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L'Éthiopie appelle Ă  une coopĂ©ration rĂ©gionale renforcĂ©e concernant les cours d'eau partagĂ©s
Oct 26, 2026 10
Addis Ababa le 26 octobre, 2026 (ENA) L’Éthiopie a appelĂ© Ă  une coopĂ©ration rĂ©gionale renforcĂ©e et Ă  une utilisation Ă©quitable des ressources en eau transfrontaliĂšres, en mettant l’accent sur l’hydro-diplomatie comme voie vers l’intĂ©gration rĂ©gionale.   Cet appel a Ă©tĂ© lancĂ© lors de l’ouverture de la 3e Semaine Ă©thiopienne de l’eau et de l’énergie, qui se dĂ©roule du 26 au 30 octobre sous le thĂšme : « Promouvoir des politiques fondĂ©es sur la science et des partenariats pour un avenir sĂ»r en matiĂšre d’eau et d’énergie ».   Dans un message transmis au nom du ministre de l’Eau et de l’Énergie, le Dr Ing. Habtamu Itefa, le ministĂšre a soulignĂ© que les cours d’eau partagĂ©s nĂ©cessitaient un engagement constructif, des informations fiables et une coopĂ©ration concrĂšte afin de transformer les dĂ©fis communs liĂ©s Ă  l’eau en opportunitĂ©s de dĂ©veloppement et de stabilitĂ© rĂ©gionale.   Il a soulignĂ© que l’eau et l’énergie sont essentielles Ă  la sĂ©curitĂ© alimentaire, Ă  la santĂ© publique, Ă  la croissance industrielle, Ă  la crĂ©ation d’emplois, Ă  la durabilitĂ© environnementale et au dĂ©veloppement national.   Le ministĂšre a Ă©galement appelĂ© Ă  une planification intĂ©grĂ©e afin de maximiser les retombĂ©es du dĂ©veloppement, de rĂ©duire le gaspillage des ressources et de renforcer la rĂ©silience.   Le ministĂšre a mis en avant le potentiel considĂ©rable de l’Éthiopie en matiĂšre d’eau et d’énergies renouvelables, soulignant la nĂ©cessitĂ© de transformer ces ressources en dĂ©veloppement durable grĂące Ă  une gestion efficace des ressources, Ă  une coordination entre les institutions et Ă  une mise en Ɠuvre rĂ©solue.   L’élargissement de l’accĂšs Ă  une Ă©nergie abordable et fiable, l’amĂ©lioration de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement, le renforcement de l’irrigation et de l’efficacitĂ© de l’utilisation de l’eau, ainsi que la protection des nappes phrĂ©atiques et des bassins versants ont Ă©tĂ© identifiĂ©s comme des prioritĂ©s essentielles.     Il a Ă©galement soulignĂ© l’importance de la science, de l’information numĂ©rique et des technologies modernes pour orienter les dĂ©cisions politiques et les investissements en matiĂšre de dĂ©veloppement.   Le renforcement de la surveillance hydrologique et mĂ©tĂ©orologique, l’amĂ©lioration des systĂšmes d’information sur les bassins versants, le suivi de la qualitĂ© de l’eau et la production de donnĂ©es fiables sur l’énergie contribueraient Ă  identifier les risques, Ă  hiĂ©rarchiser les investissements et Ă  Ă©valuer les rĂ©sultats en matiĂšre de dĂ©veloppement, a-t-il notĂ©.   Le ministĂšre a en outre insistĂ© sur la nĂ©cessitĂ© de combler le fossĂ© entre la recherche scientifique et l'Ă©laboration concrĂšte des politiques en renforçant la collaboration entre les chercheurs, les institutions gouvernementales, les investisseurs, les prestataires de services et les communautĂ©s locales.   Il a appelĂ© Ă  une approche coordonnĂ©e associant le gouvernement, le secteur privĂ©, les universitĂ©s, les instituts de recherche, les partenaires de dĂ©veloppement et les communautĂ©s afin d’amĂ©liorer la prestation des services, de mobiliser les investissements et d’assurer la gestion durable des ressources naturelles.   Le ministĂšre a Ă©galement soulignĂ© l’importance d’intĂ©grer l’eau, l’énergie, la production alimentaire et la protection des Ă©cosystĂšmes dans la planification du dĂ©veloppement, en notant que le lien entre l’eau, l’énergie, l’alimentation et les Ă©cosystĂšmes peut contribuer Ă  maximiser les bĂ©nĂ©fices des investissements tout en prĂ©servant les ressources naturelles pour les gĂ©nĂ©rations futures.   Au-delĂ  des discussions politiques, le forum devrait dĂ©boucher sur des recommandations concrĂštes, des partenariats renforcĂ©s, des projets prĂȘts Ă  ĂȘtre financĂ©s et des mesures pratiques visant Ă  amĂ©liorer les services dans les secteurs de l’eau et de l’énergie.   Le ministĂšre a soulignĂ© que la concrĂ©tisation de ces objectifs en rĂ©sultats tangibles nĂ©cessite des institutions compĂ©tentes, des responsabilitĂ©s clairement dĂ©finies, un financement durable, une rĂ©glementation efficace et une obligation de rendre des comptes.   La 3e Semaine Ă©thiopienne de l'eau et de l'Ă©nergie a rĂ©uni des responsables gouvernementaux, des membres du corps diplomatique, des partenaires au dĂ©veloppement, des dirigeants du secteur privĂ©, des chercheurs, des universitaires, des entrepreneurs, des consultants et des reprĂ©sentants de la sociĂ©tĂ© civile afin d'Ă©tudier des politiques fondĂ©es sur la science et de nouer des partenariats en vue d'un avenir garantissant la sĂ©curitĂ© de l'approvisionnement en eau et en Ă©nergie.
Lula da Silva remporte l'élection présidentielle au Brésil
Oct 26, 2026 44
Addis Ababa le 26 octobre, 2026 (ENA) Le prĂ©sident brĂ©silien sortant, Luiz InĂĄcio Lula da Silva, a Ă©tĂ© réélu pour un quatriĂšme mandat non consĂ©cutif, remportant la victoire lors d’un second tour dĂ©cisif face au sĂ©nateur de droite FlĂĄvio Bolsonaro.   Cette Ă©lection met fin Ă  une campagne Ă©lectorale houleuse.   Le prĂ©sident sortant, Luiz InĂĄcio Lula da Silva, a remportĂ© l'Ă©lection prĂ©sidentielle avec 51,75 % des voix. Le sĂ©nateur FlĂĄvio Bolsonaro a obtenu 48,25 % des voix.   Ces chiffres sont basĂ©s sur 99,76 % des suffrages dĂ©pouillĂ©s.   Lula est nĂ© le 27 octobre 1945 Ă  CaetĂ©s, au sein d'une famille d'agriculteurs. À partir de la fin des annĂ©es 1960, il a travaillĂ© dans des aciĂ©ries et s’est engagĂ© dans le mouvement syndical. À partir de 1975, il a dirigĂ© le syndicat des mĂ©tallurgistes de l’ABC.   En 1980, il a fondĂ© le Parti des travailleurs. Il s’est prĂ©sentĂ© aux Ă©lections prĂ©sidentielles de 1989, 1994 et 1998, terminant deuxiĂšme Ă  chaque fois. Il a remportĂ© la prĂ©sidence en 2002 et a Ă©tĂ© réélu en 2006.   En 2023, il est revenu au pouvoir une nouvelle fois.   La communautĂ© internationale a rĂ©agi rapidement Ă  l’annonce de cette réélection : des dirigeants mondiaux et des personnalitĂ©s politiques de premier plan des AmĂ©riques et d’autres rĂ©gions ont adressĂ© leurs fĂ©licitations et soulignĂ© l’importance des processus dĂ©mocratiques.
Le Forum de Tana s'achÚve sur un appel en faveur de la souveraineté et de l'intégration africaines
Oct 25, 2026 272
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) Le 12e Forum de haut niveau de Tana sur la sĂ©curitĂ© en Afrique s’est achevĂ© Ă  Bahir Dar. À cette occasion, des dirigeants africains, actuels et anciens, ont appelĂ© Ă  une accĂ©lĂ©ration de l’intĂ©gration rĂ©gionale, Ă  la souverainetĂ© technologique et Ă  des mesures concrĂštes pour relever les dĂ©fis liĂ©s Ă  la paix et Ă  la sĂ©curitĂ© sur le continent.   Cette rencontre de trois jours a rĂ©uni des dirigeants et des experts africains afin de dĂ©battre des prĂ©occupations urgentes en matiĂšre de sĂ©curitĂ©. Les participants ont soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© de s’attaquer aux causes profondes de l’instabilitĂ© et de renforcer la capacitĂ© de l’Afrique Ă  dĂ©terminer son propre avenir.   Dans son discours de clĂŽture, John Dramani Mahama, prĂ©sident du conseil d’administration du Forum de Tana et prĂ©sident du Ghana, a saluĂ© les rĂ©sultats du forum et a exhortĂ© les dirigeants africains Ă  traduire le dialogue en rĂ©sultats concrets.   « C'est une bonne chose de parler, c'est une bonne chose de dialoguer, mais il vaut mieux agir. Nous devons passer du dialogue Ă  l'action », a dĂ©clarĂ© M. Mahama.   Il a qualifiĂ© la prĂ©sentation du rapport sur l'Ă©tat de la paix et de la sĂ©curitĂ© en Afrique de jalon majeur du forum, le dĂ©crivant comme une ressource importante pour Ă©valuer les conflits Ă  travers le continent et Ă©laborer des rĂ©ponses concrĂštes aux dĂ©fis de sĂ©curitĂ© Ă©mergents et persistants.   Le prĂ©sident a soulignĂ© qu’une paix durable ne pouvait ĂȘtre obtenue uniquement par des dĂ©ploiements militaires ou des forces de rĂ©serve.   Il a plutĂŽt appelĂ© Ă  une intĂ©gration Ă©conomique plus poussĂ©e, Ă  une solidaritĂ© rĂ©gionale renforcĂ©e, Ă  un dĂ©veloppement du commerce transfrontalier et Ă  une approche diplomatique coordonnĂ©e pour s’attaquer aux causes structurelles des conflits.   Il a Ă©galement insistĂ© sur l’importance de lutter contre la marginalisation sociale et de bĂątir des sociĂ©tĂ©s inclusives offrant des perspectives d’avenir aux jeunes, aux femmes et aux personnes en situation de handicap.   En matiĂšre de gouvernance, M. Mahama a exhortĂ© les dirigeants africains Ă  exercer leur autoritĂ© politique de maniĂšre Ă  amĂ©liorer la vie des citoyens, soulignant que le leadership devait ĂȘtre Ă©valuĂ© Ă  l’aune de sa contribution au bien-ĂȘtre public plutĂŽt qu’à celle de la dĂ©tention du pouvoir en soi.   Il a en outre appelĂ© Ă  une unitĂ© continentale renforcĂ©e et Ă  une coopĂ©ration plus Ă©troite avec les pays du Sud afin de relever les dĂ©fis communs et de dĂ©fendre les intĂ©rĂȘts de l’Afrique sur la scĂšne internationale.   RĂ©affirmant le rĂŽle du Forum de Tana en tant que plateforme de premier plan pour le dialogue de haut niveau sur la paix et la sĂ©curitĂ© en Afrique, Mahama a remerciĂ© le SecrĂ©tariat du Forum de Tana, les organisateurs, les partenaires et les sponsors pour leurs contributions Ă  cet Ă©vĂ©nement.   Il a Ă©galement remerciĂ© le Premier ministre Abiy Ahmed et le gouvernement Ă©thiopien d’avoir accueilli le forum et d’avoir rĂ©servĂ© un accueil chaleureux aux participants.   En conclusion de son intervention, Mahama a mis les dirigeants africains et les autres participants au dĂ©fi de faire Ă©tat de progrĂšs tangibles lorsqu’ils reviendront Ă  Bahir Dar pour la prochaine Ă©dition du forum.   « Revenons Ă  Bahir Dar l’annĂ©e prochaine et affirmons que le vent tourne pour l’Afrique, que nos conflits touchent Ă  leur fin et que des opportunitĂ©s s’ouvrent pour tous nos peuples », a-t-il dĂ©clarĂ©.
D'anciens dirigeants africains soulignent la nécessité d'accélérer l'intégration et de renforcer la souveraineté technologique pour l'avenir de l'Afrique
Oct 25, 2026 206
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) D'anciens dirigeants africains et hauts responsables ont appelĂ© Ă  une accĂ©lĂ©ration de l'intĂ©gration continentale, Ă  un renforcement des investissements dans les capacitĂ©s technologiques et Ă  un renforcement des institutions africaines.   Cet appel a Ă©tĂ© lancĂ© lors d’une table ronde de haut niveau organisĂ©e dans le cadre du 12e Forum de haut niveau de Tana sur la sĂ©curitĂ© en Afrique, Ă  Bahir Dar, oĂč l’ancien Premier ministre Ă©thiopien Hailemariam Desalegn, l’ancien prĂ©sident nigĂ©rian Goodluck Jonathan et le directeur gĂ©nĂ©ral de la Commission nationale de planification de Namibie, Kaire Mbuende, ont discutĂ© des voies Ă  suivre pour la transformation gĂ©opolitique et Ă©conomique de l’Afrique.   Les anciens dirigeants africains ont soulignĂ© l’importance de renforcer l’intĂ©gration continentale et les capacitĂ©s technologiques afin de faire progresser la souverainetĂ© Ă©conomique, la sĂ©curitĂ© collective et l’influence mondiale du continent.   Hailemariam a soulignĂ© que les retards dans la mise en Ɠuvre des accords continentaux existants continuent d’exposer les pays africains aux pressions extĂ©rieures et aux conflits par procuration.   Il a Ă©galement exhortĂ© les dirigeants Ă  traduire leurs engagements en actions concrĂštes.   « Pour nous, l’intĂ©gration africaine est avant tout un bouclier Ă©conomique », a-t-il dĂ©clarĂ©.   Hailemariam a insistĂ© sur le fait qu’une coopĂ©ration Ă©conomique plus Ă©troite renforcerait la capacitĂ© du continent Ă  rĂ©sister aux pressions extĂ©rieures.   « Nous ne pouvons pas nous protĂ©ger de la pression extĂ©rieure si nous ne nous intĂ©grons pas. DeuxiĂšmement, notre intĂ©gration est une force gĂ©opolitique. C’est pourquoi j’affirme qu’une intĂ©gration accĂ©lĂ©rĂ©e est essentielle et cruciale pour nous », a-t-il ajoutĂ©.   Mettant en avant les minerais critiques et les ressources liĂ©es Ă  la transition Ă©nergĂ©tique de l’Afrique, qu’il a qualifiĂ©s de « minerais d’opportunitĂ© », Hailemariam a averti que la concurrence autour de ces actifs stratĂ©giques pourrait alimenter l’instabilitĂ© si les pays africains ne parvenaient pas Ă  coordonner leurs politiques en matiĂšre de ressources et Ă  renforcer la coopĂ©ration entre les producteurs.   Il a citĂ© le conflit en cours en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC) comme exemple des risques auxquels sont confrontĂ©es les rĂ©gions riches en ressources.   Il a Ă©galement fait part de ses inquiĂ©tudes concernant les retards pris dans la mise en Ɠuvre de la Zone de libre-Ă©change continentale africaine (ZLECA), affirmant que les engagements politiques devaient s’accompagner d’actions concrĂštes.   S’appuyant sur son rĂŽle de prĂ©sident de TradeMark Africa, il a mis les gouvernements africains au dĂ©fi d’aller au-delĂ  de la simple signature d’accords pour en concrĂ©tiser les avantages escomptĂ©s.   « Il existe une volontĂ© politique pour signer des traitĂ©s, mais il n’y en a pas pour les mettre en Ɠuvre », a-t-il dĂ©clarĂ©.   L’ancien prĂ©sident nigĂ©rian Goodluck Jonathan a quant Ă  lui soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© d’une souverainetĂ© technologique, affirmant que l’Afrique ne peut pas atteindre une vĂ©ritable indĂ©pendance Ă©conomique tant qu’elle dĂ©pend fortement des technologies, de l’expertise et des intrants industriels Ă©trangers.   Pour illustrer ce dĂ©fi, Jonathan a expliquĂ© que mĂȘme des rĂ©parations techniques relativement mineures sur les infrastructures pouvaient nĂ©cessiter des composants importĂ©s et l’intervention de spĂ©cialistes Ă©trangers, ce qui rend les Ă©conomies africaines dĂ©pendantes de capacitĂ©s externes.   « Tout ce qui reste Ă  l’Afrique, c’est de consommer ces produits, et cela n’a rien Ă  voir avec l’industrialisation », a-t-il dĂ©clarĂ©.   « On ne peut pas parler de souverainetĂ© Ă©conomique sans Ă©voquer la souverainetĂ© technologique », a-t-il ajoutĂ©.   Jonathan a mis en avant les expĂ©riences de l’Inde, de la CorĂ©e du Sud et de Singapour, soulignant le rĂŽle des universitĂ©s Ă  forte intensitĂ© de recherche dans le dĂ©veloppement de l’expertise nationale, la promotion de l’innovation et le soutien Ă  la croissance industrielle.   Il a exhortĂ© les gouvernements africains Ă  investir de maniĂšre stratĂ©gique dans des Ă©tablissements d’enseignement supĂ©rieur spĂ©cialisĂ©s et des instituts de recherche capables de produire les connaissances, les technologies et les professionnels qualifiĂ©s nĂ©cessaires pour soutenir les industries locales.   Il a Ă©galement mis en garde contre le recours Ă  l’emprunt principalement pour financer la consommation, appelant plutĂŽt Ă  un investissement accru dans les actifs productifs, la recherche et le renforcement des capacitĂ©s nationales.   De son cĂŽtĂ©, Kaire Mbuende, directeur gĂ©nĂ©ral de la Commission nationale de planification de la Namibie, a soulignĂ© que la force collective de l’Afrique dĂ©pendait de la soliditĂ© des institutions nationales, d’une coopĂ©ration rĂ©gionale efficace et d’organisations continentales compĂ©tentes.   « Il ne peut y avoir d’Afrique forte sans pays africains forts, sans rĂ©gions fortes et sans une organisation continentale forte », a dĂ©clarĂ© M. Mbuende.   Il a dĂ©fini la souverainetĂ© Ă©conomique comme la capacitĂ© Ă  contrĂŽler et Ă  utiliser les ressources naturelles au profit des populations africaines par le biais de l’industrialisation, de la rĂ©duction de la pauvretĂ© et de la crĂ©ation d’emplois.   « La souverainetĂ© Ă©conomique est avant tout une question de contrĂŽle de nos ressources naturelles afin de les utiliser au profit de nos populations par le biais de l’industrialisation, de la rĂ©duction de la pauvretĂ© et de la lutte contre le chĂŽmage », a-t-il dĂ©clarĂ©.   M. Mbuende a Ă©galement appelĂ© Ă  un renforcement des capacitĂ©s nationales et de la mobilisation des ressources, Ă  un redoublement d’efforts pour atteindre les objectifs du TraitĂ© d’Abuja, ainsi qu’au renforcement des institutions continentales proposĂ©es de longue date.   Il a en outre appelĂ© Ă  des rĂ©formes de la gouvernance mondiale et Ă  une coopĂ©ration plus Ă©troite entre les pays du Sud afin d’obtenir des conditions de financement plus Ă©quitables, soulignant les prĂ©occupations liĂ©es aux coĂ»ts d’emprunt Ă©levĂ©s auxquels sont confrontĂ©s les pays africains malgrĂ© leurs taux de dĂ©faut de paiement relativement faibles.   Les intervenants ont soulignĂ© que la transformation Ă©conomique de l’Afrique dĂ©pendait de la capacitĂ© Ă  transformer ses accords existants, ses ressources naturelles et ses stratĂ©gies de dĂ©veloppement en rĂ©sultats concrets grĂące Ă  une mise en Ɠuvre plus rapide, Ă  des investissements technologiques, Ă  des institutions plus solides et Ă  une gestion coordonnĂ©e des ressources du continent.
Le ministre de la Défense salue le courage et la résilience des Forces de défense nationales éthiopiennes (ENDF) face aux défis à surmonter
Oct 25, 2026 176
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) Le ministre de la DĂ©fense, Mohamed Idris, a soulignĂ© que les Forces de dĂ©fense nationales Ă©thiopiennes (ENDF) constituent une vĂ©ritable « armĂ©e de la victoire », qui a surmontĂ© avec courage de nombreux dĂ©fis grĂące Ă  sa rĂ©silience, Ă  son hĂ©roĂŻsme et Ă  son engagement Ă  prĂ©server la souverainetĂ© du pays.   Le ministre a tenu ces propos aujourd’hui lors de la cĂ©lĂ©bration de la 119e JournĂ©e des Forces de dĂ©fense de la RĂ©publique fĂ©dĂ©rale dĂ©mocratique d’Éthiopie (RFDE), qui s’est dĂ©roulĂ©e au quartier gĂ©nĂ©ral des Forces armĂ©es sous le thĂšme « L’armĂ©e de la victoire ».   Le marĂ©chal Birhanu Jula, chef d’état-major gĂ©nĂ©ral, ainsi que d’anciens responsables militaires, des attachĂ©s militaires et des diplomates de divers pays, ainsi que des invitĂ©s, ont assistĂ© Ă  la cĂ©rĂ©monie.   S'exprimant Ă  cette occasion, Mohamed a qualifiĂ© les forces de dĂ©fense de pilier de la confiance publique et de bouclier de la nation en ces temps difficiles.   Il a ajoutĂ© que les Forces de dĂ©fense nationales Ă©thiopiennes (ENDF) apportaient une contribution significative au dĂ©veloppement global du pays.   Le ministre a en outre prĂ©cisĂ© que ces forces avaient protĂ©gĂ© les frontiĂšres de la nation et prĂ©servĂ© la paix publique en dĂ©jouant les menaces et les complots provenant tant de l'intĂ©rieur que de l'extĂ©rieur du pays.   Il a Ă©galement mis en avant la contribution de l’ENDF Ă  la paix et Ă  la sĂ©curitĂ© rĂ©gionales, affirmant que ses performances avaient dĂ©montrĂ© sa fiabilitĂ© et sa capacitĂ© opĂ©rationnelle.   Mohamed a en outre soulignĂ© que les forces de dĂ©fense avaient dĂ©veloppĂ© un niveau de capacitĂ© globale fiable et qu’elles constituaient un rempart national contre d’éventuelles provocations et menaces.   Il a par ailleurs insistĂ© sur le fait que l’évolution de la dynamique gĂ©opolitique dans la rĂ©gion avait rendu le rĂŽle de l’armĂ©e plus important que jamais pour la protection des intĂ©rĂȘts nationaux et le maintien de la paix et de la stabilitĂ©.   La JournĂ©e des forces de dĂ©fense est cĂ©lĂ©brĂ©e chaque annĂ©e pour commĂ©morer la crĂ©ation des forces de dĂ©fense modernes de l’Éthiopie, qui remonte au 15 Tikimt de l’an 1900 du calendrier Ă©thiopien, date Ă  laquelle le pays a nommĂ© son premier ministre de la Guerre.   Cette journĂ©e rend hommage aux gĂ©nĂ©rations de militaires qui ont sacrifiĂ© leur vie pour dĂ©fendre la souverainetĂ© et l’intĂ©gritĂ© territoriale de l’Éthiopie. Elle vise Ă©galement Ă  prĂ©server l’histoire, l’hĂ©roĂŻsme et les traditions de ces forces, ainsi qu’à transmettre aux gĂ©nĂ©rations futures leur hĂ©ritage de service et de sacrifice.
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L'Éthiopie appelle Ă  une coopĂ©ration rĂ©gionale renforcĂ©e concernant les cours d'eau partagĂ©s
Oct 26, 2026 10
Addis Ababa le 26 octobre, 2026 (ENA) L’Éthiopie a appelĂ© Ă  une coopĂ©ration rĂ©gionale renforcĂ©e et Ă  une utilisation Ă©quitable des ressources en eau transfrontaliĂšres, en mettant l’accent sur l’hydro-diplomatie comme voie vers l’intĂ©gration rĂ©gionale.   Cet appel a Ă©tĂ© lancĂ© lors de l’ouverture de la 3e Semaine Ă©thiopienne de l’eau et de l’énergie, qui se dĂ©roule du 26 au 30 octobre sous le thĂšme : « Promouvoir des politiques fondĂ©es sur la science et des partenariats pour un avenir sĂ»r en matiĂšre d’eau et d’énergie ».   Dans un message transmis au nom du ministre de l’Eau et de l’Énergie, le Dr Ing. Habtamu Itefa, le ministĂšre a soulignĂ© que les cours d’eau partagĂ©s nĂ©cessitaient un engagement constructif, des informations fiables et une coopĂ©ration concrĂšte afin de transformer les dĂ©fis communs liĂ©s Ă  l’eau en opportunitĂ©s de dĂ©veloppement et de stabilitĂ© rĂ©gionale.   Il a soulignĂ© que l’eau et l’énergie sont essentielles Ă  la sĂ©curitĂ© alimentaire, Ă  la santĂ© publique, Ă  la croissance industrielle, Ă  la crĂ©ation d’emplois, Ă  la durabilitĂ© environnementale et au dĂ©veloppement national.   Le ministĂšre a Ă©galement appelĂ© Ă  une planification intĂ©grĂ©e afin de maximiser les retombĂ©es du dĂ©veloppement, de rĂ©duire le gaspillage des ressources et de renforcer la rĂ©silience.   Le ministĂšre a mis en avant le potentiel considĂ©rable de l’Éthiopie en matiĂšre d’eau et d’énergies renouvelables, soulignant la nĂ©cessitĂ© de transformer ces ressources en dĂ©veloppement durable grĂące Ă  une gestion efficace des ressources, Ă  une coordination entre les institutions et Ă  une mise en Ɠuvre rĂ©solue.   L’élargissement de l’accĂšs Ă  une Ă©nergie abordable et fiable, l’amĂ©lioration de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement, le renforcement de l’irrigation et de l’efficacitĂ© de l’utilisation de l’eau, ainsi que la protection des nappes phrĂ©atiques et des bassins versants ont Ă©tĂ© identifiĂ©s comme des prioritĂ©s essentielles.     Il a Ă©galement soulignĂ© l’importance de la science, de l’information numĂ©rique et des technologies modernes pour orienter les dĂ©cisions politiques et les investissements en matiĂšre de dĂ©veloppement.   Le renforcement de la surveillance hydrologique et mĂ©tĂ©orologique, l’amĂ©lioration des systĂšmes d’information sur les bassins versants, le suivi de la qualitĂ© de l’eau et la production de donnĂ©es fiables sur l’énergie contribueraient Ă  identifier les risques, Ă  hiĂ©rarchiser les investissements et Ă  Ă©valuer les rĂ©sultats en matiĂšre de dĂ©veloppement, a-t-il notĂ©.   Le ministĂšre a en outre insistĂ© sur la nĂ©cessitĂ© de combler le fossĂ© entre la recherche scientifique et l'Ă©laboration concrĂšte des politiques en renforçant la collaboration entre les chercheurs, les institutions gouvernementales, les investisseurs, les prestataires de services et les communautĂ©s locales.   Il a appelĂ© Ă  une approche coordonnĂ©e associant le gouvernement, le secteur privĂ©, les universitĂ©s, les instituts de recherche, les partenaires de dĂ©veloppement et les communautĂ©s afin d’amĂ©liorer la prestation des services, de mobiliser les investissements et d’assurer la gestion durable des ressources naturelles.   Le ministĂšre a Ă©galement soulignĂ© l’importance d’intĂ©grer l’eau, l’énergie, la production alimentaire et la protection des Ă©cosystĂšmes dans la planification du dĂ©veloppement, en notant que le lien entre l’eau, l’énergie, l’alimentation et les Ă©cosystĂšmes peut contribuer Ă  maximiser les bĂ©nĂ©fices des investissements tout en prĂ©servant les ressources naturelles pour les gĂ©nĂ©rations futures.   Au-delĂ  des discussions politiques, le forum devrait dĂ©boucher sur des recommandations concrĂštes, des partenariats renforcĂ©s, des projets prĂȘts Ă  ĂȘtre financĂ©s et des mesures pratiques visant Ă  amĂ©liorer les services dans les secteurs de l’eau et de l’énergie.   Le ministĂšre a soulignĂ© que la concrĂ©tisation de ces objectifs en rĂ©sultats tangibles nĂ©cessite des institutions compĂ©tentes, des responsabilitĂ©s clairement dĂ©finies, un financement durable, une rĂ©glementation efficace et une obligation de rendre des comptes.   La 3e Semaine Ă©thiopienne de l'eau et de l'Ă©nergie a rĂ©uni des responsables gouvernementaux, des membres du corps diplomatique, des partenaires au dĂ©veloppement, des dirigeants du secteur privĂ©, des chercheurs, des universitaires, des entrepreneurs, des consultants et des reprĂ©sentants de la sociĂ©tĂ© civile afin d'Ă©tudier des politiques fondĂ©es sur la science et de nouer des partenariats en vue d'un avenir garantissant la sĂ©curitĂ© de l'approvisionnement en eau et en Ă©nergie.
