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L'Ăthiopie appelle Ă une coopĂ©ration rĂ©gionale renforcĂ©e concernant les cours d'eau partagĂ©s
Oct 26, 2026 10
Addis Ababa le 26 octobre, 2026 (ENA) LâĂthiopie a appelĂ© Ă une coopĂ©ration rĂ©gionale renforcĂ©e et Ă une utilisation Ă©quitable des ressources en eau transfrontaliĂšres, en mettant lâaccent sur lâhydro-diplomatie comme voie vers lâintĂ©gration rĂ©gionale. Cet appel a Ă©tĂ© lancĂ© lors de lâouverture de la 3e Semaine Ă©thiopienne de lâeau et de lâĂ©nergie, qui se dĂ©roule du 26 au 30 octobre sous le thĂšme : « Promouvoir des politiques fondĂ©es sur la science et des partenariats pour un avenir sĂ»r en matiĂšre dâeau et dâĂ©nergie ». Dans un message transmis au nom du ministre de lâEau et de lâĂnergie, le Dr Ing. Habtamu Itefa, le ministĂšre a soulignĂ© que les cours dâeau partagĂ©s nĂ©cessitaient un engagement constructif, des informations fiables et une coopĂ©ration concrĂšte afin de transformer les dĂ©fis communs liĂ©s Ă lâeau en opportunitĂ©s de dĂ©veloppement et de stabilitĂ© rĂ©gionale. Il a soulignĂ© que lâeau et lâĂ©nergie sont essentielles Ă la sĂ©curitĂ© alimentaire, Ă la santĂ© publique, Ă la croissance industrielle, Ă la crĂ©ation dâemplois, Ă la durabilitĂ© environnementale et au dĂ©veloppement national. Le ministĂšre a Ă©galement appelĂ© Ă une planification intĂ©grĂ©e afin de maximiser les retombĂ©es du dĂ©veloppement, de rĂ©duire le gaspillage des ressources et de renforcer la rĂ©silience. Le ministĂšre a mis en avant le potentiel considĂ©rable de lâĂthiopie en matiĂšre dâeau et dâĂ©nergies renouvelables, soulignant la nĂ©cessitĂ© de transformer ces ressources en dĂ©veloppement durable grĂące Ă une gestion efficace des ressources, Ă une coordination entre les institutions et Ă une mise en Ćuvre rĂ©solue. LâĂ©largissement de lâaccĂšs Ă une Ă©nergie abordable et fiable, lâamĂ©lioration de lâapprovisionnement en eau et de lâassainissement, le renforcement de lâirrigation et de lâefficacitĂ© de lâutilisation de lâeau, ainsi que la protection des nappes phrĂ©atiques et des bassins versants ont Ă©tĂ© identifiĂ©s comme des prioritĂ©s essentielles. Il a Ă©galement soulignĂ© lâimportance de la science, de lâinformation numĂ©rique et des technologies modernes pour orienter les dĂ©cisions politiques et les investissements en matiĂšre de dĂ©veloppement. Le renforcement de la surveillance hydrologique et mĂ©tĂ©orologique, lâamĂ©lioration des systĂšmes dâinformation sur les bassins versants, le suivi de la qualitĂ© de lâeau et la production de donnĂ©es fiables sur lâĂ©nergie contribueraient Ă identifier les risques, Ă hiĂ©rarchiser les investissements et Ă Ă©valuer les rĂ©sultats en matiĂšre de dĂ©veloppement, a-t-il notĂ©. Le ministĂšre a en outre insistĂ© sur la nĂ©cessitĂ© de combler le fossĂ© entre la recherche scientifique et l'Ă©laboration concrĂšte des politiques en renforçant la collaboration entre les chercheurs, les institutions gouvernementales, les investisseurs, les prestataires de services et les communautĂ©s locales. Il a appelĂ© Ă une approche coordonnĂ©e associant le gouvernement, le secteur privĂ©, les universitĂ©s, les instituts de recherche, les partenaires de dĂ©veloppement et les communautĂ©s afin dâamĂ©liorer la prestation des services, de mobiliser les investissements et dâassurer la gestion durable des ressources naturelles. Le ministĂšre a Ă©galement soulignĂ© lâimportance dâintĂ©grer lâeau, lâĂ©nergie, la production alimentaire et la protection des Ă©cosystĂšmes dans la planification du dĂ©veloppement, en notant que le lien entre lâeau, lâĂ©nergie, lâalimentation et les Ă©cosystĂšmes peut contribuer Ă maximiser les bĂ©nĂ©fices des investissements tout en prĂ©servant les ressources naturelles pour les gĂ©nĂ©rations futures. Au-delĂ des discussions politiques, le forum devrait dĂ©boucher sur des recommandations concrĂštes, des partenariats renforcĂ©s, des projets prĂȘts Ă ĂȘtre financĂ©s et des mesures pratiques visant Ă amĂ©liorer les services dans les secteurs de lâeau et de lâĂ©nergie. Le ministĂšre a soulignĂ© que la concrĂ©tisation de ces objectifs en rĂ©sultats tangibles nĂ©cessite des institutions compĂ©tentes, des responsabilitĂ©s clairement dĂ©finies, un financement durable, une rĂ©glementation efficace et une obligation de rendre des comptes. La 3e Semaine Ă©thiopienne de l'eau et de l'Ă©nergie a rĂ©uni des responsables gouvernementaux, des membres du corps diplomatique, des partenaires au dĂ©veloppement, des dirigeants du secteur privĂ©, des chercheurs, des universitaires, des entrepreneurs, des consultants et des reprĂ©sentants de la sociĂ©tĂ© civile afin d'Ă©tudier des politiques fondĂ©es sur la science et de nouer des partenariats en vue d'un avenir garantissant la sĂ©curitĂ© de l'approvisionnement en eau et en Ă©nergie.
Lula da Silva remporte l'élection présidentielle au Brésil
Oct 26, 2026 44
Addis Ababa le 26 octobre, 2026 (ENA) Le prĂ©sident brĂ©silien sortant, Luiz InĂĄcio Lula da Silva, a Ă©tĂ© réélu pour un quatriĂšme mandat non consĂ©cutif, remportant la victoire lors dâun second tour dĂ©cisif face au sĂ©nateur de droite FlĂĄvio Bolsonaro. Cette Ă©lection met fin Ă une campagne Ă©lectorale houleuse. Le prĂ©sident sortant, Luiz InĂĄcio Lula da Silva, a remportĂ© l'Ă©lection prĂ©sidentielle avec 51,75 % des voix. Le sĂ©nateur FlĂĄvio Bolsonaro a obtenu 48,25 % des voix. Ces chiffres sont basĂ©s sur 99,76 % des suffrages dĂ©pouillĂ©s. Lula est nĂ© le 27 octobre 1945 Ă CaetĂ©s, au sein d'une famille d'agriculteurs. Ă partir de la fin des annĂ©es 1960, il a travaillĂ© dans des aciĂ©ries et sâest engagĂ© dans le mouvement syndical. Ă partir de 1975, il a dirigĂ© le syndicat des mĂ©tallurgistes de lâABC. En 1980, il a fondĂ© le Parti des travailleurs. Il sâest prĂ©sentĂ© aux Ă©lections prĂ©sidentielles de 1989, 1994 et 1998, terminant deuxiĂšme Ă chaque fois. Il a remportĂ© la prĂ©sidence en 2002 et a Ă©tĂ© réélu en 2006. En 2023, il est revenu au pouvoir une nouvelle fois. La communautĂ© internationale a rĂ©agi rapidement Ă lâannonce de cette réélection : des dirigeants mondiaux et des personnalitĂ©s politiques de premier plan des AmĂ©riques et dâautres rĂ©gions ont adressĂ© leurs fĂ©licitations et soulignĂ© lâimportance des processus dĂ©mocratiques.
Le Forum de Tana s'achÚve sur un appel en faveur de la souveraineté et de l'intégration africaines
Oct 25, 2026 272
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) Le 12e Forum de haut niveau de Tana sur la sĂ©curitĂ© en Afrique sâest achevĂ© Ă Bahir Dar. Ă cette occasion, des dirigeants africains, actuels et anciens, ont appelĂ© Ă une accĂ©lĂ©ration de lâintĂ©gration rĂ©gionale, Ă la souverainetĂ© technologique et Ă des mesures concrĂštes pour relever les dĂ©fis liĂ©s Ă la paix et Ă la sĂ©curitĂ© sur le continent. Cette rencontre de trois jours a rĂ©uni des dirigeants et des experts africains afin de dĂ©battre des prĂ©occupations urgentes en matiĂšre de sĂ©curitĂ©. Les participants ont soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© de sâattaquer aux causes profondes de lâinstabilitĂ© et de renforcer la capacitĂ© de lâAfrique Ă dĂ©terminer son propre avenir. Dans son discours de clĂŽture, John Dramani Mahama, prĂ©sident du conseil dâadministration du Forum de Tana et prĂ©sident du Ghana, a saluĂ© les rĂ©sultats du forum et a exhortĂ© les dirigeants africains Ă traduire le dialogue en rĂ©sultats concrets. « C'est une bonne chose de parler, c'est une bonne chose de dialoguer, mais il vaut mieux agir. Nous devons passer du dialogue Ă l'action », a dĂ©clarĂ© M. Mahama. Il a qualifiĂ© la prĂ©sentation du rapport sur l'Ă©tat de la paix et de la sĂ©curitĂ© en Afrique de jalon majeur du forum, le dĂ©crivant comme une ressource importante pour Ă©valuer les conflits Ă travers le continent et Ă©laborer des rĂ©ponses concrĂštes aux dĂ©fis de sĂ©curitĂ© Ă©mergents et persistants. Le prĂ©sident a soulignĂ© quâune paix durable ne pouvait ĂȘtre obtenue uniquement par des dĂ©ploiements militaires ou des forces de rĂ©serve. Il a plutĂŽt appelĂ© Ă une intĂ©gration Ă©conomique plus poussĂ©e, Ă une solidaritĂ© rĂ©gionale renforcĂ©e, Ă un dĂ©veloppement du commerce transfrontalier et Ă une approche diplomatique coordonnĂ©e pour sâattaquer aux causes structurelles des conflits. Il a Ă©galement insistĂ© sur lâimportance de lutter contre la marginalisation sociale et de bĂątir des sociĂ©tĂ©s inclusives offrant des perspectives dâavenir aux jeunes, aux femmes et aux personnes en situation de handicap. En matiĂšre de gouvernance, M. Mahama a exhortĂ© les dirigeants africains Ă exercer leur autoritĂ© politique de maniĂšre Ă amĂ©liorer la vie des citoyens, soulignant que le leadership devait ĂȘtre Ă©valuĂ© Ă lâaune de sa contribution au bien-ĂȘtre public plutĂŽt quâĂ celle de la dĂ©tention du pouvoir en soi. Il a en outre appelĂ© Ă une unitĂ© continentale renforcĂ©e et Ă une coopĂ©ration plus Ă©troite avec les pays du Sud afin de relever les dĂ©fis communs et de dĂ©fendre les intĂ©rĂȘts de lâAfrique sur la scĂšne internationale. RĂ©affirmant le rĂŽle du Forum de Tana en tant que plateforme de premier plan pour le dialogue de haut niveau sur la paix et la sĂ©curitĂ© en Afrique, Mahama a remerciĂ© le SecrĂ©tariat du Forum de Tana, les organisateurs, les partenaires et les sponsors pour leurs contributions Ă cet Ă©vĂ©nement. Il a Ă©galement remerciĂ© le Premier ministre Abiy Ahmed et le gouvernement Ă©thiopien dâavoir accueilli le forum et dâavoir rĂ©servĂ© un accueil chaleureux aux participants. En conclusion de son intervention, Mahama a mis les dirigeants africains et les autres participants au dĂ©fi de faire Ă©tat de progrĂšs tangibles lorsquâils reviendront Ă Bahir Dar pour la prochaine Ă©dition du forum. « Revenons Ă Bahir Dar lâannĂ©e prochaine et affirmons que le vent tourne pour lâAfrique, que nos conflits touchent Ă leur fin et que des opportunitĂ©s sâouvrent pour tous nos peuples », a-t-il dĂ©clarĂ©.
