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Valérie Lecasble

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Valérie Lecasble, née le à Neuilly-sur-Seine[1], est une journaliste française de presse écrite, de radio et de télévision : elle a notamment dirigé le Nouvel Economiste, France-Soir et I-Télé.

Elle a ensuite mené une carrière dans la communication, d'abord comme vice-présidente de l'agence TBWA Corporate (de 2008 à 2016), puis directrice de la Délégation à l'information et à la communication de la Défense (DICoD) et porte-parole du ministère des Armées (de à ).

Valérie Lecasble a été directrice générale de l'agence Hill+Knowlton Strategies Paris de 2019 à 2023 avant de rejoindre Le Journal.info.

Impliquée de longue date en politique, elle s'est lancée aux côtés de Gaspard Gantzer aux municipales à Paris en 2020.

Carrière dans la presse et la radio

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Diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris en 1979, Valérie Lecasble commence sa carrière au quotidien économique Les Échos de 1981 à 1988 puis travaille pour le quotidien suisse L'Agefi comme chef du service "entreprise"[2]. Elle rejoint l'hebdomadaire L'Événement du jeudi en 1990, alors dirigé par Jean-François Kahn comme grand reporter économie[2], avant de devenir chef du service économie puis rédactrice en chef adjointe[2].

De 1996 à 2000, Valérie Lecasble est rédactrice en chef puis directrice de la rédaction du magazine Le Nouvel Économiste. Elle rejoint Radio Classique en 2001[3] puis en 2003, la station de radio spécialisée dans l'économie BFM, où elle anime la tranche d'information de la mi-journée[4].

En 2004[4] et 2005, elle dirige la rédaction de France-Soir mais ne parvient pas à redresser le quotidien[5]. En dépit d'une nouvelle formule éditoriale proche de celle des tabloïds britanniques, les ventes reculent d'environ 10 %[6] en raison du choix de l’actionnaire principal Raymond Lakah de réduire les livraisons des kiosques en province[7].

Entre 2014 et 2015 elle prend la direction de la DICoD avec pour principale mission l'accompagnement de la communication du ministère de la Défense vers les médias numériques[8].

Carrière à la télévision et en radio

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En , après avoir quitté la rédaction de France-Soir à sa demande[6], Valérie Lecasble est nommée directrice générale de la chaîne d'information en continu du groupe Canal+, I-Télé[9], bien qu'elle ait publié en 2001 Le Roman de Canal+, un livre critique contre la politique stratégique du groupe Canal+ et en particulier son président de l'époque, Pierre Lescure, fondateur d'I-Télé. À la fin du mois de , elle est remerciée par Bertrand Méheut, PDG de Canal+, en même temps que le directeur de la rédaction Bernard Zekri, en raison notamment des mauvaises audiences de la chaîne face à sa concurrente BFM TV. Valérie Lecasble est remplacée par Pierre Fraidenraich[10],[11].

Carrière dans la communication

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En , Valérie Lecasble est nommée vice-présidente de l'agence de communication TBWA Corporate, filiale de TBWA France, chargée des « stratégies d'influence »[12]. Elle y reste jusqu'en .

En , avec trois autres candidats dont le président sortant Gilles Leclerc, Valérie Lecasble est présélectionnée pour diriger Public Sénat, la chaîne parlementaire du Sénat[13]. Elle n'est finalement pas retenue après les auditions[14].

À compter du , Valérie Lecasble est nommée directrice de la délégation à l'information et à la communication de la Défense (DICOD)[15]. Cet organisme gère la communication du ministère de la Défense. Elle est aussi promue au rang de porte-parole du ministère. En , elle quitte le ministère de la Défense[16].

En , Valérie Lecasble est nommée Directrice Générale de l'agence Hill+Knowlton Strategies Paris[17]. En , La Lettre annonce son exfiltration après avoir passé plus de quatre ans à la tête du groupe[18]. Elle rejoint alors la rédaction du média Le Journal.info, média lance par Laurent Joffrin[19].

Engagement politique

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Après avoir travaillé pour la campagne du président du Sénat Jean-Pierre Bel[20], Valérie Lecasble rejoint l'équipe des conseillers de François Hollande (un « ami de longue date ») dans le cadre de sa candidature à l'élection présidentielle de 2012[21].

En , elle s'engage pour les municipales de Paris de 2020 auprès de Gaspard Gantzer, ancien militant au Parti socialiste et ex-conseiller du président François Hollande. Elle est notamment la cheffe de file du mouvement Parisiennes, Parisiens de Gaspard Gantzer dans le 7ème arrondissement de Paris[22]. Au premier tour, le , la liste qu'elle conduit termine le premier tour en avant-dernière position dans cet arrondissement, avec 69 voix[23].