Lula da Silva remporte l'élection présidentielle au Brésil
Oct 26, 2026 44
Addis Ababa le 26 octobre, 2026 (ENA) Le prĂ©sident brĂ©silien sortant, Luiz InĂĄcio Lula da Silva, a Ă©tĂ© réélu pour un quatriĂšme mandat non consĂ©cutif, remportant la victoire lors d’un second tour dĂ©cisif face au sĂ©nateur de droite FlĂĄvio Bolsonaro.   Cette Ă©lection met fin Ă  une campagne Ă©lectorale houleuse.   Le prĂ©sident sortant, Luiz InĂĄcio Lula da Silva, a remportĂ© l'Ă©lection prĂ©sidentielle avec 51,75 % des voix. Le sĂ©nateur FlĂĄvio Bolsonaro a obtenu 48,25 % des voix.   Ces chiffres sont basĂ©s sur 99,76 % des suffrages dĂ©pouillĂ©s.   Lula est nĂ© le 27 octobre 1945 Ă  CaetĂ©s, au sein d'une famille d'agriculteurs. À partir de la fin des annĂ©es 1960, il a travaillĂ© dans des aciĂ©ries et s’est engagĂ© dans le mouvement syndical. À partir de 1975, il a dirigĂ© le syndicat des mĂ©tallurgistes de l’ABC.   En 1980, il a fondĂ© le Parti des travailleurs. Il s’est prĂ©sentĂ© aux Ă©lections prĂ©sidentielles de 1989, 1994 et 1998, terminant deuxiĂšme Ă  chaque fois. Il a remportĂ© la prĂ©sidence en 2002 et a Ă©tĂ© réélu en 2006.   En 2023, il est revenu au pouvoir une nouvelle fois.   La communautĂ© internationale a rĂ©agi rapidement Ă  l’annonce de cette réélection : des dirigeants mondiaux et des personnalitĂ©s politiques de premier plan des AmĂ©riques et d’autres rĂ©gions ont adressĂ© leurs fĂ©licitations et soulignĂ© l’importance des processus dĂ©mocratiques.
Le Forum de Tana s'achÚve sur un appel en faveur de la souveraineté et de l'intégration africaines
Oct 25, 2026 272
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) Le 12e Forum de haut niveau de Tana sur la sĂ©curitĂ© en Afrique s’est achevĂ© Ă  Bahir Dar. À cette occasion, des dirigeants africains, actuels et anciens, ont appelĂ© Ă  une accĂ©lĂ©ration de l’intĂ©gration rĂ©gionale, Ă  la souverainetĂ© technologique et Ă  des mesures concrĂštes pour relever les dĂ©fis liĂ©s Ă  la paix et Ă  la sĂ©curitĂ© sur le continent.   Cette rencontre de trois jours a rĂ©uni des dirigeants et des experts africains afin de dĂ©battre des prĂ©occupations urgentes en matiĂšre de sĂ©curitĂ©. Les participants ont soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© de s’attaquer aux causes profondes de l’instabilitĂ© et de renforcer la capacitĂ© de l’Afrique Ă  dĂ©terminer son propre avenir.   Dans son discours de clĂŽture, John Dramani Mahama, prĂ©sident du conseil d’administration du Forum de Tana et prĂ©sident du Ghana, a saluĂ© les rĂ©sultats du forum et a exhortĂ© les dirigeants africains Ă  traduire le dialogue en rĂ©sultats concrets.   « C'est une bonne chose de parler, c'est une bonne chose de dialoguer, mais il vaut mieux agir. Nous devons passer du dialogue Ă  l'action », a dĂ©clarĂ© M. Mahama.   Il a qualifiĂ© la prĂ©sentation du rapport sur l'Ă©tat de la paix et de la sĂ©curitĂ© en Afrique de jalon majeur du forum, le dĂ©crivant comme une ressource importante pour Ă©valuer les conflits Ă  travers le continent et Ă©laborer des rĂ©ponses concrĂštes aux dĂ©fis de sĂ©curitĂ© Ă©mergents et persistants.   Le prĂ©sident a soulignĂ© qu’une paix durable ne pouvait ĂȘtre obtenue uniquement par des dĂ©ploiements militaires ou des forces de rĂ©serve.   Il a plutĂŽt appelĂ© Ă  une intĂ©gration Ă©conomique plus poussĂ©e, Ă  une solidaritĂ© rĂ©gionale renforcĂ©e, Ă  un dĂ©veloppement du commerce transfrontalier et Ă  une approche diplomatique coordonnĂ©e pour s’attaquer aux causes structurelles des conflits.   Il a Ă©galement insistĂ© sur l’importance de lutter contre la marginalisation sociale et de bĂątir des sociĂ©tĂ©s inclusives offrant des perspectives d’avenir aux jeunes, aux femmes et aux personnes en situation de handicap.   En matiĂšre de gouvernance, M. Mahama a exhortĂ© les dirigeants africains Ă  exercer leur autoritĂ© politique de maniĂšre Ă  amĂ©liorer la vie des citoyens, soulignant que le leadership devait ĂȘtre Ă©valuĂ© Ă  l’aune de sa contribution au bien-ĂȘtre public plutĂŽt qu’à celle de la dĂ©tention du pouvoir en soi.   Il a en outre appelĂ© Ă  une unitĂ© continentale renforcĂ©e et Ă  une coopĂ©ration plus Ă©troite avec les pays du Sud afin de relever les dĂ©fis communs et de dĂ©fendre les intĂ©rĂȘts de l’Afrique sur la scĂšne internationale.   RĂ©affirmant le rĂŽle du Forum de Tana en tant que plateforme de premier plan pour le dialogue de haut niveau sur la paix et la sĂ©curitĂ© en Afrique, Mahama a remerciĂ© le SecrĂ©tariat du Forum de Tana, les organisateurs, les partenaires et les sponsors pour leurs contributions Ă  cet Ă©vĂ©nement.   Il a Ă©galement remerciĂ© le Premier ministre Abiy Ahmed et le gouvernement Ă©thiopien d’avoir accueilli le forum et d’avoir rĂ©servĂ© un accueil chaleureux aux participants.   En conclusion de son intervention, Mahama a mis les dirigeants africains et les autres participants au dĂ©fi de faire Ă©tat de progrĂšs tangibles lorsqu’ils reviendront Ă  Bahir Dar pour la prochaine Ă©dition du forum.   « Revenons Ă  Bahir Dar l’annĂ©e prochaine et affirmons que le vent tourne pour l’Afrique, que nos conflits touchent Ă  leur fin et que des opportunitĂ©s s’ouvrent pour tous nos peuples », a-t-il dĂ©clarĂ©.
D'anciens dirigeants africains soulignent la nécessité d'accélérer l'intégration et de renforcer la souveraineté technologique pour l'avenir de l'Afrique
Oct 25, 2026 206
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) D'anciens dirigeants africains et hauts responsables ont appelĂ© Ă  une accĂ©lĂ©ration de l'intĂ©gration continentale, Ă  un renforcement des investissements dans les capacitĂ©s technologiques et Ă  un renforcement des institutions africaines.   Cet appel a Ă©tĂ© lancĂ© lors d’une table ronde de haut niveau organisĂ©e dans le cadre du 12e Forum de haut niveau de Tana sur la sĂ©curitĂ© en Afrique, Ă  Bahir Dar, oĂč l’ancien Premier ministre Ă©thiopien Hailemariam Desalegn, l’ancien prĂ©sident nigĂ©rian Goodluck Jonathan et le directeur gĂ©nĂ©ral de la Commission nationale de planification de Namibie, Kaire Mbuende, ont discutĂ© des voies Ă  suivre pour la transformation gĂ©opolitique et Ă©conomique de l’Afrique.   Les anciens dirigeants africains ont soulignĂ© l’importance de renforcer l’intĂ©gration continentale et les capacitĂ©s technologiques afin de faire progresser la souverainetĂ© Ă©conomique, la sĂ©curitĂ© collective et l’influence mondiale du continent.   Hailemariam a soulignĂ© que les retards dans la mise en Ɠuvre des accords continentaux existants continuent d’exposer les pays africains aux pressions extĂ©rieures et aux conflits par procuration.   Il a Ă©galement exhortĂ© les dirigeants Ă  traduire leurs engagements en actions concrĂštes.   « Pour nous, l’intĂ©gration africaine est avant tout un bouclier Ă©conomique », a-t-il dĂ©clarĂ©.   Hailemariam a insistĂ© sur le fait qu’une coopĂ©ration Ă©conomique plus Ă©troite renforcerait la capacitĂ© du continent Ă  rĂ©sister aux pressions extĂ©rieures.   « Nous ne pouvons pas nous protĂ©ger de la pression extĂ©rieure si nous ne nous intĂ©grons pas. DeuxiĂšmement, notre intĂ©gration est une force gĂ©opolitique. C’est pourquoi j’affirme qu’une intĂ©gration accĂ©lĂ©rĂ©e est essentielle et cruciale pour nous », a-t-il ajoutĂ©.   Mettant en avant les minerais critiques et les ressources liĂ©es Ă  la transition Ă©nergĂ©tique de l’Afrique, qu’il a qualifiĂ©s de « minerais d’opportunitĂ© », Hailemariam a averti que la concurrence autour de ces actifs stratĂ©giques pourrait alimenter l’instabilitĂ© si les pays africains ne parvenaient pas Ă  coordonner leurs politiques en matiĂšre de ressources et Ă  renforcer la coopĂ©ration entre les producteurs.   Il a citĂ© le conflit en cours en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC) comme exemple des risques auxquels sont confrontĂ©es les rĂ©gions riches en ressources.   Il a Ă©galement fait part de ses inquiĂ©tudes concernant les retards pris dans la mise en Ɠuvre de la Zone de libre-Ă©change continentale africaine (ZLECA), affirmant que les engagements politiques devaient s’accompagner d’actions concrĂštes.   S’appuyant sur son rĂŽle de prĂ©sident de TradeMark Africa, il a mis les gouvernements africains au dĂ©fi d’aller au-delĂ  de la simple signature d’accords pour en concrĂ©tiser les avantages escomptĂ©s.   « Il existe une volontĂ© politique pour signer des traitĂ©s, mais il n’y en a pas pour les mettre en Ɠuvre », a-t-il dĂ©clarĂ©.   L’ancien prĂ©sident nigĂ©rian Goodluck Jonathan a quant Ă  lui soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© d’une souverainetĂ© technologique, affirmant que l’Afrique ne peut pas atteindre une vĂ©ritable indĂ©pendance Ă©conomique tant qu’elle dĂ©pend fortement des technologies, de l’expertise et des intrants industriels Ă©trangers.   Pour illustrer ce dĂ©fi, Jonathan a expliquĂ© que mĂȘme des rĂ©parations techniques relativement mineures sur les infrastructures pouvaient nĂ©cessiter des composants importĂ©s et l’intervention de spĂ©cialistes Ă©trangers, ce qui rend les Ă©conomies africaines dĂ©pendantes de capacitĂ©s externes.   « Tout ce qui reste Ă  l’Afrique, c’est de consommer ces produits, et cela n’a rien Ă  voir avec l’industrialisation », a-t-il dĂ©clarĂ©.   « On ne peut pas parler de souverainetĂ© Ă©conomique sans Ă©voquer la souverainetĂ© technologique », a-t-il ajoutĂ©.   Jonathan a mis en avant les expĂ©riences de l’Inde, de la CorĂ©e du Sud et de Singapour, soulignant le rĂŽle des universitĂ©s Ă  forte intensitĂ© de recherche dans le dĂ©veloppement de l’expertise nationale, la promotion de l’innovation et le soutien Ă  la croissance industrielle.   Il a exhortĂ© les gouvernements africains Ă  investir de maniĂšre stratĂ©gique dans des Ă©tablissements d’enseignement supĂ©rieur spĂ©cialisĂ©s et des instituts de recherche capables de produire les connaissances, les technologies et les professionnels qualifiĂ©s nĂ©cessaires pour soutenir les industries locales.   Il a Ă©galement mis en garde contre le recours Ă  l’emprunt principalement pour financer la consommation, appelant plutĂŽt Ă  un investissement accru dans les actifs productifs, la recherche et le renforcement des capacitĂ©s nationales.   De son cĂŽtĂ©, Kaire Mbuende, directeur gĂ©nĂ©ral de la Commission nationale de planification de la Namibie, a soulignĂ© que la force collective de l’Afrique dĂ©pendait de la soliditĂ© des institutions nationales, d’une coopĂ©ration rĂ©gionale efficace et d’organisations continentales compĂ©tentes.   « Il ne peut y avoir d’Afrique forte sans pays africains forts, sans rĂ©gions fortes et sans une organisation continentale forte », a dĂ©clarĂ© M. Mbuende.   Il a dĂ©fini la souverainetĂ© Ă©conomique comme la capacitĂ© Ă  contrĂŽler et Ă  utiliser les ressources naturelles au profit des populations africaines par le biais de l’industrialisation, de la rĂ©duction de la pauvretĂ© et de la crĂ©ation d’emplois.   « La souverainetĂ© Ă©conomique est avant tout une question de contrĂŽle de nos ressources naturelles afin de les utiliser au profit de nos populations par le biais de l’industrialisation, de la rĂ©duction de la pauvretĂ© et de la lutte contre le chĂŽmage », a-t-il dĂ©clarĂ©.   M. Mbuende a Ă©galement appelĂ© Ă  un renforcement des capacitĂ©s nationales et de la mobilisation des ressources, Ă  un redoublement d’efforts pour atteindre les objectifs du TraitĂ© d’Abuja, ainsi qu’au renforcement des institutions continentales proposĂ©es de longue date.   Il a en outre appelĂ© Ă  des rĂ©formes de la gouvernance mondiale et Ă  une coopĂ©ration plus Ă©troite entre les pays du Sud afin d’obtenir des conditions de financement plus Ă©quitables, soulignant les prĂ©occupations liĂ©es aux coĂ»ts d’emprunt Ă©levĂ©s auxquels sont confrontĂ©s les pays africains malgrĂ© leurs taux de dĂ©faut de paiement relativement faibles.   Les intervenants ont soulignĂ© que la transformation Ă©conomique de l’Afrique dĂ©pendait de la capacitĂ© Ă  transformer ses accords existants, ses ressources naturelles et ses stratĂ©gies de dĂ©veloppement en rĂ©sultats concrets grĂące Ă  une mise en Ɠuvre plus rapide, Ă  des investissements technologiques, Ă  des institutions plus solides et Ă  une gestion coordonnĂ©e des ressources du continent.
Le ministre de la Défense salue le courage et la résilience des Forces de défense nationales éthiopiennes (ENDF) face aux défis à surmonter
Oct 25, 2026 176
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) Le ministre de la DĂ©fense, Mohamed Idris, a soulignĂ© que les Forces de dĂ©fense nationales Ă©thiopiennes (ENDF) constituent une vĂ©ritable « armĂ©e de la victoire », qui a surmontĂ© avec courage de nombreux dĂ©fis grĂące Ă  sa rĂ©silience, Ă  son hĂ©roĂŻsme et Ă  son engagement Ă  prĂ©server la souverainetĂ© du pays.   Le ministre a tenu ces propos aujourd’hui lors de la cĂ©lĂ©bration de la 119e JournĂ©e des Forces de dĂ©fense de la RĂ©publique fĂ©dĂ©rale dĂ©mocratique d’Éthiopie (RFDE), qui s’est dĂ©roulĂ©e au quartier gĂ©nĂ©ral des Forces armĂ©es sous le thĂšme « L’armĂ©e de la victoire ».   Le marĂ©chal Birhanu Jula, chef d’état-major gĂ©nĂ©ral, ainsi que d’anciens responsables militaires, des attachĂ©s militaires et des diplomates de divers pays, ainsi que des invitĂ©s, ont assistĂ© Ă  la cĂ©rĂ©monie.   S'exprimant Ă  cette occasion, Mohamed a qualifiĂ© les forces de dĂ©fense de pilier de la confiance publique et de bouclier de la nation en ces temps difficiles.   Il a ajoutĂ© que les Forces de dĂ©fense nationales Ă©thiopiennes (ENDF) apportaient une contribution significative au dĂ©veloppement global du pays.   Le ministre a en outre prĂ©cisĂ© que ces forces avaient protĂ©gĂ© les frontiĂšres de la nation et prĂ©servĂ© la paix publique en dĂ©jouant les menaces et les complots provenant tant de l'intĂ©rieur que de l'extĂ©rieur du pays.   Il a Ă©galement mis en avant la contribution de l’ENDF Ă  la paix et Ă  la sĂ©curitĂ© rĂ©gionales, affirmant que ses performances avaient dĂ©montrĂ© sa fiabilitĂ© et sa capacitĂ© opĂ©rationnelle.   Mohamed a en outre soulignĂ© que les forces de dĂ©fense avaient dĂ©veloppĂ© un niveau de capacitĂ© globale fiable et qu’elles constituaient un rempart national contre d’éventuelles provocations et menaces.   Il a par ailleurs insistĂ© sur le fait que l’évolution de la dynamique gĂ©opolitique dans la rĂ©gion avait rendu le rĂŽle de l’armĂ©e plus important que jamais pour la protection des intĂ©rĂȘts nationaux et le maintien de la paix et de la stabilitĂ©.   La JournĂ©e des forces de dĂ©fense est cĂ©lĂ©brĂ©e chaque annĂ©e pour commĂ©morer la crĂ©ation des forces de dĂ©fense modernes de l’Éthiopie, qui remonte au 15 Tikimt de l’an 1900 du calendrier Ă©thiopien, date Ă  laquelle le pays a nommĂ© son premier ministre de la Guerre.   Cette journĂ©e rend hommage aux gĂ©nĂ©rations de militaires qui ont sacrifiĂ© leur vie pour dĂ©fendre la souverainetĂ© et l’intĂ©gritĂ© territoriale de l’Éthiopie. Elle vise Ă©galement Ă  prĂ©server l’histoire, l’hĂ©roĂŻsme et les traditions de ces forces, ainsi qu’à transmettre aux gĂ©nĂ©rations futures leur hĂ©ritage de service et de sacrifice.
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Des travaux sont en cors pour que les investisseurs de la ville corĂ©enne d'Ulsan investissent en Éthiopie.
Mar 25, 2024 63586
Addis Abeba, le 25 mars 2024 (ENA) : - Il a Ă©tĂ© annoncĂ© que les investisseurs d'Ulsan, une ville manufacturiĂšre et industrielle de la RĂ©publique de CorĂ©e du Sud, pourront investir en Éthiopie.   L'ambassadeur Ă©thiopien en RĂ©publique de CorĂ©e du Sud, Dessie Dalke, a eu une discussion avec le maire de la ville d'Ulsan, Kim Du-geum qui a portĂ© sur les conditions dans lesquelles les investisseurs de la ville peuvent investir en Éthiopie et dans lesquelles la ville peut Ă©tablir de solides relations fraternelles avec les villes Ă©thiopiennes.   Au cours de la discussion, l'ambassadeur Dessie Dalke a mentionnĂ© que l'Éthiopie et la CorĂ©e sont des pays entretenant des relations fortes et historiques et a dĂ©clarĂ© que les relations devraient ĂȘtre renforcĂ©es par l'Ă©change d'expĂ©riences et d'investissements, en particulier au niveau urbain.   L'ambassadeur a ajoutĂ© que le maire a Ă©galement demandĂ© d'encourager les investisseurs de la ville Ă  investir en Éthiopie.   Pour sa part, le maire d'Ulsan, Doo-geum, a remerciĂ© l'Éthiopie pour son soutien pendant les moments difficiles de la CorĂ©e du Sud et a dĂ©clarĂ© qu'ils travailleraient Ă  Ă©tablir une relation entre les villes Ă©thiopiennes et la ville d'Ulsan.   Citant comme exemple le constructeur automobile sud-corĂ©en Hyundai, il a soulignĂ© que le pays utilise l'Éthiopie comme destination stratĂ©gique pour atteindre le marchĂ© africain ajoutant que les investisseurs de la ville auront de larges opportunitĂ©s sur le marchĂ© des affaires africain en investissant en Ethiopie.   Selon l'ambassade d’Ethiopie en RĂ©publique de CorĂ©e du Sud, l'ambassadeur Dessie Dalke a rendu visite Ă  la compagnie Hyundai Motors lors de sa visite de travail dans la ville.
ENA
Feb 7, 2023 43395
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Politique
L'Éthiopie appelle Ă  une coopĂ©ration rĂ©gionale renforcĂ©e concernant les cours d'eau partagĂ©s
Oct 26, 2026 10
Addis Ababa le 26 octobre, 2026 (ENA) L’Éthiopie a appelĂ© Ă  une coopĂ©ration rĂ©gionale renforcĂ©e et Ă  une utilisation Ă©quitable des ressources en eau transfrontaliĂšres, en mettant l’accent sur l’hydro-diplomatie comme voie vers l’intĂ©gration rĂ©gionale.   Cet appel a Ă©tĂ© lancĂ© lors de l’ouverture de la 3e Semaine Ă©thiopienne de l’eau et de l’énergie, qui se dĂ©roule du 26 au 30 octobre sous le thĂšme : « Promouvoir des politiques fondĂ©es sur la science et des partenariats pour un avenir sĂ»r en matiĂšre d’eau et d’énergie ».   Dans un message transmis au nom du ministre de l’Eau et de l’Énergie, le Dr Ing. Habtamu Itefa, le ministĂšre a soulignĂ© que les cours d’eau partagĂ©s nĂ©cessitaient un engagement constructif, des informations fiables et une coopĂ©ration concrĂšte afin de transformer les dĂ©fis communs liĂ©s Ă  l’eau en opportunitĂ©s de dĂ©veloppement et de stabilitĂ© rĂ©gionale.   Il a soulignĂ© que l’eau et l’énergie sont essentielles Ă  la sĂ©curitĂ© alimentaire, Ă  la santĂ© publique, Ă  la croissance industrielle, Ă  la crĂ©ation d’emplois, Ă  la durabilitĂ© environnementale et au dĂ©veloppement national.   Le ministĂšre a Ă©galement appelĂ© Ă  une planification intĂ©grĂ©e afin de maximiser les retombĂ©es du dĂ©veloppement, de rĂ©duire le gaspillage des ressources et de renforcer la rĂ©silience.   Le ministĂšre a mis en avant le potentiel considĂ©rable de l’Éthiopie en matiĂšre d’eau et d’énergies renouvelables, soulignant la nĂ©cessitĂ© de transformer ces ressources en dĂ©veloppement durable grĂące Ă  une gestion efficace des ressources, Ă  une coordination entre les institutions et Ă  une mise en Ɠuvre rĂ©solue.   L’élargissement de l’accĂšs Ă  une Ă©nergie abordable et fiable, l’amĂ©lioration de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement, le renforcement de l’irrigation et de l’efficacitĂ© de l’utilisation de l’eau, ainsi que la protection des nappes phrĂ©atiques et des bassins versants ont Ă©tĂ© identifiĂ©s comme des prioritĂ©s essentielles.     Il a Ă©galement soulignĂ© l’importance de la science, de l’information numĂ©rique et des technologies modernes pour orienter les dĂ©cisions politiques et les investissements en matiĂšre de dĂ©veloppement.   Le renforcement de la surveillance hydrologique et mĂ©tĂ©orologique, l’amĂ©lioration des systĂšmes d’information sur les bassins versants, le suivi de la qualitĂ© de l’eau et la production de donnĂ©es fiables sur l’énergie contribueraient Ă  identifier les risques, Ă  hiĂ©rarchiser les investissements et Ă  Ă©valuer les rĂ©sultats en matiĂšre de dĂ©veloppement, a-t-il notĂ©.   Le ministĂšre a en outre insistĂ© sur la nĂ©cessitĂ© de combler le fossĂ© entre la recherche scientifique et l'Ă©laboration concrĂšte des politiques en renforçant la collaboration entre les chercheurs, les institutions gouvernementales, les investisseurs, les prestataires de services et les communautĂ©s locales.   Il a appelĂ© Ă  une approche coordonnĂ©e associant le gouvernement, le secteur privĂ©, les universitĂ©s, les instituts de recherche, les partenaires de dĂ©veloppement et les communautĂ©s afin d’amĂ©liorer la prestation des services, de mobiliser les investissements et d’assurer la gestion durable des ressources naturelles.   Le ministĂšre a Ă©galement soulignĂ© l’importance d’intĂ©grer l’eau, l’énergie, la production alimentaire et la protection des Ă©cosystĂšmes dans la planification du dĂ©veloppement, en notant que le lien entre l’eau, l’énergie, l’alimentation et les Ă©cosystĂšmes peut contribuer Ă  maximiser les bĂ©nĂ©fices des investissements tout en prĂ©servant les ressources naturelles pour les gĂ©nĂ©rations futures.   Au-delĂ  des discussions politiques, le forum devrait dĂ©boucher sur des recommandations concrĂštes, des partenariats renforcĂ©s, des projets prĂȘts Ă  ĂȘtre financĂ©s et des mesures pratiques visant Ă  amĂ©liorer les services dans les secteurs de l’eau et de l’énergie.   Le ministĂšre a soulignĂ© que la concrĂ©tisation de ces objectifs en rĂ©sultats tangibles nĂ©cessite des institutions compĂ©tentes, des responsabilitĂ©s clairement dĂ©finies, un financement durable, une rĂ©glementation efficace et une obligation de rendre des comptes.   La 3e Semaine Ă©thiopienne de l'eau et de l'Ă©nergie a rĂ©uni des responsables gouvernementaux, des membres du corps diplomatique, des partenaires au dĂ©veloppement, des dirigeants du secteur privĂ©, des chercheurs, des universitaires, des entrepreneurs, des consultants et des reprĂ©sentants de la sociĂ©tĂ© civile afin d'Ă©tudier des politiques fondĂ©es sur la science et de nouer des partenariats en vue d'un avenir garantissant la sĂ©curitĂ© de l'approvisionnement en eau et en Ă©nergie.
