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Theodore Haver

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Theodore Haver
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Theodore Petronelle Bernardine HaverVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Dora HaverVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Fratrie
Josephine Baerveldt-Haver (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Theodore (Dora) Haver, née le à Amsterdam et morte le dans la même ville, est une enseignante, féministe et éditrice néerlandaise. Elle est la cofondatrice de la Vereeniging voor Vrouwenkiesrecht (Association pour le suffrage des femmes) et rédactrice du journal féministe Evolutie (nl).

Portrait de Theodore Haver au musée d'Amsterdam

Jeunesse et famille

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Théodore Petronella Bernardine Haver, surnommée Dora, est née à Amsterdam le 18 décembre 1856. Elle est la fille de Marinus Bernardus Haver, commerçant, et de Jeanne Cornelie van Campen[1]. Elle a une sœur, Josephine Sare Rosine Haver (nl) (1868-1945), également enseignante et impliquée dans le mouvement pour le droit de vote des femmes[2],[3].

Dora Haver épouse son collègue Hermanus Schook (1857-1926), directeur d'école, le 11 août 1887. Il est veuf et a une petite fille. Ils ont deux fils ensemble : Hermanus (1857-1926) et Jean (1890-1969). La séparation légale est prononcée le 23 octobre 1900[2],[1].

Dora Haver travaille comme enseignante dès l'âge de dix-huit ans. Pendant quelques années, elle donne des cours à l'Association Ons Huis (nl) à Amsterdam[1],[2].

Engagements

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En 1895, Wilhelmina Drucker la propose comme directrice du Volksdagblad (nl), le premier journal ouvrier des Pays-Bas. C'est cependant un homme, Jacob Rot, qui obtient le poste[1].

Du 1er octobre 1896 jusqu'à sa mort, Dora Haver est administratrice de l'Algemeene Amsterdamsche Vereeniging voor Genees-, Heel- en Verloskundige Hulp « Ziekenzorg » , la première caisse d'assurance maladie d'Amsterdam[1],[2].

Très malade, Dora Haver participe, depuis son lit à l'hopital Burgerziekenhuis, à l’élaboration de l’exposition De Vrouw 1813–1913. L'exposition se tient à Amsterdam en mai 1913 mais elle ne la verra plus[2].

Dora Haver décède le 1er novembre 1912, à l'âge de 55 ans. Elle est incinérée en Allemagne, car ce n'est pas encore autorisé aux Pays-Bas[1].

Mouvement des femmes

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Le suffrage féminin

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Dora Haver rejoint la Vrije Vrouwenvereeniging (Association des femmes libres) en 1890, en devient la secrétaire puis est élue présidente en 1911[1],[3].

Dora Haver est une des fondatrices de la Vereeniging voor Vrouwenkiesrecht (Association pour le suffrage des femmes, VVK), aux côtés notamment d'Aletta Jacobs, d'Annette Versluys-Poelman et de Wilhelmina Drucker[1],[4].

En 1897, elle participe en tant que représentante néerlandaise au Congrès féministe international à Bruxelles[5].

Elle participe, pour l'Association pour le suffrage des femmes, au Comité néerlandais pour le suffrage universel avec le Parti social-démocrate des travailleurs mais se retire en 1905, l'engagement du Parti social-démocrate en faveur du droit de vote des femmes n'étant pas suffisant[2].

De 1906 à 1912, elle préside la section d'Amsterdam de l'association[1]. En 1893, Dora Haver fonde, avec Wilhelmina Drucker, le magazine féministe Evolutie (nl) . Elles en sont toutes deux éditrices et y publient également des articles. Elle y défend des positions radicales[2],[6]

Dora Haver est administratrice, propagandiste et conférencière pour de nombreuses associations, notamment l'Association des retraités de l'État, où elle défend l’égalité des droits entre hommes et femmes, et l'Association des libres penseurs « De Dageraad » . Elle soutient le droit à la contraception gratuite au sein de la Ligue néo-malthusienne[1],[2].