D'anciens dirigeants africains soulignent la nécessité d'accélérer l'intégration et de renforcer la souveraineté technologique pour l'avenir de l'Afrique
Oct 25, 2026 206
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) D'anciens dirigeants africains et hauts responsables ont appelĂ© Ă une accĂ©lĂ©ration de l'intĂ©gration continentale, Ă un renforcement des investissements dans les capacitĂ©s technologiques et Ă un renforcement des institutions africaines. Cet appel a Ă©tĂ© lancĂ© lors dâune table ronde de haut niveau organisĂ©e dans le cadre du 12e Forum de haut niveau de Tana sur la sĂ©curitĂ© en Afrique, Ă Bahir Dar, oĂč lâancien Premier ministre Ă©thiopien Hailemariam Desalegn, lâancien prĂ©sident nigĂ©rian Goodluck Jonathan et le directeur gĂ©nĂ©ral de la Commission nationale de planification de Namibie, Kaire Mbuende, ont discutĂ© des voies Ă suivre pour la transformation gĂ©opolitique et Ă©conomique de lâAfrique. Les anciens dirigeants africains ont soulignĂ© lâimportance de renforcer lâintĂ©gration continentale et les capacitĂ©s technologiques afin de faire progresser la souverainetĂ© Ă©conomique, la sĂ©curitĂ© collective et lâinfluence mondiale du continent. Hailemariam a soulignĂ© que les retards dans la mise en Ćuvre des accords continentaux existants continuent dâexposer les pays africains aux pressions extĂ©rieures et aux conflits par procuration. Il a Ă©galement exhortĂ© les dirigeants Ă traduire leurs engagements en actions concrĂštes. « Pour nous, lâintĂ©gration africaine est avant tout un bouclier Ă©conomique », a-t-il dĂ©clarĂ©. Hailemariam a insistĂ© sur le fait quâune coopĂ©ration Ă©conomique plus Ă©troite renforcerait la capacitĂ© du continent Ă rĂ©sister aux pressions extĂ©rieures. « Nous ne pouvons pas nous protĂ©ger de la pression extĂ©rieure si nous ne nous intĂ©grons pas. DeuxiĂšmement, notre intĂ©gration est une force gĂ©opolitique. Câest pourquoi jâaffirme quâune intĂ©gration accĂ©lĂ©rĂ©e est essentielle et cruciale pour nous », a-t-il ajoutĂ©. Mettant en avant les minerais critiques et les ressources liĂ©es Ă la transition Ă©nergĂ©tique de lâAfrique, quâil a qualifiĂ©s de « minerais dâopportunitĂ© », Hailemariam a averti que la concurrence autour de ces actifs stratĂ©giques pourrait alimenter lâinstabilitĂ© si les pays africains ne parvenaient pas Ă coordonner leurs politiques en matiĂšre de ressources et Ă renforcer la coopĂ©ration entre les producteurs. Il a citĂ© le conflit en cours en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC) comme exemple des risques auxquels sont confrontĂ©es les rĂ©gions riches en ressources. Il a Ă©galement fait part de ses inquiĂ©tudes concernant les retards pris dans la mise en Ćuvre de la Zone de libre-Ă©change continentale africaine (ZLECA), affirmant que les engagements politiques devaient sâaccompagner dâactions concrĂštes. Sâappuyant sur son rĂŽle de prĂ©sident de TradeMark Africa, il a mis les gouvernements africains au dĂ©fi dâaller au-delĂ de la simple signature dâaccords pour en concrĂ©tiser les avantages escomptĂ©s. « Il existe une volontĂ© politique pour signer des traitĂ©s, mais il nây en a pas pour les mettre en Ćuvre », a-t-il dĂ©clarĂ©. Lâancien prĂ©sident nigĂ©rian Goodluck Jonathan a quant Ă lui soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© dâune souverainetĂ© technologique, affirmant que lâAfrique ne peut pas atteindre une vĂ©ritable indĂ©pendance Ă©conomique tant quâelle dĂ©pend fortement des technologies, de lâexpertise et des intrants industriels Ă©trangers. Pour illustrer ce dĂ©fi, Jonathan a expliquĂ© que mĂȘme des rĂ©parations techniques relativement mineures sur les infrastructures pouvaient nĂ©cessiter des composants importĂ©s et lâintervention de spĂ©cialistes Ă©trangers, ce qui rend les Ă©conomies africaines dĂ©pendantes de capacitĂ©s externes. « Tout ce qui reste Ă lâAfrique, câest de consommer ces produits, et cela nâa rien Ă voir avec lâindustrialisation », a-t-il dĂ©clarĂ©. « On ne peut pas parler de souverainetĂ© Ă©conomique sans Ă©voquer la souverainetĂ© technologique », a-t-il ajoutĂ©. Jonathan a mis en avant les expĂ©riences de lâInde, de la CorĂ©e du Sud et de Singapour, soulignant le rĂŽle des universitĂ©s Ă forte intensitĂ© de recherche dans le dĂ©veloppement de lâexpertise nationale, la promotion de lâinnovation et le soutien Ă la croissance industrielle. Il a exhortĂ© les gouvernements africains Ă investir de maniĂšre stratĂ©gique dans des Ă©tablissements dâenseignement supĂ©rieur spĂ©cialisĂ©s et des instituts de recherche capables de produire les connaissances, les technologies et les professionnels qualifiĂ©s nĂ©cessaires pour soutenir les industries locales. Il a Ă©galement mis en garde contre le recours Ă lâemprunt principalement pour financer la consommation, appelant plutĂŽt Ă un investissement accru dans les actifs productifs, la recherche et le renforcement des capacitĂ©s nationales. De son cĂŽtĂ©, Kaire Mbuende, directeur gĂ©nĂ©ral de la Commission nationale de planification de la Namibie, a soulignĂ© que la force collective de lâAfrique dĂ©pendait de la soliditĂ© des institutions nationales, dâune coopĂ©ration rĂ©gionale efficace et dâorganisations continentales compĂ©tentes. « Il ne peut y avoir dâAfrique forte sans pays africains forts, sans rĂ©gions fortes et sans une organisation continentale forte », a dĂ©clarĂ© M. Mbuende. Il a dĂ©fini la souverainetĂ© Ă©conomique comme la capacitĂ© Ă contrĂŽler et Ă utiliser les ressources naturelles au profit des populations africaines par le biais de lâindustrialisation, de la rĂ©duction de la pauvretĂ© et de la crĂ©ation dâemplois. « La souverainetĂ© Ă©conomique est avant tout une question de contrĂŽle de nos ressources naturelles afin de les utiliser au profit de nos populations par le biais de lâindustrialisation, de la rĂ©duction de la pauvretĂ© et de la lutte contre le chĂŽmage », a-t-il dĂ©clarĂ©. M. Mbuende a Ă©galement appelĂ© Ă un renforcement des capacitĂ©s nationales et de la mobilisation des ressources, Ă un redoublement dâefforts pour atteindre les objectifs du TraitĂ© dâAbuja, ainsi quâau renforcement des institutions continentales proposĂ©es de longue date. Il a en outre appelĂ© Ă des rĂ©formes de la gouvernance mondiale et Ă une coopĂ©ration plus Ă©troite entre les pays du Sud afin dâobtenir des conditions de financement plus Ă©quitables, soulignant les prĂ©occupations liĂ©es aux coĂ»ts dâemprunt Ă©levĂ©s auxquels sont confrontĂ©s les pays africains malgrĂ© leurs taux de dĂ©faut de paiement relativement faibles. Les intervenants ont soulignĂ© que la transformation Ă©conomique de lâAfrique dĂ©pendait de la capacitĂ© Ă transformer ses accords existants, ses ressources naturelles et ses stratĂ©gies de dĂ©veloppement en rĂ©sultats concrets grĂące Ă une mise en Ćuvre plus rapide, Ă des investissements technologiques, Ă des institutions plus solides et Ă une gestion coordonnĂ©e des ressources du continent.
Le ministre de la Défense salue le courage et la résilience des Forces de défense nationales éthiopiennes (ENDF) face aux défis à surmonter
Oct 25, 2026 176
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) Le ministre de la DĂ©fense, Mohamed Idris, a soulignĂ© que les Forces de dĂ©fense nationales Ă©thiopiennes (ENDF) constituent une vĂ©ritable « armĂ©e de la victoire », qui a surmontĂ© avec courage de nombreux dĂ©fis grĂące Ă sa rĂ©silience, Ă son hĂ©roĂŻsme et Ă son engagement Ă prĂ©server la souverainetĂ© du pays. Le ministre a tenu ces propos aujourdâhui lors de la cĂ©lĂ©bration de la 119e JournĂ©e des Forces de dĂ©fense de la RĂ©publique fĂ©dĂ©rale dĂ©mocratique dâĂthiopie (RFDE), qui sâest dĂ©roulĂ©e au quartier gĂ©nĂ©ral des Forces armĂ©es sous le thĂšme « LâarmĂ©e de la victoire ». Le marĂ©chal Birhanu Jula, chef dâĂ©tat-major gĂ©nĂ©ral, ainsi que dâanciens responsables militaires, des attachĂ©s militaires et des diplomates de divers pays, ainsi que des invitĂ©s, ont assistĂ© Ă la cĂ©rĂ©monie. S'exprimant Ă cette occasion, Mohamed a qualifiĂ© les forces de dĂ©fense de pilier de la confiance publique et de bouclier de la nation en ces temps difficiles. Il a ajoutĂ© que les Forces de dĂ©fense nationales Ă©thiopiennes (ENDF) apportaient une contribution significative au dĂ©veloppement global du pays. Le ministre a en outre prĂ©cisĂ© que ces forces avaient protĂ©gĂ© les frontiĂšres de la nation et prĂ©servĂ© la paix publique en dĂ©jouant les menaces et les complots provenant tant de l'intĂ©rieur que de l'extĂ©rieur du pays. Il a Ă©galement mis en avant la contribution de lâENDF Ă la paix et Ă la sĂ©curitĂ© rĂ©gionales, affirmant que ses performances avaient dĂ©montrĂ© sa fiabilitĂ© et sa capacitĂ© opĂ©rationnelle. Mohamed a en outre soulignĂ© que les forces de dĂ©fense avaient dĂ©veloppĂ© un niveau de capacitĂ© globale fiable et quâelles constituaient un rempart national contre dâĂ©ventuelles provocations et menaces. Il a par ailleurs insistĂ© sur le fait que lâĂ©volution de la dynamique gĂ©opolitique dans la rĂ©gion avait rendu le rĂŽle de lâarmĂ©e plus important que jamais pour la protection des intĂ©rĂȘts nationaux et le maintien de la paix et de la stabilitĂ©. La JournĂ©e des forces de dĂ©fense est cĂ©lĂ©brĂ©e chaque annĂ©e pour commĂ©morer la crĂ©ation des forces de dĂ©fense modernes de lâĂthiopie, qui remonte au 15 Tikimt de lâan 1900 du calendrier Ă©thiopien, date Ă laquelle le pays a nommĂ© son premier ministre de la Guerre. Cette journĂ©e rend hommage aux gĂ©nĂ©rations de militaires qui ont sacrifiĂ© leur vie pour dĂ©fendre la souverainetĂ© et lâintĂ©gritĂ© territoriale de lâĂthiopie. Elle vise Ă©galement Ă prĂ©server lâhistoire, lâhĂ©roĂŻsme et les traditions de ces forces, ainsi quâĂ transmettre aux gĂ©nĂ©rations futures leur hĂ©ritage de service et de sacrifice.
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Des travaux sont en cors pour que les investisseurs de la ville corĂ©enne d'Ulsan investissent en Ăthiopie.
Mar 25, 2024 63586
Addis Abeba, le 25 mars 2024 (ENA) : - Il a Ă©tĂ© annoncĂ© que les investisseurs d'Ulsan, une ville manufacturiĂšre et industrielle de la RĂ©publique de CorĂ©e du Sud, pourront investir en Ăthiopie. L'ambassadeur Ă©thiopien en RĂ©publique de CorĂ©e du Sud, Dessie Dalke, a eu une discussion avec le maire de la ville d'Ulsan, Kim Du-geum qui a portĂ© sur les conditions dans lesquelles les investisseurs de la ville peuvent investir en Ăthiopie et dans lesquelles la ville peut Ă©tablir de solides relations fraternelles avec les villes Ă©thiopiennes. Au cours de la discussion, l'ambassadeur Dessie Dalke a mentionnĂ© que l'Ăthiopie et la CorĂ©e sont des pays entretenant des relations fortes et historiques et a dĂ©clarĂ© que les relations devraient ĂȘtre renforcĂ©es par l'Ă©change d'expĂ©riences et d'investissements, en particulier au niveau urbain. L'ambassadeur a ajoutĂ© que le maire a Ă©galement demandĂ© d'encourager les investisseurs de la ville Ă investir en Ăthiopie. Pour sa part, le maire d'Ulsan, Doo-geum, a remerciĂ© l'Ăthiopie pour son soutien pendant les moments difficiles de la CorĂ©e du Sud et a dĂ©clarĂ© qu'ils travailleraient Ă Ă©tablir une relation entre les villes Ă©thiopiennes et la ville d'Ulsan. Citant comme exemple le constructeur automobile sud-corĂ©en Hyundai, il a soulignĂ© que le pays utilise l'Ăthiopie comme destination stratĂ©gique pour atteindre le marchĂ© africain ajoutant que les investisseurs de la ville auront de larges opportunitĂ©s sur le marchĂ© des affaires africain en investissant en Ethiopie. Selon l'ambassade dâEthiopie en RĂ©publique de CorĂ©e du Sud, l'ambassadeur Dessie Dalke a rendu visite Ă la compagnie Hyundai Motors lors de sa visite de travail dans la ville.
