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Timbre fiscal mobile

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Le timbre fiscal mobile est une des deux formes sous lesquelles le timbre fiscal peut se présenter, l'autre étant le papier timbré (aussi appelé timbre fiscal fixe, ou entier fiscal).

L'apparition du timbre-poste mobile en 1840 et son succÚs ont immédiatement donné l'idée aux administrations financiÚres de créer conjointement avec leurs papiers timbrés des timbres mobiles fiscaux. Des pays comme l'Autriche y ont immédiatement eu recours.

En France par contre, l'administration y fut d'abord hostile. Elle craignait en effet que les actes des redevables soient rĂ©digĂ©s sur papier libre, et ne soient revĂȘtus de timbres qu'au dernier moment, dans les seuls cas oĂč ils auraient Ă  les utiliser en justice ou sur le plan administratif.

Cette argumentation Ă©tait dĂ©fendable pour les actes Ă©tablis en France, mais elle devenait difficile Ă  soutenir pour les actes Ă©tablis Ă  l'Ă©tranger et taxables en France, comme les lettres de change reçues en paiement par les exportateurs français. D'autant plus que les clients de ces exportateurs pouvaient eux-mĂȘmes ĂȘtre tenus de n'utiliser que le papier timbrĂ© de leur pays pour Ă©tablir leurs traites.

La solution traditionnelle Ă©tait alors que les exportateurs français se dĂ©rangent, pour prĂ©senter chaque effet de commerce venant de l'Ă©tranger au bureau d'Enregistrement le plus proche, afin d'y payer en espĂšces la taxe proportionnelle pesant sur celui-ci. Une griffe (ou une mention manuscrite) « visĂ© pour timbre », Ă©tait alors apposĂ©e sur l'effet pour attester l'acquittement de la taxe. Cette procĂ©dure Ă©tait peu simple, surtout compte tenu des moyens de transports de l'Ă©poque. C'est pourquoi une vive pression des professionnels du commerce s'exerça sur les pouvoirs publics, afin qu'en de tels cas il soit possible aux nĂ©gociants, d'Ă©viter ces dĂ©placements incessants. En effet, l'Ă©mission de timbres fiscaux mobiles, devait permettre Ă  chaque nĂ©gociant, Ă  la seule condition qu'il en ait prĂ©alablement achetĂ© une quantitĂ© suffisante, de taxer lui-mĂȘme ses traites de l'Ă©tranger, sans plus devoir, pour chacune d'elles, courir au bureau d'enregistrement.

L'administration financiÚre dut finalement céder et c'est ainsi que furent émis en 1860 les premiers timbres mobiles d'Effets de commerce.

AprÚs ce précédent, l'administration cessa d'opposer son barrage à la modernisation des moyens de recouvrement du droit de timbre, et les premiers timbres mobiles de Dimension apparurent, à leur tour, en 1862. Ce furent les premiÚres valeurs inactives.

Principales fonctions du timbre fiscal

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Les timbres fiscaux visent Ă  recouvrer une grande variĂ©tĂ© de taxes. On peut les diviser d’abord en deux grandes catĂ©gories : les timbres gĂ©nĂ©raux et les timbres sectoriels

