre identitĂ© culturelle, considĂ©rant que l'exercice de la peinture ne saurait ĂȘtre limitĂ© par l'appartenance ethnique de son auteur[1].

Cette rĂ©flexion peut ĂȘtre rapprochĂ©e de l'analyse de Catherine Dufour, qui voit dans la peinture de Stan Musquer une dĂ©marche faisant « du caractĂšre mixte de la rĂ©alitĂ© guadeloupĂ©enne un principe de crĂ©ation opposĂ© Ă  toute forme d'exclusion »[2]. Dans sa recension de l'ouvrage consacrĂ© Ă  TrinitĂ©, Minakshi Carien dĂ©crit quant Ă  elle une Ɠuvre qui « échappe aux catĂ©gories » et constitue un « carrefour d'identitĂ©s et de rencontres »[3].

SĂ©bastien Caro voit plus largement dans l’Ɠuvre de Stan Musquer une « religiositĂ© de la peinture », fondĂ©e sur la croyance dans son pouvoir « de dire, de montrer, de faire voir et rĂ©flĂ©chir ». Il considĂšre que la sĂ©duction visuelle de la figuration, loin de constituer une fin en soi, vise Ă  conduire le spectateur « vers un seuil critique de la pensĂ©e »[24].

Trinité, triptyque réalisé entre 2016 et 2019.

Les Ă©tudes rĂ©unies dans l'ouvrage collectif consacrĂ© Ă  TrinitĂ© en proposent diffĂ©rentes lectures, portant notamment sur l'hybriditĂ© esthĂ©tique, les reprĂ©sentations du genre, la dimension spirituelle de l'Ɠuvre et les phĂ©nomĂšnes d'inter-iconicitĂ©. FrĂ©dĂ©ric Lefrançois l'analyse notamment sous l'angle de l'hybriditĂ© esthĂ©tique et transcaribĂ©enne, tandis que Sophie Ravion d'Ingianni rapproche le triptyque des sĂ©ries consacrĂ©es Ă  Adam et Ève et aux Anatomies dans le cadre d'une « pensĂ©e de l'intermĂ©diaire »[25]. Elle analyse ces rapprochements comme une « transmutation des formes », qu'elle considĂšre comme irrĂ©ductible Ă  la simple recomposition de signes prĂ©existants. DĂ©crivant les Ɠuvres comme des « montages » et des « articulations », elle les rattache Ă  une « esthĂ©tique du mĂ©tissage », qu'elle situe en opposition au principe moderniste de puretĂ© des pratiques artistiques[26].

Réception critique

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En 2009, dans l’Anthologie de la peinture en Guadeloupe : des origines Ă  nos jours, SĂ©bastien Caro consacre Ă  Musquer l’étude « Stan : Surfer pour s’abstraire du matĂ©rialisme ». Il analyse notamment la tension entre figuration et abstraction dans sa peinture ainsi que le rĂŽle de la matĂ©rialitĂ© picturale[27].

En 2013, le magazine EWAG consacre Ă  Stan Musquer un portrait intitulĂ© « Stan Musquer d’essence artistique ». Audrey B. y dĂ©crit une « peinture Ă  codes », complexe, dont la couleur fonctionne comme un vocabulaire chargĂ© de dimensions identitaires et culturelles[28].

En 2018, FrĂ©dĂ©ric Lefrançois consacre une communication comparative aux Ɠuvres de David Boxer et de Stan Musquer, intitulĂ©e « À la recherche de la caribĂ©anité : explorations du moi-peau chez David Boxer et Stan Musquer ». Il y Ă©tudie notamment la place du corps, de la couleur et de la peau dans leurs Ɠuvres, ainsi que leur rapport aux questions d’identitĂ© et d’hybriditĂ© caribĂ©ennes[29].

En 2021, l'ouvrage collectif TrinitĂ© de Stan Musquer. Lectures croisĂ©es d'une Ɠuvre caribĂ©enne, dirigĂ© par FrĂ©dĂ©ric Lefrançois et publiĂ© aux Presses universitaires des Antilles, rĂ©unit douze contributions consacrĂ©es au triptyque et, plus largement, Ă  l'Ɠuvre de Musquer. Les approches mobilisĂ©es relĂšvent notamment de l'esthĂ©tique, de la sĂ©miotique, des Ă©tudes culturelles et de l'analyse des reprĂ©sentations[30].