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Politique
L'Ăthiopie appelle Ă une coopĂ©ration rĂ©gionale renforcĂ©e concernant les cours d'eau partagĂ©s
Oct 26, 2026 10
Addis Ababa le 26 octobre, 2026 (ENA) LâĂthiopie a appelĂ© Ă une coopĂ©ration rĂ©gionale renforcĂ©e et Ă une utilisation Ă©quitable des ressources en eau transfrontaliĂšres, en mettant lâaccent sur lâhydro-diplomatie comme voie vers lâintĂ©gration rĂ©gionale. Cet appel a Ă©tĂ© lancĂ© lors de lâouverture de la 3e Semaine Ă©thiopienne de lâeau et de lâĂ©nergie, qui se dĂ©roule du 26 au 30 octobre sous le thĂšme : « Promouvoir des politiques fondĂ©es sur la science et des partenariats pour un avenir sĂ»r en matiĂšre dâeau et dâĂ©nergie ». Dans un message transmis au nom du ministre de lâEau et de lâĂnergie, le Dr Ing. Habtamu Itefa, le ministĂšre a soulignĂ© que les cours dâeau partagĂ©s nĂ©cessitaient un engagement constructif, des informations fiables et une coopĂ©ration concrĂšte afin de transformer les dĂ©fis communs liĂ©s Ă lâeau en opportunitĂ©s de dĂ©veloppement et de stabilitĂ© rĂ©gionale. Il a soulignĂ© que lâeau et lâĂ©nergie sont essentielles Ă la sĂ©curitĂ© alimentaire, Ă la santĂ© publique, Ă la croissance industrielle, Ă la crĂ©ation dâemplois, Ă la durabilitĂ© environnementale et au dĂ©veloppement national. Le ministĂšre a Ă©galement appelĂ© Ă une planification intĂ©grĂ©e afin de maximiser les retombĂ©es du dĂ©veloppement, de rĂ©duire le gaspillage des ressources et de renforcer la rĂ©silience. Le ministĂšre a mis en avant le potentiel considĂ©rable de lâĂthiopie en matiĂšre dâeau et dâĂ©nergies renouvelables, soulignant la nĂ©cessitĂ© de transformer ces ressources en dĂ©veloppement durable grĂące Ă une gestion efficace des ressources, Ă une coordination entre les institutions et Ă une mise en Ćuvre rĂ©solue. LâĂ©largissement de lâaccĂšs Ă une Ă©nergie abordable et fiable, lâamĂ©lioration de lâapprovisionnement en eau et de lâassainissement, le renforcement de lâirrigation et de lâefficacitĂ© de lâutilisation de lâeau, ainsi que la protection des nappes phrĂ©atiques et des bassins versants ont Ă©tĂ© identifiĂ©s comme des prioritĂ©s essentielles. Il a Ă©galement soulignĂ© lâimportance de la science, de lâinformation numĂ©rique et des technologies modernes pour orienter les dĂ©cisions politiques et les investissements en matiĂšre de dĂ©veloppement. Le renforcement de la surveillance hydrologique et mĂ©tĂ©orologique, lâamĂ©lioration des systĂšmes dâinformation sur les bassins versants, le suivi de la qualitĂ© de lâeau et la production de donnĂ©es fiables sur lâĂ©nergie contribueraient Ă identifier les risques, Ă hiĂ©rarchiser les investissements et Ă Ă©valuer les rĂ©sultats en matiĂšre de dĂ©veloppement, a-t-il notĂ©. Le ministĂšre a en outre insistĂ© sur la nĂ©cessitĂ© de combler le fossĂ© entre la recherche scientifique et l'Ă©laboration concrĂšte des politiques en renforçant la collaboration entre les chercheurs, les institutions gouvernementales, les investisseurs, les prestataires de services et les communautĂ©s locales. Il a appelĂ© Ă une approche coordonnĂ©e associant le gouvernement, le secteur privĂ©, les universitĂ©s, les instituts de recherche, les partenaires de dĂ©veloppement et les communautĂ©s afin dâamĂ©liorer la prestation des services, de mobiliser les investissements et dâassurer la gestion durable des ressources naturelles. Le ministĂšre a Ă©galement soulignĂ© lâimportance dâintĂ©grer lâeau, lâĂ©nergie, la production alimentaire et la protection des Ă©cosystĂšmes dans la planification du dĂ©veloppement, en notant que le lien entre lâeau, lâĂ©nergie, lâalimentation et les Ă©cosystĂšmes peut contribuer Ă maximiser les bĂ©nĂ©fices des investissements tout en prĂ©servant les ressources naturelles pour les gĂ©nĂ©rations futures. Au-delĂ des discussions politiques, le forum devrait dĂ©boucher sur des recommandations concrĂštes, des partenariats renforcĂ©s, des projets prĂȘts Ă ĂȘtre financĂ©s et des mesures pratiques visant Ă amĂ©liorer les services dans les secteurs de lâeau et de lâĂ©nergie. Le ministĂšre a soulignĂ© que la concrĂ©tisation de ces objectifs en rĂ©sultats tangibles nĂ©cessite des institutions compĂ©tentes, des responsabilitĂ©s clairement dĂ©finies, un financement durable, une rĂ©glementation efficace et une obligation de rendre des comptes. La 3e Semaine Ă©thiopienne de l'eau et de l'Ă©nergie a rĂ©uni des responsables gouvernementaux, des membres du corps diplomatique, des partenaires au dĂ©veloppement, des dirigeants du secteur privĂ©, des chercheurs, des universitaires, des entrepreneurs, des consultants et des reprĂ©sentants de la sociĂ©tĂ© civile afin d'Ă©tudier des politiques fondĂ©es sur la science et de nouer des partenariats en vue d'un avenir garantissant la sĂ©curitĂ© de l'approvisionnement en eau et en Ă©nergie.
Le Forum de Tana s'achÚve sur un appel en faveur de la souveraineté et de l'intégration africaines
Oct 25, 2026 272
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) Le 12e Forum de haut niveau de Tana sur la sĂ©curitĂ© en Afrique sâest achevĂ© Ă Bahir Dar. Ă cette occasion, des dirigeants africains, actuels et anciens, ont appelĂ© Ă une accĂ©lĂ©ration de lâintĂ©gration rĂ©gionale, Ă la souverainetĂ© technologique et Ă des mesures concrĂštes pour relever les dĂ©fis liĂ©s Ă la paix et Ă la sĂ©curitĂ© sur le continent. Cette rencontre de trois jours a rĂ©uni des dirigeants et des experts africains afin de dĂ©battre des prĂ©occupations urgentes en matiĂšre de sĂ©curitĂ©. Les participants ont soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© de sâattaquer aux causes profondes de lâinstabilitĂ© et de renforcer la capacitĂ© de lâAfrique Ă dĂ©terminer son propre avenir. Dans son discours de clĂŽture, John Dramani Mahama, prĂ©sident du conseil dâadministration du Forum de Tana et prĂ©sident du Ghana, a saluĂ© les rĂ©sultats du forum et a exhortĂ© les dirigeants africains Ă traduire le dialogue en rĂ©sultats concrets. « C'est une bonne chose de parler, c'est une bonne chose de dialoguer, mais il vaut mieux agir. Nous devons passer du dialogue Ă l'action », a dĂ©clarĂ© M. Mahama. Il a qualifiĂ© la prĂ©sentation du rapport sur l'Ă©tat de la paix et de la sĂ©curitĂ© en Afrique de jalon majeur du forum, le dĂ©crivant comme une ressource importante pour Ă©valuer les conflits Ă travers le continent et Ă©laborer des rĂ©ponses concrĂštes aux dĂ©fis de sĂ©curitĂ© Ă©mergents et persistants. Le prĂ©sident a soulignĂ© quâune paix durable ne pouvait ĂȘtre obtenue uniquement par des dĂ©ploiements militaires ou des forces de rĂ©serve. Il a plutĂŽt appelĂ© Ă une intĂ©gration Ă©conomique plus poussĂ©e, Ă une solidaritĂ© rĂ©gionale renforcĂ©e, Ă un dĂ©veloppement du commerce transfrontalier et Ă une approche diplomatique coordonnĂ©e pour sâattaquer aux causes structurelles des conflits. Il a Ă©galement insistĂ© sur lâimportance de lutter contre la marginalisation sociale et de bĂątir des sociĂ©tĂ©s inclusives offrant des perspectives dâavenir aux jeunes, aux femmes et aux personnes en situation de handicap. En matiĂšre de gouvernance, M. Mahama a exhortĂ© les dirigeants africains Ă exercer leur autoritĂ© politique de maniĂšre Ă amĂ©liorer la vie des citoyens, soulignant que le leadership devait ĂȘtre Ă©valuĂ© Ă lâaune de sa contribution au bien-ĂȘtre public plutĂŽt quâĂ celle de la dĂ©tention du pouvoir en soi. Il a en outre appelĂ© Ă une unitĂ© continentale renforcĂ©e et Ă une coopĂ©ration plus Ă©troite avec les pays du Sud afin de relever les dĂ©fis communs et de dĂ©fendre les intĂ©rĂȘts de lâAfrique sur la scĂšne internationale. RĂ©affirmant le rĂŽle du Forum de Tana en tant que plateforme de premier plan pour le dialogue de haut niveau sur la paix et la sĂ©curitĂ© en Afrique, Mahama a remerciĂ© le SecrĂ©tariat du Forum de Tana, les organisateurs, les partenaires et les sponsors pour leurs contributions Ă cet Ă©vĂ©nement. Il a Ă©galement remerciĂ© le Premier ministre Abiy Ahmed et le gouvernement Ă©thiopien dâavoir accueilli le forum et dâavoir rĂ©servĂ© un accueil chaleureux aux participants. En conclusion de son intervention, Mahama a mis les dirigeants africains et les autres participants au dĂ©fi de faire Ă©tat de progrĂšs tangibles lorsquâils reviendront Ă Bahir Dar pour la prochaine Ă©dition du forum. « Revenons Ă Bahir Dar lâannĂ©e prochaine et affirmons que le vent tourne pour lâAfrique, que nos conflits touchent Ă leur fin et que des opportunitĂ©s sâouvrent pour tous nos peuples », a-t-il dĂ©clarĂ©.
D'anciens dirigeants africains soulignent la nécessité d'accélérer l'intégration et de renforcer la souveraineté technologique pour l'avenir de l'Afrique
Oct 25, 2026 206
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) D'anciens dirigeants africains et hauts responsables ont appelĂ© Ă une accĂ©lĂ©ration de l'intĂ©gration continentale, Ă un renforcement des investissements dans les capacitĂ©s technologiques et Ă un renforcement des institutions africaines. Cet appel a Ă©tĂ© lancĂ© lors dâune table ronde de haut niveau organisĂ©e dans le cadre du 12e Forum de haut niveau de Tana sur la sĂ©curitĂ© en Afrique, Ă Bahir Dar, oĂč lâancien Premier ministre Ă©thiopien Hailemariam Desalegn, lâancien prĂ©sident nigĂ©rian Goodluck Jonathan et le directeur gĂ©nĂ©ral de la Commission nationale de planification de Namibie, Kaire Mbuende, ont discutĂ© des voies Ă suivre pour la transformation gĂ©opolitique et Ă©conomique de lâAfrique. Les anciens dirigeants africains ont soulignĂ© lâimportance de renforcer lâintĂ©gration continentale et les capacitĂ©s technologiques afin de faire progresser la souverainetĂ© Ă©conomique, la sĂ©curitĂ© collective et lâinfluence mondiale du continent. Hailemariam a soulignĂ© que les retards dans la mise en Ćuvre des accords continentaux existants continuent dâexposer les pays africains aux pressions extĂ©rieures et aux conflits par procuration. Il a Ă©galement exhortĂ© les dirigeants Ă traduire leurs engagements en actions concrĂštes. « Pour nous, lâintĂ©gration africaine est avant tout un bouclier Ă©conomique », a-t-il dĂ©clarĂ©. Hailemariam a insistĂ© sur le fait quâune coopĂ©ration Ă©conomique plus Ă©troite renforcerait la capacitĂ© du continent Ă rĂ©sister aux pressions extĂ©rieures. « Nous ne pouvons pas nous protĂ©ger de la pression extĂ©rieure si nous ne nous intĂ©grons pas. DeuxiĂšmement, notre intĂ©gration est une force gĂ©opolitique. Câest pourquoi jâaffirme quâune intĂ©gration accĂ©lĂ©rĂ©e est essentielle et cruciale pour nous », a-t-il ajoutĂ©. Mettant en avant les minerais critiques et les ressources liĂ©es Ă la transition Ă©nergĂ©tique de lâAfrique, quâil a qualifiĂ©s de « minerais dâopportunitĂ© », Hailemariam a averti que la concurrence autour de ces actifs stratĂ©giques pourrait alimenter lâinstabilitĂ© si les pays africains ne parvenaient pas Ă coordonner leurs politiques en matiĂšre de ressources et Ă renforcer la coopĂ©ration entre les producteurs. Il a citĂ© le conflit en cours en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC) comme exemple des risques auxquels sont confrontĂ©es les rĂ©gions riches en ressources. Il a Ă©galement fait part de ses inquiĂ©tudes concernant les retards pris dans la mise en Ćuvre de la Zone de libre-Ă©change continentale africaine (ZLECA), affirmant que les engagements politiques devaient sâaccompagner dâactions concrĂštes. Sâappuyant sur son rĂŽle de prĂ©sident de TradeMark Africa, il a mis les gouvernements africains au dĂ©fi dâaller au-delĂ de la simple signature dâaccords pour en concrĂ©tiser les avantages escomptĂ©s. « Il existe une volontĂ© politique pour signer des traitĂ©s, mais il nây en a pas pour les mettre en Ćuvre », a-t-il dĂ©clarĂ©. Lâancien prĂ©sident nigĂ©rian Goodluck Jonathan a quant Ă lui soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© dâune souverainetĂ© technologique, affirmant que lâAfrique ne peut pas atteindre une vĂ©ritable indĂ©pendance Ă©conomique tant quâelle dĂ©pend fortement des technologies, de lâexpertise et des intrants industriels Ă©trangers. Pour illustrer ce dĂ©fi, Jonathan a expliquĂ© que mĂȘme des rĂ©parations techniques relativement mineures sur les infrastructures pouvaient nĂ©cessiter des composants importĂ©s et lâintervention de spĂ©cialistes Ă©trangers, ce qui rend les Ă©conomies africaines dĂ©pendantes de capacitĂ©s externes. « Tout ce qui reste Ă lâAfrique, câest de consommer ces produits, et cela nâa rien Ă voir avec lâindustrialisation », a-t-il dĂ©clarĂ©. « On ne peut pas parler de souverainetĂ© Ă©conomique sans Ă©voquer la souverainetĂ© technologique », a-t-il ajoutĂ©. Jonathan a mis en avant les expĂ©riences de lâInde, de la CorĂ©e du Sud et de Singapour, soulignant le rĂŽle des universitĂ©s Ă forte intensitĂ© de recherche dans le dĂ©veloppement de lâexpertise nationale, la promotion de lâinnovation et le soutien Ă la croissance industrielle. Il a exhortĂ© les gouvernements africains Ă investir de maniĂšre stratĂ©gique dans des Ă©tablissements dâenseignement supĂ©rieur spĂ©cialisĂ©s et des instituts de recherche capables de produire les connaissances, les technologies et les professionnels qualifiĂ©s nĂ©cessaires pour soutenir les industries locales. Il a Ă©galement mis en garde contre le recours Ă lâemprunt principalement pour financer la consommation, appelant plutĂŽt Ă un investissement accru dans les actifs productifs, la recherche et le renforcement des capacitĂ©s nationales. De son cĂŽtĂ©, Kaire Mbuende, directeur gĂ©nĂ©ral de la Commission nationale de planification de la Namibie, a soulignĂ© que la force collective de lâAfrique dĂ©pendait de la soliditĂ© des institutions nationales, dâune coopĂ©ration rĂ©gionale efficace et dâorganisations continentales compĂ©tentes. « Il ne peut y avoir dâAfrique forte sans pays africains forts, sans rĂ©gions fortes et sans une organisation continentale forte », a dĂ©clarĂ© M. Mbuende. Il a dĂ©fini la souverainetĂ© Ă©conomique comme la capacitĂ© Ă contrĂŽler et Ă utiliser les ressources naturelles au profit des populations africaines par le biais de lâindustrialisation, de la rĂ©duction de la pauvretĂ© et de la crĂ©ation dâemplois. « La souverainetĂ© Ă©conomique est avant tout une question de contrĂŽle de nos ressources naturelles afin de les utiliser au profit de nos populations par le biais de lâindustrialisation, de la rĂ©duction de la pauvretĂ© et de la lutte contre le chĂŽmage », a-t-il dĂ©clarĂ©. M. Mbuende a Ă©galement appelĂ© Ă un renforcement des capacitĂ©s nationales et de la mobilisation des ressources, Ă un redoublement dâefforts pour atteindre les objectifs du TraitĂ© dâAbuja, ainsi quâau renforcement des institutions continentales proposĂ©es de longue date. Il a en outre appelĂ© Ă des rĂ©formes de la gouvernance mondiale et Ă une coopĂ©ration plus Ă©troite entre les pays du Sud afin dâobtenir des conditions de financement plus Ă©quitables, soulignant les prĂ©occupations liĂ©es aux coĂ»ts dâemprunt Ă©levĂ©s auxquels sont confrontĂ©s les pays africains malgrĂ© leurs taux de dĂ©faut de paiement relativement faibles. Les intervenants ont soulignĂ© que la transformation Ă©conomique de lâAfrique dĂ©pendait de la capacitĂ© Ă transformer ses accords existants, ses ressources naturelles et ses stratĂ©gies de dĂ©veloppement en rĂ©sultats concrets grĂące Ă une mise en Ćuvre plus rapide, Ă des investissements technologiques, Ă des institutions plus solides et Ă une gestion coordonnĂ©e des ressources du continent.