Le Forum de Tana s'achÚve sur un appel en faveur de la souveraineté et de l'intégration africaines
Oct 25, 2026 272
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) Le 12e Forum de haut niveau de Tana sur la sĂ©curitĂ© en Afrique s’est achevĂ© Ă  Bahir Dar. À cette occasion, des dirigeants africains, actuels et anciens, ont appelĂ© Ă  une accĂ©lĂ©ration de l’intĂ©gration rĂ©gionale, Ă  la souverainetĂ© technologique et Ă  des mesures concrĂštes pour relever les dĂ©fis liĂ©s Ă  la paix et Ă  la sĂ©curitĂ© sur le continent.   Cette rencontre de trois jours a rĂ©uni des dirigeants et des experts africains afin de dĂ©battre des prĂ©occupations urgentes en matiĂšre de sĂ©curitĂ©. Les participants ont soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© de s’attaquer aux causes profondes de l’instabilitĂ© et de renforcer la capacitĂ© de l’Afrique Ă  dĂ©terminer son propre avenir.   Dans son discours de clĂŽture, John Dramani Mahama, prĂ©sident du conseil d’administration du Forum de Tana et prĂ©sident du Ghana, a saluĂ© les rĂ©sultats du forum et a exhortĂ© les dirigeants africains Ă  traduire le dialogue en rĂ©sultats concrets.   « C'est une bonne chose de parler, c'est une bonne chose de dialoguer, mais il vaut mieux agir. Nous devons passer du dialogue Ă  l'action », a dĂ©clarĂ© M. Mahama.   Il a qualifiĂ© la prĂ©sentation du rapport sur l'Ă©tat de la paix et de la sĂ©curitĂ© en Afrique de jalon majeur du forum, le dĂ©crivant comme une ressource importante pour Ă©valuer les conflits Ă  travers le continent et Ă©laborer des rĂ©ponses concrĂštes aux dĂ©fis de sĂ©curitĂ© Ă©mergents et persistants.   Le prĂ©sident a soulignĂ© qu’une paix durable ne pouvait ĂȘtre obtenue uniquement par des dĂ©ploiements militaires ou des forces de rĂ©serve.   Il a plutĂŽt appelĂ© Ă  une intĂ©gration Ă©conomique plus poussĂ©e, Ă  une solidaritĂ© rĂ©gionale renforcĂ©e, Ă  un dĂ©veloppement du commerce transfrontalier et Ă  une approche diplomatique coordonnĂ©e pour s’attaquer aux causes structurelles des conflits.   Il a Ă©galement insistĂ© sur l’importance de lutter contre la marginalisation sociale et de bĂątir des sociĂ©tĂ©s inclusives offrant des perspectives d’avenir aux jeunes, aux femmes et aux personnes en situation de handicap.   En matiĂšre de gouvernance, M. Mahama a exhortĂ© les dirigeants africains Ă  exercer leur autoritĂ© politique de maniĂšre Ă  amĂ©liorer la vie des citoyens, soulignant que le leadership devait ĂȘtre Ă©valuĂ© Ă  l’aune de sa contribution au bien-ĂȘtre public plutĂŽt qu’à celle de la dĂ©tention du pouvoir en soi.   Il a en outre appelĂ© Ă  une unitĂ© continentale renforcĂ©e et Ă  une coopĂ©ration plus Ă©troite avec les pays du Sud afin de relever les dĂ©fis communs et de dĂ©fendre les intĂ©rĂȘts de l’Afrique sur la scĂšne internationale.   RĂ©affirmant le rĂŽle du Forum de Tana en tant que plateforme de premier plan pour le dialogue de haut niveau sur la paix et la sĂ©curitĂ© en Afrique, Mahama a remerciĂ© le SecrĂ©tariat du Forum de Tana, les organisateurs, les partenaires et les sponsors pour leurs contributions Ă  cet Ă©vĂ©nement.   Il a Ă©galement remerciĂ© le Premier ministre Abiy Ahmed et le gouvernement Ă©thiopien d’avoir accueilli le forum et d’avoir rĂ©servĂ© un accueil chaleureux aux participants.   En conclusion de son intervention, Mahama a mis les dirigeants africains et les autres participants au dĂ©fi de faire Ă©tat de progrĂšs tangibles lorsqu’ils reviendront Ă  Bahir Dar pour la prochaine Ă©dition du forum.   « Revenons Ă  Bahir Dar l’annĂ©e prochaine et affirmons que le vent tourne pour l’Afrique, que nos conflits touchent Ă  leur fin et que des opportunitĂ©s s’ouvrent pour tous nos peuples », a-t-il dĂ©clarĂ©.
D'anciens dirigeants africains soulignent la nécessité d'accélérer l'intégration et de renforcer la souveraineté technologique pour l'avenir de l'Afrique
Oct 25, 2026 206
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) D'anciens dirigeants africains et hauts responsables ont appelĂ© Ă  une accĂ©lĂ©ration de l'intĂ©gration continentale, Ă  un renforcement des investissements dans les capacitĂ©s technologiques et Ă  un renforcement des institutions africaines.   Cet appel a Ă©tĂ© lancĂ© lors d’une table ronde de haut niveau organisĂ©e dans le cadre du 12e Forum de haut niveau de Tana sur la sĂ©curitĂ© en Afrique, Ă  Bahir Dar, oĂč l’ancien Premier ministre Ă©thiopien Hailemariam Desalegn, l’ancien prĂ©sident nigĂ©rian Goodluck Jonathan et le directeur gĂ©nĂ©ral de la Commission nationale de planification de Namibie, Kaire Mbuende, ont discutĂ© des voies Ă  suivre pour la transformation gĂ©opolitique et Ă©conomique de l’Afrique.   Les anciens dirigeants africains ont soulignĂ© l’importance de renforcer l’intĂ©gration continentale et les capacitĂ©s technologiques afin de faire progresser la souverainetĂ© Ă©conomique, la sĂ©curitĂ© collective et l’influence mondiale du continent.   Hailemariam a soulignĂ© que les retards dans la mise en Ɠuvre des accords continentaux existants continuent d’exposer les pays africains aux pressions extĂ©rieures et aux conflits par procuration.   Il a Ă©galement exhortĂ© les dirigeants Ă  traduire leurs engagements en actions concrĂštes.   « Pour nous, l’intĂ©gration africaine est avant tout un bouclier Ă©conomique », a-t-il dĂ©clarĂ©.   Hailemariam a insistĂ© sur le fait qu’une coopĂ©ration Ă©conomique plus Ă©troite renforcerait la capacitĂ© du continent Ă  rĂ©sister aux pressions extĂ©rieures.   « Nous ne pouvons pas nous protĂ©ger de la pression extĂ©rieure si nous ne nous intĂ©grons pas. DeuxiĂšmement, notre intĂ©gration est une force gĂ©opolitique. C’est pourquoi j’affirme qu’une intĂ©gration accĂ©lĂ©rĂ©e est essentielle et cruciale pour nous », a-t-il ajoutĂ©.   Mettant en avant les minerais critiques et les ressources liĂ©es Ă  la transition Ă©nergĂ©tique de l’Afrique, qu’il a qualifiĂ©s de « minerais d’opportunitĂ© », Hailemariam a averti que la concurrence autour de ces actifs stratĂ©giques pourrait alimenter l’instabilitĂ© si les pays africains ne parvenaient pas Ă  coordonner leurs politiques en matiĂšre de ressources et Ă  renforcer la coopĂ©ration entre les producteurs.   Il a citĂ© le conflit en cours en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC) comme exemple des risques auxquels sont confrontĂ©es les rĂ©gions riches en ressources.   Il a Ă©galement fait part de ses inquiĂ©tudes concernant les retards pris dans la mise en Ɠuvre de la Zone de libre-Ă©change continentale africaine (ZLECA), affirmant que les engagements politiques devaient s’accompagner d’actions concrĂštes.   S’appuyant sur son rĂŽle de prĂ©sident de TradeMark Africa, il a mis les gouvernements africains au dĂ©fi d’aller au-delĂ  de la simple signature d’accords pour en concrĂ©tiser les avantages escomptĂ©s.   « Il existe une volontĂ© politique pour signer des traitĂ©s, mais il n’y en a pas pour les mettre en Ɠuvre », a-t-il dĂ©clarĂ©.   L’ancien prĂ©sident nigĂ©rian Goodluck Jonathan a quant Ă  lui soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© d’une souverainetĂ© technologique, affirmant que l’Afrique ne peut pas atteindre une vĂ©ritable indĂ©pendance Ă©conomique tant qu’elle dĂ©pend fortement des technologies, de l’expertise et des intrants industriels Ă©trangers.   Pour illustrer ce dĂ©fi, Jonathan a expliquĂ© que mĂȘme des rĂ©parations techniques relativement mineures sur les infrastructures pouvaient nĂ©cessiter des composants importĂ©s et l’intervention de spĂ©cialistes Ă©trangers, ce qui rend les Ă©conomies africaines dĂ©pendantes de capacitĂ©s externes.   « Tout ce qui reste Ă  l’Afrique, c’est de consommer ces produits, et cela n’a rien Ă  voir avec l’industrialisation », a-t-il dĂ©clarĂ©.   « On ne peut pas parler de souverainetĂ© Ă©conomique sans Ă©voquer la souverainetĂ© technologique », a-t-il ajoutĂ©.   Jonathan a mis en avant les expĂ©riences de l’Inde, de la CorĂ©e du Sud et de Singapour, soulignant le rĂŽle des universitĂ©s Ă  forte intensitĂ© de recherche dans le dĂ©veloppement de l’expertise nationale, la promotion de l’innovation et le soutien Ă  la croissance industrielle.   Il a exhortĂ© les gouvernements africains Ă  investir de maniĂšre stratĂ©gique dans des Ă©tablissements d’enseignement supĂ©rieur spĂ©cialisĂ©s et des instituts de recherche capables de produire les connaissances, les technologies et les professionnels qualifiĂ©s nĂ©cessaires pour soutenir les industries locales.   Il a Ă©galement mis en garde contre le recours Ă  l’emprunt principalement pour financer la consommation, appelant plutĂŽt Ă  un investissement accru dans les actifs productifs, la recherche et le renforcement des capacitĂ©s nationales.   De son cĂŽtĂ©, Kaire Mbuende, directeur gĂ©nĂ©ral de la Commission nationale de planification de la Namibie, a soulignĂ© que la force collective de l’Afrique dĂ©pendait de la soliditĂ© des institutions nationales, d’une coopĂ©ration rĂ©gionale efficace et d’organisations continentales compĂ©tentes.   « Il ne peut y avoir d’Afrique forte sans pays africains forts, sans rĂ©gions fortes et sans une organisation continentale forte », a dĂ©clarĂ© M. Mbuende.   Il a dĂ©fini la souverainetĂ© Ă©conomique comme la capacitĂ© Ă  contrĂŽler et Ă  utiliser les ressources naturelles au profit des populations africaines par le biais de l’industrialisation, de la rĂ©duction de la pauvretĂ© et de la crĂ©ation d’emplois.   « La souverainetĂ© Ă©conomique est avant tout une question de contrĂŽle de nos ressources naturelles afin de les utiliser au profit de nos populations par le biais de l’industrialisation, de la rĂ©duction de la pauvretĂ© et de la lutte contre le chĂŽmage », a-t-il dĂ©clarĂ©.   M. Mbuende a Ă©galement appelĂ© Ă  un renforcement des capacitĂ©s nationales et de la mobilisation des ressources, Ă  un redoublement d’efforts pour atteindre les objectifs du TraitĂ© d’Abuja, ainsi qu’au renforcement des institutions continentales proposĂ©es de longue date.   Il a en outre appelĂ© Ă  des rĂ©formes de la gouvernance mondiale et Ă  une coopĂ©ration plus Ă©troite entre les pays du Sud afin d’obtenir des conditions de financement plus Ă©quitables, soulignant les prĂ©occupations liĂ©es aux coĂ»ts d’emprunt Ă©levĂ©s auxquels sont confrontĂ©s les pays africains malgrĂ© leurs taux de dĂ©faut de paiement relativement faibles.   Les intervenants ont soulignĂ© que la transformation Ă©conomique de l’Afrique dĂ©pendait de la capacitĂ© Ă  transformer ses accords existants, ses ressources naturelles et ses stratĂ©gies de dĂ©veloppement en rĂ©sultats concrets grĂące Ă  une mise en Ɠuvre plus rapide, Ă  des investissements technologiques, Ă  des institutions plus solides et Ă  une gestion coordonnĂ©e des ressources du continent.
Le ministre de la Défense salue le courage et la résilience des Forces de défense nationales éthiopiennes (ENDF) face aux défis à surmonter
Oct 25, 2026 176
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) Le ministre de la DĂ©fense, Mohamed Idris, a soulignĂ© que les Forces de dĂ©fense nationales Ă©thiopiennes (ENDF) constituent une vĂ©ritable « armĂ©e de la victoire », qui a surmontĂ© avec courage de nombreux dĂ©fis grĂące Ă  sa rĂ©silience, Ă  son hĂ©roĂŻsme et Ă  son engagement Ă  prĂ©server la souverainetĂ© du pays.   Le ministre a tenu ces propos aujourd’hui lors de la cĂ©lĂ©bration de la 119e JournĂ©e des Forces de dĂ©fense de la RĂ©publique fĂ©dĂ©rale dĂ©mocratique d’Éthiopie (RFDE), qui s’est dĂ©roulĂ©e au quartier gĂ©nĂ©ral des Forces armĂ©es sous le thĂšme « L’armĂ©e de la victoire ».   Le marĂ©chal Birhanu Jula, chef d’état-major gĂ©nĂ©ral, ainsi que d’anciens responsables militaires, des attachĂ©s militaires et des diplomates de divers pays, ainsi que des invitĂ©s, ont assistĂ© Ă  la cĂ©rĂ©monie.   S'exprimant Ă  cette occasion, Mohamed a qualifiĂ© les forces de dĂ©fense de pilier de la confiance publique et de bouclier de la nation en ces temps difficiles.   Il a ajoutĂ© que les Forces de dĂ©fense nationales Ă©thiopiennes (ENDF) apportaient une contribution significative au dĂ©veloppement global du pays.   Le ministre a en outre prĂ©cisĂ© que ces forces avaient protĂ©gĂ© les frontiĂšres de la nation et prĂ©servĂ© la paix publique en dĂ©jouant les menaces et les complots provenant tant de l'intĂ©rieur que de l'extĂ©rieur du pays.   Il a Ă©galement mis en avant la contribution de l’ENDF Ă  la paix et Ă  la sĂ©curitĂ© rĂ©gionales, affirmant que ses performances avaient dĂ©montrĂ© sa fiabilitĂ© et sa capacitĂ© opĂ©rationnelle.   Mohamed a en outre soulignĂ© que les forces de dĂ©fense avaient dĂ©veloppĂ© un niveau de capacitĂ© globale fiable et qu’elles constituaient un rempart national contre d’éventuelles provocations et menaces.   Il a par ailleurs insistĂ© sur le fait que l’évolution de la dynamique gĂ©opolitique dans la rĂ©gion avait rendu le rĂŽle de l’armĂ©e plus important que jamais pour la protection des intĂ©rĂȘts nationaux et le maintien de la paix et de la stabilitĂ©.   La JournĂ©e des forces de dĂ©fense est cĂ©lĂ©brĂ©e chaque annĂ©e pour commĂ©morer la crĂ©ation des forces de dĂ©fense modernes de l’Éthiopie, qui remonte au 15 Tikimt de l’an 1900 du calendrier Ă©thiopien, date Ă  laquelle le pays a nommĂ© son premier ministre de la Guerre.   Cette journĂ©e rend hommage aux gĂ©nĂ©rations de militaires qui ont sacrifiĂ© leur vie pour dĂ©fendre la souverainetĂ© et l’intĂ©gritĂ© territoriale de l’Éthiopie. Elle vise Ă©galement Ă  prĂ©server l’histoire, l’hĂ©roĂŻsme et les traditions de ces forces, ainsi qu’à transmettre aux gĂ©nĂ©rations futures leur hĂ©ritage de service et de sacrifice.
L'Éthiopie cĂ©lĂšbre la 119e JournĂ©e des forces de dĂ©fense sous le thĂšme : « L'armĂ©e de la victoire »
Oct 25, 2026 172
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) L'Éthiopie cĂ©lĂšbre la 119e JournĂ©e des forces de dĂ©fense sous le thĂšme « L'armĂ©e de la victoire » au quartier gĂ©nĂ©ral des forces armĂ©es, rendant ainsi hommage Ă  l'histoire, aux traditions et aux sacrifices des Forces de dĂ©fense nationales Ă©thiopiennes (ENDF).   Le marĂ©chal Birhanu Jula, chef d'Ă©tat-major gĂ©nĂ©ral, Mohammed Idris, ministre de la DĂ©fense, ainsi que d'autres hauts responsables gouvernementaux ont assistĂ© Ă  la cĂ©rĂ©monie.   Des responsables et des membres de la police fĂ©dĂ©rale, des attachĂ©s militaires, des diplomates reprĂ©sentant divers pays, ainsi que des invitĂ©s issus de diffĂ©rents secteurs de la sociĂ©tĂ© ont Ă©galement pris part Ă  la cĂ©lĂ©bration, soulignant ainsi l’importance nationale de cet Ă©vĂ©nement.   La JournĂ©e des forces de dĂ©fense est cĂ©lĂ©brĂ©e chaque annĂ©e pour commĂ©morer la crĂ©ation des forces de dĂ©fense modernes de l’Éthiopie, qui remonte au 15 Tikimt 1900 du calendrier Ă©thiopien, date Ă  laquelle le pays a nommĂ© son premier ministre de la Guerre, marquant ainsi une Ă©tape importante dans le dĂ©veloppement d’une institution militaire nationale organisĂ©e.   Cette journĂ©e rend hommage aux militaires qui ont sacrifiĂ© leur vie pour prĂ©server la souverainetĂ© et l’intĂ©gritĂ© territoriale de l’Éthiopie. Elle rend Ă©galement hommage aux contributions des gĂ©nĂ©rations de militaires, hommes et femmes, qui ont servi le pays.   Cette commĂ©moration annuelle vise Ă  prĂ©server l’histoire, l’hĂ©roĂŻsme et les traditions institutionnelles des Forces de dĂ©fense nationales Ă©thiopiennes (ENDF), tout en transmettant aux gĂ©nĂ©rations futures leur hĂ©ritage de service et de sacrifice.   PlacĂ©e sous le thĂšme « L'armĂ©e de la victoire », la cĂ©lĂ©bration de cette annĂ©e met en avant le rĂŽle constant des forces de dĂ©fense dans la protection de la souverainetĂ© nationale et rend hommage aux exploits et aux sacrifices de ceux qui ont servi le pays.
Un écrivain égyptien accuse le gouvernement de former des forces soudanaises à l'utilisation d'armes chimiques
Oct 25, 2026 193
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) L'Ă©crivain et penseur politique Ă©gyptien Mohamed Saad Khiralla a accusĂ© le gouvernement Ă©gyptien de former des militaires soudanais Ă  l'utilisation d'armes chimiques sur le sol Ă©gyptien.   Il a Ă©galement dĂ©clarĂ© que l'Égypte avait pris pour cible des mineurs d'or sur le territoire soudanais lors de frappes aĂ©riennes Ă©gyptiennes, et a appelĂ© Ă  ce que les responsables soient traduits en justice.   Rappelons que les États-Unis ont imposĂ© et renforcĂ© des sanctions Ă  l’encontre du gouvernement soudanais aprĂšs avoir Ă©tabli que les Forces armĂ©es soudanaises (SAF) avaient utilisĂ© des armes chimiques interdites (apparemment du chlore gazeux) contre les Forces de soutien rapide (RSF).   En juin 2025, Ă  la suite d’une conclusion du DĂ©partement d’État amĂ©ricain selon laquelle le gouvernement soudanais avait violĂ© la Convention sur les armes chimiques (CAC) en utilisant des armes chimiques en 2024, celui-ci a instaurĂ© des restrictions Ă  l’exportation, des plafonds d’emprunt et des restrictions sur les lignes de crĂ©dit Ă  partir du mois de juin environ.   Une nouvelle fois, en juillet 2026, les États-Unis ont Ă©tendu et renforcĂ© ces mesures par une deuxiĂšme sĂ©rie de sanctions qui est entrĂ©e en vigueur le 20 juillet 2026. Ces restrictions ont encore Ă©largi les contrĂŽles Ă  l’exportation, ajoutĂ© des mesures financiĂšres et liĂ©es Ă  l’aviation, et imposĂ© l’opposition des États-Unis Ă  tout prĂȘt ou aide financiĂšre en faveur du Soudan par l’intermĂ©diaire d’institutions financiĂšres internationales.   S’adressant Ă  l’ENA, l’écrivain Ă©gyptien a dĂ©clarĂ© : « Le rĂ©gime militaire autoritaire Ă©gyptien formait des officiers et des soldats soudanais Ă  l’utilisation d’armes chimiques contre le peuple soudanais. »   Il a exhortĂ© les dĂ©fenseurs des droits de l’homme du monde entier Ă  documenter ce qu’il a qualifiĂ© de « crimes imprescriptibles » et Ă  demander des comptes aux responsables.   M. Khairallah a condamnĂ© les rĂ©centes frappes Ă©gyptiennes visant des mineurs d’or, dĂ©crivant ces civils comme des personnes luttant pour assurer leur subsistance quotidienne.   Il a Ă©galement soulignĂ© que l’une de ces frappes Ă©gyptiennes avait eu lieu sur le territoire soudanais, Ă  environ 44 Ă  46 kilomĂštres de la frontiĂšre Ă©gyptienne.   Les propos de l’auteur font suite Ă  des frappes aĂ©riennes attribuĂ©es Ă  l’armĂ©e de l’air Ă©gyptienne qui ont visĂ© des mineurs d’or et des civils soudanais les 16 juin et 10 octobre 2026, soulevant des questions quant au rĂŽle de l’Égypte dans ces frappes, Ă  leurs motivations sous-jacentes et Ă  leurs implications pour les relations entre Le Caire et Khartoum.   « Le rĂ©gime Ă©gyptien a tentĂ© de justifier ces frappes en affirmant qu’elles avaient eu lieu sur le territoire Ă©gyptien et visaient des chercheurs d’or qui avaient franchi la frontiĂšre », a dĂ©clarĂ© l’auteur.   Khairallah a rejetĂ© cette version, arguant qu’elle contredisait ce qu’il a prĂ©sentĂ© comme des enregistrements vidĂ©o documentant les incidents.   Il a ajoutĂ© que les affirmations selon lesquelles les mineurs auraient parcouru de longues distances Ă  pied pour atteindre le territoire Ă©gyptien et y chercher de l’or soulevaient de sĂ©rieux doutes, qualifiant la version Ă©gyptienne de « comble de la farce et de l’absurditĂ© ».   L'auteur a soulignĂ© que la nationalitĂ© des mineurs ne changeait rien au fond du problĂšme, mĂȘme en supposant qu'ils fussent originaires d'autres pays africains.   Il s'est interrogĂ© sur les motifs pouvant justifier qu'ils soient pris pour cible par l'armĂ©e sur le territoire soudanais.   La prĂ©sence de mineurs Ă©trangers, mĂȘme si cette affirmation Ă©tait vraie, ne donnait pas au Caire le droit de les prendre pour cible sur le territoire d'un autre pays, a fait valoir Khairallah.   Il a soulignĂ© que les violations graves ne devaient pas rester impunies ni Ă©chapper Ă  l’examen juridique.   L’auteur Ă©gyptien a Ă©galement accusĂ© certains Ă©lĂ©ments au sein de l’establishment militaire Ă©gyptien de chercher Ă  tirer profit des richesses et des ressources du Soudan par le biais de liens avec des acteurs militaires soudanais.   Il a ajoutĂ© que ces activitĂ©s prĂ©sumĂ©es soulevaient de sĂ©rieuses questions quant aux motivations sous-jacentes de la politique Ă©gyptienne envers le Soudan et au respect de la souverainetĂ© soudanaise.
Le Premier ministre Abiy affirme que l'accùs à la mer est vital pour l'Éthiopie
Oct 24, 2026 265
Addis Ababa le 24 octobre,2026(ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a soulignĂ© l’importance stratĂ©gique de l’accĂšs Ă  la mer pour l’Éthiopie, insistant sur le fait qu’il s’agit d’un enjeu vital liĂ© Ă  la sĂ©curitĂ©, Ă  la souverainetĂ© et Ă  l’avenir Ă  long terme du pays.   « Pour une nation de plus de 130 millions d’habitants, l’accĂšs Ă  la mer est vital. Imaginez devoir planifier l’avenir pour les gĂ©nĂ©rations Ă  venir, alors que toutes les voies d’accĂšs au reste du monde doivent passer par d’autres pays. Cela concerne notre sĂ©curitĂ©, notre souverainetĂ© et l’avenir de nos enfants », a dĂ©clarĂ© le Premier ministre.   S’exprimant lors du 12e Forum de haut niveau de Tana sur la sĂ©curitĂ© en Afrique, Ă  Bahir Dar, placĂ© sous le thĂšme « Les voies vers la paix en Afrique : souverainetĂ© Ă©conomique et transformation gĂ©opolitique », le Premier ministre Abiy a soulignĂ© l’importance d’un accĂšs maritime fiable pour l’Éthiopie.   Le Premier ministre a affirmĂ© que l’Éthiopie continuerait Ă  poursuivre ses aspirations par le dialogue et dans l’intĂ©rĂȘt mutuel.   « Nous continuerons Ă  convaincre par le dialogue et l’intĂ©rĂȘt mutuel. Le besoin de routes fiables est partagĂ© dans toute l’Afrique. De bons corridors relient les producteurs aux marchĂ©s et profitent aux communautĂ©s situĂ©es le long du trajet. La Zone de libre-Ă©change continentale africaine ouvre la voie Ă  un commerce plus Ă©tendu. Lorsque le franchissement d’une frontiĂšre est simple et abordable, les petits commerçants intĂšgrent l’économie formelle. Et lorsque l’application de la loi fonctionne, elle perturbe les rĂ©seaux illicites qui financent la violence », a dĂ©clarĂ© le Premier ministre.   Le Premier ministre a Ă©galement soulignĂ© le rĂŽle de la Zone de libre-Ă©change continentale africaine (ZLECA) dans l’expansion du commerce intra-africain, notant que des mouvements transfrontaliers plus simples et plus abordables pourraient aider les petits commerçants Ă  intĂ©grer l’économie formelle, tandis qu’une application efficace de la loi pourrait perturber les rĂ©seaux illicites qui financent la violence.   Abordant les avancĂ©es de l’Éthiopie en matiĂšre de dĂ©veloppement, Abiy a saluĂ© la dĂ©termination des Éthiopiens Ă  mener Ă  bien le projet du Grand barrage de la Renaissance Ă©thiopienne (GERD).   Le Premier ministre Abiy a soulignĂ© que ce projet devait se traduire par des avantages concrets pour les citoyens, sous la forme d’un approvisionnement Ă©lectrique fiable, d’une croissance industrielle et d’une amĂ©lioration des conditions de vie.   « C’est la dĂ©termination de notre peuple qui a permis de construire le Grand barrage de la Renaissance Ă©thiopienne. À prĂ©sent, nous leur devons des rĂ©sultats : une alimentation Ă©lectrique fiable, des industries en pleine croissance, de meilleures conditions de vie », a-t-il dĂ©clarĂ©.   Il a en outre soulignĂ© l’importance de partager les fruits du dĂ©veloppement avec les pays voisins, rappelant que l’électricitĂ© Ă©thiopienne alimente le Kenya, le Soudan, Djibouti et la Tanzanie.   « Une ligne Ă©lectrique qui traverse une frontiĂšre est une promesse renouvelĂ©e chaque jour », a soulignĂ© le Premier ministre, mettant en avant le potentiel de la coopĂ©ration Ă©nergĂ©tique rĂ©gionale pour renforcer l’intĂ©gration Ă©conomique et la prospĂ©ritĂ© partagĂ©e.