La mĂȘme annĂ©e, dans un compte rendu du numĂ©ro 26 de Recherches en EsthĂ©tique, Selim Lander, pour MondesFrancophones, retient particuliĂšrement le travail de Stan Musquer et sa sĂ©rie consacrĂ©e au paradis terrestre[31].

Catherine Dufour, autrice de science-fiction et critique, caractĂ©rise l'Ɠuvre de Stan Musquer par la notion d'« ambiguĂŻtĂ© post-assimilationniste », qu'elle dĂ©veloppe dans un article publiĂ© en 2021[2].

En 2023, la critique d'art Scarlett JĂ©sus consacre une Ă©tude aux variations de Musquer autour d'Adam et Ève. Elle relĂšve qu'il a rĂ©alisĂ© prĂšs de vingt-cinq peintures Ă  l'huile consacrĂ©es Ă  ce thĂšme. AprĂšs avoir Ă©voquĂ© diffĂ©rentes reprĂ©sentations d'Adam et Ève, notamment celles d'Albrecht DĂŒrer et de Lucas Cranach l'Ancien, elle analyse plus particuliĂšrement Adam et Ève aux mangos comme un dĂ©tournement de la gravure de DĂŒrer et une recontextualisation du rĂ©cit biblique dans un environnement antillais[32].

En 2024, l'historienne de l'art Minakshi Carien publie dans Recherches en Esthétique une recension de l'ouvrage collectif dirigé par Frédéric Lefrançois, consacré au triptyque Trinité de Stan Musquer[3].


Deux tableaux issus de la série des Adam et Ève du peintre Stan Musquer, Guadeloupe.

Collections publiques

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  • L'Alchimiste agricole (2004), Fonds d'Art contemporain de la Guadeloupe[33]
  • Hommage Ă  SchƓlcher (2012), musĂ©e dĂ©partemental Victor-SchƓlcher, Pointe-Ă -Pitre[34]
  • Adam et Ève chassĂ©s du paradis occidental (2018), MusĂ©e dĂ©partemental d'Art et d'Histoire de la Guadeloupe (MUSARTH), Pointe-Ă -Pitre[35]

Publications

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  • « L'Ɠuvre d'art est toujours le rĂ©sultat de quelque chose », dans Dominique Berthet (dir.), Art et Transgressions, Paris, L'Harmattan, coll. « Ouverture philosophique », 2017, p. 153-176, (ISBN 978-2-343-12157-4)
  • « La peinture comme dĂ©tournement de la doxa », dans Dominique Berthet (dir.), Art et pratiques du dĂ©tournement, Paris, L'Harmattan, coll. « Ouverture philosophique », sĂ©rie « EsthĂ©tique », 2023, p. 143-156, (ISBN 978-2-336-40395-3)
  • Avec Hector Poullet, Ut Karukera Poesis — Art poĂ©tique, avec la participation de Christian Bracy, Pointe-Ă -Pitre, MusĂ©e dĂ©partemental d'Art et d'Histoire de la Guadeloupe (MUSARTH), 2023, 170 p., (ISBN 978-2-9589059-0-3)