Le ministre de la Défense salue le courage et la résilience des Forces de défense nationales éthiopiennes (ENDF) face aux défis à surmonter
Oct 25, 2026 176
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) Le ministre de la DĂ©fense, Mohamed Idris, a soulignĂ© que les Forces de dĂ©fense nationales Ă©thiopiennes (ENDF) constituent une vĂ©ritable « armĂ©e de la victoire », qui a surmontĂ© avec courage de nombreux dĂ©fis grĂące Ă sa rĂ©silience, Ă son hĂ©roĂŻsme et Ă son engagement Ă prĂ©server la souverainetĂ© du pays. Le ministre a tenu ces propos aujourdâhui lors de la cĂ©lĂ©bration de la 119e JournĂ©e des Forces de dĂ©fense de la RĂ©publique fĂ©dĂ©rale dĂ©mocratique dâĂthiopie (RFDE), qui sâest dĂ©roulĂ©e au quartier gĂ©nĂ©ral des Forces armĂ©es sous le thĂšme « LâarmĂ©e de la victoire ». Le marĂ©chal Birhanu Jula, chef dâĂ©tat-major gĂ©nĂ©ral, ainsi que dâanciens responsables militaires, des attachĂ©s militaires et des diplomates de divers pays, ainsi que des invitĂ©s, ont assistĂ© Ă la cĂ©rĂ©monie. S'exprimant Ă cette occasion, Mohamed a qualifiĂ© les forces de dĂ©fense de pilier de la confiance publique et de bouclier de la nation en ces temps difficiles. Il a ajoutĂ© que les Forces de dĂ©fense nationales Ă©thiopiennes (ENDF) apportaient une contribution significative au dĂ©veloppement global du pays. Le ministre a en outre prĂ©cisĂ© que ces forces avaient protĂ©gĂ© les frontiĂšres de la nation et prĂ©servĂ© la paix publique en dĂ©jouant les menaces et les complots provenant tant de l'intĂ©rieur que de l'extĂ©rieur du pays. Il a Ă©galement mis en avant la contribution de lâENDF Ă la paix et Ă la sĂ©curitĂ© rĂ©gionales, affirmant que ses performances avaient dĂ©montrĂ© sa fiabilitĂ© et sa capacitĂ© opĂ©rationnelle. Mohamed a en outre soulignĂ© que les forces de dĂ©fense avaient dĂ©veloppĂ© un niveau de capacitĂ© globale fiable et quâelles constituaient un rempart national contre dâĂ©ventuelles provocations et menaces. Il a par ailleurs insistĂ© sur le fait que lâĂ©volution de la dynamique gĂ©opolitique dans la rĂ©gion avait rendu le rĂŽle de lâarmĂ©e plus important que jamais pour la protection des intĂ©rĂȘts nationaux et le maintien de la paix et de la stabilitĂ©. La JournĂ©e des forces de dĂ©fense est cĂ©lĂ©brĂ©e chaque annĂ©e pour commĂ©morer la crĂ©ation des forces de dĂ©fense modernes de lâĂthiopie, qui remonte au 15 Tikimt de lâan 1900 du calendrier Ă©thiopien, date Ă laquelle le pays a nommĂ© son premier ministre de la Guerre. Cette journĂ©e rend hommage aux gĂ©nĂ©rations de militaires qui ont sacrifiĂ© leur vie pour dĂ©fendre la souverainetĂ© et lâintĂ©gritĂ© territoriale de lâĂthiopie. Elle vise Ă©galement Ă prĂ©server lâhistoire, lâhĂ©roĂŻsme et les traditions de ces forces, ainsi quâĂ transmettre aux gĂ©nĂ©rations futures leur hĂ©ritage de service et de sacrifice.
L'Ăthiopie cĂ©lĂšbre la 119e JournĂ©e des forces de dĂ©fense sous le thĂšme : « L'armĂ©e de la victoire »
Oct 25, 2026 172
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) L'Ăthiopie cĂ©lĂšbre la 119e JournĂ©e des forces de dĂ©fense sous le thĂšme « L'armĂ©e de la victoire » au quartier gĂ©nĂ©ral des forces armĂ©es, rendant ainsi hommage Ă l'histoire, aux traditions et aux sacrifices des Forces de dĂ©fense nationales Ă©thiopiennes (ENDF). Le marĂ©chal Birhanu Jula, chef d'Ă©tat-major gĂ©nĂ©ral, Mohammed Idris, ministre de la DĂ©fense, ainsi que d'autres hauts responsables gouvernementaux ont assistĂ© Ă la cĂ©rĂ©monie. Des responsables et des membres de la police fĂ©dĂ©rale, des attachĂ©s militaires, des diplomates reprĂ©sentant divers pays, ainsi que des invitĂ©s issus de diffĂ©rents secteurs de la sociĂ©tĂ© ont Ă©galement pris part Ă la cĂ©lĂ©bration, soulignant ainsi lâimportance nationale de cet Ă©vĂ©nement. La JournĂ©e des forces de dĂ©fense est cĂ©lĂ©brĂ©e chaque annĂ©e pour commĂ©morer la crĂ©ation des forces de dĂ©fense modernes de lâĂthiopie, qui remonte au 15 Tikimt 1900 du calendrier Ă©thiopien, date Ă laquelle le pays a nommĂ© son premier ministre de la Guerre, marquant ainsi une Ă©tape importante dans le dĂ©veloppement dâune institution militaire nationale organisĂ©e. Cette journĂ©e rend hommage aux militaires qui ont sacrifiĂ© leur vie pour prĂ©server la souverainetĂ© et lâintĂ©gritĂ© territoriale de lâĂthiopie. Elle rend Ă©galement hommage aux contributions des gĂ©nĂ©rations de militaires, hommes et femmes, qui ont servi le pays. Cette commĂ©moration annuelle vise Ă prĂ©server lâhistoire, lâhĂ©roĂŻsme et les traditions institutionnelles des Forces de dĂ©fense nationales Ă©thiopiennes (ENDF), tout en transmettant aux gĂ©nĂ©rations futures leur hĂ©ritage de service et de sacrifice. PlacĂ©e sous le thĂšme « L'armĂ©e de la victoire », la cĂ©lĂ©bration de cette annĂ©e met en avant le rĂŽle constant des forces de dĂ©fense dans la protection de la souverainetĂ© nationale et rend hommage aux exploits et aux sacrifices de ceux qui ont servi le pays.
Un écrivain égyptien accuse le gouvernement de former des forces soudanaises à l'utilisation d'armes chimiques
Oct 25, 2026 193
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) L'Ă©crivain et penseur politique Ă©gyptien Mohamed Saad Khiralla a accusĂ© le gouvernement Ă©gyptien de former des militaires soudanais Ă l'utilisation d'armes chimiques sur le sol Ă©gyptien. Il a Ă©galement dĂ©clarĂ© que l'Ăgypte avait pris pour cible des mineurs d'or sur le territoire soudanais lors de frappes aĂ©riennes Ă©gyptiennes, et a appelĂ© Ă ce que les responsables soient traduits en justice. Rappelons que les Ătats-Unis ont imposĂ© et renforcĂ© des sanctions Ă lâencontre du gouvernement soudanais aprĂšs avoir Ă©tabli que les Forces armĂ©es soudanaises (SAF) avaient utilisĂ© des armes chimiques interdites (apparemment du chlore gazeux) contre les Forces de soutien rapide (RSF). En juin 2025, Ă la suite dâune conclusion du DĂ©partement dâĂtat amĂ©ricain selon laquelle le gouvernement soudanais avait violĂ© la Convention sur les armes chimiques (CAC) en utilisant des armes chimiques en 2024, celui-ci a instaurĂ© des restrictions Ă lâexportation, des plafonds dâemprunt et des restrictions sur les lignes de crĂ©dit Ă partir du mois de juin environ. Une nouvelle fois, en juillet 2026, les Ătats-Unis ont Ă©tendu et renforcĂ© ces mesures par une deuxiĂšme sĂ©rie de sanctions qui est entrĂ©e en vigueur le 20 juillet 2026. Ces restrictions ont encore Ă©largi les contrĂŽles Ă lâexportation, ajoutĂ© des mesures financiĂšres et liĂ©es Ă lâaviation, et imposĂ© lâopposition des Ătats-Unis Ă tout prĂȘt ou aide financiĂšre en faveur du Soudan par lâintermĂ©diaire dâinstitutions financiĂšres internationales. Sâadressant Ă lâENA, lâĂ©crivain Ă©gyptien a dĂ©clarĂ© : « Le rĂ©gime militaire autoritaire Ă©gyptien formait des officiers et des soldats soudanais Ă lâutilisation dâarmes chimiques contre le peuple soudanais. » Il a exhortĂ© les dĂ©fenseurs des droits de lâhomme du monde entier Ă documenter ce quâil a qualifiĂ© de « crimes imprescriptibles » et Ă demander des comptes aux responsables. M. Khairallah a condamnĂ© les rĂ©centes frappes Ă©gyptiennes visant des mineurs dâor, dĂ©crivant ces civils comme des personnes luttant pour assurer leur subsistance quotidienne. Il a Ă©galement soulignĂ© que lâune de ces frappes Ă©gyptiennes avait eu lieu sur le territoire soudanais, Ă environ 44 Ă 46 kilomĂštres de la frontiĂšre Ă©gyptienne. Les propos de lâauteur font suite Ă des frappes aĂ©riennes attribuĂ©es Ă lâarmĂ©e de lâair Ă©gyptienne qui ont visĂ© des mineurs dâor et des civils soudanais les 16 juin et 10 octobre 2026, soulevant des questions quant au rĂŽle de lâĂgypte dans ces frappes, Ă leurs motivations sous-jacentes et Ă leurs implications pour les relations entre Le Caire et Khartoum. « Le rĂ©gime Ă©gyptien a tentĂ© de justifier ces frappes en affirmant quâelles avaient eu lieu sur le territoire Ă©gyptien et visaient des chercheurs dâor qui avaient franchi la frontiĂšre », a dĂ©clarĂ© lâauteur. Khairallah a rejetĂ© cette version, arguant quâelle contredisait ce quâil a prĂ©sentĂ© comme des enregistrements vidĂ©o documentant les incidents. Il a ajoutĂ© que les affirmations selon lesquelles les mineurs auraient parcouru de longues distances Ă pied pour atteindre le territoire Ă©gyptien et y chercher de lâor soulevaient de sĂ©rieux doutes, qualifiant la version Ă©gyptienne de « comble de la farce et de lâabsurditĂ© ». L'auteur a soulignĂ© que la nationalitĂ© des mineurs ne changeait rien au fond du problĂšme, mĂȘme en supposant qu'ils fussent originaires d'autres pays africains. Il s'est interrogĂ© sur les motifs pouvant justifier qu'ils soient pris pour cible par l'armĂ©e sur le territoire soudanais. La prĂ©sence de mineurs Ă©trangers, mĂȘme si cette affirmation Ă©tait vraie, ne donnait pas au Caire le droit de les prendre pour cible sur le territoire d'un autre pays, a fait valoir Khairallah. Il a soulignĂ© que les violations graves ne devaient pas rester impunies ni Ă©chapper Ă lâexamen juridique. Lâauteur Ă©gyptien a Ă©galement accusĂ© certains Ă©lĂ©ments au sein de lâestablishment militaire Ă©gyptien de chercher Ă tirer profit des richesses et des ressources du Soudan par le biais de liens avec des acteurs militaires soudanais. Il a ajoutĂ© que ces activitĂ©s prĂ©sumĂ©es soulevaient de sĂ©rieuses questions quant aux motivations sous-jacentes de la politique Ă©gyptienne envers le Soudan et au respect de la souverainetĂ© soudanaise.