Timbres fiscaux généraux

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Ces timbres sont utilisables pour acquitter toutes les taxes recouvrables par voie de timbre, seuls ou en concurrence avec les timbres sectoriels. Ces timbres portent les mentions gĂ©nĂ©rales, telles que “timbre fiscal “, “Stempelmarke”, “Revenue”, etc. Certains timbres sont mĂȘme tellement “gĂ©nĂ©raux” qu’ils sont Ă  la fois fiscaux gĂ©nĂ©raux et postaux. Cela a souvent Ă©tĂ© le cas en Grande-Bretagne (“Postage & Revenue”) et dans certaines de ses colonies, notamment en Afrique orientale, oĂč certaines grosses valeurs des sĂ©ries cataloguĂ©es dans les catalogues postaux ont en rĂ©alitĂ© Ă©tĂ© créées pour des usages purement fiscaux. Par ailleurs, dans certains cas des timbres sectoriels ont Ă©tĂ© utilisĂ©s comme fiscaux gĂ©nĂ©raux, soit pour faire face Ă  un manque imprĂ©vu de timbres unifiĂ©s, soit lorsque certaines catĂ©gories de timbres sectoriels ayant Ă©tĂ© supprimĂ©es, le reliquat disponible de ces figurines est utilisĂ© par Ă©conomie jusqu’à Ă©puisement de leur stock. C’est ce qui s’est produit, lors de l’institution du timbre fiscal dit “unifiĂ©â€ en France (Timbres avec la seule mention « Timbre fiscal »). Alors, un dĂ©cret du a disposĂ© que les fiscaux sectoriels de toutes les catĂ©gories supprimĂ©es serviraient jusqu’à Ă©puisement Ă  n’importe quel usage fiscal, sĂ©parĂ©ment ou conjointement. Cette opĂ©ration, baptisĂ©e “banalisation” par les fiscalistes, a durĂ© plusieurs annĂ©es, tant les stocks Ă©taient importants.

Timbres fiscaux sectoriels

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Taxation fonctionnelle

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Les timbres sectoriels sont extrĂȘmement variĂ©s. On se bornera Ă  en donner ici la liste, dont on constatera qu'elle est trĂšs riche thĂ©matiquement, des catĂ©gories les plus importantes. À noter que certains de ces timbres sectoriels peuvent figurer Ă  la fois dans plusieurs des catĂ©gories de fiscaux sectoriels ci-dessous.

Taxation des actes
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  • Timbres d'Actions, timbres d'Affaires ÉtrangĂšres, Timbres d'Affiches, Timbres d'Articles d’argent, Timbres de Cartes d’identitĂ©, Timbres de Connaissements, Timbres de Copies, Timbres de Dimension, Timbres d'État-civil, Timbres d'Effets de Commerce, Timbres d'Enregistrement, Timbres de Journaux, Timbres de LĂ©galisation, Timbres de Lettres de voiture, Timbres de Papiers publics, Timbres de Passeports, Timbres de RĂ©cĂ©pissĂ©s de chemins de fer, bulletins de Colis postaux, Timbres de RĂ©fugiĂ©s, Timbres de RĂŽles d’équipage, Timbres de Taxes communales, Timbres judiciaires, Timbres de Travailleurs Ă©trangers.
Taxation des communications
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1- La taxation de la diffusion des idées

  • Timbres de CB., Timbres de Journaux, Timbres de Radiodiffusion, Timbres de TĂ©lĂ©phone, Timbres de TĂ©lĂ©vision, Timbres d'UniversitĂ©s.

2- La taxation de la circulation des individus

  • Timbres d'Affaires ÉtrangĂšres, Timbres de l'OMI., Timbres de Passeports, Timbres de Permis militaires, Timbres de RĂ©fugiĂ©s, Timbres de Travailleurs Etrangers.
Taxation des loisirs
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  • Timbres de Billets de spectacle, Timbres de Cartes Ă  jouer, Timbres de Casinos, Timbres de Permis de chasse, Timbres de Taxe piscicole.
Taxation des marchandises
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  • Timbres ou bandes d'Allumettes, Timbres ou bandes de ChicorĂ©e, Timbres de Chapeaux, Timbres de Gants, Timbres de Pommes de terre, Timbres de Spiritueux, Timbres ou bandes de Tabacs, Timbres de Viandes.
Taxation des paiements
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Timbre effets commerce
  • Timbres de ChĂšques, Timbres de Quittances, Timbres de Taxe sur les paiements, Timbres de Taxe de luxe, Timbres d'Impot sur le revenu, Timbres d'Effets de commerce.
  • Timbres de Valeurs en bourse, Timbres de Valeurs Ă©trangĂšres.
Taxation des transports
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  • Timbres d'Amendes, Timbres d'Automobiles, Timbres de Bureaux de fret, Timbres de Colis postaux, Timbres de Connaissements, Timbres de Lettres de voitures, Timbres de Location de chevaux, Timbres de RĂ©cĂ©pissĂ©s de chemins de fer, Timbres de RĂŽles d’équipages, Timbres de groupage, Timbres de Transport, Timbres de VĂ©locipĂšdes.
Taxations diverses
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Classification de la FIP

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Le rÚglement de la classe des timbres fiscaux de la Fédération internationale de philatélie (F.I.P.) distingue trois grandes catégories de timbres sectoriels (classification des SREV ou Special Regulations for the Evaluation)[1].