Le travail des femmes

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Dora Haver est particulièrement engagée dans la défense du travail des femmes. Avec Wilhelmina Drucker, elle participe à des projets de syndicats de couturières, de domestiques et d'opératrices téléphoniques[1]. Lors d'un discours prononcé à l'Exposition nationale du travail des femmes en 1898, elle plaide pour des syndicats féminins distincts car la plupart des ouvriers s'opposent encore au travail des femmes : « [...] tant que l’ensemble des travailleurs s’oppose au travail salarié des femmes, ces dernières ont besoin – durant cette période de transition – de syndicats séparés. »[1],[2].

Mais, en 1901, elle proteste contre l'Association des employés de commerce « Mercurius », qui exclue les femmes : « Nous ne voulons pas de femmes dans notre monde. »[2],[7].

Dora Haver estime qu'il ne doit y avoir aucune distinction entre les hommes et les femmes – ni entre les femmes mariées et célibataires – en matière d'accès à la formation, de choix de profession et de rémunération. De plus, elle est d'avis que les femmes mariées doivent de préférence subvenir à leurs propres besoins[1]. « Ni l’homme seul, ni la femme seule n’ont besoin de gagner suffisamment pour que toute la famille doive en dépendre. »[2].

Lorsque la Nationale Vereeniging voor Vrouwenarbeid (nl) (Association nationale pour le travail des femmes,VVVKr) est fondée en 1901, Dora Haver est élue présidente, un poste qu'elle occupe jusqu'en 1908[2].

Buste conflictuel

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L'Association pour le suffrage des femmes commande un buste de Dora Haver à la sculptrice Jo Schreve-IJzerman (nl). Il est offert au Stedelijk Museum d'Amsterdam en 1914[1]. Mais la direction du musée exige que la mention de l'activisme féministe de Dora Haver soit effacée du socle. Grâce à l'intervention de Wilhelmina Drucker, la mémoire de Dora Haver est rétablie. Depuis 1937, le buste est prêté aux Archives internationales du mouvement des femmes à Amsterdam et exposé en 1994 lors d’une exposition consacrée au mouvement des femmes au Musée historique d’Amsterdam[1],[8].

Références

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(nl)/(de) Cet article est partiellement ou en totalité issu des articles intitulés en néerlandais « Theodore Haver » (voir la liste des auteurs) et en allemand « Theodore Haver » (voir la liste des auteurs).
  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 « HAVER, Theodore Petronella Bernardine | BWSA », sur Biografisch Woordenboek van het Socialisme en de Arbeidersbeweging in Nederland (BWSA) (consulté le ).
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 (nl) « Haver, Theodore Petronella Bernardine (1856-1912) », sur Huygens Instituut, Digitaal Vrouwenlexicon van Nederland, .
  3. 1 2 « Josephine Baerveldt-Haver », sur www.wilhelminadrucker.nl (consulté le ).
  4. ↑ Loo, Vilan van de. De Vrouw Beslist. De Tweede Feministische Golf in Nederland (Wormer: Inmerc, 2005), 17, (ISBN 9066115440).
  5. ↑ « Actes du Congrès Féministe International de Bruxelles, publiés par les soins de Mlle Marie Popelin, organisé par la Ligue Belge du Droit des Femmes, ... | Alexander Street, part of Clarivate », sur search.alexanderstreet.com (consulté le ).
  6. ↑ « HAVER, Theodore Petronella Bernardine | BWSA », sur socialhistory.org (consulté le ).
  7. ↑ (de) Francisca de Haan, « Unser Land ist in Aufruhr. Geschlechterdebatten in den Niederlanden um 1900 », Feministische Studien, vol. 18, no 1,‎ , p. 8-21 (DOI 10.1515/fs-2000-0103).
  8. ↑ (nl) « Theodora P.B.Schook-Haver (1857-1912), voorvechtster vrouwenbeweging », sur Hart Amsterdammuseum (consulté le ).

Liens externes

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Articles connexes

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