Toufik-de-Planoise
| Nom de naissance | Paul Guardado |
|---|---|
| Naissance | |
| Nationalité | Français |
| Activité principale | |
| Autres activités |
Rédacteur Wikipédia en français, contributeur presse locale |
Toufik-de-Planoise — au civil Paul Guardado —, né en 1992 est un journaliste citoyen, militant politique, syndical et associatif, d'orientation libertaire, également rédacteur encyclopédique, originaire et actif en Franche-Comté. Il tire son nom du quartier de Planoise à Besançon.
Biographie
[modifier | modifier le code]Parcours
[modifier | modifier le code]Toufik-de-Planoise naît en 1992[1],[2] d'un père d'origine espagnole, et d'une mère franc-comtoise. En 2008 à l'âge de quinze ans il débute son engagement intellectuel à travers plusieurs vecteurs dont l'encyclopédie Wikipédia[3] et divers journaux locaux, puis rejoint les milieux d'extrême gauche, libertaires, et antifas ainsi que des associations et réseaux de défense des Droits individuels et collectifs[4].
Après un baccalauréat professionnel en commerce avec mention en 2012 il tente de poursuivre des études en Histoire à l'Université de Franche-Comté,[2] ; il révèle avoir sommairement connu la situation de SDF durant l'année 2014[2],[5].
Positions
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Toufik-de-Planoise se déclare politiquement proche des mouvements autonomes et des black blocs mais milite avec toutes les forces progressistes partageant un idéal commun incluant notamment Lutte ouvrière, le Nouveau Parti anticapitaliste ou la Fédération anarchiste. Dans ce cadre, il a été plusieurs fois poursuivi et condamné pour des infractions mineures, comme le recouvrement d'un radar, l'inscription d'un graffiti antifasciste au pochoir, ou des affiches collées illégalement[2].
Écologiste, il devient végétarien en 2015. Réfractaire au système électoral, il ne l'exclut toutefois pas totalement comme outil. Bien qu'en lien avec le milieu médiatique par ses publications et ses actions, il est souvent en conflit avec les journalistes et critique de leurs articles et globalement de leurs lignes éditoriales.
Localement Toufik-de-Planoise œuvre à défendre les secteurs dits populaires, critiquant le manque d'implication réel des pouvoirs publics et considérant les derniers projets de rénovation urbaine et la mise en place du tramway de l'ordre de la gentrification.
Engagements
[modifier | modifier le code]Activités
[modifier | modifier le code]Engagement politique
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Solidaire du droit d'autodétermination, il participe dès 2014 aux actions de l'association France-Palestine Solidarité et du mouvement Boycott, désinvestissement et sanctions[6]. La même année, il s'active sur la question plus spécifique des violences policières ; puis s'implique dans la sensibilisation du sort des réfugiés.
Engagement syndical
[modifier | modifier le code]Salarié du restaurant KFC de Châteaufarine il adhère à la CGT et coordonne courant des grèves importantes, soutenu par plusieurs organisations en particulier l'union locale CGT et la section régionale du NPA, d'abord en lien avec l'opposition contre la loi travail puis pour protester contre les conditions jugées indignes dans l'entreprise. Menacé de licenciement dans un mouvement qui reste rare en restauration rapide, il est préservé par une demande d'élections puis le gain d'un mandat de délégué du personnel, qu'il mène jusqu'à son départ en [7].
Journaliste engagé
[modifier | modifier le code]Vers 2010, il rédige comme journaliste-citoyen des billets dans les médias en ligne, principalement MaCommune.info, à propos de questions de vie quotidienne et de politique, et par la suite d'autres éléments plus engagés notamment dans Lutopik, Basta ! ou Le Ch'ni dont il dirige la rédaction[4].