  • Les « timbres d'imposition » (Tax stamps) qui visent Ă  recouvrer une redevance sans lien particulier avec un service rendu, Ă  l’occasion de la crĂ©ation de la copie ou de l’enregistrement de tel ou tel acte.
  • Les « timbres de taxation » (Fees stamps) qui visent Ă  recouvrer des redevances correspondant directement Ă  des services rendus.
  • Les « timbres de crĂ©dit » (Credit stamps), par lesquels, dans certains pays, les salariĂ©s sont invitĂ©s Ă  coller, chaque fois qu’il encaissent une fraction de leur salaire, les timbres correspondants sur une carte qu’ils doivent remettre Ă  certaines Ă©chĂ©ances Ă  leur percepteur. Le but est d’obtenir des salariĂ©s un paiement Ă©chelonnĂ© et sans douleur, par une suite de trĂšs petits versements. Ce systĂšme a aussi Ă©tĂ© utilisĂ© en Allemagne et en France, pour l'assurance sociale des salariĂ©s (voir timbre socio-postal). Dans la mesure oĂč les cotisations payĂ©es Ă  l'aide de ces timbres ont un caractĂšre parafiscal, lorsqu'elles Ă©manent de l'employeur qui ne reçoit rien en retour, lesdits timbres peuvent ĂȘtre associĂ©s Ă  une collection de timbres fiscaux. Le mĂȘme systĂšme a aussi Ă©tĂ© usitĂ© en France, pour permettre la souscription Ă  une Ă©pargne publique, par des versements fractionnĂ©s (timbres socio-postaux de type « Phenix »).

Différents éléments d'une collection de philatélie fiscale

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La matiĂšre premiĂšre des collections de philatĂ©lie fiscale consiste en quatre catĂ©gories d’élĂ©ments:

Timbres mobiles détachés

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Ces timbres peuvent se collectionner de la mĂȘme façon que les timbres-poste. Les fiscalistes peuvent donc rechercher un exemplaire de chaque timbre normal, Ă©mis ou non Ă©mis (cf.Timbre non Ă©mis), en y ajoutant ou non les variĂ©tĂ©s (cf. VariĂ©tĂ© (philatĂ©lie)), les Ă©preuves, les essais (cf. Epreuves et essais en philatĂ©lie), les rĂ©impressions et mĂȘme les « faux pour servir ». On peut Ă©galement y introduire les simili-timbres fiscaux des cours d’instruction privĂ©s, en les distinguant clairement des vĂ©ritables timbres. On peut collectionner ces figurines aussi bien en multiples, que par unitĂ©s.

La collection peut ĂȘtre gĂ©nĂ©rale ou spĂ©cialisĂ©e. Les timbres fiscaux sont gĂ©nĂ©ralement Ă©mis Ă  l’occasion soit d’un changement de rĂ©gime politique, soit d’un changement de tarif fiscal, soit d’un Ă©vĂšnement historique, tel qu’une guerre, une annexion, une occupation, une rĂ©volution. Ces Ă©vĂšnements peuvent ĂȘtre pris pour base de dĂ©termination du champ d’une collection spĂ©cialisĂ©e. On peut Ă©galement spĂ©cialiser des collections sur telle ou telle catĂ©gorie de timbres gĂ©nĂ©raux ou sectoriels, sur les fiscaux créés par tel ou tel graveur, etc Aux timbres de l’État peuvent s’ajouter des timbres Ă©mis par les collectivitĂ©s locales pour recouvrer certaines de leurs propres taxes, notamment dans les États fĂ©dĂ©raux. Dans un pays comme la Suisse, la majoritĂ© des timbres fiscaux Ă©mis jusqu’à nos jours sont des “cantonaux”. De mĂȘme dans l’ancien Empire allemand, les fiscaux avaient en majoritĂ© continuĂ©, comme avant l’unification, Ă  ĂȘtre Ă©mis par les États membres (BaviĂšre, Hesse, Prusse, Saxe, Alsace-Lorraine, etc.)