Le président de l'UA exhorte l'Afrique à transformer les alertes précoces en mesures de prévention des conflits
Oct 24, 2026 191
Addis Ababa le 24 octobre, 2026 (ENA) Le prĂ©sident du Burundi et prĂ©sident de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, a appelĂ© les pays africains Ă  renforcer la prĂ©vention des conflits, Ă  accĂ©lĂ©rer la souverainetĂ© Ă©conomique et Ă  privilĂ©gier le dialogue plutĂŽt que la confrontation militaire.   Il a averti que les rĂ©ponses tardives aux menaces Ă©mergentes en matiĂšre de sĂ©curitĂ© continuaient d’aggraver l’instabilitĂ© sur l’ensemble du continent.   S'exprimant lors de l'ouverture du 12e Forum de haut niveau de Tana sur la sĂ©curitĂ© en Afrique, le prĂ©sident Ndayishimiye a dĂ©clarĂ© que les conflits en cours au Soudan, dans l'est de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo, au Sahel et dans la Corne de l'Afrique dĂ©montraient l'urgence de mettre en place des mĂ©canismes de paix et de sĂ©curitĂ© plus efficaces, dirigĂ©s par l'Afrique.   Il s'est dit prĂ©occupĂ© par les consĂ©quences dĂ©vastatrices de ces conflits, notamment les dĂ©placements massifs de populations, la perturbation de l'Ă©ducation et le recrutement de jeunes au sein de groupes armĂ©s.   L’Afrique dispose dĂ©jĂ  de systĂšmes continentaux d’alerte prĂ©coce, d’institutions chargĂ©es de la paix et de la sĂ©curitĂ©, de forces de rĂ©serve et de mĂ©diateurs expĂ©rimentĂ©s, mais elle ne parvient souvent pas Ă  agir assez rapidement lorsque des menaces apparaissent, a-t-il notĂ©.   Le prĂ©sident de l’UA a exhortĂ© les dirigeants africains Ă  combler le fossĂ© entre l’identification des conflits potentiels et la mise en Ɠuvre de mesures prĂ©ventives, soulignant que la mĂ©diation doit dĂ©buter avant que la violence ne s’intensifie, et non aprĂšs que les communautĂ©s aient subi des pertes dĂ©vastatrices.   Abordant la question du lien entre paix et dĂ©veloppement, il a dĂ©clarĂ© que la dĂ©pendance de l’Afrique vis-Ă -vis de l’exportation de ressources naturelles non transformĂ©es, les flux financiers illicites et l’endettement croissant sapent la souverainetĂ© Ă©conomique et contribuent Ă  l’instabilitĂ©.   Selon lui, les pays africains doivent renforcer leurs industries de transformation nationales, crĂ©er des opportunitĂ©s d’emploi et veiller Ă  ce que les recettes issues des ressources naturelles soient investies dans les services publics.   Le prĂ©sident de l’UA a particuliĂšrement insistĂ© sur l’importance de l’emploi des jeunes et de la participation des femmes aux nĂ©gociations de paix, qu’il a qualifiĂ©es d’élĂ©ments essentiels Ă  une prĂ©vention durable des conflits.   Il a Ă©galement appelĂ© Ă  un financement prĂ©visible pour les opĂ©rations de paix menĂ©es par l’Union africaine, Ă  un renforcement de l’unitĂ© continentale et Ă  une plus grande intĂ©gration Ă©conomique par le biais de la Zone de libre-Ă©change continentale africaine.   S'appuyant sur l'expĂ©rience du Burundi en matiĂšre de conflit et de rĂ©conciliation, le prĂ©sident Ndayishimiye a soulignĂ© qu'une paix durable ne pouvait ĂȘtre obtenue par les seules victoires militaires, exhortant les groupes armĂ©s et les parties en conflit Ă  travers l'Afrique Ă  renoncer Ă  la violence et Ă  rechercher des solutions nĂ©gociĂ©es.   Il a en outre averti que la concurrence gĂ©opolitique et les dĂ©pendances technologiques Ă©mergentes pourraient exposer les pays africains Ă  de nouvelles vulnĂ©rabilitĂ©s, Ă  moins que le continent ne renforce sa voix collective et n'investisse dans les infrastructures numĂ©riques, l'innovation et le dĂ©veloppement des compĂ©tences.   Le prĂ©sident a appelĂ© Ă  une plus grande solidaritĂ© entre les nations africaines, soulignant que l’insĂ©curitĂ© dans un pays peut avoir des consĂ©quences de grande envergure pour les États voisins et l’ensemble du continent.   M. Ndayishimiye a conclu en exhortant les participants au Forum de Tana Ă  aller au-delĂ  des discussions et Ă  identifier des mesures concrĂštes susceptibles de renforcer la paix, la rĂ©silience Ă©conomique et la coopĂ©ration rĂ©gionale.   Il a enfin soulignĂ© l’importance de l’appropriation africaine dans l’élaboration du programme du continent en matiĂšre de paix et de sĂ©curitĂ©.
Politique
L'Éthiopie appelle Ă  une coopĂ©ration rĂ©gionale renforcĂ©e concernant les cours d'eau partagĂ©s
Oct 26, 2026 10
Addis Ababa le 26 octobre, 2026 (ENA) L’Éthiopie a appelĂ© Ă  une coopĂ©ration rĂ©gionale renforcĂ©e et Ă  une utilisation Ă©quitable des ressources en eau transfrontaliĂšres, en mettant l’accent sur l’hydro-diplomatie comme voie vers l’intĂ©gration rĂ©gionale.   Cet appel a Ă©tĂ© lancĂ© lors de l’ouverture de la 3e Semaine Ă©thiopienne de l’eau et de l’énergie, qui se dĂ©roule du 26 au 30 octobre sous le thĂšme : « Promouvoir des politiques fondĂ©es sur la science et des partenariats pour un avenir sĂ»r en matiĂšre d’eau et d’énergie ».   Dans un message transmis au nom du ministre de l’Eau et de l’Énergie, le Dr Ing. Habtamu Itefa, le ministĂšre a soulignĂ© que les cours d’eau partagĂ©s nĂ©cessitaient un engagement constructif, des informations fiables et une coopĂ©ration concrĂšte afin de transformer les dĂ©fis communs liĂ©s Ă  l’eau en opportunitĂ©s de dĂ©veloppement et de stabilitĂ© rĂ©gionale.   Il a soulignĂ© que l’eau et l’énergie sont essentielles Ă  la sĂ©curitĂ© alimentaire, Ă  la santĂ© publique, Ă  la croissance industrielle, Ă  la crĂ©ation d’emplois, Ă  la durabilitĂ© environnementale et au dĂ©veloppement national.   Le ministĂšre a Ă©galement appelĂ© Ă  une planification intĂ©grĂ©e afin de maximiser les retombĂ©es du dĂ©veloppement, de rĂ©duire le gaspillage des ressources et de renforcer la rĂ©silience.   Le ministĂšre a mis en avant le potentiel considĂ©rable de l’Éthiopie en matiĂšre d’eau et d’énergies renouvelables, soulignant la nĂ©cessitĂ© de transformer ces ressources en dĂ©veloppement durable grĂące Ă  une gestion efficace des ressources, Ă  une coordination entre les institutions et Ă  une mise en Ɠuvre rĂ©solue.   L’élargissement de l’accĂšs Ă  une Ă©nergie abordable et fiable, l’amĂ©lioration de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement, le renforcement de l’irrigation et de l’efficacitĂ© de l’utilisation de l’eau, ainsi que la protection des nappes phrĂ©atiques et des bassins versants ont Ă©tĂ© identifiĂ©s comme des prioritĂ©s essentielles.     Il a Ă©galement soulignĂ© l’importance de la science, de l’information numĂ©rique et des technologies modernes pour orienter les dĂ©cisions politiques et les investissements en matiĂšre de dĂ©veloppement.   Le renforcement de la surveillance hydrologique et mĂ©tĂ©orologique, l’amĂ©lioration des systĂšmes d’information sur les bassins versants, le suivi de la qualitĂ© de l’eau et la production de donnĂ©es fiables sur l’énergie contribueraient Ă  identifier les risques, Ă  hiĂ©rarchiser les investissements et Ă  Ă©valuer les rĂ©sultats en matiĂšre de dĂ©veloppement, a-t-il notĂ©.   Le ministĂšre a en outre insistĂ© sur la nĂ©cessitĂ© de combler le fossĂ© entre la recherche scientifique et l'Ă©laboration concrĂšte des politiques en renforçant la collaboration entre les chercheurs, les institutions gouvernementales, les investisseurs, les prestataires de services et les communautĂ©s locales.   Il a appelĂ© Ă  une approche coordonnĂ©e associant le gouvernement, le secteur privĂ©, les universitĂ©s, les instituts de recherche, les partenaires de dĂ©veloppement et les communautĂ©s afin d’amĂ©liorer la prestation des services, de mobiliser les investissements et d’assurer la gestion durable des ressources naturelles.   Le ministĂšre a Ă©galement soulignĂ© l’importance d’intĂ©grer l’eau, l’énergie, la production alimentaire et la protection des Ă©cosystĂšmes dans la planification du dĂ©veloppement, en notant que le lien entre l’eau, l’énergie, l’alimentation et les Ă©cosystĂšmes peut contribuer Ă  maximiser les bĂ©nĂ©fices des investissements tout en prĂ©servant les ressources naturelles pour les gĂ©nĂ©rations futures.   Au-delĂ  des discussions politiques, le forum devrait dĂ©boucher sur des recommandations concrĂštes, des partenariats renforcĂ©s, des projets prĂȘts Ă  ĂȘtre financĂ©s et des mesures pratiques visant Ă  amĂ©liorer les services dans les secteurs de l’eau et de l’énergie.   Le ministĂšre a soulignĂ© que la concrĂ©tisation de ces objectifs en rĂ©sultats tangibles nĂ©cessite des institutions compĂ©tentes, des responsabilitĂ©s clairement dĂ©finies, un financement durable, une rĂ©glementation efficace et une obligation de rendre des comptes.   La 3e Semaine Ă©thiopienne de l'eau et de l'Ă©nergie a rĂ©uni des responsables gouvernementaux, des membres du corps diplomatique, des partenaires au dĂ©veloppement, des dirigeants du secteur privĂ©, des chercheurs, des universitaires, des entrepreneurs, des consultants et des reprĂ©sentants de la sociĂ©tĂ© civile afin d'Ă©tudier des politiques fondĂ©es sur la science et de nouer des partenariats en vue d'un avenir garantissant la sĂ©curitĂ© de l'approvisionnement en eau et en Ă©nergie.
Le Forum de Tana s'achÚve sur un appel en faveur de la souveraineté et de l'intégration africaines
Oct 25, 2026 272
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) Le 12e Forum de haut niveau de Tana sur la sĂ©curitĂ© en Afrique s’est achevĂ© Ă  Bahir Dar. À cette occasion, des dirigeants africains, actuels et anciens, ont appelĂ© Ă  une accĂ©lĂ©ration de l’intĂ©gration rĂ©gionale, Ă  la souverainetĂ© technologique et Ă  des mesures concrĂštes pour relever les dĂ©fis liĂ©s Ă  la paix et Ă  la sĂ©curitĂ© sur le continent.   Cette rencontre de trois jours a rĂ©uni des dirigeants et des experts africains afin de dĂ©battre des prĂ©occupations urgentes en matiĂšre de sĂ©curitĂ©. Les participants ont soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© de s’attaquer aux causes profondes de l’instabilitĂ© et de renforcer la capacitĂ© de l’Afrique Ă  dĂ©terminer son propre avenir.   Dans son discours de clĂŽture, John Dramani Mahama, prĂ©sident du conseil d’administration du Forum de Tana et prĂ©sident du Ghana, a saluĂ© les rĂ©sultats du forum et a exhortĂ© les dirigeants africains Ă  traduire le dialogue en rĂ©sultats concrets.   « C'est une bonne chose de parler, c'est une bonne chose de dialoguer, mais il vaut mieux agir. Nous devons passer du dialogue Ă  l'action », a dĂ©clarĂ© M. Mahama.   Il a qualifiĂ© la prĂ©sentation du rapport sur l'Ă©tat de la paix et de la sĂ©curitĂ© en Afrique de jalon majeur du forum, le dĂ©crivant comme une ressource importante pour Ă©valuer les conflits Ă  travers le continent et Ă©laborer des rĂ©ponses concrĂštes aux dĂ©fis de sĂ©curitĂ© Ă©mergents et persistants.   Le prĂ©sident a soulignĂ© qu’une paix durable ne pouvait ĂȘtre obtenue uniquement par des dĂ©ploiements militaires ou des forces de rĂ©serve.   Il a plutĂŽt appelĂ© Ă  une intĂ©gration Ă©conomique plus poussĂ©e, Ă  une solidaritĂ© rĂ©gionale renforcĂ©e, Ă  un dĂ©veloppement du commerce transfrontalier et Ă  une approche diplomatique coordonnĂ©e pour s’attaquer aux causes structurelles des conflits.   Il a Ă©galement insistĂ© sur l’importance de lutter contre la marginalisation sociale et de bĂątir des sociĂ©tĂ©s inclusives offrant des perspectives d’avenir aux jeunes, aux femmes et aux personnes en situation de handicap.   En matiĂšre de gouvernance, M. Mahama a exhortĂ© les dirigeants africains Ă  exercer leur autoritĂ© politique de maniĂšre Ă  amĂ©liorer la vie des citoyens, soulignant que le leadership devait ĂȘtre Ă©valuĂ© Ă  l’aune de sa contribution au bien-ĂȘtre public plutĂŽt qu’à celle de la dĂ©tention du pouvoir en soi.   Il a en outre appelĂ© Ă  une unitĂ© continentale renforcĂ©e et Ă  une coopĂ©ration plus Ă©troite avec les pays du Sud afin de relever les dĂ©fis communs et de dĂ©fendre les intĂ©rĂȘts de l’Afrique sur la scĂšne internationale.   RĂ©affirmant le rĂŽle du Forum de Tana en tant que plateforme de premier plan pour le dialogue de haut niveau sur la paix et la sĂ©curitĂ© en Afrique, Mahama a remerciĂ© le SecrĂ©tariat du Forum de Tana, les organisateurs, les partenaires et les sponsors pour leurs contributions Ă  cet Ă©vĂ©nement.   Il a Ă©galement remerciĂ© le Premier ministre Abiy Ahmed et le gouvernement Ă©thiopien d’avoir accueilli le forum et d’avoir rĂ©servĂ© un accueil chaleureux aux participants.   En conclusion de son intervention, Mahama a mis les dirigeants africains et les autres participants au dĂ©fi de faire Ă©tat de progrĂšs tangibles lorsqu’ils reviendront Ă  Bahir Dar pour la prochaine Ă©dition du forum.   « Revenons Ă  Bahir Dar l’annĂ©e prochaine et affirmons que le vent tourne pour l’Afrique, que nos conflits touchent Ă  leur fin et que des opportunitĂ©s s’ouvrent pour tous nos peuples », a-t-il dĂ©clarĂ©.
D'anciens dirigeants africains soulignent la nécessité d'accélérer l'intégration et de renforcer la souveraineté technologique pour l'avenir de l'Afrique
Oct 25, 2026 206
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) D'anciens dirigeants africains et hauts responsables ont appelĂ© Ă  une accĂ©lĂ©ration de l'intĂ©gration continentale, Ă  un renforcement des investissements dans les capacitĂ©s technologiques et Ă  un renforcement des institutions africaines.   Cet appel a Ă©tĂ© lancĂ© lors d’une table ronde de haut niveau organisĂ©e dans le cadre du 12e Forum de haut niveau de Tana sur la sĂ©curitĂ© en Afrique, Ă  Bahir Dar, oĂč l’ancien Premier ministre Ă©thiopien Hailemariam Desalegn, l’ancien prĂ©sident nigĂ©rian Goodluck Jonathan et le directeur gĂ©nĂ©ral de la Commission nationale de planification de Namibie, Kaire Mbuende, ont discutĂ© des voies Ă  suivre pour la transformation gĂ©opolitique et Ă©conomique de l’Afrique.   Les anciens dirigeants africains ont soulignĂ© l’importance de renforcer l’intĂ©gration continentale et les capacitĂ©s technologiques afin de faire progresser la souverainetĂ© Ă©conomique, la sĂ©curitĂ© collective et l’influence mondiale du continent.   Hailemariam a soulignĂ© que les retards dans la mise en Ɠuvre des accords continentaux existants continuent d’exposer les pays africains aux pressions extĂ©rieures et aux conflits par procuration.   Il a Ă©galement exhortĂ© les dirigeants Ă  traduire leurs engagements en actions concrĂštes.   « Pour nous, l’intĂ©gration africaine est avant tout un bouclier Ă©conomique », a-t-il dĂ©clarĂ©.   Hailemariam a insistĂ© sur le fait qu’une coopĂ©ration Ă©conomique plus Ă©troite renforcerait la capacitĂ© du continent Ă  rĂ©sister aux pressions extĂ©rieures.   « Nous ne pouvons pas nous protĂ©ger de la pression extĂ©rieure si nous ne nous intĂ©grons pas. DeuxiĂšmement, notre intĂ©gration est une force gĂ©opolitique. C’est pourquoi j’affirme qu’une intĂ©gration accĂ©lĂ©rĂ©e est essentielle et cruciale pour nous », a-t-il ajoutĂ©.   Mettant en avant les minerais critiques et les ressources liĂ©es Ă  la transition Ă©nergĂ©tique de l’Afrique, qu’il a qualifiĂ©s de « minerais d’opportunitĂ© », Hailemariam a averti que la concurrence autour de ces actifs stratĂ©giques pourrait alimenter l’instabilitĂ© si les pays africains ne parvenaient pas Ă  coordonner leurs politiques en matiĂšre de ressources et Ă  renforcer la coopĂ©ration entre les producteurs.   Il a citĂ© le conflit en cours en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC) comme exemple des risques auxquels sont confrontĂ©es les rĂ©gions riches en ressources.   Il a Ă©galement fait part de ses inquiĂ©tudes concernant les retards pris dans la mise en Ɠuvre de la Zone de libre-Ă©change continentale africaine (ZLECA), affirmant que les engagements politiques devaient s’accompagner d’actions concrĂštes.   S’appuyant sur son rĂŽle de prĂ©sident de TradeMark Africa, il a mis les gouvernements africains au dĂ©fi d’aller au-delĂ  de la simple signature d’accords pour en concrĂ©tiser les avantages escomptĂ©s.   « Il existe une volontĂ© politique pour signer des traitĂ©s, mais il n’y en a pas pour les mettre en Ɠuvre », a-t-il dĂ©clarĂ©.   L’ancien prĂ©sident nigĂ©rian Goodluck Jonathan a quant Ă  lui soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© d’une souverainetĂ© technologique, affirmant que l’Afrique ne peut pas atteindre une vĂ©ritable indĂ©pendance Ă©conomique tant qu’elle dĂ©pend fortement des technologies, de l’expertise et des intrants industriels Ă©trangers.   Pour illustrer ce dĂ©fi, Jonathan a expliquĂ© que mĂȘme des rĂ©parations techniques relativement mineures sur les infrastructures pouvaient nĂ©cessiter des composants importĂ©s et l’intervention de spĂ©cialistes Ă©trangers, ce qui rend les Ă©conomies africaines dĂ©pendantes de capacitĂ©s externes.   « Tout ce qui reste Ă  l’Afrique, c’est de consommer ces produits, et cela n’a rien Ă  voir avec l’industrialisation », a-t-il dĂ©clarĂ©.   « On ne peut pas parler de souverainetĂ© Ă©conomique sans Ă©voquer la souverainetĂ© technologique », a-t-il ajoutĂ©.   Jonathan a mis en avant les expĂ©riences de l’Inde, de la CorĂ©e du Sud et de Singapour, soulignant le rĂŽle des universitĂ©s Ă  forte intensitĂ© de recherche dans le dĂ©veloppement de l’expertise nationale, la promotion de l’innovation et le soutien Ă  la croissance industrielle.   Il a exhortĂ© les gouvernements africains Ă  investir de maniĂšre stratĂ©gique dans des Ă©tablissements d’enseignement supĂ©rieur spĂ©cialisĂ©s et des instituts de recherche capables de produire les connaissances, les technologies et les professionnels qualifiĂ©s nĂ©cessaires pour soutenir les industries locales.   Il a Ă©galement mis en garde contre le recours Ă  l’emprunt principalement pour financer la consommation, appelant plutĂŽt Ă  un investissement accru dans les actifs productifs, la recherche et le renforcement des capacitĂ©s nationales.   De son cĂŽtĂ©, Kaire Mbuende, directeur gĂ©nĂ©ral de la Commission nationale de planification de la Namibie, a soulignĂ© que la force collective de l’Afrique dĂ©pendait de la soliditĂ© des institutions nationales, d’une coopĂ©ration rĂ©gionale efficace et d’organisations continentales compĂ©tentes.   « Il ne peut y avoir d’Afrique forte sans pays africains forts, sans rĂ©gions fortes et sans une organisation continentale forte », a dĂ©clarĂ© M. Mbuende.   Il a dĂ©fini la souverainetĂ© Ă©conomique comme la capacitĂ© Ă  contrĂŽler et Ă  utiliser les ressources naturelles au profit des populations africaines par le biais de l’industrialisation, de la rĂ©duction de la pauvretĂ© et de la crĂ©ation d’emplois.   « La souverainetĂ© Ă©conomique est avant tout une question de contrĂŽle de nos ressources naturelles afin de les utiliser au profit de nos populations par le biais de l’industrialisation, de la rĂ©duction de la pauvretĂ© et de la lutte contre le chĂŽmage », a-t-il dĂ©clarĂ©.   M. Mbuende a Ă©galement appelĂ© Ă  un renforcement des capacitĂ©s nationales et de la mobilisation des ressources, Ă  un redoublement d’efforts pour atteindre les objectifs du TraitĂ© d’Abuja, ainsi qu’au renforcement des institutions continentales proposĂ©es de longue date.   Il a en outre appelĂ© Ă  des rĂ©formes de la gouvernance mondiale et Ă  une coopĂ©ration plus Ă©troite entre les pays du Sud afin d’obtenir des conditions de financement plus Ă©quitables, soulignant les prĂ©occupations liĂ©es aux coĂ»ts d’emprunt Ă©levĂ©s auxquels sont confrontĂ©s les pays africains malgrĂ© leurs taux de dĂ©faut de paiement relativement faibles.   Les intervenants ont soulignĂ© que la transformation Ă©conomique de l’Afrique dĂ©pendait de la capacitĂ© Ă  transformer ses accords existants, ses ressources naturelles et ses stratĂ©gies de dĂ©veloppement en rĂ©sultats concrets grĂące Ă  une mise en Ɠuvre plus rapide, Ă  des investissements technologiques, Ă  des institutions plus solides et Ă  une gestion coordonnĂ©e des ressources du continent.
Le ministre de la Défense salue le courage et la résilience des Forces de défense nationales éthiopiennes (ENDF) face aux défis à surmonter
Oct 25, 2026 176
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) Le ministre de la DĂ©fense, Mohamed Idris, a soulignĂ© que les Forces de dĂ©fense nationales Ă©thiopiennes (ENDF) constituent une vĂ©ritable « armĂ©e de la victoire », qui a surmontĂ© avec courage de nombreux dĂ©fis grĂące Ă  sa rĂ©silience, Ă  son hĂ©roĂŻsme et Ă  son engagement Ă  prĂ©server la souverainetĂ© du pays.   Le ministre a tenu ces propos aujourd’hui lors de la cĂ©lĂ©bration de la 119e JournĂ©e des Forces de dĂ©fense de la RĂ©publique fĂ©dĂ©rale dĂ©mocratique d’Éthiopie (RFDE), qui s’est dĂ©roulĂ©e au quartier gĂ©nĂ©ral des Forces armĂ©es sous le thĂšme « L’armĂ©e de la victoire ».   Le marĂ©chal Birhanu Jula, chef d’état-major gĂ©nĂ©ral, ainsi que d’anciens responsables militaires, des attachĂ©s militaires et des diplomates de divers pays, ainsi que des invitĂ©s, ont assistĂ© Ă  la cĂ©rĂ©monie.   S'exprimant Ă  cette occasion, Mohamed a qualifiĂ© les forces de dĂ©fense de pilier de la confiance publique et de bouclier de la nation en ces temps difficiles.   Il a ajoutĂ© que les Forces de dĂ©fense nationales Ă©thiopiennes (ENDF) apportaient une contribution significative au dĂ©veloppement global du pays.   Le ministre a en outre prĂ©cisĂ© que ces forces avaient protĂ©gĂ© les frontiĂšres de la nation et prĂ©servĂ© la paix publique en dĂ©jouant les menaces et les complots provenant tant de l'intĂ©rieur que de l'extĂ©rieur du pays.   Il a Ă©galement mis en avant la contribution de l’ENDF Ă  la paix et Ă  la sĂ©curitĂ© rĂ©gionales, affirmant que ses performances avaient dĂ©montrĂ© sa fiabilitĂ© et sa capacitĂ© opĂ©rationnelle.   Mohamed a en outre soulignĂ© que les forces de dĂ©fense avaient dĂ©veloppĂ© un niveau de capacitĂ© globale fiable et qu’elles constituaient un rempart national contre d’éventuelles provocations et menaces.   Il a par ailleurs insistĂ© sur le fait que l’évolution de la dynamique gĂ©opolitique dans la rĂ©gion avait rendu le rĂŽle de l’armĂ©e plus important que jamais pour la protection des intĂ©rĂȘts nationaux et le maintien de la paix et de la stabilitĂ©.   La JournĂ©e des forces de dĂ©fense est cĂ©lĂ©brĂ©e chaque annĂ©e pour commĂ©morer la crĂ©ation des forces de dĂ©fense modernes de l’Éthiopie, qui remonte au 15 Tikimt de l’an 1900 du calendrier Ă©thiopien, date Ă  laquelle le pays a nommĂ© son premier ministre de la Guerre.   Cette journĂ©e rend hommage aux gĂ©nĂ©rations de militaires qui ont sacrifiĂ© leur vie pour dĂ©fendre la souverainetĂ© et l’intĂ©gritĂ© territoriale de l’Éthiopie. Elle vise Ă©galement Ă  prĂ©server l’histoire, l’hĂ©roĂŻsme et les traditions de ces forces, ainsi qu’à transmettre aux gĂ©nĂ©rations futures leur hĂ©ritage de service et de sacrifice.
L'Éthiopie cĂ©lĂšbre la 119e JournĂ©e des forces de dĂ©fense sous le thĂšme : « L'armĂ©e de la victoire »
Oct 25, 2026 172
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) L'Éthiopie cĂ©lĂšbre la 119e JournĂ©e des forces de dĂ©fense sous le thĂšme « L'armĂ©e de la victoire » au quartier gĂ©nĂ©ral des forces armĂ©es, rendant ainsi hommage Ă  l'histoire, aux traditions et aux sacrifices des Forces de dĂ©fense nationales Ă©thiopiennes (ENDF).   Le marĂ©chal Birhanu Jula, chef d'Ă©tat-major gĂ©nĂ©ral, Mohammed Idris, ministre de la DĂ©fense, ainsi que d'autres hauts responsables gouvernementaux ont assistĂ© Ă  la cĂ©rĂ©monie.   Des responsables et des membres de la police fĂ©dĂ©rale, des attachĂ©s militaires, des diplomates reprĂ©sentant divers pays, ainsi que des invitĂ©s issus de diffĂ©rents secteurs de la sociĂ©tĂ© ont Ă©galement pris part Ă  la cĂ©lĂ©bration, soulignant ainsi l’importance nationale de cet Ă©vĂ©nement.   La JournĂ©e des forces de dĂ©fense est cĂ©lĂ©brĂ©e chaque annĂ©e pour commĂ©morer la crĂ©ation des forces de dĂ©fense modernes de l’Éthiopie, qui remonte au 15 Tikimt 1900 du calendrier Ă©thiopien, date Ă  laquelle le pays a nommĂ© son premier ministre de la Guerre, marquant ainsi une Ă©tape importante dans le dĂ©veloppement d’une institution militaire nationale organisĂ©e.   Cette journĂ©e rend hommage aux militaires qui ont sacrifiĂ© leur vie pour prĂ©server la souverainetĂ© et l’intĂ©gritĂ© territoriale de l’Éthiopie. Elle rend Ă©galement hommage aux contributions des gĂ©nĂ©rations de militaires, hommes et femmes, qui ont servi le pays.   Cette commĂ©moration annuelle vise Ă  prĂ©server l’histoire, l’hĂ©roĂŻsme et les traditions institutionnelles des Forces de dĂ©fense nationales Ă©thiopiennes (ENDF), tout en transmettant aux gĂ©nĂ©rations futures leur hĂ©ritage de service et de sacrifice.   PlacĂ©e sous le thĂšme « L'armĂ©e de la victoire », la cĂ©lĂ©bration de cette annĂ©e met en avant le rĂŽle constant des forces de dĂ©fense dans la protection de la souverainetĂ© nationale et rend hommage aux exploits et aux sacrifices de ceux qui ont servi le pays.