Le Premier ministre Abiy affirme que l'accĂšs Ă la mer est vital pour l'Ăthiopie
Oct 24, 2026 265
Addis Ababa le 24 octobre,2026(ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a soulignĂ© lâimportance stratĂ©gique de lâaccĂšs Ă la mer pour lâĂthiopie, insistant sur le fait quâil sâagit dâun enjeu vital liĂ© Ă la sĂ©curitĂ©, Ă la souverainetĂ© et Ă lâavenir Ă long terme du pays. « Pour une nation de plus de 130 millions dâhabitants, lâaccĂšs Ă la mer est vital. Imaginez devoir planifier lâavenir pour les gĂ©nĂ©rations Ă venir, alors que toutes les voies dâaccĂšs au reste du monde doivent passer par dâautres pays. Cela concerne notre sĂ©curitĂ©, notre souverainetĂ© et lâavenir de nos enfants », a dĂ©clarĂ© le Premier ministre. Sâexprimant lors du 12e Forum de haut niveau de Tana sur la sĂ©curitĂ© en Afrique, Ă Bahir Dar, placĂ© sous le thĂšme « Les voies vers la paix en Afrique : souverainetĂ© Ă©conomique et transformation gĂ©opolitique », le Premier ministre Abiy a soulignĂ© lâimportance dâun accĂšs maritime fiable pour lâĂthiopie. Le Premier ministre a affirmĂ© que lâĂthiopie continuerait Ă poursuivre ses aspirations par le dialogue et dans lâintĂ©rĂȘt mutuel. « Nous continuerons Ă convaincre par le dialogue et lâintĂ©rĂȘt mutuel. Le besoin de routes fiables est partagĂ© dans toute lâAfrique. De bons corridors relient les producteurs aux marchĂ©s et profitent aux communautĂ©s situĂ©es le long du trajet. La Zone de libre-Ă©change continentale africaine ouvre la voie Ă un commerce plus Ă©tendu. Lorsque le franchissement dâune frontiĂšre est simple et abordable, les petits commerçants intĂšgrent lâĂ©conomie formelle. Et lorsque lâapplication de la loi fonctionne, elle perturbe les rĂ©seaux illicites qui financent la violence », a dĂ©clarĂ© le Premier ministre. Le Premier ministre a Ă©galement soulignĂ© le rĂŽle de la Zone de libre-Ă©change continentale africaine (ZLECA) dans lâexpansion du commerce intra-africain, notant que des mouvements transfrontaliers plus simples et plus abordables pourraient aider les petits commerçants Ă intĂ©grer lâĂ©conomie formelle, tandis quâune application efficace de la loi pourrait perturber les rĂ©seaux illicites qui financent la violence. Abordant les avancĂ©es de lâĂthiopie en matiĂšre de dĂ©veloppement, Abiy a saluĂ© la dĂ©termination des Ăthiopiens Ă mener Ă bien le projet du Grand barrage de la Renaissance Ă©thiopienne (GERD). Le Premier ministre Abiy a soulignĂ© que ce projet devait se traduire par des avantages concrets pour les citoyens, sous la forme dâun approvisionnement Ă©lectrique fiable, dâune croissance industrielle et dâune amĂ©lioration des conditions de vie. « Câest la dĂ©termination de notre peuple qui a permis de construire le Grand barrage de la Renaissance Ă©thiopienne. Ă prĂ©sent, nous leur devons des rĂ©sultats : une alimentation Ă©lectrique fiable, des industries en pleine croissance, de meilleures conditions de vie », a-t-il dĂ©clarĂ©. Il a en outre soulignĂ© lâimportance de partager les fruits du dĂ©veloppement avec les pays voisins, rappelant que lâĂ©lectricitĂ© Ă©thiopienne alimente le Kenya, le Soudan, Djibouti et la Tanzanie. « Une ligne Ă©lectrique qui traverse une frontiĂšre est une promesse renouvelĂ©e chaque jour », a soulignĂ© le Premier ministre, mettant en avant le potentiel de la coopĂ©ration Ă©nergĂ©tique rĂ©gionale pour renforcer lâintĂ©gration Ă©conomique et la prospĂ©ritĂ© partagĂ©e.
Le président de l'UA exhorte l'Afrique à transformer les alertes précoces en mesures de prévention des conflits
Oct 24, 2026 191
Addis Ababa le 24 octobre, 2026 (ENA) Le prĂ©sident du Burundi et prĂ©sident de lâUnion africaine, Ăvariste Ndayishimiye, a appelĂ© les pays africains Ă renforcer la prĂ©vention des conflits, Ă accĂ©lĂ©rer la souverainetĂ© Ă©conomique et Ă privilĂ©gier le dialogue plutĂŽt que la confrontation militaire. Il a averti que les rĂ©ponses tardives aux menaces Ă©mergentes en matiĂšre de sĂ©curitĂ© continuaient dâaggraver lâinstabilitĂ© sur lâensemble du continent. S'exprimant lors de l'ouverture du 12e Forum de haut niveau de Tana sur la sĂ©curitĂ© en Afrique, le prĂ©sident Ndayishimiye a dĂ©clarĂ© que les conflits en cours au Soudan, dans l'est de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo, au Sahel et dans la Corne de l'Afrique dĂ©montraient l'urgence de mettre en place des mĂ©canismes de paix et de sĂ©curitĂ© plus efficaces, dirigĂ©s par l'Afrique. Il s'est dit prĂ©occupĂ© par les consĂ©quences dĂ©vastatrices de ces conflits, notamment les dĂ©placements massifs de populations, la perturbation de l'Ă©ducation et le recrutement de jeunes au sein de groupes armĂ©s. LâAfrique dispose dĂ©jĂ de systĂšmes continentaux dâalerte prĂ©coce, dâinstitutions chargĂ©es de la paix et de la sĂ©curitĂ©, de forces de rĂ©serve et de mĂ©diateurs expĂ©rimentĂ©s, mais elle ne parvient souvent pas Ă agir assez rapidement lorsque des menaces apparaissent, a-t-il notĂ©. Le prĂ©sident de lâUA a exhortĂ© les dirigeants africains Ă combler le fossĂ© entre lâidentification des conflits potentiels et la mise en Ćuvre de mesures prĂ©ventives, soulignant que la mĂ©diation doit dĂ©buter avant que la violence ne sâintensifie, et non aprĂšs que les communautĂ©s aient subi des pertes dĂ©vastatrices. Abordant la question du lien entre paix et dĂ©veloppement, il a dĂ©clarĂ© que la dĂ©pendance de lâAfrique vis-Ă -vis de lâexportation de ressources naturelles non transformĂ©es, les flux financiers illicites et lâendettement croissant sapent la souverainetĂ© Ă©conomique et contribuent Ă lâinstabilitĂ©. Selon lui, les pays africains doivent renforcer leurs industries de transformation nationales, crĂ©er des opportunitĂ©s dâemploi et veiller Ă ce que les recettes issues des ressources naturelles soient investies dans les services publics. Le prĂ©sident de lâUA a particuliĂšrement insistĂ© sur lâimportance de lâemploi des jeunes et de la participation des femmes aux nĂ©gociations de paix, quâil a qualifiĂ©es dâĂ©lĂ©ments essentiels Ă une prĂ©vention durable des conflits. Il a Ă©galement appelĂ© Ă un financement prĂ©visible pour les opĂ©rations de paix menĂ©es par lâUnion africaine, Ă un renforcement de lâunitĂ© continentale et Ă une plus grande intĂ©gration Ă©conomique par le biais de la Zone de libre-Ă©change continentale africaine. S'appuyant sur l'expĂ©rience du Burundi en matiĂšre de conflit et de rĂ©conciliation, le prĂ©sident Ndayishimiye a soulignĂ© qu'une paix durable ne pouvait ĂȘtre obtenue par les seules victoires militaires, exhortant les groupes armĂ©s et les parties en conflit Ă travers l'Afrique Ă renoncer Ă la violence et Ă rechercher des solutions nĂ©gociĂ©es. Il a en outre averti que la concurrence gĂ©opolitique et les dĂ©pendances technologiques Ă©mergentes pourraient exposer les pays africains Ă de nouvelles vulnĂ©rabilitĂ©s, Ă moins que le continent ne renforce sa voix collective et n'investisse dans les infrastructures numĂ©riques, l'innovation et le dĂ©veloppement des compĂ©tences. Le prĂ©sident a appelĂ© Ă une plus grande solidaritĂ© entre les nations africaines, soulignant que lâinsĂ©curitĂ© dans un pays peut avoir des consĂ©quences de grande envergure pour les Ătats voisins et lâensemble du continent. M. Ndayishimiye a conclu en exhortant les participants au Forum de Tana Ă aller au-delĂ des discussions et Ă identifier des mesures concrĂštes susceptibles de renforcer la paix, la rĂ©silience Ă©conomique et la coopĂ©ration rĂ©gionale. Il a enfin soulignĂ© lâimportance de lâappropriation africaine dans lâĂ©laboration du programme du continent en matiĂšre de paix et de sĂ©curitĂ©.
Politique
L'Ăthiopie appelle Ă une coopĂ©ration rĂ©gionale renforcĂ©e concernant les cours d'eau partagĂ©s
Oct 26, 2026 10
Addis Ababa le 26 octobre, 2026 (ENA) LâĂthiopie a appelĂ© Ă une coopĂ©ration rĂ©gionale renforcĂ©e et Ă une utilisation Ă©quitable des ressources en eau transfrontaliĂšres, en mettant lâaccent sur lâhydro-diplomatie comme voie vers lâintĂ©gration rĂ©gionale. Cet appel a Ă©tĂ© lancĂ© lors de lâouverture de la 3e Semaine Ă©thiopienne de lâeau et de lâĂ©nergie, qui se dĂ©roule du 26 au 30 octobre sous le thĂšme : « Promouvoir des politiques fondĂ©es sur la science et des partenariats pour un avenir sĂ»r en matiĂšre dâeau et dâĂ©nergie ». Dans un message transmis au nom du ministre de lâEau et de lâĂnergie, le Dr Ing. Habtamu Itefa, le ministĂšre a soulignĂ© que les cours dâeau partagĂ©s nĂ©cessitaient un engagement constructif, des informations fiables et une coopĂ©ration concrĂšte afin de transformer les dĂ©fis communs liĂ©s Ă lâeau en opportunitĂ©s de dĂ©veloppement et de stabilitĂ© rĂ©gionale. Il a soulignĂ© que lâeau et lâĂ©nergie sont essentielles Ă la sĂ©curitĂ© alimentaire, Ă la santĂ© publique, Ă la croissance industrielle, Ă la crĂ©ation dâemplois, Ă la durabilitĂ© environnementale et au dĂ©veloppement national. Le ministĂšre a Ă©galement appelĂ© Ă une planification intĂ©grĂ©e afin de maximiser les retombĂ©es du dĂ©veloppement, de rĂ©duire le gaspillage des ressources et de renforcer la rĂ©silience. Le ministĂšre a mis en avant le potentiel considĂ©rable de lâĂthiopie en matiĂšre dâeau et dâĂ©nergies renouvelables, soulignant la nĂ©cessitĂ© de transformer ces ressources en dĂ©veloppement durable grĂące Ă une gestion efficace des ressources, Ă une coordination entre les institutions et Ă une mise en Ćuvre rĂ©solue. LâĂ©largissement de lâaccĂšs Ă une Ă©nergie abordable et fiable, lâamĂ©lioration de lâapprovisionnement en eau et de lâassainissement, le renforcement de lâirrigation et de lâefficacitĂ© de lâutilisation de lâeau, ainsi que la protection des nappes phrĂ©atiques et des bassins versants ont Ă©tĂ© identifiĂ©s comme des prioritĂ©s essentielles. Il a Ă©galement soulignĂ© lâimportance de la science, de lâinformation numĂ©rique et des technologies modernes pour orienter les dĂ©cisions politiques et les investissements en matiĂšre de dĂ©veloppement. Le renforcement de la surveillance hydrologique et mĂ©tĂ©orologique, lâamĂ©lioration des systĂšmes dâinformation sur les bassins versants, le suivi de la qualitĂ© de lâeau et la production de donnĂ©es fiables sur lâĂ©nergie contribueraient Ă identifier les risques, Ă hiĂ©rarchiser les investissements et Ă Ă©valuer les rĂ©sultats en matiĂšre de dĂ©veloppement, a-t-il notĂ©. Le ministĂšre a en outre insistĂ© sur la nĂ©cessitĂ© de combler le fossĂ© entre la recherche scientifique et l'Ă©laboration concrĂšte des politiques en renforçant la collaboration entre les chercheurs, les institutions gouvernementales, les investisseurs, les prestataires de services et les communautĂ©s locales. Il a appelĂ© Ă une approche coordonnĂ©e associant le gouvernement, le secteur privĂ©, les universitĂ©s, les instituts de recherche, les partenaires de dĂ©veloppement et les communautĂ©s afin dâamĂ©liorer la prestation des services, de mobiliser les investissements et dâassurer la gestion durable des ressources naturelles. Le ministĂšre a Ă©galement soulignĂ© lâimportance dâintĂ©grer lâeau, lâĂ©nergie, la production alimentaire et la protection des Ă©cosystĂšmes dans la planification du dĂ©veloppement, en notant que le lien entre lâeau, lâĂ©nergie, lâalimentation et les Ă©cosystĂšmes peut contribuer Ă maximiser les bĂ©nĂ©fices des investissements tout en prĂ©servant les ressources naturelles pour les gĂ©nĂ©rations futures. Au-delĂ des discussions politiques, le forum devrait dĂ©boucher sur des recommandations concrĂštes, des partenariats renforcĂ©s, des projets prĂȘts Ă ĂȘtre financĂ©s et des mesures pratiques visant Ă amĂ©liorer les services dans les secteurs de lâeau et de lâĂ©nergie. Le ministĂšre a soulignĂ© que la concrĂ©tisation de ces objectifs en rĂ©sultats tangibles nĂ©cessite des institutions compĂ©tentes, des responsabilitĂ©s clairement dĂ©finies, un financement durable, une rĂ©glementation efficace et une obligation de rendre des comptes. La 3e Semaine Ă©thiopienne de l'eau et de l'Ă©nergie a rĂ©uni des responsables gouvernementaux, des membres du corps diplomatique, des partenaires au dĂ©veloppement, des dirigeants du secteur privĂ©, des chercheurs, des universitaires, des entrepreneurs, des consultants et des reprĂ©sentants de la sociĂ©tĂ© civile afin d'Ă©tudier des politiques fondĂ©es sur la science et de nouer des partenariats en vue d'un avenir garantissant la sĂ©curitĂ© de l'approvisionnement en eau et en Ă©nergie.