Timbres mobiles sur documents

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La collection des fiscaux sur documents s’est introduite rĂ©cemment et s’est assez largement propagĂ©e:

Documents comme accessoires d’une collection de timbres dĂ©tachĂ©s

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Il n’est pas rare que mĂȘme les collectionneurs de fiscaux dĂ©tachĂ©s ajoutent Ă  la suite de chacune de leurs sĂ©ries de fiscaux quelques documents pour illustrer l'usage de ces timbres. Cette pratique est d’ailleurs pratiquement obligatoire dans les expositions compĂ©titives, en classe fiscale comme en classe traditionnelle. En outre, il est des timbres dont la collection sur documents entiers est indispensable : ce sont les timbres surchargĂ©s Ă  la main ou au composteur dans les pĂ©riodes de pĂ©nurie, percĂ©s localement en ligne ou en serpentins, ou encore coupĂ©s en deux pour leur demi-valeur. Seul un document entier, ou du moins un fragment significatif, permet alors de corroborer, par sa date et son montant, les transformations ainsi apportĂ©es aux timbres d'origine.

Documents fiscaux comme objets de la collection

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Indépendamment des cas particuliers ci-dessus, la collection fiscale de timbres sur documents tend à se répandre. Une telle collection peut porter :
- sur les timbres sur documents:
- d’un ou plusieurs pays;
- d’une ou plusieurs catĂ©gories;
- d’un ou plusieurs types de timbres fiscaux, dont on cherche à illustrer par ces documents tous les cas d’utilisation.
- sur les oblitĂ©rations, ou sur certaines catĂ©gories d’oblitĂ©rations (marcophilie fiscale).
- sur une pĂ©riode d’histoire, comme la Convention, la Guerre de 1870, la guerre de 14-18, ou la Seconde Guerre Mondiale.
- sur les relations internationales (Connaissements, Traites, Timbres consulaires, Doubles affranchissements fiscaux)
- sur des Ă©tudes tarifaires (C’est ainsi que Michel Hoste a exposĂ©, le premier en France, une collection sur les divers affranchissements ayant constituĂ© le tarif fiscal Ă  9F).
Ajoutons qu’il est toujours possible de jumeler une collection de timbres dĂ©tachĂ©s et une collection de timbres sur documents.

Entiers fiscaux, compléments d'une collection de timbres mobiles

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Les papiers timbrĂ©s ou entiers fiscaux font l'objet d'une branche particuliĂšre de la collection des timbres fiscaux (voir article sur le papier timbrĂ© en France). Mais ils peuvent aussi ĂȘtre combinĂ©s aux timbres mobiles dans une collection relative Ă  un mĂȘme Ă©vĂšnement, Ă  un mĂȘme thĂšme, ou Ă  l'application d'un mĂȘme tarif. En outre ils servent souvent de support Ă  des timbres mobiles qui les complĂštent. Ils peuvent donc dans ce cas ĂȘtre intĂ©grĂ©s Ă  une pure collection de timbres mobiles pour illustrer l'un des emplois de ces derniers sur documents.

En conclusion, nous dirons que, mĂȘme en se cantonnant dans le domaine des timbres mobiles, il est toujours possible, sinon souhaitable, d’inclure dans une mĂȘme collection consacrĂ©e aux timbres dĂ©tachĂ©s, non seulement quelques timbres mobiles sur documents, mais aussi quelques papiers timbrĂ©s ayant un rapport avec le sujet traitĂ©.