Un écrivain égyptien accuse le gouvernement de former des forces soudanaises à l'utilisation d'armes chimiques
Oct 25, 2026 193
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) L'Ă©crivain et penseur politique Ă©gyptien Mohamed Saad Khiralla a accusĂ© le gouvernement Ă©gyptien de former des militaires soudanais Ă  l'utilisation d'armes chimiques sur le sol Ă©gyptien.   Il a Ă©galement dĂ©clarĂ© que l'Égypte avait pris pour cible des mineurs d'or sur le territoire soudanais lors de frappes aĂ©riennes Ă©gyptiennes, et a appelĂ© Ă  ce que les responsables soient traduits en justice.   Rappelons que les États-Unis ont imposĂ© et renforcĂ© des sanctions Ă  l’encontre du gouvernement soudanais aprĂšs avoir Ă©tabli que les Forces armĂ©es soudanaises (SAF) avaient utilisĂ© des armes chimiques interdites (apparemment du chlore gazeux) contre les Forces de soutien rapide (RSF).   En juin 2025, Ă  la suite d’une conclusion du DĂ©partement d’État amĂ©ricain selon laquelle le gouvernement soudanais avait violĂ© la Convention sur les armes chimiques (CAC) en utilisant des armes chimiques en 2024, celui-ci a instaurĂ© des restrictions Ă  l’exportation, des plafonds d’emprunt et des restrictions sur les lignes de crĂ©dit Ă  partir du mois de juin environ.   Une nouvelle fois, en juillet 2026, les États-Unis ont Ă©tendu et renforcĂ© ces mesures par une deuxiĂšme sĂ©rie de sanctions qui est entrĂ©e en vigueur le 20 juillet 2026. Ces restrictions ont encore Ă©largi les contrĂŽles Ă  l’exportation, ajoutĂ© des mesures financiĂšres et liĂ©es Ă  l’aviation, et imposĂ© l’opposition des États-Unis Ă  tout prĂȘt ou aide financiĂšre en faveur du Soudan par l’intermĂ©diaire d’institutions financiĂšres internationales.   S’adressant Ă  l’ENA, l’écrivain Ă©gyptien a dĂ©clarĂ© : « Le rĂ©gime militaire autoritaire Ă©gyptien formait des officiers et des soldats soudanais Ă  l’utilisation d’armes chimiques contre le peuple soudanais. »   Il a exhortĂ© les dĂ©fenseurs des droits de l’homme du monde entier Ă  documenter ce qu’il a qualifiĂ© de « crimes imprescriptibles » et Ă  demander des comptes aux responsables.   M. Khairallah a condamnĂ© les rĂ©centes frappes Ă©gyptiennes visant des mineurs d’or, dĂ©crivant ces civils comme des personnes luttant pour assurer leur subsistance quotidienne.   Il a Ă©galement soulignĂ© que l’une de ces frappes Ă©gyptiennes avait eu lieu sur le territoire soudanais, Ă  environ 44 Ă  46 kilomĂštres de la frontiĂšre Ă©gyptienne.   Les propos de l’auteur font suite Ă  des frappes aĂ©riennes attribuĂ©es Ă  l’armĂ©e de l’air Ă©gyptienne qui ont visĂ© des mineurs d’or et des civils soudanais les 16 juin et 10 octobre 2026, soulevant des questions quant au rĂŽle de l’Égypte dans ces frappes, Ă  leurs motivations sous-jacentes et Ă  leurs implications pour les relations entre Le Caire et Khartoum.   « Le rĂ©gime Ă©gyptien a tentĂ© de justifier ces frappes en affirmant qu’elles avaient eu lieu sur le territoire Ă©gyptien et visaient des chercheurs d’or qui avaient franchi la frontiĂšre », a dĂ©clarĂ© l’auteur.   Khairallah a rejetĂ© cette version, arguant qu’elle contredisait ce qu’il a prĂ©sentĂ© comme des enregistrements vidĂ©o documentant les incidents.   Il a ajoutĂ© que les affirmations selon lesquelles les mineurs auraient parcouru de longues distances Ă  pied pour atteindre le territoire Ă©gyptien et y chercher de l’or soulevaient de sĂ©rieux doutes, qualifiant la version Ă©gyptienne de « comble de la farce et de l’absurditĂ© ».   L'auteur a soulignĂ© que la nationalitĂ© des mineurs ne changeait rien au fond du problĂšme, mĂȘme en supposant qu'ils fussent originaires d'autres pays africains.   Il s'est interrogĂ© sur les motifs pouvant justifier qu'ils soient pris pour cible par l'armĂ©e sur le territoire soudanais.   La prĂ©sence de mineurs Ă©trangers, mĂȘme si cette affirmation Ă©tait vraie, ne donnait pas au Caire le droit de les prendre pour cible sur le territoire d'un autre pays, a fait valoir Khairallah.   Il a soulignĂ© que les violations graves ne devaient pas rester impunies ni Ă©chapper Ă  l’examen juridique.   L’auteur Ă©gyptien a Ă©galement accusĂ© certains Ă©lĂ©ments au sein de l’establishment militaire Ă©gyptien de chercher Ă  tirer profit des richesses et des ressources du Soudan par le biais de liens avec des acteurs militaires soudanais.   Il a ajoutĂ© que ces activitĂ©s prĂ©sumĂ©es soulevaient de sĂ©rieuses questions quant aux motivations sous-jacentes de la politique Ă©gyptienne envers le Soudan et au respect de la souverainetĂ© soudanaise.
Le Premier ministre Abiy affirme que l'accùs à la mer est vital pour l'Éthiopie
Oct 24, 2026 265
Addis Ababa le 24 octobre,2026(ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a soulignĂ© l’importance stratĂ©gique de l’accĂšs Ă  la mer pour l’Éthiopie, insistant sur le fait qu’il s’agit d’un enjeu vital liĂ© Ă  la sĂ©curitĂ©, Ă  la souverainetĂ© et Ă  l’avenir Ă  long terme du pays.   « Pour une nation de plus de 130 millions d’habitants, l’accĂšs Ă  la mer est vital. Imaginez devoir planifier l’avenir pour les gĂ©nĂ©rations Ă  venir, alors que toutes les voies d’accĂšs au reste du monde doivent passer par d’autres pays. Cela concerne notre sĂ©curitĂ©, notre souverainetĂ© et l’avenir de nos enfants », a dĂ©clarĂ© le Premier ministre.   S’exprimant lors du 12e Forum de haut niveau de Tana sur la sĂ©curitĂ© en Afrique, Ă  Bahir Dar, placĂ© sous le thĂšme « Les voies vers la paix en Afrique : souverainetĂ© Ă©conomique et transformation gĂ©opolitique », le Premier ministre Abiy a soulignĂ© l’importance d’un accĂšs maritime fiable pour l’Éthiopie.   Le Premier ministre a affirmĂ© que l’Éthiopie continuerait Ă  poursuivre ses aspirations par le dialogue et dans l’intĂ©rĂȘt mutuel.   « Nous continuerons Ă  convaincre par le dialogue et l’intĂ©rĂȘt mutuel. Le besoin de routes fiables est partagĂ© dans toute l’Afrique. De bons corridors relient les producteurs aux marchĂ©s et profitent aux communautĂ©s situĂ©es le long du trajet. La Zone de libre-Ă©change continentale africaine ouvre la voie Ă  un commerce plus Ă©tendu. Lorsque le franchissement d’une frontiĂšre est simple et abordable, les petits commerçants intĂšgrent l’économie formelle. Et lorsque l’application de la loi fonctionne, elle perturbe les rĂ©seaux illicites qui financent la violence », a dĂ©clarĂ© le Premier ministre.   Le Premier ministre a Ă©galement soulignĂ© le rĂŽle de la Zone de libre-Ă©change continentale africaine (ZLECA) dans l’expansion du commerce intra-africain, notant que des mouvements transfrontaliers plus simples et plus abordables pourraient aider les petits commerçants Ă  intĂ©grer l’économie formelle, tandis qu’une application efficace de la loi pourrait perturber les rĂ©seaux illicites qui financent la violence.   Abordant les avancĂ©es de l’Éthiopie en matiĂšre de dĂ©veloppement, Abiy a saluĂ© la dĂ©termination des Éthiopiens Ă  mener Ă  bien le projet du Grand barrage de la Renaissance Ă©thiopienne (GERD).   Le Premier ministre Abiy a soulignĂ© que ce projet devait se traduire par des avantages concrets pour les citoyens, sous la forme d’un approvisionnement Ă©lectrique fiable, d’une croissance industrielle et d’une amĂ©lioration des conditions de vie.   « C’est la dĂ©termination de notre peuple qui a permis de construire le Grand barrage de la Renaissance Ă©thiopienne. À prĂ©sent, nous leur devons des rĂ©sultats : une alimentation Ă©lectrique fiable, des industries en pleine croissance, de meilleures conditions de vie », a-t-il dĂ©clarĂ©.   Il a en outre soulignĂ© l’importance de partager les fruits du dĂ©veloppement avec les pays voisins, rappelant que l’électricitĂ© Ă©thiopienne alimente le Kenya, le Soudan, Djibouti et la Tanzanie.   « Une ligne Ă©lectrique qui traverse une frontiĂšre est une promesse renouvelĂ©e chaque jour », a soulignĂ© le Premier ministre, mettant en avant le potentiel de la coopĂ©ration Ă©nergĂ©tique rĂ©gionale pour renforcer l’intĂ©gration Ă©conomique et la prospĂ©ritĂ© partagĂ©e.
Le président de l'UA exhorte l'Afrique à transformer les alertes précoces en mesures de prévention des conflits
Oct 24, 2026 191
Addis Ababa le 24 octobre, 2026 (ENA) Le prĂ©sident du Burundi et prĂ©sident de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, a appelĂ© les pays africains Ă  renforcer la prĂ©vention des conflits, Ă  accĂ©lĂ©rer la souverainetĂ© Ă©conomique et Ă  privilĂ©gier le dialogue plutĂŽt que la confrontation militaire.   Il a averti que les rĂ©ponses tardives aux menaces Ă©mergentes en matiĂšre de sĂ©curitĂ© continuaient d’aggraver l’instabilitĂ© sur l’ensemble du continent.   S'exprimant lors de l'ouverture du 12e Forum de haut niveau de Tana sur la sĂ©curitĂ© en Afrique, le prĂ©sident Ndayishimiye a dĂ©clarĂ© que les conflits en cours au Soudan, dans l'est de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo, au Sahel et dans la Corne de l'Afrique dĂ©montraient l'urgence de mettre en place des mĂ©canismes de paix et de sĂ©curitĂ© plus efficaces, dirigĂ©s par l'Afrique.   Il s'est dit prĂ©occupĂ© par les consĂ©quences dĂ©vastatrices de ces conflits, notamment les dĂ©placements massifs de populations, la perturbation de l'Ă©ducation et le recrutement de jeunes au sein de groupes armĂ©s.   L’Afrique dispose dĂ©jĂ  de systĂšmes continentaux d’alerte prĂ©coce, d’institutions chargĂ©es de la paix et de la sĂ©curitĂ©, de forces de rĂ©serve et de mĂ©diateurs expĂ©rimentĂ©s, mais elle ne parvient souvent pas Ă  agir assez rapidement lorsque des menaces apparaissent, a-t-il notĂ©.   Le prĂ©sident de l’UA a exhortĂ© les dirigeants africains Ă  combler le fossĂ© entre l’identification des conflits potentiels et la mise en Ɠuvre de mesures prĂ©ventives, soulignant que la mĂ©diation doit dĂ©buter avant que la violence ne s’intensifie, et non aprĂšs que les communautĂ©s aient subi des pertes dĂ©vastatrices.   Abordant la question du lien entre paix et dĂ©veloppement, il a dĂ©clarĂ© que la dĂ©pendance de l’Afrique vis-Ă -vis de l’exportation de ressources naturelles non transformĂ©es, les flux financiers illicites et l’endettement croissant sapent la souverainetĂ© Ă©conomique et contribuent Ă  l’instabilitĂ©.   Selon lui, les pays africains doivent renforcer leurs industries de transformation nationales, crĂ©er des opportunitĂ©s d’emploi et veiller Ă  ce que les recettes issues des ressources naturelles soient investies dans les services publics.   Le prĂ©sident de l’UA a particuliĂšrement insistĂ© sur l’importance de l’emploi des jeunes et de la participation des femmes aux nĂ©gociations de paix, qu’il a qualifiĂ©es d’élĂ©ments essentiels Ă  une prĂ©vention durable des conflits.   Il a Ă©galement appelĂ© Ă  un financement prĂ©visible pour les opĂ©rations de paix menĂ©es par l’Union africaine, Ă  un renforcement de l’unitĂ© continentale et Ă  une plus grande intĂ©gration Ă©conomique par le biais de la Zone de libre-Ă©change continentale africaine.   S'appuyant sur l'expĂ©rience du Burundi en matiĂšre de conflit et de rĂ©conciliation, le prĂ©sident Ndayishimiye a soulignĂ© qu'une paix durable ne pouvait ĂȘtre obtenue par les seules victoires militaires, exhortant les groupes armĂ©s et les parties en conflit Ă  travers l'Afrique Ă  renoncer Ă  la violence et Ă  rechercher des solutions nĂ©gociĂ©es.   Il a en outre averti que la concurrence gĂ©opolitique et les dĂ©pendances technologiques Ă©mergentes pourraient exposer les pays africains Ă  de nouvelles vulnĂ©rabilitĂ©s, Ă  moins que le continent ne renforce sa voix collective et n'investisse dans les infrastructures numĂ©riques, l'innovation et le dĂ©veloppement des compĂ©tences.   Le prĂ©sident a appelĂ© Ă  une plus grande solidaritĂ© entre les nations africaines, soulignant que l’insĂ©curitĂ© dans un pays peut avoir des consĂ©quences de grande envergure pour les États voisins et l’ensemble du continent.   M. Ndayishimiye a conclu en exhortant les participants au Forum de Tana Ă  aller au-delĂ  des discussions et Ă  identifier des mesures concrĂštes susceptibles de renforcer la paix, la rĂ©silience Ă©conomique et la coopĂ©ration rĂ©gionale.   Il a enfin soulignĂ© l’importance de l’appropriation africaine dans l’élaboration du programme du continent en matiĂšre de paix et de sĂ©curitĂ©.
Social
Le Premier ministre Abiy et le président ghanéen visitent le chùteau de Fasil et le centre Mesob de Gondar
Oct 23, 2026 258
Addis Ababa le 23 ocotbre, 2026 (ENA) Le Premier ministre Ă©thiopien Abiy Ahmed et le prĂ©sident ghanĂ©en John Dramani Mahama ont visitĂ© aujourd'hui le chĂąteau de Fasil et le centre de services intĂ©grĂ©s « Mesob » de Gondar, dans le cadre de leurs visites d'inauguration de projets Ă  Gondar, dans la rĂ©gion d'Amhara.   Ces visites ont fait suite Ă  l’inauguration, par le Premier ministre Abiy, du projet de barrage de Megech, qui devrait permettre de dĂ©velopper l’agriculture irriguĂ©e, de renforcer la sĂ©curitĂ© alimentaire et d’amĂ©liorer l’accĂšs Ă  l’eau potable Ă  Gondar et dans les environs. AccompagnĂ©s de la PremiĂšre dame, Zinash Tayachew, et d’autres hauts responsables, les deux dirigeants ont visitĂ© le chĂąteau historique et le centre de services, qui tĂ©moignent des efforts dĂ©ployĂ©s par l’Éthiopie pour amĂ©liorer la prestation des services publics. Le chĂąteau de Fasil, qui fait partie du complexe de Fasil Ghebbi, tĂ©moigne du rĂŽle historique de Gondar en tant que capitale impĂ©riale de l'Éthiopie. L'UNESCO a inscrit ce complexe sur sa Liste du patrimoine mondial en 1979, en reconnaissance de son importance historique et architecturale. De mĂȘme, ils ont Ă©galement visitĂ© le centre de services Ă  guichet unique de Gondar Mesob.   Le centre de services Ă  guichet unique de Gondar Mesob regroupe les services de plusieurs institutions publiques au sein d'une mĂȘme plateforme, dans le but d'amĂ©liorer l'accĂšs du public aux services publics et de rationaliser la prestation de ces services.
L'Éthiopie Ă©lue Ă  la prĂ©sidence de la 78e session du ComitĂ© exĂ©cutif du HCR
Oct 16, 2026 598
Addis Ababa le 16 octobre, 2026 (ENA) L’Éthiopie a Ă©tĂ© Ă©lue Ă  la prĂ©sidence de la 78e session du ComitĂ© exĂ©cutif du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les rĂ©fugiĂ©s (HCR), en reconnaissance de son rĂŽle de longue date dans la protection des rĂ©fugiĂ©s et la coopĂ©ration internationale, alors qu’elle accueille plus de 1,2 million de rĂ©fugiĂ©s et de demandeurs d’asile.   S'adressant aux États membres Ă  l'issue de l'Ă©lection, l'ambassadeur Tsegab Kebebew Daka, reprĂ©sentant permanent de l'Éthiopie auprĂšs de l'Office des Nations unies Ă  GenĂšve et d'autres organisations internationales en Suisse, a exprimĂ© sa gratitude envers le Groupe africain pour sa confiance, ainsi qu'envers les autres pays qui ont soutenu la candidature de l'Éthiopie.   L’ambassadeur Tsegab a soulignĂ© la tradition historique de l’Éthiopie consistant Ă  offrir refuge aux personnes fuyant les persĂ©cutions, rappelant comment l’ancien royaume d’Aksoum avait offert sa protection aux premiers musulmans fuyant les persĂ©cutions Ă  La Mecque au VIIe siĂšcle.   Il a dĂ©clarĂ© que le refus du roi d’Aksoum de livrer les rĂ©fugiĂ©s Ă  leurs persĂ©cuteurs restait un exemple historique marquant du principe de non-refoulement, pierre angulaire de la Convention de 1951 relative au statut des rĂ©fugiĂ©s.   « Bien avant que ce principe ne soit codifiĂ© dans le droit international, l’histoire de l’Éthiopie offrait dĂ©jĂ  un exemple durable de l’importance de protĂ©ger ceux qui fuient les persĂ©cutions et de prĂ©server la dignitĂ© des personnes en quĂȘte d’asile », a-t-il dĂ©clarĂ©, soulignant que la protection des rĂ©fugiĂ©s transcende les frontiĂšres, les cultures et les gĂ©nĂ©rations.   L’ambassadeur a soulignĂ© que la protection des rĂ©fugiĂ©s relevait d’une responsabilitĂ© internationale partagĂ©e, appelant Ă  une action collective plus forte, Ă  un partage Ă©quitable des responsabilitĂ©s et Ă  un soutien durable aux rĂ©fugiĂ©s et aux communautĂ©s d’accueil, dans un contexte de dĂ©placement croissant et de pression grandissante sur les ressources humanitaires.   Il a Ă©galement mis en avant l’engagement de l’Éthiopie au sein du Forum mondial sur les rĂ©fugiĂ©s et le lancement de la Feuille de route de Makatet, qui s’inscrivent dans le cadre des efforts visant Ă  favoriser l’inclusion des rĂ©fugiĂ©s, leur autonomie et leur accĂšs aux systĂšmes nationaux, tout en soutenant le dĂ©veloppement des communautĂ©s d’accueil.   Il a soulignĂ© que ces initiatives menĂ©es au niveau national nĂ©cessitaient un financement international prĂ©visible et des partenariats solides pour aboutir Ă  des rĂ©sultats durables.   S'appuyant sur l'expĂ©rience acquise par l'Éthiopie au sein du Bureau du ComitĂ© exĂ©cutif au cours des deux derniĂšres annĂ©es, l'ambassadeur Tsegab a exposĂ© la vision de son pays pour un comitĂ© efficace, inclusif et constructif, favorisant des dĂ©libĂ©rations ciblĂ©es et offrant Ă  tous les membres des occasions concrĂštes de contribuer.   Il s’est engagĂ© Ă  favoriser une collaboration ouverte entre les États membres, le HCR et ses dirigeants, en encourageant le dialogue et le consensus afin de concilier les points de vue divergents et de faire progresser les objectifs communs, conformĂ©ment au rĂšglement intĂ©rieur du comitĂ©.   Face Ă  l’aggravation des besoins humanitaires et aux contraintes financiĂšres importantes, il a soulignĂ© que la rĂ©forme institutionnelle et l’efficacitĂ© devaient renforcer – et non affaiblir – la capacitĂ© du HCR Ă  protĂ©ger les rĂ©fugiĂ©s et Ă  apporter une aide lĂ  oĂč elle est le plus nĂ©cessaire.   « La rĂ©forme, l’efficacitĂ© et l’utilisation responsable des ressources doivent renforcer, et non affaiblir, la capacitĂ© du HCR Ă  assurer protection et assistance lĂ  oĂč elles sont le plus nĂ©cessaires », a-t-il dĂ©clarĂ©.   L’ambassadeur Tsegab a Ă©galement exprimĂ© sa gratitude Ă  l’ambassadeur japonais Oike, prĂ©sident sortant, ainsi qu’au Bureau prĂ©cĂ©dent pour le travail accompli au cours de l’annĂ©e Ă©coulĂ©e.   Il s’est engagĂ© Ă  ce que l’Éthiopie coopĂšre Ă©troitement avec le ComitĂ© exĂ©cutif nouvellement Ă©lu, le Haut-Commissaire, la direction du HCR et le SecrĂ©tariat afin de faire avancer les prioritĂ©s communes et de renforcer le systĂšme international de protection des rĂ©fugiĂ©s.   Ces Ă©lections en Éthiopie interviennent alors que le pays continue d’accueillir plus de 1,2 million de rĂ©fugiĂ©s et de demandeurs d’asile, ce qui souligne Ă  la fois ses responsabilitĂ©s considĂ©rables et son engagement dans les efforts internationaux visant Ă  renforcer la protection des rĂ©fugiĂ©s et Ă  soutenir les communautĂ©s d’accueil.
L’Éthiopie place les agricultrices et les Ă©leveuses au cƓur de la transformation Agricole
Oct 15, 2026 440
Addis Ababa le 15 octobre, 2026 (ENA) L’Éthiopie a cĂ©lĂ©brĂ© pour la premiĂšre fois Ă  l’échelle nationale la JournĂ©e internationale des agricultrices et des Ă©leveuses, mettant en lumiĂšre leur contribution Ă  la sĂ©curitĂ© alimentaire et au dĂ©veloppement agricole du pays. OrganisĂ©e Ă  Addis-Abeba dans le cadre de l’AnnĂ©e des agricultrices 2026, cette cĂ©lĂ©bration est placĂ©e sous le thĂšme « Autonomiser les agricultrices, renforcer la sĂ©curitĂ© alimentaire et bĂątir une Éthiopie prospĂšre ». L’initiative vise Ă  reconnaĂźtre le rĂŽle essentiel des femmes dans l’agriculture et le pastoralisme, tout en mobilisant les institutions concernĂ©es pour relever les dĂ©fis auxquels elles sont confrontĂ©es et renforcer leur participation au dĂ©veloppement du secteur. Prenant la parole Ă  cette occasion, la ministre d’État chargĂ©e de l’Irrigation, Dr Sofia Kassa, a soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© de garantir aux femmes un accĂšs Ă©quitable Ă  la terre, aux technologies agricoles et aux ressources financiĂšres afin de renforcer leur capacitĂ© de production. « Lorsque les femmes bĂ©nĂ©ficient des mĂȘmes possibilitĂ©s que les hommes en matiĂšre d’accĂšs Ă  la terre, aux technologies et aux ressources financiĂšres, leur productivitĂ© peut augmenter de 20 Ă  30 % », a-t-elle dĂ©clarĂ©. La ministre a Ă©galement insistĂ© sur la nĂ©cessitĂ© de traduire les engagements en faveur de la participation des femmes en rĂ©sultats concrets. « Lorsque nous concevons des projets et des programmes, nous affirmons souvent que la participation des femmes sera prise en compte. Mais nous devons vĂ©rifier si, dans la pratique, elles en sont rĂ©ellement bĂ©nĂ©ficiaires », a-t-elle soulignĂ©. Dr Sofia Kassa a par ailleurs mis en avant les progrĂšs rĂ©alisĂ©s dans la reconnaissance des droits fonciers des femmes, tout en appelant Ă  poursuivre les efforts pour consolider ces acquis et faciliter leur accĂšs aux innovations agricoles. Elle a notamment insistĂ© sur la nĂ©cessitĂ© d’intĂ©grer les besoins des agricultrices et des Ă©leveuses dans la conception et la mise en Ɠuvre des programmes de dĂ©veloppement, afin qu’elles puissent bĂ©nĂ©ficier effectivement des technologies et des Ă©quipements adaptĂ©s Ă  leurs activitĂ©s. La ministre a Ă©galement appelĂ© Ă  renforcer les mĂ©canismes de suivi des projets agricoles pour s’assurer que les femmes bĂ©nĂ©ficient concrĂštement des initiatives mises en place. Au-delĂ  de la cĂ©lĂ©bration, cette journĂ©e constitue Ă©galement une occasion de renforcer la coopĂ©ration entre les institutions agricoles et les organismes de recherche, de favoriser le partage des connaissances et de promouvoir des pratiques innovantes. À travers l’AnnĂ©e des agricultrices 2026, l’Éthiopie entend ainsi renforcer l’autonomisation Ă©conomique des femmes rurales et leur contribution Ă  la sĂ©curitĂ© alimentaire, Ă  la rĂ©silience agricole et Ă  la prospĂ©ritĂ© du pays.
L'aide d'urgence parvient aux communautés touchées par le changement climatique dans la région d'Afar
Oct 14, 2026 448
Addis Ababa le 14 octobre, 2026 (ENA) Une aide humanitaire d’urgence parvient aux communautĂ©s touchĂ©es par la sĂ©cheresse dans la rĂ©gion d’Afar, en Éthiopie, et cible les mĂ©nages vulnĂ©rables et les personnes dans le besoin confrontĂ©es Ă  des difficultĂ©s liĂ©es au climat. La premiĂšre sĂ©rie de fournitures d’urgence, expĂ©diĂ©e depuis l’entrepĂŽt central de cĂ©rĂ©ales de la ville d’Adama, est en cours de distribution aux personnes et aux familles prioritaires dans toute la rĂ©gion. À Girifo Kebele, dans le woreda de Bidu, les habitants ont commencĂ© Ă  recevoir cette aide qui, selon les bĂ©nĂ©ficiaires, arrive Ă  un moment crucial, alors que la sĂ©cheresse continue de mettre Ă  mal leurs moyens de subsistance et leur accĂšs Ă  la nourriture. Meyrem Abdu, l’une des bĂ©nĂ©ficiaires, a dĂ©clarĂ© que cette aide permettrait de subvenir aux besoins de ses enfants et des autres membres de sa famille, qui sont confrontĂ©s Ă  des pĂ©nuries alimentaires.   Elle a saluĂ© la rĂ©action du gouvernement face Ă  la situation qui touche les communautĂ©s de la rĂ©gion. Asiya Mohammed, une autre bĂ©nĂ©ficiaire, a dĂ©clarĂ© que cette intervention contribuerait Ă  soulager les difficultĂ©s auxquelles sont confrontĂ©es sa famille et les autres habitants. Elle a en outre soulignĂ© que ce soutien Ă©tait particuliĂšrement important compte tenu de leur situation difficile. De son cĂŽtĂ©, Mohammed Abdella, chef d’équipe chargĂ© de la qualitĂ© et du contrĂŽle des stocks au sein de la Commission de gestion des risques de catastrophe de la rĂ©gion d’Afar, a prĂ©cisĂ© que la distribution ciblait les groupes les plus vulnĂ©rables dans les zones touchĂ©es. Il a expliquĂ© que la rĂ©gion avait auparavant mobilisĂ© ses propres ressources pour venir en aide aux communautĂ©s touchĂ©es par la sĂ©cheresse et qu’elle complĂ©tait dĂ©sormais ces efforts par des fournitures de secours supplĂ©mentaires envoyĂ©es par la Commission Ă©thiopienne de gestion des risques de catastrophe. Yesuf Mohammed, responsable du bureau de l’agriculture et des ressources naturelles du woreda de Bidu, a dĂ©clarĂ© que la sĂ©cheresse liĂ©e au changement climatique avait causĂ© d’importantes difficultĂ©s aux habitants de la rĂ©gion, qualifiant cette intervention humanitaire d’opportune et d’essentielle.   Cette distribution, qui se poursuit actuellement, vise Ă  apporter une aide d'urgence aux foyers touchĂ©s, tandis que les autoritĂ©s mobilisent des moyens pour venir en aide aux communautĂ©s confrontĂ©es aux consĂ©quences de la sĂ©cheresse. Comme l'a appris l'ENA, cette aide humanitaire s'inscrit dans le cadre des efforts dĂ©ployĂ©s actuellement par les autoritĂ©s rĂ©gionales et fĂ©dĂ©rales pour soutenir les communautĂ©s touchĂ©es par la sĂ©cheresse et remĂ©dier aux pĂ©nuries alimentaires dans les zones vulnĂ©rables.