En 2012-2013 il gagne en réputation dans la région[8], lorsqu'il met en place un site web d'enquête sur les mouvements d'extrême-droite basés à Besançon et en Franche-Comté. Il y dénonce en particulier les néonazis, identitaires, ultranationalistes, membres et cadres du Front national, et théoriciens du complot, tout en restant soucieux du respect des personnes et de leur vie privée, avec des investigations poussées souvent relayées dans les médias ; notamment, celles concernant une boutique en ligne d'objets du Troisième Reich[9], un groupe néonazi de Poligny, des identitaires de la périphérie et du Front comtois, une vague d'agressions racistes commises au printemps 2013 à Besançon ou encore les rapports entretenus entre ces mouvances et la police en particulier la FPIP, mais aussi concernant l'organisation d'événements tels que des manifestations ou la prévention auprès de petites communes rurales. Il développe ainsi une véritable connaissance du milieu, qu'il souhaite « démystifier aux yeux du grand public pour mieux combattre ses idées. »
Dès 2020, Toufik de Planoise met en évidence et publie les relations de Jacques Ricciardetti, candidat du Rassemblement national à Besançon, avec les mouvements anti-IVG et les groupes néonazis. Cela lui vaut des tentatives répétées d'intimidation et des violences, pour lesquelles il porte plainte[4]. En 2026, il révèle dans Le Ch'ni les propos racistes, sexistes et homophobes tenus sous pseudonyme par un vice-président RN du Grand Besançon ; cette information est reprise par la presse nationale[10].
En aout 2022, alors qu'il intervient en tant que journaliste à la sortie du tribunal où sont jugés des militants d'extrême droite pour des violences commises en marge d'une réunion publique du Nouveau Parti anticapitaliste, Toufik de Planoise est agressé par plusieurs d'entre eux. Il porte plainte[11].
En juillet 2023 il est condamné à une amende symbolique d'un euro pour s'être introduit au printemps dans l'enceinte de la gare de Besançon-Viotte, où se déroulait alors un tractage contre la réforme des retraites qu'il suivait en tant que journaliste[12],[13].
En octobre 2024, il publie dans Le Ch'ni un premier article sur les dérives antisémites du responsable d'un collectif pro-palestinien de Besançon[6] ; cette alerte, confirmée par d'autres articles dans le même média, sont reprises quelques semaines plus tard par la presse nationale[14].
Affaires
[modifier | modifier le code]Agression de Poligny
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Le peu après l'affaire Clément Méric, alors qu'il procède avec des camarades à un collage militant à Poligny dans le Jura, Toufik-de-Planoise est gravement pris à partie par plusieurs individus[15],[16]. Le village accumule alors les faits divers à cause d'une faction néonazie, à l'origine les mois précédents d'inscriptions massives de croix gammées, de saluts fascistes lors d'un bal, ou encore de l'agression d'un jeune d'ascendance maghrébine[15]. L'un des meneurs, ciblé dans une de ses publications peu avant et condamné à de multiples reprises pour des délits de violence et de racisme, localise le groupe et décide d'aller à sa confrontation avec des complices ; il s'ensuit une rixe, au cours de laquelle l'une des victimes antifascistes, inconnue de la Justice, munie d'une gazeuse, en asperge les assaillants, permettant une fuite, mais essuie rapidement des tirs de fusil à pompe sans être blessée[15],[16]. Les deux protagonistes seront poursuivis et condamnés le , celui d'extrême-droite à huit mois de prison avec sursis et l'autre d'extrême-gauche à deux mois[17], suivant un réquisitoire où le procureur dénonce deux idéologies « qu'il exècre » en renvoyant « communisme et hitlérisme au même niveau » et reprochant à Toufik ce mélange de la faucille et du marteau avec le croissant de l’Islam et ses liens supposés avec le Front de gauche[18].