Renaissance de la philatélie fiscale

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La collection des timbres fiscaux et papiers timbrĂ©s, ou philatĂ©lie fiscale, abandonnĂ©e depuis plus d'un demi-siĂšcle a repris son essor dans le monde entier depuis les annĂ©es 1980. En ce qui concerne la France, non seulement un catalogue Yvert et Tellier Fiscal reparait dĂ©sormais rĂ©guliĂšrement, mais aussi les timbres fiscaux sont Ă  nouveau prĂ©sents dans les ventes sur offres et aux enchĂšres, oĂč les plus rares d'entre eux atteignent souvent des prix Ă©levĂ©s.
Cependant, il n'en existe pas encore un marchĂ© unifiĂ© et les philatĂ©listes fiscaux restent beaucoup moins nombreux que les philatĂ©listes postaux. Si bien qu'il n'est pas toujours facile de trouver les fiscaux manquants, ou de se dĂ©barrasser de ses doubles. Aussi existe-t-il dans chaque pays (États-Unis, France, Allemagne, Grande-Bretagne...) une sociĂ©tĂ© spĂ©cialisĂ©e, oĂč il est possible d'Ă©tablir des contacts et de s'informer. En France, cette association est la SociĂ©tĂ© Française de PhilatĂ©lie Fiscale. Voir sur Internet, le site de cette association qui est bien documentĂ© sur la question. Pour se procurer des timbres fiscaux, voir aussi, sur le site d'Ebay enchĂšres, la rubrique « Timbres » et la sous-rubrique « Timbres fiscaux ». Il est rappelĂ© que l’article 893 du code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts rĂ©serve strictement la vente et la distribution des timbres fiscaux aux dĂ©tenteurs de commissions attribuĂ©es par l’administration des finances. Aussi, la vente de timbres fiscaux valides par des particuliers, notamment sur des sites d’enchĂšres en ligne, est strictement prohibĂ©e.

Supports spécifiques de recouvrement fiscal

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En dehors des timbres mobiles ou fixes imprimĂ©s sur papier ou parchemin, on a utilisĂ© bien d’autres supports de recouvrement fiscal. Un exemple particuliĂšrement parlant de cette diversitĂ© rĂ©side dans le cas du timbre de bicyclette, qui a successivement Ă©tĂ© frappĂ© sur des plaques mĂ©talliques, des figurines mobiles, puis des cartes timbrĂ©es. Parmi ces supports spĂ©cifiques, les plus proches des timbres fiscaux habituels, signalons toutes les bandes de tabac, de chicorĂ©e ou d’allumettes qui sont, en fait, des timbres mobiles suffisamment allongĂ©s pour entourer des paquets. Également proche des timbres ou papiers timbrĂ©s fiscaux, signalons les Ă©tiquettes de transport d’alcools (“congĂ©s”), celles de viandes, ou encore les vignettes automobiles apposĂ©es sur les pare-brises. Le champ des supports de recouvrement fiscal peut s’étendre Ă  l’infini. Il en est ainsi, par exemple en Allemagne, oĂč les plaques minĂ©ralogiques des automobiles comportent une empreinte fiscale en relief. Mais ne sont considĂ©rĂ©s comme vĂ©ritables timbres fiscaux, par les collectionneurs, que les empreintes frappĂ©es sur du papier, du carton, ou pour les entiers fiscaux anciens, sur du parchemin.

Un catalogue des fort nombreuses bandes françaises de tabac a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© par la SFPF. Quant aux autres bandes fiscales ou de monopole, elles sont incluses dans le catalogue des timbres fiscaux locaux et spĂ©ciaux de France et de Monaco Ă©ditĂ© par la mĂȘme association.

Différents modes de collection des timbres fiscaux

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Les divers timbres mobiles, entiers fiscaux, et Ă©ventuellement les supports spĂ©cifiques de recouvrement fiscal peuvent ĂȘtre collectionnĂ©s de diverses façons.

Collection traditionnelle fiscale

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La forme de collection fiscale la plus rĂ©pandue est celle de la philatĂ©lie fiscale traditionnelle: Étude d’un ensemble de timbres, principalement dĂ©tachĂ©s, ainsi que de leurs variĂ©tĂ©s, Ă©preuves et essais, accompagnĂ©s d’un certain nombre de documents fiscaux illustrant les conditions de leur emploi. Ces timbres dĂ©tachĂ©s peuvent ĂȘtre ou non accompagnĂ©s des entiers fiscaux correspondants. Il en a Ă©tĂ© ainsi, par exemple, de la collection de Daniel Spano sur les Timbres français de Dimension et de celle d'Henri Barbero sur les Timbres du Second Empire, toutes deux prĂ©sentĂ©es avec succĂšs Ă  plusieurs expositions internationales. C’est en effet cette forme de prĂ©sentation qui est la mieux apprĂ©ciĂ©e dans les expositions compĂ©titives. Mais attention, les participations d’exposition ne doivent pas comprendre toute une collection, ni porter sur un champ trop large. Elles doivent prĂ©senter une Ă©mission, un timbre, un type, une catĂ©gorie de timbres, un thĂšme, ou encore une pĂ©riode d’histoire bien dĂ©limitĂ©e.