Économie
L'Éthiopie appelle Ă  une coopĂ©ration rĂ©gionale renforcĂ©e concernant les cours d'eau partagĂ©s
Oct 26, 2026 10
Addis Ababa le 26 octobre, 2026 (ENA) L’Éthiopie a appelĂ© Ă  une coopĂ©ration rĂ©gionale renforcĂ©e et Ă  une utilisation Ă©quitable des ressources en eau transfrontaliĂšres, en mettant l’accent sur l’hydro-diplomatie comme voie vers l’intĂ©gration rĂ©gionale.   Cet appel a Ă©tĂ© lancĂ© lors de l’ouverture de la 3e Semaine Ă©thiopienne de l’eau et de l’énergie, qui se dĂ©roule du 26 au 30 octobre sous le thĂšme : « Promouvoir des politiques fondĂ©es sur la science et des partenariats pour un avenir sĂ»r en matiĂšre d’eau et d’énergie ».   Dans un message transmis au nom du ministre de l’Eau et de l’Énergie, le Dr Ing. Habtamu Itefa, le ministĂšre a soulignĂ© que les cours d’eau partagĂ©s nĂ©cessitaient un engagement constructif, des informations fiables et une coopĂ©ration concrĂšte afin de transformer les dĂ©fis communs liĂ©s Ă  l’eau en opportunitĂ©s de dĂ©veloppement et de stabilitĂ© rĂ©gionale.   Il a soulignĂ© que l’eau et l’énergie sont essentielles Ă  la sĂ©curitĂ© alimentaire, Ă  la santĂ© publique, Ă  la croissance industrielle, Ă  la crĂ©ation d’emplois, Ă  la durabilitĂ© environnementale et au dĂ©veloppement national.   Le ministĂšre a Ă©galement appelĂ© Ă  une planification intĂ©grĂ©e afin de maximiser les retombĂ©es du dĂ©veloppement, de rĂ©duire le gaspillage des ressources et de renforcer la rĂ©silience.   Le ministĂšre a mis en avant le potentiel considĂ©rable de l’Éthiopie en matiĂšre d’eau et d’énergies renouvelables, soulignant la nĂ©cessitĂ© de transformer ces ressources en dĂ©veloppement durable grĂące Ă  une gestion efficace des ressources, Ă  une coordination entre les institutions et Ă  une mise en Ɠuvre rĂ©solue.   L’élargissement de l’accĂšs Ă  une Ă©nergie abordable et fiable, l’amĂ©lioration de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement, le renforcement de l’irrigation et de l’efficacitĂ© de l’utilisation de l’eau, ainsi que la protection des nappes phrĂ©atiques et des bassins versants ont Ă©tĂ© identifiĂ©s comme des prioritĂ©s essentielles.     Il a Ă©galement soulignĂ© l’importance de la science, de l’information numĂ©rique et des technologies modernes pour orienter les dĂ©cisions politiques et les investissements en matiĂšre de dĂ©veloppement.   Le renforcement de la surveillance hydrologique et mĂ©tĂ©orologique, l’amĂ©lioration des systĂšmes d’information sur les bassins versants, le suivi de la qualitĂ© de l’eau et la production de donnĂ©es fiables sur l’énergie contribueraient Ă  identifier les risques, Ă  hiĂ©rarchiser les investissements et Ă  Ă©valuer les rĂ©sultats en matiĂšre de dĂ©veloppement, a-t-il notĂ©.   Le ministĂšre a en outre insistĂ© sur la nĂ©cessitĂ© de combler le fossĂ© entre la recherche scientifique et l'Ă©laboration concrĂšte des politiques en renforçant la collaboration entre les chercheurs, les institutions gouvernementales, les investisseurs, les prestataires de services et les communautĂ©s locales.   Il a appelĂ© Ă  une approche coordonnĂ©e associant le gouvernement, le secteur privĂ©, les universitĂ©s, les instituts de recherche, les partenaires de dĂ©veloppement et les communautĂ©s afin d’amĂ©liorer la prestation des services, de mobiliser les investissements et d’assurer la gestion durable des ressources naturelles.   Le ministĂšre a Ă©galement soulignĂ© l’importance d’intĂ©grer l’eau, l’énergie, la production alimentaire et la protection des Ă©cosystĂšmes dans la planification du dĂ©veloppement, en notant que le lien entre l’eau, l’énergie, l’alimentation et les Ă©cosystĂšmes peut contribuer Ă  maximiser les bĂ©nĂ©fices des investissements tout en prĂ©servant les ressources naturelles pour les gĂ©nĂ©rations futures.   Au-delĂ  des discussions politiques, le forum devrait dĂ©boucher sur des recommandations concrĂštes, des partenariats renforcĂ©s, des projets prĂȘts Ă  ĂȘtre financĂ©s et des mesures pratiques visant Ă  amĂ©liorer les services dans les secteurs de l’eau et de l’énergie.   Le ministĂšre a soulignĂ© que la concrĂ©tisation de ces objectifs en rĂ©sultats tangibles nĂ©cessite des institutions compĂ©tentes, des responsabilitĂ©s clairement dĂ©finies, un financement durable, une rĂ©glementation efficace et une obligation de rendre des comptes.   La 3e Semaine Ă©thiopienne de l'eau et de l'Ă©nergie a rĂ©uni des responsables gouvernementaux, des membres du corps diplomatique, des partenaires au dĂ©veloppement, des dirigeants du secteur privĂ©, des chercheurs, des universitaires, des entrepreneurs, des consultants et des reprĂ©sentants de la sociĂ©tĂ© civile afin d'Ă©tudier des politiques fondĂ©es sur la science et de nouer des partenariats en vue d'un avenir garantissant la sĂ©curitĂ© de l'approvisionnement en eau et en Ă©nergie.
D'anciens dirigeants africains soulignent la nécessité d'accélérer l'intégration et de renforcer la souveraineté technologique pour l'avenir de l'Afrique
Oct 25, 2026 206
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) D'anciens dirigeants africains et hauts responsables ont appelĂ© Ă  une accĂ©lĂ©ration de l'intĂ©gration continentale, Ă  un renforcement des investissements dans les capacitĂ©s technologiques et Ă  un renforcement des institutions africaines.   Cet appel a Ă©tĂ© lancĂ© lors d’une table ronde de haut niveau organisĂ©e dans le cadre du 12e Forum de haut niveau de Tana sur la sĂ©curitĂ© en Afrique, Ă  Bahir Dar, oĂč l’ancien Premier ministre Ă©thiopien Hailemariam Desalegn, l’ancien prĂ©sident nigĂ©rian Goodluck Jonathan et le directeur gĂ©nĂ©ral de la Commission nationale de planification de Namibie, Kaire Mbuende, ont discutĂ© des voies Ă  suivre pour la transformation gĂ©opolitique et Ă©conomique de l’Afrique.   Les anciens dirigeants africains ont soulignĂ© l’importance de renforcer l’intĂ©gration continentale et les capacitĂ©s technologiques afin de faire progresser la souverainetĂ© Ă©conomique, la sĂ©curitĂ© collective et l’influence mondiale du continent.   Hailemariam a soulignĂ© que les retards dans la mise en Ɠuvre des accords continentaux existants continuent d’exposer les pays africains aux pressions extĂ©rieures et aux conflits par procuration.   Il a Ă©galement exhortĂ© les dirigeants Ă  traduire leurs engagements en actions concrĂštes.   « Pour nous, l’intĂ©gration africaine est avant tout un bouclier Ă©conomique », a-t-il dĂ©clarĂ©.   Hailemariam a insistĂ© sur le fait qu’une coopĂ©ration Ă©conomique plus Ă©troite renforcerait la capacitĂ© du continent Ă  rĂ©sister aux pressions extĂ©rieures.   « Nous ne pouvons pas nous protĂ©ger de la pression extĂ©rieure si nous ne nous intĂ©grons pas. DeuxiĂšmement, notre intĂ©gration est une force gĂ©opolitique. C’est pourquoi j’affirme qu’une intĂ©gration accĂ©lĂ©rĂ©e est essentielle et cruciale pour nous », a-t-il ajoutĂ©.   Mettant en avant les minerais critiques et les ressources liĂ©es Ă  la transition Ă©nergĂ©tique de l’Afrique, qu’il a qualifiĂ©s de « minerais d’opportunitĂ© », Hailemariam a averti que la concurrence autour de ces actifs stratĂ©giques pourrait alimenter l’instabilitĂ© si les pays africains ne parvenaient pas Ă  coordonner leurs politiques en matiĂšre de ressources et Ă  renforcer la coopĂ©ration entre les producteurs.   Il a citĂ© le conflit en cours en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC) comme exemple des risques auxquels sont confrontĂ©es les rĂ©gions riches en ressources.   Il a Ă©galement fait part de ses inquiĂ©tudes concernant les retards pris dans la mise en Ɠuvre de la Zone de libre-Ă©change continentale africaine (ZLECA), affirmant que les engagements politiques devaient s’accompagner d’actions concrĂštes.   S’appuyant sur son rĂŽle de prĂ©sident de TradeMark Africa, il a mis les gouvernements africains au dĂ©fi d’aller au-delĂ  de la simple signature d’accords pour en concrĂ©tiser les avantages escomptĂ©s.   « Il existe une volontĂ© politique pour signer des traitĂ©s, mais il n’y en a pas pour les mettre en Ɠuvre », a-t-il dĂ©clarĂ©.   L’ancien prĂ©sident nigĂ©rian Goodluck Jonathan a quant Ă  lui soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© d’une souverainetĂ© technologique, affirmant que l’Afrique ne peut pas atteindre une vĂ©ritable indĂ©pendance Ă©conomique tant qu’elle dĂ©pend fortement des technologies, de l’expertise et des intrants industriels Ă©trangers.   Pour illustrer ce dĂ©fi, Jonathan a expliquĂ© que mĂȘme des rĂ©parations techniques relativement mineures sur les infrastructures pouvaient nĂ©cessiter des composants importĂ©s et l’intervention de spĂ©cialistes Ă©trangers, ce qui rend les Ă©conomies africaines dĂ©pendantes de capacitĂ©s externes.   « Tout ce qui reste Ă  l’Afrique, c’est de consommer ces produits, et cela n’a rien Ă  voir avec l’industrialisation », a-t-il dĂ©clarĂ©.   « On ne peut pas parler de souverainetĂ© Ă©conomique sans Ă©voquer la souverainetĂ© technologique », a-t-il ajoutĂ©.   Jonathan a mis en avant les expĂ©riences de l’Inde, de la CorĂ©e du Sud et de Singapour, soulignant le rĂŽle des universitĂ©s Ă  forte intensitĂ© de recherche dans le dĂ©veloppement de l’expertise nationale, la promotion de l’innovation et le soutien Ă  la croissance industrielle.   Il a exhortĂ© les gouvernements africains Ă  investir de maniĂšre stratĂ©gique dans des Ă©tablissements d’enseignement supĂ©rieur spĂ©cialisĂ©s et des instituts de recherche capables de produire les connaissances, les technologies et les professionnels qualifiĂ©s nĂ©cessaires pour soutenir les industries locales.   Il a Ă©galement mis en garde contre le recours Ă  l’emprunt principalement pour financer la consommation, appelant plutĂŽt Ă  un investissement accru dans les actifs productifs, la recherche et le renforcement des capacitĂ©s nationales.   De son cĂŽtĂ©, Kaire Mbuende, directeur gĂ©nĂ©ral de la Commission nationale de planification de la Namibie, a soulignĂ© que la force collective de l’Afrique dĂ©pendait de la soliditĂ© des institutions nationales, d’une coopĂ©ration rĂ©gionale efficace et d’organisations continentales compĂ©tentes.   « Il ne peut y avoir d’Afrique forte sans pays africains forts, sans rĂ©gions fortes et sans une organisation continentale forte », a dĂ©clarĂ© M. Mbuende.   Il a dĂ©fini la souverainetĂ© Ă©conomique comme la capacitĂ© Ă  contrĂŽler et Ă  utiliser les ressources naturelles au profit des populations africaines par le biais de l’industrialisation, de la rĂ©duction de la pauvretĂ© et de la crĂ©ation d’emplois.   « La souverainetĂ© Ă©conomique est avant tout une question de contrĂŽle de nos ressources naturelles afin de les utiliser au profit de nos populations par le biais de l’industrialisation, de la rĂ©duction de la pauvretĂ© et de la lutte contre le chĂŽmage », a-t-il dĂ©clarĂ©.   M. Mbuende a Ă©galement appelĂ© Ă  un renforcement des capacitĂ©s nationales et de la mobilisation des ressources, Ă  un redoublement d’efforts pour atteindre les objectifs du TraitĂ© d’Abuja, ainsi qu’au renforcement des institutions continentales proposĂ©es de longue date.   Il a en outre appelĂ© Ă  des rĂ©formes de la gouvernance mondiale et Ă  une coopĂ©ration plus Ă©troite entre les pays du Sud afin d’obtenir des conditions de financement plus Ă©quitables, soulignant les prĂ©occupations liĂ©es aux coĂ»ts d’emprunt Ă©levĂ©s auxquels sont confrontĂ©s les pays africains malgrĂ© leurs taux de dĂ©faut de paiement relativement faibles.   Les intervenants ont soulignĂ© que la transformation Ă©conomique de l’Afrique dĂ©pendait de la capacitĂ© Ă  transformer ses accords existants, ses ressources naturelles et ses stratĂ©gies de dĂ©veloppement en rĂ©sultats concrets grĂące Ă  une mise en Ɠuvre plus rapide, Ă  des investissements technologiques, Ă  des institutions plus solides et Ă  une gestion coordonnĂ©e des ressources du continent.
Le Premier ministre Abiy inaugure un projet d'aménagement riverain de 351 hectares à Addis-Abeba
Oct 25, 2026 160
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a inaugurĂ© le projet d’amĂ©nagement des berges « Kechene–Ambassador–Gihon–Irreecha–Bambis ».   Ce projet d’amĂ©nagement des berges consiste en un corridor urbain de 351 hectares et 10 kilomĂštres de long, conçu pour favoriser la transformation d’Addis-Abeba en une ville plus verte, plus accessible et plus inclusive.   Ce projet allie des infrastructures urbaines modernes Ă  la restauration de l’environnement, Ă  des espaces de loisirs publics et Ă  de nouvelles opportunitĂ©s Ă©conomiques, reflĂ©tant ainsi une vision du dĂ©veloppement urbain qui concilie qualitĂ© de vie, durabilitĂ© et moyens de subsistance.   DotĂ© de voies piĂ©tonnes, de pistes cyclables et d’infrastructures de transport intĂ©grĂ©es, ce corridor est conçu pour amĂ©liorer la mobilitĂ© urbaine et crĂ©er un environnement plus accessible pour les habitants, a Ă©crit le Premier ministre sur les rĂ©seaux sociaux.   Il comprend Ă©galement des aires de jeux pour enfants, des places publiques, des amphithéùtres, des installations sportives, ainsi que huit fontaines et jeux d’eau, offrant ainsi des espaces supplĂ©mentaires dĂ©diĂ©s aux loisirs, aux interactions sociales et aux activitĂ©s communautaires.   Le projet intĂšgre en outre des parkings et huit stations de recharge pour vĂ©hicules Ă©lectriques, capables de recharger plus de 100 vĂ©hicules simultanĂ©ment, renforçant ainsi les infrastructures de transport modernes de la ville.   Au-delĂ  des Ă©quipements urbains, ce projet met l’accent sur la durabilitĂ© environnementale grĂące Ă  la gestion fluviale, Ă  la prĂ©servation des sols et de l’eau, ainsi qu’à l’extension des espaces verts riverains.   « GrĂące Ă  la gestion fluviale, Ă  la prĂ©servation des sols et de l’eau, ainsi qu’aux espaces verts riverains, nous concilions la restauration environnementale et la transformation urbaine. Tout aussi important, nous Ă©largissons les opportunitĂ©s Ă©conomiques », a dĂ©clarĂ© le Premier ministre.   Ces interventions visent Ă  intĂ©grer la restauration Ă©cologique au dĂ©veloppement urbain global de la ville, a soulignĂ© le Premier ministre Abiy.   Le projet offre Ă©galement de nouvelles opportunitĂ©s de participation Ă©conomique locale. Un centre commercial dĂ©diĂ© permettra aux habitants qui vivaient auparavant le long du corridor fluvial de produire, d’exposer et de vendre des objets artisanaux, tandis qu’un marchĂ© de produits agricoles mettra en relation les agriculteurs et autres producteurs avec les dĂ©bouchĂ©s commerciaux.   Lors de l’inauguration du projet, le Premier ministre Abiy a soulignĂ© l’importance de construire une ville alliant infrastructures modernes et durabilitĂ© environnementale Ă  des opportunitĂ©s Ă©conomiques et Ă  l’inclusion sociale.   « Notre vision est de construire une ville qui soit non seulement belle, mais aussi productive et inclusive ; une ville au service de ses habitants d’aujourd’hui et des gĂ©nĂ©rations futures ! », a-t-il dĂ©clarĂ©.
Le Premier ministre Abiy affirme que l'accùs à la mer est vital pour l'Éthiopie
Oct 24, 2026 265
Addis Ababa le 24 octobre,2026(ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a soulignĂ© l’importance stratĂ©gique de l’accĂšs Ă  la mer pour l’Éthiopie, insistant sur le fait qu’il s’agit d’un enjeu vital liĂ© Ă  la sĂ©curitĂ©, Ă  la souverainetĂ© et Ă  l’avenir Ă  long terme du pays.   « Pour une nation de plus de 130 millions d’habitants, l’accĂšs Ă  la mer est vital. Imaginez devoir planifier l’avenir pour les gĂ©nĂ©rations Ă  venir, alors que toutes les voies d’accĂšs au reste du monde doivent passer par d’autres pays. Cela concerne notre sĂ©curitĂ©, notre souverainetĂ© et l’avenir de nos enfants », a dĂ©clarĂ© le Premier ministre.   S’exprimant lors du 12e Forum de haut niveau de Tana sur la sĂ©curitĂ© en Afrique, Ă  Bahir Dar, placĂ© sous le thĂšme « Les voies vers la paix en Afrique : souverainetĂ© Ă©conomique et transformation gĂ©opolitique », le Premier ministre Abiy a soulignĂ© l’importance d’un accĂšs maritime fiable pour l’Éthiopie.   Le Premier ministre a affirmĂ© que l’Éthiopie continuerait Ă  poursuivre ses aspirations par le dialogue et dans l’intĂ©rĂȘt mutuel.   « Nous continuerons Ă  convaincre par le dialogue et l’intĂ©rĂȘt mutuel. Le besoin de routes fiables est partagĂ© dans toute l’Afrique. De bons corridors relient les producteurs aux marchĂ©s et profitent aux communautĂ©s situĂ©es le long du trajet. La Zone de libre-Ă©change continentale africaine ouvre la voie Ă  un commerce plus Ă©tendu. Lorsque le franchissement d’une frontiĂšre est simple et abordable, les petits commerçants intĂšgrent l’économie formelle. Et lorsque l’application de la loi fonctionne, elle perturbe les rĂ©seaux illicites qui financent la violence », a dĂ©clarĂ© le Premier ministre.   Le Premier ministre a Ă©galement soulignĂ© le rĂŽle de la Zone de libre-Ă©change continentale africaine (ZLECA) dans l’expansion du commerce intra-africain, notant que des mouvements transfrontaliers plus simples et plus abordables pourraient aider les petits commerçants Ă  intĂ©grer l’économie formelle, tandis qu’une application efficace de la loi pourrait perturber les rĂ©seaux illicites qui financent la violence.   Abordant les avancĂ©es de l’Éthiopie en matiĂšre de dĂ©veloppement, Abiy a saluĂ© la dĂ©termination des Éthiopiens Ă  mener Ă  bien le projet du Grand barrage de la Renaissance Ă©thiopienne (GERD).   Le Premier ministre Abiy a soulignĂ© que ce projet devait se traduire par des avantages concrets pour les citoyens, sous la forme d’un approvisionnement Ă©lectrique fiable, d’une croissance industrielle et d’une amĂ©lioration des conditions de vie.   « C’est la dĂ©termination de notre peuple qui a permis de construire le Grand barrage de la Renaissance Ă©thiopienne. À prĂ©sent, nous leur devons des rĂ©sultats : une alimentation Ă©lectrique fiable, des industries en pleine croissance, de meilleures conditions de vie », a-t-il dĂ©clarĂ©.   Il a en outre soulignĂ© l’importance de partager les fruits du dĂ©veloppement avec les pays voisins, rappelant que l’électricitĂ© Ă©thiopienne alimente le Kenya, le Soudan, Djibouti et la Tanzanie.   « Une ligne Ă©lectrique qui traverse une frontiĂšre est une promesse renouvelĂ©e chaque jour », a soulignĂ© le Premier ministre, mettant en avant le potentiel de la coopĂ©ration Ă©nergĂ©tique rĂ©gionale pour renforcer l’intĂ©gration Ă©conomique et la prospĂ©ritĂ© partagĂ©e.
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Les donnĂ©es statistiques et gĂ©ospatiales, un atout pour les ambitions de dĂ©veloppement de l’Éthiopie et de l’Afrique
Oct 23, 2026 247
Addis Ababa le 23 octobre, 2026 (ENA) L’intĂ©gration des donnĂ©es statistiques et gĂ©ospatiales, conjuguĂ©e Ă  l’intelligence artificielle (IA), constitue un levier stratĂ©gique pour soutenir les ambitions de dĂ©veloppement de l’Éthiopie et des autres pays africains, notamment en matiĂšre de croissance Ă©conomique, de protection de l’environnement et d’attraction des investissements, a dĂ©clarĂ© Dr Steve Bertrand Mbokoibara, Ă©conomiste et directeur gĂ©nĂ©ral de l’Institut national de la statistique de la RĂ©publique du Congo. S’exprimant lors d’un entretien accordĂ© Ă  l’ENA en marge de la 10e session de la Commission statistique pour l’Afrique (StatCom-Africa), organisĂ©e Ă  Addis-Abeba, il a soulignĂ© l’importance de renforcer l’articulation entre les infrastructures statistiques et gĂ©ospatiales afin d’amĂ©liorer la planification du dĂ©veloppement et l’efficacitĂ© des politiques publiques. Selon lui, l’exploitation conjointe de ces donnĂ©es permet de mieux comprendre les interconnexions entre les secteurs productifs, de suivre les performances Ă©conomiques et d’identifier les domaines prĂ©sentant des opportunitĂ©s d’investissement. « Ces outils peuvent permettre aussi bien Ă  l’Éthiopie qu’aux autres pays africains de voir les interconnexions qui existent entre les diffĂ©rents rĂ©seaux de production et de faire en sorte que la croissance Ă©conomique soit vĂ©ritablement suivie Ă  travers les donnĂ©es », a-t-il indiquĂ©. Il a ajoutĂ© que les outils de comptabilitĂ© nationale, notamment les tableaux entrĂ©es-sorties, contribuent Ă  analyser les relations entre les diffĂ©rents secteurs Ă©conomiques et Ă  orienter les investissements vers les domaines Ă  fort potentiel. Abordant la durabilitĂ© environnementale, Dr Mbokoibara a mis en avant le rĂŽle des donnĂ©es gĂ©ospatiales dans la prĂ©servation des ressources naturelles, en particulier dans le suivi des forĂȘts, des sols et des activitĂ©s de reboisement. Il a notamment soulignĂ© la pertinence de ces outils pour accompagner des initiatives environnementales telles que l’HĂ©ritage vert de l’Éthiopie, qui vise Ă  renforcer la couverture vĂ©gĂ©tale et Ă  promouvoir la prĂ©servation de l’environnement. « Les donnĂ©es gĂ©ospatiales permettent de cartographier les forĂȘts, de cartographier les sols, de contrĂŽler la survie des arbres et de contrĂŽler les aspects de dĂ©forestation Ă  partir de l’imagerie satellitaire », a-t-il expliquĂ©. Selon lui, ces informations permettent aux pouvoirs publics de mieux Ă©valuer les rĂ©sultats des initiatives environnementales et d’élaborer des politiques adaptĂ©es aux dĂ©fis liĂ©s Ă  la dĂ©forestation et Ă  la gestion durable des ressources naturelles. Le responsable congolais a Ă©galement insistĂ© sur la contribution des donnĂ©es statistiques et gĂ©ographiques Ă  l’amĂ©lioration des conditions de vie des populations. Il a expliquĂ© que le croisement des donnĂ©es issues des recensements avec les informations gĂ©ographiques permet de localiser les communautĂ©s, de mieux comprendre leurs besoins et d’orienter les interventions publiques vers les populations les plus vulnĂ©rables. « Les donnĂ©es permettent d’identifier le problĂšme, pour aider les politiques Ă  mieux orienter les actions publiques », a-t-il affirmĂ©. Cette approche, a-t-il soulignĂ©, rejoint l’objectif de ne laisser personne de cĂŽtĂ©, inscrit dans les Objectifs de dĂ©veloppement durable des Nations unies et dans l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Abordant les perspectives liĂ©es Ă  l’innovation technologique, le directeur gĂ©nĂ©ral a soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© d’intĂ©grer davantage l’intelligence artificielle dans les systĂšmes statistiques africains. Il a estimĂ© que les pays doivent renforcer leurs capacitĂ©s techniques et humaines afin de tirer pleinement parti des nouvelles technologies et de mieux rĂ©pondre aux besoins croissants en matiĂšre de production et d’analyse des donnĂ©es. « L’idĂ©e, c’est que, Ă  la fin des travaux, nous puissions avoir un consensus entre les diffĂ©rents États pour associer les infrastructures statistiques Ă  l’infrastructure gĂ©ospatiale, et pourquoi pas intĂ©grer l’intelligence artificielle dans les productions de statistiques », a-t-il indiquĂ©. La 10e session de StatCom-Africa offre ainsi aux pays africains une plateforme d’échange sur la modernisation des systĂšmes statistiques, l’intĂ©gration des donnĂ©es gĂ©ospatiales et l’adoption des nouvelles technologies au service du dĂ©veloppement durable. À travers ces discussions, l’enjeu est de renforcer les capacitĂ©s nationales, de consolider la coopĂ©ration entre les États et de faire des donnĂ©es fiables un instrument essentiel de la transformation Ă©conomique et sociale de l’Afrique.
Le Premier ministre Abiy fait le point sur les progrĂšs de l'Éthiopie en matiĂšre de dĂ©veloppement de l'Ă©nergie nuclĂ©aire
Oct 21, 2026 323
Addis Ababa le 21 ocotbre, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed s'est rendu Ă  la Commission Ă©thiopienne de l'Ă©nergie nuclĂ©aire afin de faire le point sur l'avancement du programme nuclĂ©aire du pays. Le Premier ministre a soulignĂ© le rĂŽle des technologies de pointe dans les ambitions de dĂ©veloppement Ă  long terme de l'Éthiopie. Dans un message publiĂ© sur les rĂ©seaux sociaux Ă  l'issue de cette visite, le Premier ministre a dĂ©clarĂ© que la prochaine Ă©tape du dĂ©veloppement de l'Éthiopie consisterait Ă  transformer son immense potentiel en progrĂšs concrets. « Le prochain chapitre de l’Éthiopie consistera Ă  transformer son immense potentiel et ses abondantes ressources naturelles en dĂ©veloppement concret, en progrĂšs technologique et en prospĂ©ritĂ© partagĂ©e », a-t-il soulignĂ©. Il a insistĂ© sur le fait qu’une Ă©nergie fiable et durable est fondamentale pour l’industrialisation, le secteur manufacturier, les infrastructures numĂ©riques et la transformation Ă©conomique au sens large. Il a en outre fait remarquer que la technologie nuclĂ©aire offre une opportunitĂ© de renforcer la sĂ©curitĂ© Ă©nergĂ©tique du pays tout en soutenant le progrĂšs dans de multiples secteurs. Au-delĂ  de la production d’électricitĂ©, la technologie nuclĂ©aire peut contribuer aux progrĂšs dans les domaines de la santĂ©, de l’agriculture, de l’industrie et de la protection de l’environnement, ouvrant ainsi de nouvelles voies Ă  l’innovation scientifique et au dĂ©veloppement durable. La Commission Ă©thiopienne de l’énergie nuclĂ©aire joue un rĂŽle central dans la mise en place des fondements institutionnels et techniques du programme national d’énergie nuclĂ©aire du pays. Le dĂ©veloppement d’un capital humain qualifiĂ©, la promotion de la recherche scientifique et le transfert de connaissances aux gĂ©nĂ©rations futures seront essentiels pour exploiter pleinement ce potentiel. Le Premier ministre Abiy a soulignĂ© l’importance de veiller Ă  ce que le dĂ©veloppement de l’énergie nuclĂ©aire se dĂ©roule de maniĂšre pacifique, sĂ»re, responsable et durable, alors que l’Éthiopie cherche Ă  accroĂźtre sa capacitĂ© Ă©nergĂ©tique et Ă  tirer parti des technologies Ă©mergentes pour soutenir sa transformation Ă©conomique Ă  long terme.