Le Forum de Tana s'achÚve sur un appel en faveur de la souveraineté et de l'intégration africaines
Oct 25, 2026 272
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) Le 12e Forum de haut niveau de Tana sur la sĂ©curitĂ© en Afrique sâest achevĂ© Ă Bahir Dar. Ă cette occasion, des dirigeants africains, actuels et anciens, ont appelĂ© Ă une accĂ©lĂ©ration de lâintĂ©gration rĂ©gionale, Ă la souverainetĂ© technologique et Ă des mesures concrĂštes pour relever les dĂ©fis liĂ©s Ă la paix et Ă la sĂ©curitĂ© sur le continent. Cette rencontre de trois jours a rĂ©uni des dirigeants et des experts africains afin de dĂ©battre des prĂ©occupations urgentes en matiĂšre de sĂ©curitĂ©. Les participants ont soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© de sâattaquer aux causes profondes de lâinstabilitĂ© et de renforcer la capacitĂ© de lâAfrique Ă dĂ©terminer son propre avenir. Dans son discours de clĂŽture, John Dramani Mahama, prĂ©sident du conseil dâadministration du Forum de Tana et prĂ©sident du Ghana, a saluĂ© les rĂ©sultats du forum et a exhortĂ© les dirigeants africains Ă traduire le dialogue en rĂ©sultats concrets. « C'est une bonne chose de parler, c'est une bonne chose de dialoguer, mais il vaut mieux agir. Nous devons passer du dialogue Ă l'action », a dĂ©clarĂ© M. Mahama. Il a qualifiĂ© la prĂ©sentation du rapport sur l'Ă©tat de la paix et de la sĂ©curitĂ© en Afrique de jalon majeur du forum, le dĂ©crivant comme une ressource importante pour Ă©valuer les conflits Ă travers le continent et Ă©laborer des rĂ©ponses concrĂštes aux dĂ©fis de sĂ©curitĂ© Ă©mergents et persistants. Le prĂ©sident a soulignĂ© quâune paix durable ne pouvait ĂȘtre obtenue uniquement par des dĂ©ploiements militaires ou des forces de rĂ©serve. Il a plutĂŽt appelĂ© Ă une intĂ©gration Ă©conomique plus poussĂ©e, Ă une solidaritĂ© rĂ©gionale renforcĂ©e, Ă un dĂ©veloppement du commerce transfrontalier et Ă une approche diplomatique coordonnĂ©e pour sâattaquer aux causes structurelles des conflits. Il a Ă©galement insistĂ© sur lâimportance de lutter contre la marginalisation sociale et de bĂątir des sociĂ©tĂ©s inclusives offrant des perspectives dâavenir aux jeunes, aux femmes et aux personnes en situation de handicap. En matiĂšre de gouvernance, M. Mahama a exhortĂ© les dirigeants africains Ă exercer leur autoritĂ© politique de maniĂšre Ă amĂ©liorer la vie des citoyens, soulignant que le leadership devait ĂȘtre Ă©valuĂ© Ă lâaune de sa contribution au bien-ĂȘtre public plutĂŽt quâĂ celle de la dĂ©tention du pouvoir en soi. Il a en outre appelĂ© Ă une unitĂ© continentale renforcĂ©e et Ă une coopĂ©ration plus Ă©troite avec les pays du Sud afin de relever les dĂ©fis communs et de dĂ©fendre les intĂ©rĂȘts de lâAfrique sur la scĂšne internationale. RĂ©affirmant le rĂŽle du Forum de Tana en tant que plateforme de premier plan pour le dialogue de haut niveau sur la paix et la sĂ©curitĂ© en Afrique, Mahama a remerciĂ© le SecrĂ©tariat du Forum de Tana, les organisateurs, les partenaires et les sponsors pour leurs contributions Ă cet Ă©vĂ©nement. Il a Ă©galement remerciĂ© le Premier ministre Abiy Ahmed et le gouvernement Ă©thiopien dâavoir accueilli le forum et dâavoir rĂ©servĂ© un accueil chaleureux aux participants. En conclusion de son intervention, Mahama a mis les dirigeants africains et les autres participants au dĂ©fi de faire Ă©tat de progrĂšs tangibles lorsquâils reviendront Ă Bahir Dar pour la prochaine Ă©dition du forum. « Revenons Ă Bahir Dar lâannĂ©e prochaine et affirmons que le vent tourne pour lâAfrique, que nos conflits touchent Ă leur fin et que des opportunitĂ©s sâouvrent pour tous nos peuples », a-t-il dĂ©clarĂ©.
D'anciens dirigeants africains soulignent la nécessité d'accélérer l'intégration et de renforcer la souveraineté technologique pour l'avenir de l'Afrique
Oct 25, 2026 206
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) D'anciens dirigeants africains et hauts responsables ont appelĂ© Ă une accĂ©lĂ©ration de l'intĂ©gration continentale, Ă un renforcement des investissements dans les capacitĂ©s technologiques et Ă un renforcement des institutions africaines. Cet appel a Ă©tĂ© lancĂ© lors dâune table ronde de haut niveau organisĂ©e dans le cadre du 12e Forum de haut niveau de Tana sur la sĂ©curitĂ© en Afrique, Ă Bahir Dar, oĂč lâancien Premier ministre Ă©thiopien Hailemariam Desalegn, lâancien prĂ©sident nigĂ©rian Goodluck Jonathan et le directeur gĂ©nĂ©ral de la Commission nationale de planification de Namibie, Kaire Mbuende, ont discutĂ© des voies Ă suivre pour la transformation gĂ©opolitique et Ă©conomique de lâAfrique. Les anciens dirigeants africains ont soulignĂ© lâimportance de renforcer lâintĂ©gration continentale et les capacitĂ©s technologiques afin de faire progresser la souverainetĂ© Ă©conomique, la sĂ©curitĂ© collective et lâinfluence mondiale du continent. Hailemariam a soulignĂ© que les retards dans la mise en Ćuvre des accords continentaux existants continuent dâexposer les pays africains aux pressions extĂ©rieures et aux conflits par procuration. Il a Ă©galement exhortĂ© les dirigeants Ă traduire leurs engagements en actions concrĂštes. « Pour nous, lâintĂ©gration africaine est avant tout un bouclier Ă©conomique », a-t-il dĂ©clarĂ©. Hailemariam a insistĂ© sur le fait quâune coopĂ©ration Ă©conomique plus Ă©troite renforcerait la capacitĂ© du continent Ă rĂ©sister aux pressions extĂ©rieures. « Nous ne pouvons pas nous protĂ©ger de la pression extĂ©rieure si nous ne nous intĂ©grons pas. DeuxiĂšmement, notre intĂ©gration est une force gĂ©opolitique. Câest pourquoi jâaffirme quâune intĂ©gration accĂ©lĂ©rĂ©e est essentielle et cruciale pour nous », a-t-il ajoutĂ©. Mettant en avant les minerais critiques et les ressources liĂ©es Ă la transition Ă©nergĂ©tique de lâAfrique, quâil a qualifiĂ©s de « minerais dâopportunitĂ© », Hailemariam a averti que la concurrence autour de ces actifs stratĂ©giques pourrait alimenter lâinstabilitĂ© si les pays africains ne parvenaient pas Ă coordonner leurs politiques en matiĂšre de ressources et Ă renforcer la coopĂ©ration entre les producteurs. Il a citĂ© le conflit en cours en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC) comme exemple des risques auxquels sont confrontĂ©es les rĂ©gions riches en ressources. Il a Ă©galement fait part de ses inquiĂ©tudes concernant les retards pris dans la mise en Ćuvre de la Zone de libre-Ă©change continentale africaine (ZLECA), affirmant que les engagements politiques devaient sâaccompagner dâactions concrĂštes. Sâappuyant sur son rĂŽle de prĂ©sident de TradeMark Africa, il a mis les gouvernements africains au dĂ©fi dâaller au-delĂ de la simple signature dâaccords pour en concrĂ©tiser les avantages escomptĂ©s. « Il existe une volontĂ© politique pour signer des traitĂ©s, mais il nây en a pas pour les mettre en Ćuvre », a-t-il dĂ©clarĂ©. Lâancien prĂ©sident nigĂ©rian Goodluck Jonathan a quant Ă lui soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© dâune souverainetĂ© technologique, affirmant que lâAfrique ne peut pas atteindre une vĂ©ritable indĂ©pendance Ă©conomique tant quâelle dĂ©pend fortement des technologies, de lâexpertise et des intrants industriels Ă©trangers. Pour illustrer ce dĂ©fi, Jonathan a expliquĂ© que mĂȘme des rĂ©parations techniques relativement mineures sur les infrastructures pouvaient nĂ©cessiter des composants importĂ©s et lâintervention de spĂ©cialistes Ă©trangers, ce qui rend les Ă©conomies africaines dĂ©pendantes de capacitĂ©s externes. « Tout ce qui reste Ă lâAfrique, câest de consommer ces produits, et cela nâa rien Ă voir avec lâindustrialisation », a-t-il dĂ©clarĂ©. « On ne peut pas parler de souverainetĂ© Ă©conomique sans Ă©voquer la souverainetĂ© technologique », a-t-il ajoutĂ©. Jonathan a mis en avant les expĂ©riences de lâInde, de la CorĂ©e du Sud et de Singapour, soulignant le rĂŽle des universitĂ©s Ă forte intensitĂ© de recherche dans le dĂ©veloppement de lâexpertise nationale, la promotion de lâinnovation et le soutien Ă la croissance industrielle. Il a exhortĂ© les gouvernements africains Ă investir de maniĂšre stratĂ©gique dans des Ă©tablissements dâenseignement supĂ©rieur spĂ©cialisĂ©s et des instituts de recherche capables de produire les connaissances, les technologies et les professionnels qualifiĂ©s nĂ©cessaires pour soutenir les industries locales. Il a Ă©galement mis en garde contre le recours Ă lâemprunt principalement pour financer la consommation, appelant plutĂŽt Ă un investissement accru dans les actifs productifs, la recherche et le renforcement des capacitĂ©s nationales. De son cĂŽtĂ©, Kaire Mbuende, directeur gĂ©nĂ©ral de la Commission nationale de planification de la Namibie, a soulignĂ© que la force collective de lâAfrique dĂ©pendait de la soliditĂ© des institutions nationales, dâune coopĂ©ration rĂ©gionale efficace et dâorganisations continentales compĂ©tentes. « Il ne peut y avoir dâAfrique forte sans pays africains forts, sans rĂ©gions fortes et sans une organisation continentale forte », a dĂ©clarĂ© M. Mbuende. Il a dĂ©fini la souverainetĂ© Ă©conomique comme la capacitĂ© Ă contrĂŽler et Ă utiliser les ressources naturelles au profit des populations africaines par le biais de lâindustrialisation, de la rĂ©duction de la pauvretĂ© et de la crĂ©ation dâemplois. « La souverainetĂ© Ă©conomique est avant tout une question de contrĂŽle de nos ressources naturelles afin de les utiliser au profit de nos populations par le biais de lâindustrialisation, de la rĂ©duction de la pauvretĂ© et de la lutte contre le chĂŽmage », a-t-il dĂ©clarĂ©. M. Mbuende a Ă©galement appelĂ© Ă un renforcement des capacitĂ©s nationales et de la mobilisation des ressources, Ă un redoublement dâefforts pour atteindre les objectifs du TraitĂ© dâAbuja, ainsi quâau renforcement des institutions continentales proposĂ©es de longue date. Il a en outre appelĂ© Ă des rĂ©formes de la gouvernance mondiale et Ă une coopĂ©ration plus Ă©troite entre les pays du Sud afin dâobtenir des conditions de financement plus Ă©quitables, soulignant les prĂ©occupations liĂ©es aux coĂ»ts dâemprunt Ă©levĂ©s auxquels sont confrontĂ©s les pays africains malgrĂ© leurs taux de dĂ©faut de paiement relativement faibles. Les intervenants ont soulignĂ© que la transformation Ă©conomique de lâAfrique dĂ©pendait de la capacitĂ© Ă transformer ses accords existants, ses ressources naturelles et ses stratĂ©gies de dĂ©veloppement en rĂ©sultats concrets grĂące Ă une mise en Ćuvre plus rapide, Ă des investissements technologiques, Ă des institutions plus solides et Ă une gestion coordonnĂ©e des ressources du continent.
Le ministre de la Défense salue le courage et la résilience des Forces de défense nationales éthiopiennes (ENDF) face aux défis à surmonter
Oct 25, 2026 176
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) Le ministre de la DĂ©fense, Mohamed Idris, a soulignĂ© que les Forces de dĂ©fense nationales Ă©thiopiennes (ENDF) constituent une vĂ©ritable « armĂ©e de la victoire », qui a surmontĂ© avec courage de nombreux dĂ©fis grĂące Ă sa rĂ©silience, Ă son hĂ©roĂŻsme et Ă son engagement Ă prĂ©server la souverainetĂ© du pays. Le ministre a tenu ces propos aujourdâhui lors de la cĂ©lĂ©bration de la 119e JournĂ©e des Forces de dĂ©fense de la RĂ©publique fĂ©dĂ©rale dĂ©mocratique dâĂthiopie (RFDE), qui sâest dĂ©roulĂ©e au quartier gĂ©nĂ©ral des Forces armĂ©es sous le thĂšme « LâarmĂ©e de la victoire ». Le marĂ©chal Birhanu Jula, chef dâĂ©tat-major gĂ©nĂ©ral, ainsi que dâanciens responsables militaires, des attachĂ©s militaires et des diplomates de divers pays, ainsi que des invitĂ©s, ont assistĂ© Ă la cĂ©rĂ©monie. S'exprimant Ă cette occasion, Mohamed a qualifiĂ© les forces de dĂ©fense de pilier de la confiance publique et de bouclier de la nation en ces temps difficiles. Il a ajoutĂ© que les Forces de dĂ©fense nationales Ă©thiopiennes (ENDF) apportaient une contribution significative au dĂ©veloppement global du pays. Le ministre a en outre prĂ©cisĂ© que ces forces avaient protĂ©gĂ© les frontiĂšres de la nation et prĂ©servĂ© la paix publique en dĂ©jouant les menaces et les complots provenant tant de l'intĂ©rieur que de l'extĂ©rieur du pays. Il a Ă©galement mis en avant la contribution de lâENDF Ă la paix et Ă la sĂ©curitĂ© rĂ©gionales, affirmant que ses performances avaient dĂ©montrĂ© sa fiabilitĂ© et sa capacitĂ© opĂ©rationnelle. Mohamed a en outre soulignĂ© que les forces de dĂ©fense avaient dĂ©veloppĂ© un niveau de capacitĂ© globale fiable et quâelles constituaient un rempart national contre dâĂ©ventuelles provocations et menaces. Il a par ailleurs insistĂ© sur le fait que lâĂ©volution de la dynamique gĂ©opolitique dans la rĂ©gion avait rendu le rĂŽle de lâarmĂ©e plus important que jamais pour la protection des intĂ©rĂȘts nationaux et le maintien de la paix et de la stabilitĂ©. La JournĂ©e des forces de dĂ©fense est cĂ©lĂ©brĂ©e chaque annĂ©e pour commĂ©morer la crĂ©ation des forces de dĂ©fense modernes de lâĂthiopie, qui remonte au 15 Tikimt de lâan 1900 du calendrier Ă©thiopien, date Ă laquelle le pays a nommĂ© son premier ministre de la Guerre. Cette journĂ©e rend hommage aux gĂ©nĂ©rations de militaires qui ont sacrifiĂ© leur vie pour dĂ©fendre la souverainetĂ© et lâintĂ©gritĂ© territoriale de lâĂthiopie. Elle vise Ă©galement Ă prĂ©server lâhistoire, lâhĂ©roĂŻsme et les traditions de ces forces, ainsi quâĂ transmettre aux gĂ©nĂ©rations futures leur hĂ©ritage de service et de sacrifice.