Affichage « sauvage »
[modifier | modifier le code]En , Toufik-de-Planoise est au cœur d'une affaire l'opposant au maire Jean-Louis Fousseret ; il est attaqué en Justice pour dégradations à cause de douze affichettes antifascistes collées « sauvagement » dans le centre historique. Jugé et condamné en première instance le à 820 euros de contraventions et dommages, il dénonce des poursuites politiques ainsi que l'absence d'espaces dédiés suffisants pour la liberté d'expression. Toufik se voit alors soutenu par la blogosphère et plusieurs associations[19], mais également par des élus de la Majorité Front de Gauche et Parti socialiste[20]. La municipalité se justifie en expliquant avoir fait des rappels à l'ordre à l'encontre d'afficheurs indélicats et déposer plusieurs plaintes sans distinctions, mais concède qu'en effet aucune autre n'a aboutie. Il est finalement reconnu coupable en appel le de « vandalisme » voyant sa peine fixée à 70 heures de travail d’intérêt général et 160 euros de dommages-intérêts[2].
Arrêté anti-mendicité
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En août et , Toufik-de-Planoise s'implique dans une polémique locale qui prend rapidement une ampleur nationale. Le maire Jean-Louis Fousseret signe le un arrêté municipal interdisant la mendicité et d'autres troubles à l'ordre public dans les rues majeures du centre historique ; cette information est révélée dans la presse mi-août, provoquant une forte agitation au sein de la Majorité, des manifestations citoyennes exigeant un retrait, ainsi qu'une large couverture médiatique en France. Assisté de l'avocat Olivier le Maillou et de Rémy Vienot, président de l'association Espoir et Fraternité Tsigane de Franche-Comté, il attaque en référé-liberté le dispositif au tribunal administratif de Besançon au nom du principe fondamental et constitutionnel de Fraternité[5],[1],[21]. Opposant « free-lance » historique au maire et ayant connu lui-même cette situation[2],[5], Toufik souhaite ainsi contribuer à stopper une dérive du premier édile[8].
Le rendu, prononcé le , déboute le requérant au motif que l'atteinte au principe de fraternité n'est pas suffisamment grave ni urgente, mais reconnaît une partie des arguments de fond sur le principe d'aide à caractère humanitaire[22],[23],[24],[25]. Cette décision est rapidement soulignée par les juristes spécialisés comme établissant un précédent, s'agissant d'une première en droit administratif français et faisant ainsi écho à la consécration du Conseil constitutionnel le dans l'affaire Cédric Herrou[26],[27],[23]. Toutefois les requérants décident de se pourvoir devant le Conseil d'État, afin de définitivement valider cette position mais également obtenir une acceptation complète de leurs demandes[24]. Alors que la procédure est lancée, une nouvelle manifestation est annoncée pour le réunissant jusqu'à 500 personnes, la Majorité municipale éclate[28], et le Maire annonce finalement modifier son arrêté[29] reconnaissant que les formulations ont pu légitimement choquer. La Ligue des droits de l'Homme soutient et s'associe à la démarche d'appel, mais dépose en parallèle un nouveau recours contre le second texte considéré comme une version édulcorée. Le Conseil d'État tranche le cas du référé-liberté le au rejet, estimant que la procédure est devenue nulle suite à l'abrogation-republication du Maire ; une saisie de la cour européenne des Droits de l'Homme est dès lors envisagée[30].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 Recours contre l'arrêté anti-mendicité à Besançon : l'avocat veut s'appuyer sur le principe de fraternité sur le site du journal l'Est républicain (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 Besançon : un blogueur condamné pour affichages sauvages sur le site du journal l'Est républicain (consulté le ).
- ↑ Le dernier hommage à Henri Tibi au cimetière de Pantin sur le site de la chaîne France 3 Franche-Comté (consulté le ).
- 1 2 3 Marius Sort. À Besançon, un reporter chasseur de « brebis galeuses » du RN. Les Jours, 14 mars 2026.
- 1 2 3 Arrêté anti-mendicité de Besançon : le tribunal administratif rend sa décision mardi matin sur le site de la chaîne France 3 Franche-Comté (consulté le ).
- 1 2 Lareena Duret. "C'est une décision logique, mais il n'aurait jamais dû y être", l'un des porte-paroles de la Global Sumud Flotilla évincé pour des propos antisémites et homophobes. France 3, 17 octobre 2025.
