TALITHA






Films


Faire (re)circuler et rendre visible les films manquants de nos Histoires du cinéma.

Un cinĂ©ma qui lutte, qui s’oppose, qui propose, qui expĂ©rimente, qui traverse, qui Ă©choue, qui tombe et se relĂšve. Un cinĂ©ma trop souvent minorisĂ©. 

Nous proposons de faire circuler des films, pour lesquels nous avons souvent mené un travail de recherche nécessaire et préalable à leur diffusion et préservation : identification des éléments, documentation, numérisation, restauration, recherches et entretiens, sous-titrages, etc

Chaque Ă©tape s’inscrit dans une recherche et un engagement vers des outils et des mĂ©thodologies pensĂ©es pour ces archives d’un cinĂ©ma “non-alignĂ©â€. 

 Nous contacter pour programmer les flms qui vous intĂ©ressent : talitha.contact@gmail.com 

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Mélodie de brumes à Paris, Julius-Amédée Laou, 1985






FILMS EN CIRCULATION AVEC TALITHA :



MADELEINE BEAUSÉJOUR
 KOMAN I LÉ LA SOURS de Madeleine BeausĂ©jour, 1988

MONOLOGUES POUR UNE RÉVOLUTION : les films de Julius-AmĂ©dĂ©e Laou
  MÉLODIE DE BRUMES À PARIS de Julius-AmĂ©dĂ©e Laou, 1985
 LA VIELLE QUIMBOISEUSE ET LE MAJORDOME de de Julius-AmĂ©dĂ©e Laou, 1987

LE CINÉMA, UNE ARME 
 NOSSA TERRA de Mario Marret, 1966
 DE QUELQUES ÉVÉNEMENTS SANS SIGNIFICATION de Mostafa Derkaoui, 1974

EXPÉRIMENTER POLITIQUEMENT   
 ALI AU PAYS DES MERVEILLES de Djouhra Abouda et Alain Bonnamy, 1976
 ALGÉRIE COULEURS de Djouhra Abouda et Alain Bonnamy, 1972
 CINÉ-CITÉ de Djouhra Abouda et Alain Bonnamy, 1974
 YA FRANCA, YA FRANCA de Rabia Teguia, 1979

 NATIONALITÉ IMMIGRÉ de Sidney Sokhona, 1975

AMATEURS INDISCPLINÉS 
 Les films de Hamid Benamra 

ÉCRITURES CINÉMATOGRAPHIQUES CONTEMPORAINES / USAGES DE L’ARGENTIQUE 
 HORS-TITRE de Wiame Haddad, 2021


Contact : talitha.contact@gmail.com





NATIONALITÉ IMMIGRÉ


Un film de Sidney Sokhona
1975, France, 70 min, restauration 2024 

Film manifeste tournĂ© entre 1972 et 1975, le premier film de Sokhona est le rĂ©cit d’une lutte, celle des travailleurs immigrĂ©s en France.

MĂȘlant fiction et documentaire, le rĂ©alisateur mauritanien retrace son difficile parcours alors qu’il dĂ©barque Ă  Paris et fait face au racisme et Ă  l’exploitation, jusqu’à son Ă©veil politique et les rĂ©voltes collectives du foyer de la rue Riquet.

Pour la premiĂšre fois, les luttes de l’immigration, sont filmĂ©es de l’intĂ©rieur. Sokhona s’empare de la camĂ©ra pour dĂ©noncer leur situation, restituer la complexitĂ© de leur vĂ©cu, et au passage dĂ©construire le paternalisme de certains militants d’extrĂȘme gauche.


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KOMAN I LÉ LA SOURS  


Un film de Madeleine Beauséjour
1988, La Réunion, 16mm, 22 min, numérisation 2023

Trente-six heures dans la vie d’une jeune mĂšre dans le quartier populaire de La Source Ă  Saint-Denis oĂč le chĂŽmage et l’entraide rĂšgnent.