StatCom-Afrique : l’expĂ©rience Ă©thiopienne inspire la coopĂ©ration gĂ©ospatiale sur le continent
Oct 20, 2026 288
Addis Ababa le 20 octobre, 2026 (ENA) L’expĂ©rience de l’Éthiopie dans le domaine de l’information gĂ©ospatiale suscite l’intĂ©rĂȘt d’autres pays africains et contribue aux Ă©changes continentaux sur l’utilisation des donnĂ©es au service du dĂ©veloppement, ont soulignĂ© des experts internationaux en marge de la 10e session de la Commission statistique pour l’Afrique (StatCom-Afrique), organisĂ©e Ă  Addis-Abeba. Les tĂ©moignages de reprĂ©sentants de la Commission Ă©conomique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et de l’Eswatini mettent en lumiĂšre le rĂŽle croissant des technologies gĂ©ospatiales dans la planification du dĂ©veloppement, tout en soulignant l’importance du partage d’expĂ©riences et de la coopĂ©ration rĂ©gionale. Pour AndrĂ© Nonguierma, chef de la Section de gestion de l’information gĂ©ospatiale Ă  la CEA, l’Éthiopie figure parmi les pays africains qui ont rĂ©alisĂ© des avancĂ©es notables dans ce domaine. Il a Ă©galement indiquĂ© que l’Éthiopie Ă©tait membre de droit du bureau exĂ©cutif du ComitĂ© d’experts des Nations Unies sur la gestion de l’information gĂ©ospatiale Ă  l’échelle mondiale (UN-GGIM), tĂ©moignant ainsi de sa participation aux mĂ©canismes internationaux de coopĂ©ration dans ce secteur. Selon M. Nonguierma, l’information gĂ©ospatiale ne constitue plus un simple outil technique, mais une infrastructure essentielle au dĂ©veloppement, au mĂȘme titre que les routes, les Ă©coles et les barrages. « On ne peut ni dĂ©velopper, ni planifier, ni assurer un suivi sans disposer des bonnes informations. Celles-ci prennent une valeur supplĂ©mentaire lorsqu’elles comportent une dimension gĂ©ographique : oĂč se trouvent les choses ? », a-t-il expliquĂ©. Ces donnĂ©es permettent notamment de mieux planifier les infrastructures, de localiser les ressources et les besoins des populations et d’amĂ©liorer les dĂ©cisions publiques, contribuant ainsi Ă  la mise en Ɠuvre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et du Programme de dĂ©veloppement durable Ă  l’horizon 2030 des Nations Unies. D'autre part, Mme Nomcebo Nkonyane Simelane, spĂ©cialiste des systĂšmes d’information gĂ©ographique au sein du DĂ©partement du gĂ©omĂštre gĂ©nĂ©ral du Royaume d’Eswatini, a soulignĂ© que le rapprochement entre donnĂ©es statistiques et informations gĂ©ospatiales permettait aux gouvernements de mieux identifier les besoins des populations et d’adapter leurs interventions. « L’Éthiopie est un pays qui a progressĂ© dans le domaine de l’information gĂ©ospatiale. En apprenant de son expĂ©rience, nous allons pouvoir reprendre chez nous les approches qu’elle a utilisĂ©es et mises en Ɠuvre », a-t-elle affirmĂ©. Elle a notamment Ă©voquĂ© les enjeux agricoles liĂ©s aux variations des prĂ©cipitations et aux Ă©pisodes d’El Niño en Afrique australe. Selon elle, le croisement des donnĂ©es gĂ©ographiques et statistiques peut aider les autoritĂ©s Ă  anticiper les risques, Ă  mieux prĂ©parer les saisons agricoles et Ă  prendre des dĂ©cisions susceptibles de prĂ©server les moyens de subsistance des populations. Son tĂ©moignage illustre l’intĂ©rĂȘt d’une coopĂ©ration fondĂ©e sur l’apprentissage mutuel, dans laquelle les expĂ©riences nationales peuvent ĂȘtre adaptĂ©es aux rĂ©alitĂ©s et aux prioritĂ©s de chaque pays. Par ailleurs, M. Nonguierma a ainsi appelĂ© les États membres Ă  mutualiser leurs efforts et Ă  dĂ©velopper des systĂšmes intĂ©grĂ©s d’information gĂ©ospatiale et d’observation de la Terre, capables de communiquer entre eux et de contribuer Ă  des dĂ©cisions publiques mieux Ă©clairĂ©es.
L’Éthiopie en tĂȘte de l’Afrique en matiĂšre de gĂ©ospatiale et d’observation spatiale, selon un expert de l’ONU
Oct 19, 2026 341
Addis Ababa le 19 octobre, 2026 (ENA) L’Éthiopie joue un rĂŽle de premier plan dans le dĂ©veloppement des capacitĂ©s gĂ©ospatiales et d’observation spatiale Ă  travers l’Afrique, selon AndrĂ© Nonguierma, chef de la section de gestion de la gĂ©oinformation Ă  la Commission Ă©conomique des Nations unies pour l’Afrique (CEA). « L’Éthiopie est Ă  l’avant-garde des systĂšmes gĂ©ospatiaux et d’observation spatiale », a dĂ©clarĂ© M. Nonguierma lors d’un Ă©vĂ©nement rĂ©cent. Il a soulignĂ© que l’Éthiopie avait lancĂ© avec succĂšs plusieurs satellites fournissant des donnĂ©es essentielles Ă  la planification nationale, Ă  la prise de dĂ©cision et au suivi. La position de premier plan de l’Éthiopie se reflĂšte Ă©galement dans son appartenance au conseil d’administration du Cadre mondial des Nations Unies pour l’information gĂ©ospatiale, au sein duquel elle siĂšge en tant que membre de droit. Ce statut souligne les contributions significatives de l’Éthiopie et son rĂŽle de premier plan dans l’élaboration de l’agenda gĂ©ospatial africain. M. Nonguierma a insistĂ© sur l’importance des efforts collaboratifs, dĂ©clarant : « De nombreux pays africains, dont l’Éthiopie, ont dĂ©veloppĂ© des capacitĂ©s spatiales nationales. La prochaine Ă©tape consiste Ă  intĂ©grer ces systĂšmes Ă  l’échelle du continent afin de partager des donnĂ©es et des analyses, notamment dans les domaines de la santĂ©, des statistiques et du dĂ©veloppement durable. »   Il a Ă©galement soulignĂ© l’importance plus large de l’information gĂ©ospatiale : « Les donnĂ©es gĂ©ospatiales ne sont plus seulement un atout apprĂ©ciable ; elles constituent un bien public et une infrastructure essentiels, indispensables Ă  la construction de routes, de ponts, de barrages et Ă  la mise en place de rĂ©seaux de transport efficaces. » Concernant les objectifs de dĂ©veloppement de l’Afrique, M. Nonguierma a fait remarquer : « Sans savoir oĂč se situent les dĂ©fis et les ressources, nous ne pouvons ni mettre en Ɠuvre ni suivre efficacement l’Agenda 2063 ou l’Agenda 2030 des Nations unies. » Ces remarques ont Ă©tĂ© formulĂ©es lors de la dixiĂšme session de la Commission statistique pour l’Afrique, qui s’est tenue au Centre de confĂ©rences des Nations Unies Ă  Addis-Abeba du 19 au 23 octobre. OrganisĂ©e sous le thĂšme « LibĂ©rer la valeur des donnĂ©es en Afrique : faire des statistiques officielles un vĂ©ritable miroir du continent », cette session rassemble les autoritĂ©s statistiques africaines et les partenaires de dĂ©veloppement afin de discuter de l’amĂ©lioration des systĂšmes statistiques et de l’utilisation des donnĂ©es pour la planification du dĂ©veloppement. Le programme comprend Ă©galement la douziĂšme rĂ©union du ComitĂ© rĂ©gional du Programme mondial des Nations Unies pour la gestion de l’information gĂ©ospatiale en Afrique, qui met l’accent sur le rĂŽle de l’information gĂ©ospatiale dans la planification et le suivi du dĂ©veloppement. Il a conclu par un appel aux dĂ©cideurs politiques africains : « Accordez la prioritĂ© aux informations gĂ©ospatiales au mĂȘme titre qu’aux autres infrastructures nationales. Elles sont essentielles au fonctionnement des pouvoirs publics et au dĂ©veloppement durable. » Le rĂŽle de premier plan jouĂ© par l’Éthiopie dans les initiatives gĂ©ospatiales marque une avancĂ©e majeure dans le renforcement de la capacitĂ© de l’Afrique Ă  exploiter les donnĂ©es au service d’une croissance et d’une gouvernance transformatrices.
Sport
Tournoi de football diplomatique : les participants saluent le patrimoine et l’accueil Ă©thiopiens
Jun 14, 2026 15658
Addis-Abeba, le 14 juin 2026 (ENA) : - Les participants Ă  un tournoi diplomatique de football organisĂ© Ă  Addis-Abeba ont exprimĂ© leur admiration pour la richesse culturelle, l’hĂ©ritage historique et l’accueil chaleureux de l’Éthiopie.   OrganisĂ© dans le cadre des prĂ©paratifs de la Coupe du monde 2026, le tournoi a rassemblĂ© des Ă©quipes diplomatiques et plusieurs invitĂ©s, qui ont ensuite effectuĂ© une visite de certains des principaux sites culturels et historiques de la capitale.   La dĂ©lĂ©gation s’est rendue au MusĂ©e national d’Éthiopie, au MĂ©morial de la Victoire d’Adoua ainsi qu’au Parc des sports d’Addis-Abeba, offrant Ă  de nombreux visiteurs une meilleure comprĂ©hension de l’histoire et des progrĂšs actuels du pays.   Plusieurs participants ont indiquĂ© que cette expĂ©rience avait profondĂ©ment modifiĂ© leur perception de l’Éthiopie.   Gordon Johnson, l’un des participants, a exprimĂ© son enthousiasme face Ă  ce qu’il a dĂ©couvert durant sa visite. « Les habitants sont extrĂȘmement accueillants et chaleureux. J’apprĂ©cie Ă©normĂ©ment leur culture », a-t-il dĂ©clarĂ©.   Il a ajoutĂ© : « Nous avons visitĂ© le musĂ©e, oĂč le guide nous a prĂ©sentĂ© des fossiles d’hominidĂ©s dĂ©couverts dans les annĂ©es 1960, 1970 et 1990, remontant Ă  plusieurs millions d’annĂ©es. »   Selon Johnson, cette expĂ©rience met en Ă©vidence l’importance historique exceptionnelle de l’Éthiopie, au-delĂ  des perceptions contemporaines.   LoĂŻc Kovamo, une touriste venue du Cameroun, a Ă©galement indiquĂ© que cette visite avait bouleversĂ© les idĂ©es qu’elle se faisait auparavant du pays.   « Je suis impressionnĂ©e, car je n’imaginais pas l’Éthiopie sous cet angle. C’est un pays trĂšs dĂ©veloppĂ© et les Éthiopiens sont profondĂ©ment fiers de leur identitĂ© », a-t-elle dĂ©clarĂ©, ajoutant : « Je repars avec une immense fiertĂ© africaine aprĂšs avoir dĂ©couvert l’extraordinaire courage du peuple Ă©thiopien. »   Mark Hayes, un autre visiteur, a affirmĂ© que sa vision du pays avait Ă©voluĂ© dĂšs son arrivĂ©e Ă  Addis-Abeba.   « Nous avons souvent des idĂ©es prĂ©conçues avant de venir, mais la rĂ©alitĂ© est tout autre. C’est un pays remarquable », a-t-il dĂ©clarĂ©, ajoutant : « Nous retournons dĂ©sormais chez nous pour raconter combien l’Éthiopie est exceptionnelle. Je suis fier d’en faire la promotion. »   Il a Ă©galement indiquĂ© qu’il prĂ©voyait de partager son expĂ©rience au Royaume-Uni, prĂ©cisant qu’il « raconterait Ă  ses compatriotes anglais ce qu’il a dĂ©couvert Ă  Addis-Abeba ».   Joseph Kirule, employĂ© de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) Ă  Addis-Abeba, a pour sa part soulignĂ© l’importance des sites historiques visitĂ©s.   « Aujourd’hui, nous avons dĂ©couvert plusieurs Ă©tapes majeures de la civilisation humaine qui ont pris naissance ici », a-t-il dĂ©clarĂ©, ajoutant : « Nous avons notamment appris l’histoire de la victoire d’Adoua. C’est un Ă©vĂ©nement majeur qui renforce notre fiertĂ© et notre prestige en tant qu’Africains. »
« AprÚs des décennies d'expansion et de succÚs, Ethiopian Airlines s'impose comme la premiÚre compagnie aérienne d'Afrique », déclare son PDG
May 17, 2026 15930
Addis Ababa le 17 mai,2026 (ENA) Ethiopian Airlines a consolidĂ© sa position de premiĂšre compagnie aĂ©rienne d’Afrique aprĂšs des annĂ©es de croissance soutenue et de succĂšs opĂ©rationnel, a dĂ©clarĂ© dimanche Mesfin Tasew, PDG du groupe.   Ces propos ont Ă©tĂ© tenus lors d'une course de 8 kilomĂštres organisĂ©e dans le cadre des cĂ©lĂ©brations marquant le 80e anniversaire de la compagnie.   S'exprimant lors de l'Ă©vĂ©nement, le PDG Mesfin est revenu sur les modestes dĂ©buts de la compagnie en 1946, lorsqu'elle a dĂ©marrĂ© ses activitĂ©s avec une petite flotte d'avions seulement.   Depuis lors, a-t-il dĂ©clarĂ©, la compagnie aĂ©rienne s'est considĂ©rablement dĂ©veloppĂ©e et exploite aujourd'hui l'une des flottes les plus modernes du continent, comprenant des appareils de pointe de Boeing et d'Airbus.   Selon M. Tasew, la compagnie dessert actuellement plus de 145 destinations internationales Ă  travers le monde et a connu une forte croissance dans de nombreux secteurs, notamment le transport de fret, la formation aĂ©ronautique dispensĂ©e par l’Ethiopian Aviation Academy et d’autres services liĂ©s Ă  l’aviation.   Il a ajoutĂ© que la soliditĂ© opĂ©rationnelle de la compagnie et ses investissements stratĂ©giques Ă  long terme ont contribuĂ© Ă  en faire l’un des transporteurs les plus prisĂ©s d’Afrique et un acteur majeur de l’industrie aĂ©ronautique mondiale.   Dans le cadre de la commĂ©moration de ses huit dĂ©cennies d'activitĂ©, Ethiopian Airlines organise une sĂ©rie d'Ă©vĂ©nements festifs, notamment une course urbaine, des tables rondes, des expositions et des programmes de sensibilisation communautaire.   La course anniversaire a attirĂ© des personnalitĂ©s de haut rang, dont Sileshi Sihine, prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration Ă©thiopienne d'athlĂ©tisme, ainsi que des dirigeants de la compagnie aĂ©rienne et des invitĂ©s.   La course a dĂ©butĂ© sur la place Pouchkine, communĂ©ment appelĂ©e Sar Bet, et devait s'achever Ă  l'aĂ©roport international de Bole.   Des athlĂštes, des employĂ©s de compagnies aĂ©riennes, des membres de la communautĂ© sportive et des reprĂ©sentants de diverses institutions participent Ă  cet Ă©vĂ©nement.
L’industrie manufacturiĂšre occupe une place stratĂ©gique dans les efforts de consolidation de l’économie Ă©thiopienne : Ministre Melaku Alebel.
Apr 26, 2026 13317
Addis-Abeba, le 26 avril 2026 (ENA) : - Le ministre de l’Industrie, Melaku Alebel, a affirmĂ© que le gouvernement met l’accent sur le dĂ©veloppement du secteur manufacturier pour renforcer les fondements Ă©conomiques de l’Éthiopie.   S’exprimant Ă  l’occasion de la course urbaine de 10 kilomĂštres « Ethiopia Tamrit », organisĂ©e sur la place Meskel, le ministre a rĂ©affirmĂ© l’engagement du gouvernement Ă  renforcer les capacitĂ©s industrielles et Ă  valoriser les produits fabriquĂ©s localement. L’évĂ©nement a rĂ©uni plusieurs hauts responsables, parmi lesquels la ministre de la Culture et des Sports, Shewit Shanka, l’adjoint au maire d’Addis-Abeba, Jantrar Abay, ainsi que le prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration Ă©thiopienne d’athlĂ©tisme, Sileshi Sihine. Le ministre Melaku a expliquĂ© que cette initiative visait Ă  promouvoir les Ă©quipements sportifs produits dans le pays et Ă  mettre en lumiĂšre les avancĂ©es des industries engagĂ©es dans la substitution aux importations. « Le gouvernement accorde une prioritĂ© claire Ă  l’industrie manufacturiĂšre pour asseoir une base Ă©conomique solide », a-t-il dĂ©clarĂ©, soulignant que les rĂ©formes entreprises ces derniĂšres annĂ©es commencent Ă  produire des rĂ©sultats concrets. Il a Ă©galement indiquĂ© que la dynamique du secteur s’est intensifiĂ©e depuis le lancement de l’initiative « Ethiopia Tamrit », avec des progrĂšs notables tant en termes de qualitĂ© que de volume de la production nationale. Selon lui, l’adoption des produits locaux s’inscrit dans une tendance croissante, plusieurs biens auparavant importĂ©s Ă©tant dĂ©sormais fabriquĂ©s en Éthiopie. Il a assurĂ© que les efforts se poursuivraient afin de renforcer la contribution du secteur Ă  l’économie nationale et d’accĂ©lĂ©rer la transformation industrielle. De son cĂŽtĂ©, la ministre Shewit Shanka a mis en avant les investissements rĂ©alisĂ©s dans le domaine sportif, estimant que le dĂ©veloppement des infrastructures crĂ©e de nouvelles opportunitĂ©s pour la participation et l’épanouissement des jeunes. Elle a soulignĂ© que la synergie entre le sport et l’industrie favorise le remplacement des Ă©quipements importĂ©s par des produits locaux, prĂ©cisant que les tenues utilisĂ©es lors de la course avaient Ă©tĂ© entiĂšrement fabriquĂ©es en Éthiopie, illustrant ainsi le renforcement de cette coopĂ©ration. Enfin, le maire adjoint, Jantrar Abay, a saluĂ© les progrĂšs significatifs enregistrĂ©s dans le secteur industriel d’Addis-Abeba, notant que les rĂ©formes ont accru les capacitĂ©s de production et consolidĂ© le rĂŽle de la capitale dans la mise en Ɠuvre du programme national de fabrication.
Environnement
Le potentiel de l'Éthiopie en matiĂšre d'Ă©nergies renouvelables ouvre de nouvelles perspectives pour la coopĂ©ration africaine
Oct 19, 2026 403
Addis Ababa le 19 ocotbre, 2026 (ENA) Selon des reprĂ©sentants ougandais et nigĂ©rians du secteur des Ă©nergies renouvelables, le potentiel de l’Éthiopie en la matiĂšre offre des opportunitĂ©s pour renforcer la coopĂ©ration africaine en matiĂšre de productivitĂ© agricole, d’échanges transfrontaliers d’électricitĂ©, d’investissements et de transports propres. Paddy Bakengana, chargĂ© de mission senior Ă  l’Association ougandaise de l’énergie solaire, a dĂ©clarĂ© Ă  l’ENA que l’Éthiopie et l’Ouganda pourraient Ă©tendre l’utilisation des technologies d’énergie renouvelable dans l’agriculture afin de stimuler la production, d’amĂ©liorer l’efficacitĂ© et de rĂ©duire les pertes post-rĂ©colte. « GrĂące Ă  l’utilisation des Ă©nergies renouvelables, notamment des pompes Ă  eau solaires et des sĂ©choirs solaires, nous pouvons rĂ©ellement augmenter notre production », a-t-il dĂ©clarĂ©. M. Bakengana a en outre soulignĂ© le potentiel des technologies d’irrigation et de sĂ©chage Ă  Ă©nergie solaire pour soutenir le dĂ©veloppement agricole, notant que la coopĂ©ration entre les deux pays pourrait aider les agriculteurs Ă  adopter des solutions d’énergie renouvelable pratiques et abordables. Il a Ă©galement mis en avant les ressources hydroĂ©lectriques et solaires de l’Éthiopie, affirmant qu’une augmentation de la production d’électricitĂ© pourrait crĂ©er de nouvelles opportunitĂ©s pour les Ă©changes rĂ©gionaux d’électricitĂ©. Selon M. Bakengana, des partenariats entre les associations du secteur des Ă©nergies renouvelables en Éthiopie et en Ouganda pourraient faciliter la formation technique, l’échange de connaissances et la promotion conjointe de politiques visant Ă  accĂ©lĂ©rer l’adoption de technologies Ă©nergĂ©tiques propres.   Il a par ailleurs soulignĂ© l’importance d’amĂ©liorer l’accĂšs au financement afin de permettre aux entreprises d’investir dans des solutions d’énergie renouvelable pour l’agriculture dans les deux pays. De son cĂŽtĂ©, Motunrayo Akinfala, directrice gĂ©nĂ©ral de l’Association nigĂ©riane des Ă©nergies renouvelables (REAN), a identifiĂ© la mobilitĂ© Ă©lectrique comme un autre domaine prometteur de coopĂ©ration entre l’Éthiopie, le Nigeria et d’autres pays africains.   Elle a appelĂ© Ă  renforcer les partenariats afin de faciliter l’échange d’expertise, d’attirer les investissements et d’étendre le dĂ©ploiement des technologies d’énergie propre Ă  l’échelle du continent. « Ce que je conseillerais, ce que je suggĂ©rerais, c’est davantage de collaboration entre les deux pays, voire entre tous les pays africains dans leur ensemble », a-t-elle dĂ©clarĂ©. Mme Akinfala a Ă©galement soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© d’attirer des investisseurs et des partenaires de dĂ©veloppement afin de soutenir le dĂ©veloppement des Ă©nergies renouvelables en Éthiopie et de contribuer Ă  Ă©largir l’accĂšs aux solutions d’énergie propre. Les expĂ©riences prĂ©sentĂ©es par les reprĂ©sentants ougandais et nigĂ©rians mettent en Ă©vidence le potentiel dont disposent les pays africains pour associer leur expertise technique, leur capacitĂ© d'investissement et leurs ressources en Ă©nergies renouvelables afin de soutenir la transformation agricole, de dĂ©velopper les marchĂ©s de l'Ă©lectricitĂ© et d'accĂ©lĂ©rer la transition vers des systĂšmes de transport plus propres.
Climat : l’Afrique appelle Ă  renforcer sa rĂ©silience, le GIEC Ă  un consensus sur son 7ᔉ rapport
Oct 13, 2026 524
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) Le directeur gĂ©nĂ©ral de l’Institut Ă©thiopien de mĂ©tĂ©orologie, Dr Fetene Teshome, a appelĂ© Ă  renforcer les capacitĂ©s mĂ©tĂ©orologiques et climatiques de l’Afrique, tandis que le prĂ©sident du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), Dr Jim Skea, a exhortĂ© les États membres Ă  parvenir Ă  un consensus sur le calendrier de son septiĂšme rapport d’évaluation, Ă  l’ouverture de la 65e session du Groupe Ă  Addis-Abeba. S’exprimant lors de la cĂ©rĂ©monie d’ouverture, Dr Fetene Teshome, Ă©galement prĂ©sident de l’Association rĂ©gionale pour l’Afrique de l’Organisation mĂ©tĂ©orologique mondiale (OMM), a soulignĂ© que l’Afrique, malgrĂ© sa faible contribution aux Ă©missions mondiales de gaz Ă  effet de serre, demeure particuliĂšrement vulnĂ©rable aux changements climatiques. « Cette rĂ©alitĂ© souligne la nĂ©cessitĂ© urgente de renforcer l’adaptation, d’amĂ©liorer la rĂ©silience et d’élargir l’accĂšs aux services climatiques qui favorisent une prise de dĂ©cision Ă©clairĂ©e Ă  tous les niveaux », a-t-il dĂ©clarĂ©. Il a notamment insistĂ© sur l’importance des systĂšmes d’alerte prĂ©coce, des rĂ©seaux d’observation mĂ©tĂ©orologique et des services climatiques pour protĂ©ger les populations et soutenir le dĂ©veloppement durable. « En renforçant les rĂ©seaux d’observation, en dĂ©veloppant les capacitĂ©s d’alerte prĂ©coce et en favorisant la diffusion d’informations climatiques exploitables, ces initiatives aident les pays Ă  renforcer leur rĂ©silience et Ă  mieux protĂ©ger les vies, les moyens de subsistance et les Ă©conomies face aux effets croissants des changements climatiques », a-t-il affirmĂ©. Dr Fetene a Ă©galement rĂ©affirmĂ© l’engagement de l’Éthiopie Ă  amĂ©liorer les prĂ©visions mĂ©tĂ©orologiques, Ă  dĂ©velopper la recherche climatique et Ă  contribuer aux initiatives rĂ©gionales et internationales dans ce domaine. Pour sa part, Dr Jim Skea a soulignĂ© les progrĂšs rĂ©alisĂ©s dans la prĂ©paration du septiĂšme rapport d’évaluation du GIEC, tout en insistant sur la nĂ©cessitĂ© de parvenir Ă  un accord concernant le calendrier des contributions des trois groupes de travail. « Les auteurs mĂ©ritent de la clartĂ© et de la certitude concernant les principales Ă©chĂ©ances et la durĂ©e de leur engagement bĂ©nĂ©vole auprĂšs du GIEC », a-t-il dĂ©clarĂ©, appelant les États membres Ă  tout mettre en Ɠuvre pour parvenir Ă  un consensus au cours de la session. Le prĂ©sident du GIEC a Ă©galement indiquĂ© que les travaux de la semaine porteraient sur le rĂŽle de l’intelligence artificielle dans les Ă©valuations scientifiques, notamment les garanties nĂ©cessaires pour prĂ©server la responsabilitĂ© humaine et respecter les principes rĂ©gissant les travaux du Groupe. Abordant la situation financiĂšre de l’organisation, il a prĂ©cisĂ© que les contributions volontaires reçues pour 2026 reprĂ©sentaient environ un tiers du budget approuvĂ©, appelant les États membres Ă  accroĂźtre leur soutien financier afin de garantir la rĂ©alisation des travaux prĂ©vus. La 65e session du GIEC se tient du 12 au 16 octobre 2026 Ă  Addis-Abeba, en Éthiopie, et porte notamment sur l’avancement du septiĂšme cycle d’évaluation scientifique des changements climatiques.