L'Ăthiopie cĂ©lĂšbre la 119e JournĂ©e des forces de dĂ©fense sous le thĂšme : « L'armĂ©e de la victoire »
Oct 25, 2026 172
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) L'Ăthiopie cĂ©lĂšbre la 119e JournĂ©e des forces de dĂ©fense sous le thĂšme « L'armĂ©e de la victoire » au quartier gĂ©nĂ©ral des forces armĂ©es, rendant ainsi hommage Ă l'histoire, aux traditions et aux sacrifices des Forces de dĂ©fense nationales Ă©thiopiennes (ENDF). Le marĂ©chal Birhanu Jula, chef d'Ă©tat-major gĂ©nĂ©ral, Mohammed Idris, ministre de la DĂ©fense, ainsi que d'autres hauts responsables gouvernementaux ont assistĂ© Ă la cĂ©rĂ©monie. Des responsables et des membres de la police fĂ©dĂ©rale, des attachĂ©s militaires, des diplomates reprĂ©sentant divers pays, ainsi que des invitĂ©s issus de diffĂ©rents secteurs de la sociĂ©tĂ© ont Ă©galement pris part Ă la cĂ©lĂ©bration, soulignant ainsi lâimportance nationale de cet Ă©vĂ©nement. La JournĂ©e des forces de dĂ©fense est cĂ©lĂ©brĂ©e chaque annĂ©e pour commĂ©morer la crĂ©ation des forces de dĂ©fense modernes de lâĂthiopie, qui remonte au 15 Tikimt 1900 du calendrier Ă©thiopien, date Ă laquelle le pays a nommĂ© son premier ministre de la Guerre, marquant ainsi une Ă©tape importante dans le dĂ©veloppement dâune institution militaire nationale organisĂ©e. Cette journĂ©e rend hommage aux militaires qui ont sacrifiĂ© leur vie pour prĂ©server la souverainetĂ© et lâintĂ©gritĂ© territoriale de lâĂthiopie. Elle rend Ă©galement hommage aux contributions des gĂ©nĂ©rations de militaires, hommes et femmes, qui ont servi le pays. Cette commĂ©moration annuelle vise Ă prĂ©server lâhistoire, lâhĂ©roĂŻsme et les traditions institutionnelles des Forces de dĂ©fense nationales Ă©thiopiennes (ENDF), tout en transmettant aux gĂ©nĂ©rations futures leur hĂ©ritage de service et de sacrifice. PlacĂ©e sous le thĂšme « L'armĂ©e de la victoire », la cĂ©lĂ©bration de cette annĂ©e met en avant le rĂŽle constant des forces de dĂ©fense dans la protection de la souverainetĂ© nationale et rend hommage aux exploits et aux sacrifices de ceux qui ont servi le pays.
Un écrivain égyptien accuse le gouvernement de former des forces soudanaises à l'utilisation d'armes chimiques
Oct 25, 2026 193
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) L'Ă©crivain et penseur politique Ă©gyptien Mohamed Saad Khiralla a accusĂ© le gouvernement Ă©gyptien de former des militaires soudanais Ă l'utilisation d'armes chimiques sur le sol Ă©gyptien. Il a Ă©galement dĂ©clarĂ© que l'Ăgypte avait pris pour cible des mineurs d'or sur le territoire soudanais lors de frappes aĂ©riennes Ă©gyptiennes, et a appelĂ© Ă ce que les responsables soient traduits en justice. Rappelons que les Ătats-Unis ont imposĂ© et renforcĂ© des sanctions Ă lâencontre du gouvernement soudanais aprĂšs avoir Ă©tabli que les Forces armĂ©es soudanaises (SAF) avaient utilisĂ© des armes chimiques interdites (apparemment du chlore gazeux) contre les Forces de soutien rapide (RSF). En juin 2025, Ă la suite dâune conclusion du DĂ©partement dâĂtat amĂ©ricain selon laquelle le gouvernement soudanais avait violĂ© la Convention sur les armes chimiques (CAC) en utilisant des armes chimiques en 2024, celui-ci a instaurĂ© des restrictions Ă lâexportation, des plafonds dâemprunt et des restrictions sur les lignes de crĂ©dit Ă partir du mois de juin environ. Une nouvelle fois, en juillet 2026, les Ătats-Unis ont Ă©tendu et renforcĂ© ces mesures par une deuxiĂšme sĂ©rie de sanctions qui est entrĂ©e en vigueur le 20 juillet 2026. Ces restrictions ont encore Ă©largi les contrĂŽles Ă lâexportation, ajoutĂ© des mesures financiĂšres et liĂ©es Ă lâaviation, et imposĂ© lâopposition des Ătats-Unis Ă tout prĂȘt ou aide financiĂšre en faveur du Soudan par lâintermĂ©diaire dâinstitutions financiĂšres internationales. Sâadressant Ă lâENA, lâĂ©crivain Ă©gyptien a dĂ©clarĂ© : « Le rĂ©gime militaire autoritaire Ă©gyptien formait des officiers et des soldats soudanais Ă lâutilisation dâarmes chimiques contre le peuple soudanais. » Il a exhortĂ© les dĂ©fenseurs des droits de lâhomme du monde entier Ă documenter ce quâil a qualifiĂ© de « crimes imprescriptibles » et Ă demander des comptes aux responsables. M. Khairallah a condamnĂ© les rĂ©centes frappes Ă©gyptiennes visant des mineurs dâor, dĂ©crivant ces civils comme des personnes luttant pour assurer leur subsistance quotidienne. Il a Ă©galement soulignĂ© que lâune de ces frappes Ă©gyptiennes avait eu lieu sur le territoire soudanais, Ă environ 44 Ă 46 kilomĂštres de la frontiĂšre Ă©gyptienne. Les propos de lâauteur font suite Ă des frappes aĂ©riennes attribuĂ©es Ă lâarmĂ©e de lâair Ă©gyptienne qui ont visĂ© des mineurs dâor et des civils soudanais les 16 juin et 10 octobre 2026, soulevant des questions quant au rĂŽle de lâĂgypte dans ces frappes, Ă leurs motivations sous-jacentes et Ă leurs implications pour les relations entre Le Caire et Khartoum. « Le rĂ©gime Ă©gyptien a tentĂ© de justifier ces frappes en affirmant quâelles avaient eu lieu sur le territoire Ă©gyptien et visaient des chercheurs dâor qui avaient franchi la frontiĂšre », a dĂ©clarĂ© lâauteur. Khairallah a rejetĂ© cette version, arguant quâelle contredisait ce quâil a prĂ©sentĂ© comme des enregistrements vidĂ©o documentant les incidents. Il a ajoutĂ© que les affirmations selon lesquelles les mineurs auraient parcouru de longues distances Ă pied pour atteindre le territoire Ă©gyptien et y chercher de lâor soulevaient de sĂ©rieux doutes, qualifiant la version Ă©gyptienne de « comble de la farce et de lâabsurditĂ© ». L'auteur a soulignĂ© que la nationalitĂ© des mineurs ne changeait rien au fond du problĂšme, mĂȘme en supposant qu'ils fussent originaires d'autres pays africains. Il s'est interrogĂ© sur les motifs pouvant justifier qu'ils soient pris pour cible par l'armĂ©e sur le territoire soudanais. La prĂ©sence de mineurs Ă©trangers, mĂȘme si cette affirmation Ă©tait vraie, ne donnait pas au Caire le droit de les prendre pour cible sur le territoire d'un autre pays, a fait valoir Khairallah. Il a soulignĂ© que les violations graves ne devaient pas rester impunies ni Ă©chapper Ă lâexamen juridique. Lâauteur Ă©gyptien a Ă©galement accusĂ© certains Ă©lĂ©ments au sein de lâestablishment militaire Ă©gyptien de chercher Ă tirer profit des richesses et des ressources du Soudan par le biais de liens avec des acteurs militaires soudanais. Il a ajoutĂ© que ces activitĂ©s prĂ©sumĂ©es soulevaient de sĂ©rieuses questions quant aux motivations sous-jacentes de la politique Ă©gyptienne envers le Soudan et au respect de la souverainetĂ© soudanaise.
Le Premier ministre Abiy affirme que l'accĂšs Ă la mer est vital pour l'Ăthiopie
Oct 24, 2026 265
Addis Ababa le 24 octobre,2026(ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a soulignĂ© lâimportance stratĂ©gique de lâaccĂšs Ă la mer pour lâĂthiopie, insistant sur le fait quâil sâagit dâun enjeu vital liĂ© Ă la sĂ©curitĂ©, Ă la souverainetĂ© et Ă lâavenir Ă long terme du pays. « Pour une nation de plus de 130 millions dâhabitants, lâaccĂšs Ă la mer est vital. Imaginez devoir planifier lâavenir pour les gĂ©nĂ©rations Ă venir, alors que toutes les voies dâaccĂšs au reste du monde doivent passer par dâautres pays. Cela concerne notre sĂ©curitĂ©, notre souverainetĂ© et lâavenir de nos enfants », a dĂ©clarĂ© le Premier ministre. Sâexprimant lors du 12e Forum de haut niveau de Tana sur la sĂ©curitĂ© en Afrique, Ă Bahir Dar, placĂ© sous le thĂšme « Les voies vers la paix en Afrique : souverainetĂ© Ă©conomique et transformation gĂ©opolitique », le Premier ministre Abiy a soulignĂ© lâimportance dâun accĂšs maritime fiable pour lâĂthiopie. Le Premier ministre a affirmĂ© que lâĂthiopie continuerait Ă poursuivre ses aspirations par le dialogue et dans lâintĂ©rĂȘt mutuel. « Nous continuerons Ă convaincre par le dialogue et lâintĂ©rĂȘt mutuel. Le besoin de routes fiables est partagĂ© dans toute lâAfrique. De bons corridors relient les producteurs aux marchĂ©s et profitent aux communautĂ©s situĂ©es le long du trajet. La Zone de libre-Ă©change continentale africaine ouvre la voie Ă un commerce plus Ă©tendu. Lorsque le franchissement dâune frontiĂšre est simple et abordable, les petits commerçants intĂšgrent lâĂ©conomie formelle. Et lorsque lâapplication de la loi fonctionne, elle perturbe les rĂ©seaux illicites qui financent la violence », a dĂ©clarĂ© le Premier ministre. Le Premier ministre a Ă©galement soulignĂ© le rĂŽle de la Zone de libre-Ă©change continentale africaine (ZLECA) dans lâexpansion du commerce intra-africain, notant que des mouvements transfrontaliers plus simples et plus abordables pourraient aider les petits commerçants Ă intĂ©grer lâĂ©conomie formelle, tandis quâune application efficace de la loi pourrait perturber les rĂ©seaux illicites qui financent la violence. Abordant les avancĂ©es de lâĂthiopie en matiĂšre de dĂ©veloppement, Abiy a saluĂ© la dĂ©termination des Ăthiopiens Ă mener Ă bien le projet du Grand barrage de la Renaissance Ă©thiopienne (GERD). Le Premier ministre Abiy a soulignĂ© que ce projet devait se traduire par des avantages concrets pour les citoyens, sous la forme dâun approvisionnement Ă©lectrique fiable, dâune croissance industrielle et dâune amĂ©lioration des conditions de vie. « Câest la dĂ©termination de notre peuple qui a permis de construire le Grand barrage de la Renaissance Ă©thiopienne. Ă prĂ©sent, nous leur devons des rĂ©sultats : une alimentation Ă©lectrique fiable, des industries en pleine croissance, de meilleures conditions de vie », a-t-il dĂ©clarĂ©. Il a en outre soulignĂ© lâimportance de partager les fruits du dĂ©veloppement avec les pays voisins, rappelant que lâĂ©lectricitĂ© Ă©thiopienne alimente le Kenya, le Soudan, Djibouti et la Tanzanie. « Une ligne Ă©lectrique qui traverse une frontiĂšre est une promesse renouvelĂ©e chaque jour », a soulignĂ© le Premier ministre, mettant en avant le potentiel de la coopĂ©ration Ă©nergĂ©tique rĂ©gionale pour renforcer lâintĂ©gration Ă©conomique et la prospĂ©ritĂ© partagĂ©e.