Branches annexes

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Mais d’autres formes de collections fiscales sont possibles, par exemple:
- Les collections composĂ©es uniquement de fiscaux sur documents, Ă©quivalents fiscaux de l’Histoire postale, comme la collection de documents fiscaux de la Guerre d’Indochine prĂ©sentĂ©e par Yves Danan Ă  plusieurs expositions internationales, depuis 2000, Ă  SĂ©oul et Ă  Bangkok, ou l’étude tarifaire de Michel Hoste, sur les taxations Ă  9F.
- Les collections d’entiers fiscaux, comme celle des entiers français de dimension exposĂ©e par Jacques Martinage Ă  l'exposition nationale de Lille, en 1993.
- Les collections d'oblitérations fiscales. (cf. Oblitération)
- Les collections de thĂ©matique fiscale. De telles collections consistent Ă  rassembler des timbres documents ou entiers fiscaux autour d’un thĂšme tel que les tabacs, le commerce international, la Seconde Guerre mondiale, etc.
Parmi ces collections de thĂ©matique fiscale citons celle de Madame Viellescazes sur les timbres fiscaux et le transport, prĂ©sentĂ©e avec succĂšs aux expositions internationales de Grenade en 1991, et PoznaƄ en 1992, et celle d’Yves Danan, sur la taxation fiscale dans les relations franco-amĂ©ricaines (traites, connaissements et documents soumis Ă  taxation consulaire).

Sources et bibliographie

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Pour ceux des ouvrages ci-dessous qui ont été reproduits et complétés, ou édités par la Société Française de Philatélie Fiscale (SFPF) à l'intention de ses membres, voir site Internet SFPF.

Documentation générale

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  • Philippe de Bosredon du Pont, Monographie des timbres fiscaux mobiles de France (RééditĂ© par la SFPF), MahĂ©, 1874.
  • Prof. Yves M. Danan, Histoire des timbres fiscaux d'Alsace-Lorraine, Paris, SFPF, 1992.
  • M.A. Fradois, Études de M.A. Fradois, 3 vol. (sur les timbres de Dimension, d'Effets de commerce, de Quittances, de Role d'Equipages, de Copies, de Connaissements, d'Affiches, de rĂ©cepissĂ©s de Chemins de Fer et d'articles d'argent), SFPF, Paris 1983.
  • Prof. Yves M. Danan ÉlĂ©ments de Marcophilie fiscale, Feuilles Marcophiles, nos 270, 271 et 272, Union Marcophile, Paris, 1992 et 1993.
  • L’Atelier GĂ©nĂ©ral du Timbre et ses fabrications depuis sa crĂ©ation de l’an X jusqu’en 1948. Manuscrit de Georges CHALMANDRIER, mis en forme, illustrĂ© et complĂ©tĂ© par Bruno VINCENT avec la collaboration de Dominique HARDY et Dominique SOLLIN de l’AcadĂ©mie de PhilatĂ©lie. AcadĂ©mie de philatĂ©lie, Paris, 2024.

Timbres fiscaux du Monde

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  • Yvert et Tellier et A. Forbin, Catalogue de timbres fiscaux (Monde), Yvert et Tellier, Amiens, 1915.

Fiscaux de France et Colonies

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  • France: Yvert & Tellier et SFPF., Catalogue des timbres fiscaux et socio-postaux de France et de Monaco, Yvert et Tellier, Amiens, 2012.
  • France: Catalogue des timbres fiscaux locaux et spĂ©ciaux de France et de Monaco, SFPF, 2003.
  • Colonies Françaises: Donald Duston, “French Colonies Revenues (and former colonies now independant)”, Peru (ill.), États-Unis (Cotes en $):

- Part I: “North African Colonies & Middle-East”, 2000.
- Part II: “Sub-Sahara colonies in Africa”, 1987-88.
- Part III: “Mid-East colonies”, 1989.
- Part.IV “Far-East Colonies”, 1990.
- Part.V “Miscellanous & Islands colonies”, 1987-88.