Bibliographie

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  • SĂ©bastien Caro, « De l'abstraction comme principe Ă©levĂ© Ă  la figuration comme narration de l'intime. Entretien avec Stan », Recherches en EsthĂ©tique, no 15, « L'imprĂ©visible », CEREAP, octobre 2009, p. 193-205, ISSN 1267-9291
  • Roger Toumson (dir.), Anthologie de la peinture en Guadeloupe : des origines Ă  nos jours, HervĂ© Chopin Éditions – Conseil rĂ©gional de la Guadeloupe, 2009, (ISBN 978-2-35720-021-0)
  • Scarlett JĂ©sus, « Français d'Outremer, CrĂ©oles, Antillais, ou CaribĂ©ens
 Quelle posture les artistes de Guadeloupe empruntent-ils ? », Recherches en EsthĂ©tique, no 20, « CrĂ©ations insulaires », CEREAP, janvier 2015, p. 111-123
  • Dominique Berthet (dir.), 40 entretiens d'artistes. Martinique, Guadeloupe. Tome 2 (2000-2014). EsthĂ©tique de la rencontre 2, Paris, L'Harmattan, coll. « Les Arts d'ailleurs », mars 2016, (ISBN 978-2-336-30276-8)
  • Christian Bracy, « DĂ©tournement de sens et de fonctions », Recherches en EsthĂ©tique, no 24, « Art et dĂ©tournement », CEREAP, 2019, p. 243-245
  • Matthieu Dussauge (dir.), MusĂ©e SchƓlcher. Renaissance : la collection, Conseil dĂ©partemental de la Guadeloupe – Éditions HervĂ© Chopin, 2020, (ISBN 978-2-35720-452-2)
  • Dominique Berthet, « Abolition of new colonial slavery — Anatomies d'une culture guadeloupĂ©enne. Entretien avec Stan Musquer », Recherches en EsthĂ©tique, no 26, « Le (dĂ©)plaisir », janvier 2021, p. 207-216
  • FrĂ©dĂ©ric Lefrançois (dir.), TrinitĂ© de Stan Musquer. Lectures croisĂ©es d'une Ɠuvre caribĂ©enne, Presses universitaires des Antilles, coll. « Arts et esthĂ©tique », 2021, 147 p., (ISBN 979-10-95177-19-7)
  • Scarlett JĂ©sus, « Adam, Ève et la pomme : remix et dĂ©tournement », dans Dominique Berthet (dir.), Art et pratiques du dĂ©tournement, Paris, L'Harmattan, coll. « Ouverture philosophique », sĂ©rie « EsthĂ©tique », 2023, p. 83-96, (ISBN 978-2-336-40395-3)