FĂ©ministe, militante crĂ©ole, monteuse, longtemps engagĂ©e au sein de RĂ©volution Afrique, Madeleine BeausĂ©jour n’a pu rĂ©aliser qu’un seul film. ConservĂ© par la CinĂ©mathĂšque de Toulouse, il vient d’ĂȘtre numĂ©risĂ©.


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MÉLODIES DE BRUMES À PARIS


Un film de Julius-Amédée Laou
1985, France, 16mm, 22 min, restauration num 2023

Avec Greg Germain

Richard, un Antillais d'une quarantaine d'années, se souvient de "sa guerre" en Algérie.

Julius-Amédée Laou est cinéaste, dramaturge, metteur en scÚne et écrivain. Né à Paris dans une famille martiniquaise, il réalise deux longs métrages La Vieille Quimboiseuse et le Majordome (1987) avec Robert Liensol et Jenny Alpha, Zouk, Mariage et Ouélélé !(2004) aprÚs ses deux courts métrages. Laou est l'auteur d'une trentaine de piÚces de théùtre, dont Ne M'Appelez Jamais NÚgre ! (1982) et Folie Ordinaire d'une Fille de Cham (1984). Cette derniÚre a été adaptée au cinéma par Jean Rouch.

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NOSSA TERRA
Un film de Mario Marret

1966, Guinée Bissau, 16mm, 35 min, numérisation 2022
Verion fr : narration de Mario Marret
Version eng : narration de Julius Lester

Nossa Terra est un film de lutte, un film de l’urgence, tournĂ© en pleine guĂ©rilla au sein du conflit armĂ© pour l’indĂ©pendance, en GuinĂ©e Bissau au milieu des annĂ©es 1960. Avant d’ĂȘtre cinĂ©aste engagĂ©, Mario Marret avait Ă©tĂ© rĂ©sistant, militant anarchiste, opĂ©rateur radio, explorateur. Évoluant dans les milieux militants anticoloniaux français, il se rapproche du PAIGC (mouvement pour l’indĂ©pendance de la GuinĂ©e et du Cap Vert) qui s’intĂ©resse alors au cinĂ©ma comme outil de combat. Il sera le premier cinĂ©aste Ă  se rendre dans les maquis.

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ALI AU PAYS DES MERVEILLES

Un film de Djouhra Abouda et Alain Bonnamy
1976, France, 16mm, 60 min

Restauration 4K (2021) par l’Image RetrouvĂ©e Ă  partir des nĂ©gatifs originaux et d’une copie 16mm, menĂ©e par Talitha avec Alain Bonnamy et Djouhra Abouda.

“À propos de l’immigration algĂ©rienne Ă  Paris, Djouhra Abouda et Alain Bonnamy opposent aux dĂ©nis racistes l’éloquence brillante d’un conflit documentĂ© : conflit entre les plans, conflits entre les sons, conflits entre les discours, dĂ©flagration gĂ©nĂ©rale dont la violence symbolique constitue une rĂ©ponse proportionnĂ©e Ă  la violence oppressive du rĂ©el.” Nicole Brenez, 50 films « ÚTIL » rĂ©alisĂ©s en France, La Vida Ăștil, DĂ©cembre 2019.


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ALGÉRIE COULEURS

Un film de Djouhra Abouda et Alain Bonnamy
1970-1972, France, 16mm, 16 min

Festival de Mannheim, 1973
Une Histoire du Cinéma, 1976-1977 (exposition conçue par Peter Kubelka)

« Film tournĂ© au « banc » Ă  partir de centaines de photos, d’édifices, de rues, de villes inhabituellement colorĂ©s pour un oeil nord mĂ©diterranĂ©en. Le montage a Ă©tĂ© composĂ© sur une partition du fait que les plans sont souvent trĂšs courts, jusqu’à deux photogrammes et qu’ils ne s’enchaĂźnent ni « cut » ni en fondu enchaĂźnĂ© mais en « raquette ». La progression des plans varie du reconnaissable peu colorĂ© au peu reconnaissable fortement colorĂ©. La bande son est constituĂ©e de musiques arabes qui deviennent progressivement du free-jazz. » Festival Mannheim, 1973

NumĂ©risation 4K (2021) au Polygone EtoilĂ© Marseille. 