Quelques catalogues de timbres fiscaux Etrangers

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  • Allemagne et anciens États allemands: M. Erler & J. Norton, “Katalog der Stampelmarken von Deutschland”, 15 vol., Icking, 198.-1994.
  • Autriche: M. Erler, H. Hagn & R Tkalcsics, “Catalogue of the adhesive Revenue stamps of Austria”, 4 vol., Icking, Allem., 1978-86.
  • Belgique et Benelux : Benelux Revenues, J. Barefoot, York, Angleterre, 2007
  • Bulgarie et Roumanie: John Barefoot, Valentin Robu, “Bulgaria & Romania Revenues”, York, Angl., 2003.
  • Espagne: Barata, “Catalog of Spain Revenues, National, Provincial, Municipal”, Lisboa, 1992.
  • Espagne: Barata, “Catalog of local tax stamps of the spanish civil war”, Lisboa, 1990.
  • Grande-Bretagne: John Barefoot, “Catalogue of Great Britain Revenues”, York, Angl., 1989.
  • GrĂšce : Albania & Greece Revenues, J. Barefoot, York, Angleterre, 2002
  • Hongrie : Hungary Revenues, J. Barefoot, York, Angleterre, 2007
  • Jersey-Guernsey: O.J. Simpson, “Channel Islands Revenues. À story and a Catalogue”, Essex, Angl., 1991.
  • Commonwealth: John Barefoot, “British Commonwealth Revenues”, York, Angl., 9e édition, 2012.
  • Italie : Italy Revenues, J. Barefoot, York, Angleterre, 2013
  • Italie et colonies: P.de Magistris, “Catalogo generale delle marche da bollo italiani & Stati antichi italiani”, GĂšnes, 1986.
  • Italie: J.B. Moens : “Italian municipals”, 1892, reimprimĂ© par Barata, Lisboa, 1894.
  • Portugal: P. Barata, “Sellos Fiscais de Portugal e Colonias”, 1979.
  • Russie : Russia Revenues, J. Barefoot, York, Angleterre, 2004
  • TchĂ©choslovakie: Czechoslovakia Revenues, J. Barefoot, York, Angleterre, 2001
  • Turquie: W. Mc Donald, “Revenues of Ottoman empire & Republic of Turkey”, Coupeville, W.A., États-Unis, 1990.
  • Yougoslavie : Yugoslavia Revenues, J. Barefoot, York, Angleterre, 2003
Amérique
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  • États-Unis et colonies: Scott Publish.Co., “Specialized Catalogue of United States stamps”, (75-80 pages sur les fiscaux), Rééditions frĂ©quentes, Sidney, Ohio, États-Unis
  • Catalogue of the revenue stamps and telegraph & Telephone of Canada, Sisson, 1964
  • Canada: E. Van Dam, “The Canadian revenue stamps catalogue”, Bridgenorth, Ont. Canada, 1994.
  • The Canadian Stamp Catalogue, E.S.J. van Dam, 2000
  • Chine: J. Wetterling: “Chinese revenue stamps, 1896-1949”, 10 Part., 1978.
  • Chine: P. Padget, “The Revenue stamps of communist China”, Axbridge, Angl., 1986.
  • Irak: JoĂ« Ross & John Powell, “The revenue stamps of Irak”, Elverta, 1998.
  • IsraĂ«l: Gershon’s, “Specialized catalogue of IsraĂ«l and the Holy Land (Partie fiscale), New York, 1978.
  • South East Asia Revenues, J.Barefoot, York, Angleterre, 2006

Notes et références

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  1. ↑ La version officielle française a Ă©tĂ© traduite par le professeur Yves Maxime Danan. [PDF] Special Regulations for the Evaluation of Revenue Exhibits at F.I.P. Exhibitions.

Articles connexes

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