L'Éthiopie appelle Ă  un renforcement de la coopĂ©ration scientifique internationale lors de la 65e session du GIEC Ă  Addis-Abeba
Oct 13, 2026 452
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) Le ministre Ă©thiopien de l’Eau et de l’Énergie, Dr Habtamu Itefa, a soulignĂ© l’importance de la coopĂ©ration scientifique internationale face aux changements climatiques, Ă  l’occasion de l’ouverture de la 65e session du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), organisĂ©e Ă  Addis-Abeba. S’exprimant lors de la cĂ©rĂ©monie d’ouverture, le ministre a souhaitĂ© la bienvenue aux reprĂ©sentants des États membres du GIEC, aux scientifiques et aux partenaires internationaux, tout en rĂ©affirmant l’engagement de l’Éthiopie en faveur de l’action climatique et du dĂ©veloppement durable. Le ministre a rappelĂ© que l’Éthiopie, se caractĂ©rise par une grande diversitĂ© de reliefs et de conditions climatiques. Il a Ă©galement soulignĂ© le rĂŽle du pays dans les ressources hydriques rĂ©gionales, notamment Ă  travers le bassin du Nil Bleu, dont les eaux contribuent Ă  soutenir les populations de plusieurs pays voisins. Dr Habtamu Itefa a, par ailleurs, soulignĂ© que « nous sommes un champion mondial de l’action climatique. » Le ministre a Ă©galement mis en avant l’Initiative HĂ©ritage vert (Green Legacy Initiative), lancĂ©e sous la direction du Premier ministre Abiy Ahmed. Abordant les travaux de la 65e session du GIEC, le ministre a insistĂ© sur la nĂ©cessitĂ© de traduire les connaissances scientifiques en solutions concrĂštes pour les dĂ©cideurs politiques, en particulier dans les pays en dĂ©veloppement. « Comment le septiĂšme rapport d’évaluation (AR7) permettra-t-il d’apporter des solutions concrĂštes aux dĂ©cideurs politiques et de contribuer au prochain bilan mondial ? », a-t-il interrogĂ©, appelant Ă  renforcer les capacitĂ©s scientifiques et Ă  combler les lacunes en matiĂšre de donnĂ©es climatiques dans les pays en dĂ©veloppement. Il a soulignĂ© que des donnĂ©es fiables sont indispensables pour mieux Ă©valuer les vulnĂ©rabilitĂ©s Ă©conomiques et sociales, anticiper les Ă©volutions climatiques et dĂ©finir des mesures efficaces d’adaptation et d’attĂ©nuation. Le ministre a Ă©galement rappelĂ© la contribution des institutions Ă©thiopiennes, notamment de l’Institut Ă©thiopien de mĂ©tĂ©orologie, aux travaux du GIEC, Ă  travers la participation de scientifiques et d’experts aux activitĂ©s d’évaluation et de recherche. En conclusion, Dr Habtamu Itefa a exprimĂ© sa reconnaissance au GIEC pour avoir choisi l’Éthiopie comme pays hĂŽte de cette session, soulignant les efforts dĂ©ployĂ©s pour moderniser les services mĂ©tĂ©orologiques nationaux. Il a invitĂ© les participants Ă  dĂ©couvrir la culture et l’hospitalitĂ© Ă©thiopiennes, tout en rĂ©affirmant le soutien du gouvernement aux travaux de la session. La rĂ©union offre ainsi aux reprĂ©sentants des États membres et Ă  la communautĂ© scientifique une occasion d’examiner les prioritĂ©s du septiĂšme rapport d’évaluation du GIEC et de renforcer le dialogue entre les connaissances scientifiques et l’élaboration des politiques climatiques.
Les Ă©nergies renouvelables et la transition vers les vĂ©hicules Ă©lectriques en Éthiopie suscitent l’intĂ©rĂȘt des investisseurs Nordiques
Sep 22, 2026 1329
Addis Ababa le 22 septembre, 2026 (ENA) Les vastes ressources de l’Éthiopie en Ă©nergies renouvelables et sa transition rapide vers la mobilitĂ© Ă©lectrique suscitent un intĂ©rĂȘt croissant auprĂšs des investisseurs et des entreprises technologiques nordiques, selon des acteurs du secteur. Cette dĂ©claration a Ă©tĂ© faite en marge du Nordic Africa EV Summit, organisĂ© en Éthiopie du 14 au 16 septembre, qui a rĂ©uni des acteurs rĂ©gionaux et internationaux pour Ă©changer sur la mobilitĂ© Ă©lectrique, les infrastructures de recharge et les opportunitĂ©s d’investissement. Hosaena A. Samuel, PDG et cofondatrice d’Easy Power, entreprise norvĂ©gienne et premier opĂ©rateur privĂ© de recharge de vĂ©hicules Ă©lectriques en Éthiopie, a indiquĂ© que les investisseurs nordiques s’intĂ©ressent particuliĂšrement Ă  l’essor de l’adoption des vĂ©hicules Ă©lectriques dans le pays ainsi qu’à son important potentiel en matiĂšre d’énergie propre. Selon Hosaena, plus de 20 institutions financiĂšres nordiques ont Ă©changĂ© avec des responsables Ă©thiopiens et des acteurs du secteur lors du sommet afin d’examiner les possibilitĂ©s d’investissement dans la fiabilitĂ© du rĂ©seau Ă©lectrique et les infrastructures de recharge pour vĂ©hicules Ă©lectriques. Cet intĂ©rĂȘt concerne Ă©galement les technologies et l’expertise technique nordiques, qui pourraient contribuer Ă  la mise en place de rĂ©seaux de recharge plus rĂ©silients. Elle a soulignĂ© que les partenaires nordiques avaient Ă©tĂ© particuliĂšrement impressionnĂ©s par la dĂ©cision politique ambitieuse de l’Éthiopie de progressivement abandonner les vĂ©hicules Ă  moteur thermique au profit de la mobilitĂ© Ă©lectrique, une transition soutenue par l’abondance de ses ressources renouvelables. Les pays nordiques disposent d’une vaste expĂ©rience dans le dĂ©veloppement des infrastructures de recharge pour vĂ©hicules Ă©lectriques et de systĂšmes Ă©lectriques fiables, a-t-elle expliquĂ©, ajoutant que cette expertise pourrait offrir des enseignements prĂ©cieux Ă  l’Éthiopie alors qu’elle poursuit l’expansion de son rĂ©seau national de recharge. Hosaena a Ă©galement citĂ© le Grand barrage de la Renaissance Ă©thiopienne (GERD) et les grands projets Ă©oliens parmi les principaux facteurs suscitant l’intĂ©rĂȘt des investisseurs nordiques. Au-delĂ  des infrastructures, elle a soulignĂ© que l’expansion du marchĂ© Ă©thiopien des vĂ©hicules Ă©lectriques offre d’importantes possibilitĂ©s de transfert de technologies et d’investissements bilatĂ©raux. Abondant dans le mĂȘme sens, Kumeel Alsmail, responsable des solutions industrielles de Nokia pour le Moyen-Orient et l’Afrique, a indiquĂ© que le dĂ©veloppement de l’écosystĂšme des vĂ©hicules Ă©lectriques en Afrique ouvrira de nouvelles perspectives de coopĂ©ration numĂ©rique et technologique entre les pays africains et les entreprises nordiques.   S’exprimant Ă  l’ENA en marge de l’évĂ©nement, Alsmail a soulignĂ© que la connectivitĂ© fiable sera essentielle au fonctionnement des rĂ©seaux de recharge des vĂ©hicules Ă©lectriques, notamment alors que les pays s’efforcent de mettre en place des corridors rĂ©gionaux de mobilitĂ© Ă©lectrique. Il a notamment Ă©voquĂ© les corridors potentiels reliant l’Éthiopie, Djibouti et le Kenya, estimant que ces axes pourraient desservir aussi bien les vĂ©hicules de transport de passagers que les vĂ©hicules Ă©lectriques lourds.   Alsmail a indiquĂ© que Nokia entrevoit d’importantes possibilitĂ©s de fournir des solutions de connectivitĂ© numĂ©rique destinĂ©es aux rĂ©seaux de recharge, tout en soulignant que l’augmentation de la capacitĂ© de production d’énergie renouvelable de l’Éthiopie doit s’accompagner de systĂšmes robustes de transport et de distribution d’électricitĂ©. Le sommet a ainsi mis en Ă©vidence l’interconnexion entre les Ă©nergies renouvelables, la mobilitĂ© Ă©lectrique, la connectivitĂ© numĂ©rique et les infrastructures. Les participants ont soulignĂ© que les partenariats technologiques transfrontaliers et les investissements privĂ©s seront essentiels pour accĂ©lĂ©rer la transition de l’Afrique vers une Ă©nergie propre.
Les plus consultés
Le Premier ministre a clairement indiquĂ© que cinq problĂšmes en Éthiopie doivent ĂȘtre Ă©quilibrĂ©s.
Jun 14, 2022 31554
Lors de la 13e rĂ©union ordinaire de la chambre des reprĂ©sentants du peuple, le Premier ministre a rĂ©pondu aux questions posĂ©es par les membres du parlement notant qu'il est important de maintenir l'Ă©quilibre de cinq questions. Selon le premier ministre, la dĂ©mocratie et la paix, les affaires ethniques et nationales, les droits des individus et des groupes, l'histoire d'hier et l'Ă©preuve d'hier ainsi que l'intĂ©rĂȘt national et les relations internationales. Selon l'explication donnĂ©e sur le maintien de l'Ă©quilibre concernant les droits des individus et des groupes, il a indiquĂ© que les noms de groupe ne devraient pas ĂȘtre nommĂ©s aprĂšs avoir commis un crime contre la personne. Le Premier ministre a dĂ©clarĂ© que l'Ă©quilibre entre l'histoire d'hier et le test d'hier devait ĂȘtre maintenu ; l'intĂ©rĂȘt national et les relations internationales doivent ĂȘtre prĂ©servĂ©s. VoilĂ  le rĂ©sumĂ© de la rĂ©ponse et des explications donnĂ©es par le Premier ministre Abiy Ahmed lors de la 13e rĂ©union ordinaire de la 6e chambre des reprĂ©sentants du peuple. En considĂ©rant les dĂ©fis qui se sont produits au cours des 4 derniers mois, il est important d'Ă©quilibrer les dĂ©veloppements et les pertes qui se sont produits.Au cours des derniĂšres annĂ©es, malgrĂ© les dĂ©fis du COVID-19, de la guerre et de la sĂ©cheresse, de nombreux travaux ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s.4700 kilomĂštres de routes ont Ă©tĂ© construits au cours des 4 derniĂšres annĂ©es.AprĂšs le changement, 116 routes piĂ©tonnes de large et 151 kilomĂštres de route goudronnĂ©e ont Ă©tĂ© construites Ă  Addis-Abeba.504 km de route ont Ă©tĂ© construits dans la zone East Gojam au cours des 2 derniĂšres annĂ©es.La tĂ©lĂ©communication comptait 38 millions d'utilisateurs auparavant et maintenant elle compte 65, 5 millions de clients.Alors q’on dit qu'il faut en faire plus, il n'est pas nĂ©cessaire de nier ce qui a Ă©tĂ© fait.MalgrĂ© la guerre et l'instabilitĂ©, il y avait 4 sucreries et maintenant il y en a 9.La raison de la pĂ©nurie de sucre pendant la construction de l'usine sucriĂšre est due Ă  la forte demande.La destination de la compagnie aĂ©rienne Ă©tait de 115 et maintenant elle est de 127. Le revenu de la compagnie aĂ©rienne Ă©tait de 3, 3 milliards de dollars avant le changement. Maintenant, aprĂšs le changement, c'est 4, 8 milliards de dollars.La compagnie aĂ©rienne Ă©thiopienne a servi 22 millions de passagers.28% des terres agricoles ont Ă©tĂ© cultivĂ©es en tracteur alors que 45% en grappe.Le blĂ© d'Ă©tĂ© devrait ĂȘtre de 23-24 millions de quintaux.Le gouvernement a accordĂ© 15 milliards de birr d'aide au dĂ©veloppement.
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L'Égypte aggrave son conflit avec la Turquie à la suite d'un accord maritime concernant la Libye
Oct 23, 2026 252
Addis Ababa le 23 octobre, 2026 (ENA) L'Égypte et la Turquie ont vu leur diffĂ©rend sur les frontiĂšres maritimes en MĂ©diterranĂ©e orientale resurgir Ă  la suite d'une dĂ©cision de la Chambre des reprĂ©sentants libyenne, basĂ©e dans l'est du pays, d'approuver un accord maritime conclu en 2019 entre Ankara et les autoritĂ©s de Tripoli. Le ministĂšre Ă©gyptien des Affaires Ă©trangĂšres a qualifiĂ© cette dĂ©cision de « nulle et non avenue », arguant que cette ratification porte atteinte aux droits souverains de l'Égypte et n'a aucun effet juridique. La Turquie, quant Ă  elle, soutient que cet accord est conforme Ă  son interprĂ©tation du droit maritime international. Le diffĂ©rend porte sur un protocole d’accord signĂ© en novembre 2019 entre la Turquie et le Gouvernement d’accord national libyen, alors reconnu par la communautĂ© internationale, visant Ă  dĂ©finir les frontiĂšres maritimes en MĂ©diterranĂ©e orientale. L’Égypte, la GrĂšce et Chypre se sont opposĂ©es Ă  cet accord, arguant qu’il entrait en conflit avec leurs revendications maritimes. Ce dernier affrontement diplomatique reflĂšte des rivalitĂ©s gĂ©opolitiques plus larges opposant l’Égypte et d’autres acteurs rĂ©gionaux sur les questions de juridiction maritime, de ressources naturelles, de sĂ©curitĂ© et d’influence politique. L’Égypte a fait l’objet de critiques concernant ses politiques rĂ©gionales, les analystes se demandant si la poursuite de ses intĂ©rĂȘts stratĂ©giques pourrait contribuer Ă  l’instabilitĂ© et exacerber la concurrence autour des ressources rĂ©gionales. Par exemple, des informations rĂ©centes ont rĂ©vĂ©lĂ© que des frappes Ă©gyptiennes auraient causĂ© la mort d’au moins 200 mineurs soudanais et blessĂ© de nombreuses autres personnes sur des sites miniers situĂ©s dans la rĂ©gion d’Al-Wadi Nord, au Soudan. Ces attaques prĂ©sumĂ©es ont suscitĂ© des inquiĂ©tudes quant Ă  la sĂ©curitĂ© des civils et Ă  l’implication de l’Égypte dans le conflit qui sĂ©vit actuellement au Soudan. Certains observateurs considĂšrent ces attaques comme s'inscrivant dans le cadre d'une implication plus large de l'Égypte au Soudan, oĂč des intĂ©rĂȘts nationaux et extĂ©rieurs contradictoires ont compliquĂ© les efforts visant Ă  mettre fin Ă  la guerre. Dans une rĂ©cente interview accordĂ©e Ă  l’ENA, Abdulshakur Abdulsamad, chercheur senior au Centre d’études stratĂ©giques et d’initiative pour l’intĂ©gration rĂ©gionale, a affirmĂ© que l’Égypte cherchait Ă  prolonger la guerre au Soudan afin de continuer Ă  tirer profit des ressources en eau de ce pays. Le conflit en cours pourrait permettre Ă  l’Égypte de bĂ©nĂ©ficier de quantitĂ©s d’eau supĂ©rieures Ă  la normale que le Soudan n’a pas Ă©tĂ© en mesure d’utiliser, a notĂ© le chercheur senior. Les relations entre l’Égypte et l’Éthiopie ont Ă©galement Ă©tĂ© mises Ă  rude Ă©preuve par des dĂ©saccords concernant l’utilisation des eaux du Nil. Le Caire s’est opposĂ© Ă  certains aspects des plans de dĂ©veloppement de l’Éthiopie, en particulier au Grand Barrage de la Renaissance Ă©thiopienne (GERD), tandis que l’Éthiopie revendique son droit Ă  utiliser ses ressources naturelles Ă  des fins de dĂ©veloppement, notamment pour la production d’électricitĂ©. Ce diffĂ©rend met en Ă©vidence des divergences de longue date entre les pays en amont et en aval concernant l’utilisation Ă©quitable de l’eau et la coopĂ©ration rĂ©gionale. Le rĂŽle de l’Égypte dans le conflit qui sĂ©vit actuellement au Soudan a Ă©galement attirĂ© l’attention des analystes politiques, qui se demandent si le soutien apportĂ© par Le Caire aux Forces armĂ©es soudanaises pourrait compromettre les perspectives de paix et renforcer son influence sur l’avenir politique du Soudan. La guerre entre les Forces armĂ©es soudanaises et les Forces de soutien rapide, qui a dĂ©butĂ© le 15 avril 2023, a dĂ©vastĂ© l’économie et les infrastructures du Soudan, provoquĂ© le dĂ©placement de millions de personnes et perturbĂ© le commerce rĂ©gional. Selon les estimations de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la production cĂ©rĂ©aliĂšre du Soudan en 2025 a baissĂ© de 22 % par rapport Ă  l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente. Certains analystes affirment que l’Égypte poursuit des intĂ©rĂȘts stratĂ©giques au Soudan d’une maniĂšre susceptible de prolonger le conflit. IsraĂ«l, quant Ă  lui, a critiquĂ© cet accord maritime, accusant son rival rĂ©gional, la Turquie, de dĂ©stabiliser la MĂ©diterranĂ©e orientale. Ce diffĂ©rend a ravivĂ© l’attention portĂ©e aux revendications maritimes qui se chevauchent dans la rĂ©gion et Ă  ses ressources Ă©nergĂ©tiques potentielles. Le Caire craint tout particuliĂšrement que cet accord n’affecte les droits d’exploration des hydrocarbures et ne compromette ses partenariats rĂ©gionaux. La Turquie insiste sur le fait que le pacte reste valide, ouvrant la voie Ă  une confrontation diplomatique plus vive au sujet des frontiĂšres maritimes. Selon certaines informations, l’Égypte soutient le marĂ©chal Khalifa Haftar et l’ArmĂ©e nationale libyenne (ANL) dans l’est de la Libye principalement pour sĂ©curiser sa frontiĂšre dĂ©sertique d’environ 1 100 kilomĂštres, lutter contre les groupes militants islamistes et contrer l’influence de rivaux rĂ©gionaux tels que la Turquie. La dĂ©cision du parlement de l’est de la Libye de ratifier l’accord prĂ©cĂ©demment signĂ© entre la Turquie et le Gouvernement d’accord national basĂ© Ă  Tripoli marque un changement potentiel qui remet directement en cause la position du Caire en MĂ©diterranĂ©e orientale. Le parlement, alignĂ© sur l’est de la Libye et basĂ© Ă  Tobrouk, a renversĂ© des annĂ©es d’opposition Ă  l’accord maritime turco-libyen Ă  la suite de l’élection d’un nouveau prĂ©sident, Al-Salhin Abdelnabi al-Obeidi. En alignant les autoritĂ©s de l’est sur un accord initialement signĂ© par les autoritĂ©s de l’ouest de la Libye, basĂ©es Ă  Tripoli, cette dĂ©cision pourrait indiquer une Ă©volution vers une position libyenne plus unifiĂ©e concernant ce pacte. L’Union europĂ©enne s’est opposĂ©e Ă  cette ratification, soutenant la position de la GrĂšce et affirmant que l’accord porte atteinte aux droits maritimes d’un État membre de l’UE.
L'Ă©conomie migratoire de l'ÉrythrĂ©e : ce pays peut-il survivre sans les transferts de fonds forcĂ©s ?
Oct 20, 2026 351
Addis Ababa le 20 octobre, 2026 (ENA) L’ultimatum lancĂ© par la Grande-Bretagne Ă  l’ÉrythrĂ©e en octobre 2026 a mis en lumiĂšre une contradiction de longue date au cƓur du rĂ©gime d’Isaias Afwerki. Le gouvernement d’Asmara prĂŽne l’autosuffisance tout en rejetant les budgets nationaux fixes et la dĂ©pendance vis-Ă -vis de l’extĂ©rieur. Pourtant, son systĂšme est soutenu par les forces mĂȘmes qu’il prĂ©tend transcender : le service national Ă  durĂ©e indĂ©terminĂ©e pousse Ă  l’émigration, tandis que les transferts de fonds des ÉrythrĂ©ens de l’étranger contribuent Ă  financer le systĂšme qui les contraint Ă  partir. La ministre de l’IntĂ©rieur, Shabana Mahmood, a annoncĂ© que l’ÉrythrĂ©e serait soumise Ă  une interdiction totale de visa pour ses ressortissants, Ă  moins qu’Asmara ne reprenne sa coopĂ©ration concernant le retour des demandeurs d’asile dĂ©boutĂ©s et des dĂ©linquants Ă©trangers. Le traitement prĂ©fĂ©rentiel accordĂ© aux fonctionnaires a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© supprimĂ©, et les diplomates ont vu leurs dĂ©placements hors de Londres restreints. Cette annonce est intervenue Ă  un moment oĂč les ÉrythrĂ©ens constituaient la nationalitĂ© la plus reprĂ©sentĂ©e parmi les arrivĂ©es par petites embarcations au cours de l’annĂ©e s’achevant en juin 2026 — environ 5 875 arrivĂ©es enregistrĂ©es, soit prĂšs de 18 % du total — et occupaient la deuxiĂšme place dans le classement gĂ©nĂ©ral des demandes d’asile, avec des taux d’octroi initiaux avoisinant les 83 Ă  84 %. Bien que l’ÉrythrĂ©e ait qualifiĂ© ces pressions de « manƓuvre politique sans fondement », la succession des Ă©vĂ©nements nĂ©cessite un examen plus approfondi d’une Ă©conomie politique qui a transformĂ© l’émigration continue en une source de transferts de fonds. Cette Ă©conomie politique, contrĂŽlĂ©e par la Shabia sous la prĂ©sidence d’Isaias Afwerki depuis l’indĂ©pendance, repose sur trois piliers Ă©troitement liĂ©s : le service national Ă  durĂ©e indĂ©terminĂ©e, la mainmise du parti sur l’économie planifiĂ©e et l’appropriation systĂ©matique des flux financiers extĂ©rieurs. Bien qu’ils semblent distincts, ces piliers fonctionnent comme un mĂ©canisme unique qui transforme la population Ă  la fois en une main-d’Ɠuvre captive sur le territoire national et en une source de financement Ă  l’étranger. Ce cadre s’est structurĂ© autour de l’extraction continue de valeur tirĂ©e de cette Ă©migration, assurant ainsi un monopole durable au rĂ©gime. En 1997, l’ÉrythrĂ©e a ratifiĂ© une constitution qui n’a toujours pas Ă©tĂ© mise en Ɠuvre depuis prĂšs de trois dĂ©cennies. En 2001, les mĂ©dias indĂ©pendants ont Ă©tĂ© fermĂ©s aprĂšs que des personnalitĂ©s de haut rang du parti eurent appelĂ© Ă  la tenue d’élections dĂ©mocratiques et Ă  l’application de la constitution. En consĂ©quence, ce qui avait Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© comme une mobilisation temporaire en temps de guerre s’est figĂ© en une architecture Ă©tatique permanente dans laquelle la citoyennetĂ© elle-mĂȘme a Ă©tĂ© redĂ©finie comme une obligation plutĂŽt que comme un droit. Bien que le service national ait Ă©tĂ© officiellement limitĂ© Ă  18 mois en vertu de la Proclamation 82/1995, il se poursuit sans date de fin depuis la guerre frontaliĂšre de 1998-2000. Les lycĂ©ens effectuent leur derniĂšre annĂ©e au centre d’entraĂźnement militaire de Sawa avant d’ĂȘtre affectĂ©s Ă  des fonctions militaires ou civiles pouvant durer des dĂ©cennies, pour une maigre allocation de 450 Ă  500 nakfa par mois, soit environ 30 dollars amĂ©ricains. Ce sont ces conditions que la Commission d’enquĂȘte des Nations unies a qualifiĂ©es de « s’apparentant Ă  de l’esclavage », les associant Ă  la dĂ©tention arbitraire et Ă  la punition collective des familles. De telles pratiques alimentent une Ă©migration continue, dont le flux sortant ne rĂ©sulte pas d’un Ă©chec politique, mais constitue plutĂŽt une source de revenus dĂ©libĂ©rĂ©e. Alors que les estimations de la population rĂ©sidente oscillent autour de 3,6 millions d’habitants, les chiffres relatifs Ă  la diaspora varient entre environ 600 000 et 900 000 migrants et rĂ©fugiĂ©s enregistrĂ©s, jusqu’à un tiers de la population nĂ©e en ÉrythrĂ©e vivant hors du pays. Selon les donnĂ©es du HCR Ă  la fin de l’annĂ©e 2025, on comptait environ 555 000 rĂ©fugiĂ©s et plus de 118 000 demandeurs d’asile — soit un total d’environ 670 000 Ă  679 000 personnes relevant de la compĂ©tence du HCR —, les nouvelles demandes d’asile pour la seule annĂ©e 2025 ayant dĂ©passĂ© les 53 000. Bien que l’économie formelle reste dominĂ©e par les entreprises liĂ©es Ă  la Shabia et par l’État, l’activitĂ© du secteur privĂ©, en dehors du petit commerce familial, est entravĂ©e par les contrĂŽles des changes, les restrictions en matiĂšre d’octroi de licences et le rĂ©gime de travail liĂ© au service national. La ressource dĂ©terminante est le capital humain exportĂ© puis imposĂ© ; la survie de la plupart des mĂ©nages dĂ©pend de transferts extĂ©rieurs estimĂ©s entre 200 et 300 millions de dollars US par an, soit environ 30 % du PIB de l’ÉrythrĂ©e. Ces flux permettent aux mĂ©nages de rester solvables dans un contexte d’opportunitĂ©s nationales limitĂ©es, tandis qu’un impĂŽt parallĂšle de 2 % sur la diaspora est prĂ©levĂ© auprĂšs des ÉrythrĂ©ens Ă  l’étranger et collectĂ© par l’intermĂ©diaire des ambassades et de rĂ©seaux informels. La propriĂ©tĂ© Ă©conomique est concentrĂ©e dans des structures contrĂŽlĂ©es par le parti : le Hidri Trust fait office de holding centrale pour les intĂ©rĂȘts commerciaux de Shabia, la Red Sea Trading Corporation dĂ©tient un monopole de fait sur une part importante des importations et sert de principal canal pour les opĂ©rations de change, des entreprises de construction telles que Segen et Bidho rĂ©alisent des chantiers de grande envergure en recourant frĂ©quemment Ă  la main-d’Ɠuvre du service national, et Himbol Financial Services gĂšre les transferts de fonds et les transactions associĂ©es. Il existe certes des banques d’État, mais le parti conserve des circuits financiers parallĂšles Ă©chappant au contrĂŽle budgĂ©taire conventionnel, alors qu’aucun budget national complet n’a Ă©tĂ© publiĂ© depuis l’indĂ©pendance. Ce double systĂšme d’extraction rĂ©duit la nĂ©cessitĂ© de crĂ©er des emplois productifs et engendre un cercle vicieux dans lequel le service national Ă  durĂ©e indĂ©terminĂ©e et les contrĂŽles politiques gĂ©nĂšrent une fuite des cerveaux, qui Ă  son tour gĂ©nĂšre des transferts de fonds et des recettes pour l’État. Si l’on compare cela Ă  la doctrine officielle d’autosuffisance suivie par l’ÉrythrĂ©e — qui rejette la dĂ©pendance Ă  l’égard de l’aide tout en traitant les citoyens Ă  la fois comme une main-d’Ɠuvre gratuite et comme des bailleurs de fonds externes —, l’isolement vis-Ă -vis des financements multilatĂ©raux conventionnels se justifie, tandis que le pluralisme politique est prĂ©sentĂ© comme une menace pour l’unitĂ© nationale et la souverainetĂ©. Il en rĂ©sulte un Ă©quilibre particulier dans lequel le pouvoir politique est monopolisĂ©, et oĂč l’autoritĂ© du rĂ©gime sur les budgets ainsi que le montant exact des avoirs du parti Ă©chappent au contrĂŽle public. L’économie politique de l’ÉrythrĂ©e a transformĂ© une part importante de sa population en une ressource transnationale, oĂč la main-d’Ɠuvre est exploitĂ©e dans des conditions coercitives tandis que la diaspora fournit des devises Ă©trangĂšres, crĂ©ant ainsi un Ă©quilibre entre rĂ©pression et stagnation Ă©conomique. En consĂ©quence, ce sont les pays d’accueil qui doivent supporter les coĂ»ts sociaux et budgĂ©taires, le systĂšme Shabia au pouvoir externalisant ces coĂ»ts tout en s’appropriant les retombĂ©es financiĂšres. L’économie migratoire de l’ÉrythrĂ©e n’est donc pas un sous-produit involontaire de l’isolement, mais la logique de fonctionnement d’un ordre politique qui transforme son peuple en principale ressource permettant au rĂ©gime de se maintenir. L’enjeu est l’appauvrissement continu d’une gĂ©nĂ©ration et la pĂ©rennitĂ© d’un rĂ©gime fermĂ© qui s’en nourrit.
Agence des nouvelles éthiopienne
2023