Notes et références

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  1. 1 2 3 Samuel Gelas, « Entretien avec Stan Musquer », sur MédiART, YouTube, (consulté le )
  2. 1 2 3 Catherine Dufour, « Le (dĂ©)plaisir – Recherches en EsthĂ©tique n°26 », sur MĂ©lusine – Centre de recherches sur le surrĂ©alisme, (consultĂ© le )
  3. 1 2 3 Minakshi Carien, « FrĂ©dĂ©ric Lefrançois (dir.), TrinitĂ© de Stan Musquer. Lectures croisĂ©es d’une Ɠuvre caribĂ©enne », Recherches en EsthĂ©tique, no 29,‎ , p. 202-203
  4. ↑ Dominique Berthet, « Les appropriations de Stan Musquer », prĂ©face, dans FrĂ©dĂ©ric Lefrançois (dir.), TrinitĂ© de Stan Musquer. Lectures croisĂ©es d'une Ɠuvre caribĂ©enne, Presses universitaires des Antilles, coll. « Arts et esthĂ©tique », 2021, p. 10, (ISBN 979-10-95177-19-7).
  5. ↑ Christelle LozĂšre et FrĂ©dĂ©ric Lefrançois, « Emprunts et empreintes du temps : le parcours artistique de Stan Musquer », dans FrĂ©dĂ©ric Lefrançois (dir.), TrinitĂ© de Stan Musquer. Lectures croisĂ©es d'une Ɠuvre caribĂ©enne, Presses universitaires des Antilles, coll. « Arts et esthĂ©tique », 2021, p. 32-33.
  6. ↑ Christelle LozĂšre et FrĂ©dĂ©ric Lefrançois, art. cit., p. 36-37 ; Marcel Gervelas, « Stan expose : Apologia SĂ©rail » [sic], France-Antilles Guadeloupe, no 6936, 11 mars 1993, p. 7.
  7. ↑ Christelle LozĂšre et FrĂ©dĂ©ric Lefrançois, TrinitĂ©, Presses universitaires des Antilles, 2021, p. 38.
  8. ↑ Christelle LozĂšre et FrĂ©dĂ©ric Lefrançois, art. cit., p. 38.
  9. ↑ Anthologie de la peinture en Guadeloupe : des origines Ă  nos jours, sous la direction de Roger Toumson, HervĂ© Chopin Éditions – Conseil rĂ©gional de la Guadeloupe, 2009, p. 419.
  10. ↑ FrĂ©dĂ©ric Lefrançois, « La trinitĂ© des esthĂ©tiques hybrides », dans FrĂ©dĂ©ric Lefrançois (dir.), TrinitĂ© de Stan Musquer. Lectures croisĂ©es d'une Ɠuvre caribĂ©enne, Presses universitaires des Antilles, coll. « Arts et esthĂ©tique », 2021, p. 39 ; Roger Toumson (dir.), Anthologie de la peinture en Guadeloupe : des origines Ă  nos jours, HervĂ© Chopin Éditions – Conseil rĂ©gional de la Guadeloupe, 2009, p. 376 ; Catalogue du Fonds d'Art contemporain du Conseil dĂ©partemental de la Guadeloupe, p. 64-65.
  11. ↑ SĂ©bastien Caro, « De l'abstraction comme principe Ă©levĂ© Ă  la figuration comme narration de l'intime. Entretien avec Stan », Recherches en EsthĂ©tique, no 15, « L'imprĂ©visible », CEREAP, octobre 2009, p. 193-205, notamment p. 199-203, ISSN 1267-9291 ; SĂ©bastien Caro, « Stan : Surfer pour s'abstraire du matĂ©rialisme », dans Roger Toumson (dir.), Anthologie de la peinture en Guadeloupe : des origines Ă  nos jours, HervĂ© Chopin Éditions – Conseil rĂ©gional de la Guadeloupe, 2009, p. 376-383.
  12. ↑ Marielle Plaisir et Matthieu Dussauge (dir.), Carte Blanche An III. Stan : Mythologies et lĂ©gendes du quotidien, musĂ©e Victor-SchƓlcher, Conseil gĂ©nĂ©ral de la Guadeloupe, 2013.
  13. ↑ Dominique Berthet, « Abolition of new colonial slavery — Anatomies d'une culture guadeloupĂ©enne. Entretien avec Stan Musquer », Recherches en EsthĂ©tique, no 26, « Le (dĂ©)plaisir », janvier 2021, p. 213-214.
  14. ↑ Linda Boustani, SĂ©minaire Le ModĂšle noir, compte rendu, MĂ©morial ACTe, Pointe-Ă -Pitre, 1er-2 octobre 2019, p. 13.
  15. ↑ FrĂ©dĂ©ric Lefrançois (dir.), TrinitĂ© de Stan Musquer. Lectures croisĂ©es d'une Ɠuvre caribĂ©enne, Presses universitaires des Antilles, 2021, p. 128-129.
  16. ↑ Dominique Berthet, « Les appropriations de Stan Musquer », prĂ©face, dans FrĂ©dĂ©ric Lefrançois (dir.), TrinitĂ© de Stan Musquer. Lectures croisĂ©es d'une Ɠuvre caribĂ©enne, Presses universitaires des Antilles, coll. « Arts et esthĂ©tique », 2021, p. 9-10.
  17. ↑ « Trinité », sur ReLRace – Le Mans UniversitĂ© (consultĂ© le )
  18. ↑ « La Fondation Lilian Thuram est partenaire du programme Religions, lignages et « race » (ReLRace) », sur Fondation Lilian Thuram (consultĂ© le )