- ↑ La CGT en soutien à un salarié d'une enseigne de restauration rapide menacé de licenciement. Plein Air, 25 février 2021.
- 1 2 « La plupart des gens qui sont dans la rue ne l’ont pas choisi » sur le site du journal l'Est républicain (consulté le ).
- ↑ Des néo-nazis chez les utopistes sur le site du journal Vosges Matin (consulté le ).
- ↑ Propos racistes, sexistes et homophobes : le PS demande la démission d'un élu RN du Grand Besançon. France info, 22 mai 2026.
- ↑ Pierre Plottu & Maxime Macé. Besançon: des militants d’extrême droite agressent un journaliste. Libération, 24 aout 2022.
- ↑ Laurie Henriet. Le tribunal de Besançon condamne le journaliste "Toufik de Planoise" et le syndicaliste FO Frédéric Vuillaume à payer un euro symbolique. France 3, 13 juillet 2023.
- ↑ Le Canard enchainé, n° 5358, mercredi 19 juillet 2023, page 7.
- ↑ Nora Bussigny. Quand des militants pro-palestiniens flirtent avec l’extrême droite. Le Point, 20 décembre 2025.
- 1 2 3 Coups de feu à Poligny : l'enquête devrait être terminée en fin de journée sur le site de la chaîne France 3 Franche-Comté (consulté le ).
- 1 2 Franche-Comté : des militants bisontins « antifa » pris pour cible ? sur le site du journal l'Est républicain (consulté le ).
- ↑ Tirs dans les rues de Poligny : deux jeunes comparaîtront en septembre devant le tribunal correctionnel sur le site de la chaîne France 3 Franche-Comté (consulté le )
- ↑ Voix du Jura, Coups de feu à Poligny : huit mois avec sursis, édition du (lire en ligne)
- ↑ Articles et communiqués : Besançon s’attire les foudres des twittos sur Free.fr, voirie : Vivre aux Chaprais reçue en mairie sur Chaprais.info, de l’horrible danger du collage sauvage d’affiches sur Asso.velobesancon.info (consultés le ).
- ↑ Affichage sauvage : la Ville de Besançon porte plainte contre « Toufik de Planoise » sur le site du journal MaCommune.info (consulté le ).
- ↑ Arrêté antimendicité : le tribunal administratif rend sa décision mardi matin sur le site du journal l'Est républicain (consulté le ).
- ↑ Arrêté anti-mendicité à Besançon : le recours rejeté par la justice sur le site du journal Le Dauphiné libéré (consulté le ).
- 1 2 Besançon : l'arrêté anti-mendicité n'est « pas suffisamment grave » sur le site du journal le Point (consulté le ).
- 1 2 Besançon: un recours contre un arrêté antimendicité rejeté par la justice sur le site de BFM TV (consulté le ).
- ↑ Arrêté anti-mendicité de Besançon : Le tribunal administratif rejette la demande en référé sur le site de la chaîne France 3 Franche-Comté (consulté le )
- ↑ Une nouvelle liberté fondamentale : la liberté d’aider autrui dans un but humanitaire sur le site du blog du Droit administratif (consulté le ).
- ↑ De la fraternité découle la liberté fondamentale d’aider autrui sur le site de la maison d'Édition Dalloz (consulté le ).
- ↑ Arrêté : les élus PS se divisent sur le site du journal l'Est républicain (consulté le ).
- ↑ La mairie de Besançon édulcore son « arrêté antimendicité » très controversé sur le site du journal Libération (consulté le ).
- ↑ Arrêté anti-mendicité à Besançon : après le Conseil d’État, la Cour européenne ? sur le site du journal l'Est républicain (consulté le ).
Annexes
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Planoise
- Personnalité liée à Besançon
- Wikimédien français
- Blogueur français
- Journalisme citoyen
- Antifasciste français
- Personnalité politique liée au département du Doubs
- Anarchiste français
- Personnalité française liée à la défense des droits de l'homme
- Personnalité végétarienne
- Syndicaliste de la CGT
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- Nom de plume
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