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CINÉ-CITÉ

Un film de Djouhra Abouda et Alain Bonnamy
1974, France, 16mm, 15 min

“Se refusant Ă  produire toute narrativitĂ©, les deux premiers films d'Abouda et Bonnamy, AlgĂ©rie couleurs(1970-1972) et CinĂ©citĂ© (1973-1974) ont Ă©tĂ© Ă©laborĂ©s sur le principe d'un vĂ©ritable mĂ©tissage de cultures dynamisĂ© par la fascination rĂ©ciproque de l'autre. VĂ©ritables actes d'amour, ils ont Ă©tĂ© conçus comme des assemblages kalĂ©idoscopiques Ă  partir d'un paradigme musical. Dans AlgĂ©rie couleurs , la couleur et la lumiĂšre du Maghreb, de ses rues et de ses maisons, sont apprĂ©hendĂ©es dans une construction rythmique, Ă  la maniĂšre d'une toccata vivace. Pour autant Abouda et Bonnamy superposent Ă  la dynamique visuelle une bande sonore “collagiste” qui participe grandement du foisonnement sensoriel de ces films, oĂč se manifeste mĂ©taphoriquement un va-et-vient quasi permanent entre sonoritĂ© musicale orientale et occidentale. Le saxophone dĂ©bridĂ© d'un Albert Ayler tĂ©lescope la voix enjĂŽleuse d'Om Kalsoum dans CinĂ©citĂ©, un film entiĂšrement dĂ©diĂ© Ă  Paris, la ville cosmopolite et pluriculturelle de leur propre histoire.” J.M Bouhours, 199










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DE QUELQUES ÉVÉNEMENTS SANS SIGNIFICATION

Un film de Mostafa Derkaoui
1974, Maroc, 16mm gonflé en 35mm, 76 min

Restauration 4K (2019) par la Filmoteca de Catalunya en partenariat avec l’Observatoire (Casablanca)

Une Ă©quipe de cinĂ©astes interroge de jeunes Casablancais sur leurs attentes et leur rapport au cinĂ©ma marocain. Derkaoui n'hĂ©site pas Ă  critiquer les ambitions mĂȘme du cinĂ©ma, en opposant le vĂ©ritable rĂ©voltĂ©, jeune ouvrier acculĂ© par la misĂšre sociale, aux cinĂ©astes et intellectuels marxistes qui pensent changer le monde avec leur camĂ©ra.


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Les films de Hamid Benamra


Histoire off, 15min (1989)
Une maniĂšre de vivre (Travelling), 30min (1985)
Un film ratĂ© (1983) 
De la vie des amateurs, 30 min, (1982)

Numérisation menée par Talitha au sein du laboratoire Peliskan (Bruxelles) à partir des copies 16mm conservées par le cinéaste, 2025

Originaire du quartier de la GlaciĂšre Ă  Alger (il vit aujourd’hui en France), Hamid Benamra rĂ©alise ses premiers films dans les annĂ©es 1980 en Super 8, et 16mm. Autodidacte, son Ă©cole de cinĂ©ma est la CinĂ©mathĂšque algĂ©rienne. Quand il arrive Ă  se procurer une camĂ©ra, il commence Ă  filmer la vie, les aventures et les errances des jeunes de son quartier. Il a 17 ans.

« L’objet c’était de se raconter, au cinĂ©ma. Le plus important Ă©tant de faire du cinĂ©ma, de filmer, quelles que soient les limites du sujet » (Les Deux Écrans, 1979)



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© Talitha, 2025