  19. ↑ Stan Musquer et Hector Poullet, Ut Karukera Poesis — Art poĂ©tique, avec la participation de Christian Bracy, MusĂ©e dĂ©partemental d'Art et d'Histoire de la Guadeloupe (MUSARTH), 2023, (ISBN 978-2-9589059-0-3).
  20. ↑ Dominique Berthet, « Les appropriations de Stan Musquer », prĂ©face, dans FrĂ©dĂ©ric Lefrançois (dir.), TrinitĂ© de Stan Musquer. Lectures croisĂ©es d'une Ɠuvre caribĂ©enne, Presses universitaires des Antilles, coll. « Arts et esthĂ©tique », 2021, p. 10.
  21. ↑ Christelle LozĂšre et FrĂ©dĂ©ric Lefrançois, « Emprunts et empreintes du temps : le parcours artistique de Stan Musquer », dans FrĂ©dĂ©ric Lefrançois (dir.), TrinitĂ© de Stan Musquer. Lectures croisĂ©es d'une Ɠuvre caribĂ©enne, Presses universitaires des Antilles, coll. « Arts et esthĂ©tique », 2021, p. 38-39.
  22. ↑ Sophie Ravion D’Ingianni, « L’Ɠuvre de Stan Musquer : une pensĂ©e de l’intermĂ©diaire », dans FrĂ©dĂ©ric Lefrançois (dir.), TrinitĂ© de Stan Musquer. Lectures croisĂ©es d'une Ɠuvre caribĂ©enne, Presses universitaires des Antilles, coll. « Arts et esthĂ©tique », 2021, p. 46.
  23. ↑ Sophie Ravion D’Ingianni, « L’Ɠuvre de Stan Musquer : une pensĂ©e de l’intermĂ©diaire », dans FrĂ©dĂ©ric Lefrançois (dir.), TrinitĂ© de Stan Musquer. Lectures croisĂ©es d'une Ɠuvre caribĂ©enne, Presses universitaires des Antilles, coll. « Arts et esthĂ©tique », 2021, p. 49.
  24. ↑ SĂ©bastien Caro, « Deus Nigreos Mobylettum », dans FrĂ©dĂ©ric Lefrançois (dir.), TrinitĂ© de Stan Musquer. Lectures croisĂ©es d'une Ɠuvre caribĂ©enne, Presses universitaires des Antilles, coll. « Arts et esthĂ©tique », 2021, p. 117.
  25. ↑ FrĂ©dĂ©ric Lefrançois, « La trinitĂ© des esthĂ©tiques hybrides », et Sophie Ravion D’Ingianni, « L’Ɠuvre de Stan Musquer : une pensĂ©e de l’intermĂ©diaire », dans FrĂ©dĂ©ric Lefrançois (dir.), TrinitĂ© de Stan Musquer. Lectures croisĂ©es d'une Ɠuvre caribĂ©enne, Presses universitaires des Antilles, coll. « Arts et esthĂ©tique », 2021, p. 61-74 et 41-60.
  26. ↑ Sophie Ravion d'Ingianni, « L'Ɠuvre de Stan Musquer : une pensĂ©e de l'intermĂ©diaire », dans FrĂ©dĂ©ric Lefrançois (dir.), TrinitĂ© de Stan Musquer. Lectures croisĂ©es d'une Ɠuvre caribĂ©enne, Presses universitaires des Antilles, coll. « Arts et esthĂ©tique », 2021, p. 52.
  27. ↑ SĂ©bastien Caro, « Stan : Surfer pour s’abstraire du matĂ©rialisme », dans Roger Toumson (dir.), Anthologie de la peinture en Guadeloupe : des origines Ă  nos jours, HervĂ© Chopin Éditions – Conseil rĂ©gional de la Guadeloupe, 2009, p. 376-383.
  28. ↑ Audrey B., « Stan Musquer d’essence artistique », sur EWAG, (consultĂ© le )
  29. ↑ FrĂ©dĂ©ric Lefrançois, « À la recherche de la caribĂ©anité : explorations du moi-peau chez David Boxer et Stan Musquer », sur ResearchGate, (consultĂ© le )
  30. ↑ FrĂ©dĂ©ric Lefrançois (dir.), TrinitĂ© de Stan Musquer. Lectures croisĂ©es d'une Ɠuvre caribĂ©enne, Presses universitaires des Antilles, coll. « Arts et esthĂ©tique », 2021, p. 9-20.
  31. ↑ Selim Lander, « Le (dĂ©)plaisir – un numĂ©ro de « Recherches en EsthĂ©tique » », sur MondesFrancophones.com, (consultĂ© le )
  32. ↑ Scarlett JĂ©sus, « Adam, Ève et la pomme : remix et dĂ©tournement », dans Dominique Berthet (dir.), Art et pratiques du dĂ©tournement, Paris, L'Harmattan, coll. « Ouverture philosophique », sĂ©rie « EsthĂ©tique », 2023, p. 86 et 88-89.
  33. ↑ Catalogue du Fonds d'Art contemporain du Conseil dĂ©partemental de la Guadeloupe, p. 64-65.
  34. ↑ Matthieu Dussauge (dir.), MusĂ©e SchƓlcher. Renaissance : la collection, Conseil dĂ©partemental de la Guadeloupe – Éditions HervĂ© Chopin, 2020, p. 52, (ISBN 978-2-35720-452-2).
  35. ↑ Conseil dĂ©partemental de la Guadeloupe, dĂ©libĂ©ration no 2023-488 de la Commission permanente, 1er dĂ©cembre 2023, acceptation du don de l'Ɠuvre et inscription Ă  l'inventaire du MUSARTH.