Décorations

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Publications

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Valérie Lecasble a signé plusieurs ouvrages d’investigation sur Bernard Tapie, l'affaire Elf et la gestion de Canal+. Deux de ces ouvrages ont été rédigés en collaboration avec son ex-[réf. souhaitée]époux le journaliste Airy Routier[4],[6].

Certains de ces ouvrages trouvent écho dans la presse en raison des sujets abordés comme les affaires politico-médiatiques ou traitant de personnalités connues. Centré sur l'affaire Elf, « Forages en eau profonde » traite de multiples aspects liés à l'enquête d'Eva Joly, alors juge d'instruction de l'affaire, de ses méthodes ainsi que des soupçons de manipulations financières et politiques sous François Mitterrand puis Édouard Balladur[25]. Ce livre révèle une partie des complexes rouages de l'affaire ; il permet à ses auteurs Valérie Lecasble et Airy Routier, d'être récompensés par le prix Derogy-L'express[26].

Notes et références

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  1. ↑ « CV de Valérie Lecasble »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?) [PDF], sur defense.gouv.fr.
  2. 1 2 3 Julien Alliot, « Parcours : Valérie Lecasble, de la presse et la radio à i>télé »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?), Satellimag, , p. 11—12.
  3. ↑ « Gérard Bonos, directeur de la rédaction de Radio Classique »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?), sur Stratégies, .
  4. 1 2 3 « Valérie Lecasble à la tête de la rédaction de France-Soir », Le Nouvel Observateur,‎ (lire en ligne).
  5. ↑ « Vers un dépôt de bilan ? »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?), sur L'Humanité, .
  6. 1 2 3 AFP, « Valérie Lecasble quitte "France Soir" pour i-Télé », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  7. ↑ « Ramy Lakah quitte la présidence de France Soir », La Croix,‎ (lire en ligne Accès payant).
  8. ↑ Laurent Lagneau, « L'ex-journaliste Valérie Lecasble prendra les rênes de la communication du ministère de la Défense », sur Zone Militaire, (consulté le ).
  9. ↑ « La journaliste Valérie Lecasble quitte France Soir... » [archive du ], sur Télé Satellite via Internet Archive, .
  10. ↑ Guy Dutheil, « Valérie Lecasble est poussée au départ de la direction générale d'i-Télé », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  11. ↑ Julien Bellver, « I>TELE : Valérie Lecasble remerciée » [archive du ], sur Ozap.com via Internet Archive, .
  12. ↑ P. L., « Valérie Lecasble rejoint TBWA Corporate », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  13. ↑ « Quatre candidats à la présidence de Public Sénat » [archive du ], sur L'Express via Internet Archive, .
  14. ↑ « Qui présidera Public Sénat ? »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?), sur nouvelobs.com, .
  15. ↑ Michel Revol et Aziz Zemouri, « Fin du quinquennat : François Hollande recase ses proches et ses conseillers », Le Point,‎ (lire en ligne).
  16. ↑ « Valérie Lecasble quitte le ministère de la Défense », La lettre de l'audiovisuel,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  17. ↑ « Valérie Lecasble nommée directrice générale de Hill+Knowlton Strategies », CB News,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  18. ↑ Daniel Bernard, « Valérie Lecasble exfiltrée de Hill & Knowlton après un accord entre avocats » Accès payant, sur La Lettre, (consulté le ).
  19. ↑ « Un nouveau rendez-vous dominical LeJournal.info Dimanche », sur CB News, (consulté le ).
  20. ↑ Emmanuel Schwartzenberg, « Public Sénat : Valérie Lecasble candidate » [archive du ], sur Le Figaro via Internet Archive, .
  21. ↑ Delphine Masson, « Valérie Lecasble aux côtés de François Hollande », sur Stratégies, .
  22. ↑ Denis Cosnard, « Gaspard Gantzer officialise sa candidature pour la mairie de Paris », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  23. ↑ Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections municipales et communautaires 2020 », sur interieur.gouv.fr (consulté le ).
  24. ↑ « Décret du 31 décembre 2015 », (consulté le ).
  25. ↑ Sabine Delanglade, « Livre : Elf : Enquête sur un marigot », L'Express,‎ (lire en ligne Accès payant).
  26. ↑ Thierry Gandillot, « Eau profonde », L'Express,‎ (lire en ligne Accès payant).

Liens externes

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