Le président de l'UA exhorte l'Afrique à transformer les alertes précoces en mesures de prévention des conflits
Oct 24, 2026 191
Addis Ababa le 24 octobre, 2026 (ENA) Le prĂ©sident du Burundi et prĂ©sident de lâUnion africaine, Ăvariste Ndayishimiye, a appelĂ© les pays africains Ă renforcer la prĂ©vention des conflits, Ă accĂ©lĂ©rer la souverainetĂ© Ă©conomique et Ă privilĂ©gier le dialogue plutĂŽt que la confrontation militaire. Il a averti que les rĂ©ponses tardives aux menaces Ă©mergentes en matiĂšre de sĂ©curitĂ© continuaient dâaggraver lâinstabilitĂ© sur lâensemble du continent. S'exprimant lors de l'ouverture du 12e Forum de haut niveau de Tana sur la sĂ©curitĂ© en Afrique, le prĂ©sident Ndayishimiye a dĂ©clarĂ© que les conflits en cours au Soudan, dans l'est de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo, au Sahel et dans la Corne de l'Afrique dĂ©montraient l'urgence de mettre en place des mĂ©canismes de paix et de sĂ©curitĂ© plus efficaces, dirigĂ©s par l'Afrique. Il s'est dit prĂ©occupĂ© par les consĂ©quences dĂ©vastatrices de ces conflits, notamment les dĂ©placements massifs de populations, la perturbation de l'Ă©ducation et le recrutement de jeunes au sein de groupes armĂ©s. LâAfrique dispose dĂ©jĂ de systĂšmes continentaux dâalerte prĂ©coce, dâinstitutions chargĂ©es de la paix et de la sĂ©curitĂ©, de forces de rĂ©serve et de mĂ©diateurs expĂ©rimentĂ©s, mais elle ne parvient souvent pas Ă agir assez rapidement lorsque des menaces apparaissent, a-t-il notĂ©. Le prĂ©sident de lâUA a exhortĂ© les dirigeants africains Ă combler le fossĂ© entre lâidentification des conflits potentiels et la mise en Ćuvre de mesures prĂ©ventives, soulignant que la mĂ©diation doit dĂ©buter avant que la violence ne sâintensifie, et non aprĂšs que les communautĂ©s aient subi des pertes dĂ©vastatrices. Abordant la question du lien entre paix et dĂ©veloppement, il a dĂ©clarĂ© que la dĂ©pendance de lâAfrique vis-Ă -vis de lâexportation de ressources naturelles non transformĂ©es, les flux financiers illicites et lâendettement croissant sapent la souverainetĂ© Ă©conomique et contribuent Ă lâinstabilitĂ©. Selon lui, les pays africains doivent renforcer leurs industries de transformation nationales, crĂ©er des opportunitĂ©s dâemploi et veiller Ă ce que les recettes issues des ressources naturelles soient investies dans les services publics. Le prĂ©sident de lâUA a particuliĂšrement insistĂ© sur lâimportance de lâemploi des jeunes et de la participation des femmes aux nĂ©gociations de paix, quâil a qualifiĂ©es dâĂ©lĂ©ments essentiels Ă une prĂ©vention durable des conflits. Il a Ă©galement appelĂ© Ă un financement prĂ©visible pour les opĂ©rations de paix menĂ©es par lâUnion africaine, Ă un renforcement de lâunitĂ© continentale et Ă une plus grande intĂ©gration Ă©conomique par le biais de la Zone de libre-Ă©change continentale africaine. S'appuyant sur l'expĂ©rience du Burundi en matiĂšre de conflit et de rĂ©conciliation, le prĂ©sident Ndayishimiye a soulignĂ© qu'une paix durable ne pouvait ĂȘtre obtenue par les seules victoires militaires, exhortant les groupes armĂ©s et les parties en conflit Ă travers l'Afrique Ă renoncer Ă la violence et Ă rechercher des solutions nĂ©gociĂ©es. Il a en outre averti que la concurrence gĂ©opolitique et les dĂ©pendances technologiques Ă©mergentes pourraient exposer les pays africains Ă de nouvelles vulnĂ©rabilitĂ©s, Ă moins que le continent ne renforce sa voix collective et n'investisse dans les infrastructures numĂ©riques, l'innovation et le dĂ©veloppement des compĂ©tences. Le prĂ©sident a appelĂ© Ă une plus grande solidaritĂ© entre les nations africaines, soulignant que lâinsĂ©curitĂ© dans un pays peut avoir des consĂ©quences de grande envergure pour les Ătats voisins et lâensemble du continent. M. Ndayishimiye a conclu en exhortant les participants au Forum de Tana Ă aller au-delĂ des discussions et Ă identifier des mesures concrĂštes susceptibles de renforcer la paix, la rĂ©silience Ă©conomique et la coopĂ©ration rĂ©gionale. Il a enfin soulignĂ© lâimportance de lâappropriation africaine dans lâĂ©laboration du programme du continent en matiĂšre de paix et de sĂ©curitĂ©.
Social
Le Premier ministre Abiy et le président ghanéen visitent le chùteau de Fasil et le centre Mesob de Gondar
Oct 23, 2026 258
Addis Ababa le 23 ocotbre, 2026 (ENA) Le Premier ministre Ă©thiopien Abiy Ahmed et le prĂ©sident ghanĂ©en John Dramani Mahama ont visitĂ© aujourd'hui le chĂąteau de Fasil et le centre de services intĂ©grĂ©s « Mesob » de Gondar, dans le cadre de leurs visites d'inauguration de projets Ă Gondar, dans la rĂ©gion d'Amhara. Ces visites ont fait suite Ă lâinauguration, par le Premier ministre Abiy, du projet de barrage de Megech, qui devrait permettre de dĂ©velopper lâagriculture irriguĂ©e, de renforcer la sĂ©curitĂ© alimentaire et dâamĂ©liorer lâaccĂšs Ă lâeau potable Ă Gondar et dans les environs. AccompagnĂ©s de la PremiĂšre dame, Zinash Tayachew, et dâautres hauts responsables, les deux dirigeants ont visitĂ© le chĂąteau historique et le centre de services, qui tĂ©moignent des efforts dĂ©ployĂ©s par lâĂthiopie pour amĂ©liorer la prestation des services publics. Le chĂąteau de Fasil, qui fait partie du complexe de Fasil Ghebbi, tĂ©moigne du rĂŽle historique de Gondar en tant que capitale impĂ©riale de l'Ăthiopie. L'UNESCO a inscrit ce complexe sur sa Liste du patrimoine mondial en 1979, en reconnaissance de son importance historique et architecturale. De mĂȘme, ils ont Ă©galement visitĂ© le centre de services Ă guichet unique de Gondar Mesob. Le centre de services Ă guichet unique de Gondar Mesob regroupe les services de plusieurs institutions publiques au sein d'une mĂȘme plateforme, dans le but d'amĂ©liorer l'accĂšs du public aux services publics et de rationaliser la prestation de ces services.
L'Ăthiopie Ă©lue Ă la prĂ©sidence de la 78e session du ComitĂ© exĂ©cutif du HCR
Oct 16, 2026 598
Addis Ababa le 16 octobre, 2026 (ENA) LâĂthiopie a Ă©tĂ© Ă©lue Ă la prĂ©sidence de la 78e session du ComitĂ© exĂ©cutif du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les rĂ©fugiĂ©s (HCR), en reconnaissance de son rĂŽle de longue date dans la protection des rĂ©fugiĂ©s et la coopĂ©ration internationale, alors quâelle accueille plus de 1,2 million de rĂ©fugiĂ©s et de demandeurs dâasile. S'adressant aux Ătats membres Ă l'issue de l'Ă©lection, l'ambassadeur Tsegab Kebebew Daka, reprĂ©sentant permanent de l'Ăthiopie auprĂšs de l'Office des Nations unies Ă GenĂšve et d'autres organisations internationales en Suisse, a exprimĂ© sa gratitude envers le Groupe africain pour sa confiance, ainsi qu'envers les autres pays qui ont soutenu la candidature de l'Ăthiopie. Lâambassadeur Tsegab a soulignĂ© la tradition historique de lâĂthiopie consistant Ă offrir refuge aux personnes fuyant les persĂ©cutions, rappelant comment lâancien royaume dâAksoum avait offert sa protection aux premiers musulmans fuyant les persĂ©cutions Ă La Mecque au VIIe siĂšcle. Il a dĂ©clarĂ© que le refus du roi dâAksoum de livrer les rĂ©fugiĂ©s Ă leurs persĂ©cuteurs restait un exemple historique marquant du principe de non-refoulement, pierre angulaire de la Convention de 1951 relative au statut des rĂ©fugiĂ©s. « Bien avant que ce principe ne soit codifiĂ© dans le droit international, lâhistoire de lâĂthiopie offrait dĂ©jĂ un exemple durable de lâimportance de protĂ©ger ceux qui fuient les persĂ©cutions et de prĂ©server la dignitĂ© des personnes en quĂȘte dâasile », a-t-il dĂ©clarĂ©, soulignant que la protection des rĂ©fugiĂ©s transcende les frontiĂšres, les cultures et les gĂ©nĂ©rations. Lâambassadeur a soulignĂ© que la protection des rĂ©fugiĂ©s relevait dâune responsabilitĂ© internationale partagĂ©e, appelant Ă une action collective plus forte, Ă un partage Ă©quitable des responsabilitĂ©s et Ă un soutien durable aux rĂ©fugiĂ©s et aux communautĂ©s dâaccueil, dans un contexte de dĂ©placement croissant et de pression grandissante sur les ressources humanitaires. Il a Ă©galement mis en avant lâengagement de lâĂthiopie au sein du Forum mondial sur les rĂ©fugiĂ©s et le lancement de la Feuille de route de Makatet, qui sâinscrivent dans le cadre des efforts visant Ă favoriser lâinclusion des rĂ©fugiĂ©s, leur autonomie et leur accĂšs aux systĂšmes nationaux, tout en soutenant le dĂ©veloppement des communautĂ©s dâaccueil. Il a soulignĂ© que ces initiatives menĂ©es au niveau national nĂ©cessitaient un financement international prĂ©visible et des partenariats solides pour aboutir Ă des rĂ©sultats durables. S'appuyant sur l'expĂ©rience acquise par l'Ăthiopie au sein du Bureau du ComitĂ© exĂ©cutif au cours des deux derniĂšres annĂ©es, l'ambassadeur Tsegab a exposĂ© la vision de son pays pour un comitĂ© efficace, inclusif et constructif, favorisant des dĂ©libĂ©rations ciblĂ©es et offrant Ă tous les membres des occasions concrĂštes de contribuer. Il sâest engagĂ© Ă favoriser une collaboration ouverte entre les Ătats membres, le HCR et ses dirigeants, en encourageant le dialogue et le consensus afin de concilier les points de vue divergents et de faire progresser les objectifs communs, conformĂ©ment au rĂšglement intĂ©rieur du comitĂ©. Face Ă lâaggravation des besoins humanitaires et aux contraintes financiĂšres importantes, il a soulignĂ© que la rĂ©forme institutionnelle et lâefficacitĂ© devaient renforcer â et non affaiblir â la capacitĂ© du HCR Ă protĂ©ger les rĂ©fugiĂ©s et Ă apporter une aide lĂ oĂč elle est le plus nĂ©cessaire. « La rĂ©forme, lâefficacitĂ© et lâutilisation responsable des ressources doivent renforcer, et non affaiblir, la capacitĂ© du HCR Ă assurer protection et assistance lĂ oĂč elles sont le plus nĂ©cessaires », a-t-il dĂ©clarĂ©. Lâambassadeur Tsegab a Ă©galement exprimĂ© sa gratitude Ă lâambassadeur japonais Oike, prĂ©sident sortant, ainsi quâau Bureau prĂ©cĂ©dent pour le travail accompli au cours de lâannĂ©e Ă©coulĂ©e. Il sâest engagĂ© Ă ce que lâĂthiopie coopĂšre Ă©troitement avec le ComitĂ© exĂ©cutif nouvellement Ă©lu, le Haut-Commissaire, la direction du HCR et le SecrĂ©tariat afin de faire avancer les prioritĂ©s communes et de renforcer le systĂšme international de protection des rĂ©fugiĂ©s. Ces Ă©lections en Ăthiopie interviennent alors que le pays continue dâaccueillir plus de 1,2 million de rĂ©fugiĂ©s et de demandeurs dâasile, ce qui souligne Ă la fois ses responsabilitĂ©s considĂ©rables et son engagement dans les efforts internationaux visant Ă renforcer la protection des rĂ©fugiĂ©s et Ă soutenir les communautĂ©s dâaccueil.
LâĂthiopie place les agricultrices et les Ă©leveuses au cĆur de la transformation Agricole
Oct 15, 2026 440
Addis Ababa le 15 octobre, 2026 (ENA) LâĂthiopie a cĂ©lĂ©brĂ© pour la premiĂšre fois Ă lâĂ©chelle nationale la JournĂ©e internationale des agricultrices et des Ă©leveuses, mettant en lumiĂšre leur contribution Ă la sĂ©curitĂ© alimentaire et au dĂ©veloppement agricole du pays. OrganisĂ©e Ă Addis-Abeba dans le cadre de lâAnnĂ©e des agricultrices 2026, cette cĂ©lĂ©bration est placĂ©e sous le thĂšme « Autonomiser les agricultrices, renforcer la sĂ©curitĂ© alimentaire et bĂątir une Ăthiopie prospĂšre ». Lâinitiative vise Ă reconnaĂźtre le rĂŽle essentiel des femmes dans lâagriculture et le pastoralisme, tout en mobilisant les institutions concernĂ©es pour relever les dĂ©fis auxquels elles sont confrontĂ©es et renforcer leur participation au dĂ©veloppement du secteur. Prenant la parole Ă cette occasion, la ministre dâĂtat chargĂ©e de lâIrrigation, Dr Sofia Kassa, a soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© de garantir aux femmes un accĂšs Ă©quitable Ă la terre, aux technologies agricoles et aux ressources financiĂšres afin de renforcer leur capacitĂ© de production. « Lorsque les femmes bĂ©nĂ©ficient des mĂȘmes possibilitĂ©s que les hommes en matiĂšre dâaccĂšs Ă la terre, aux technologies et aux ressources financiĂšres, leur productivitĂ© peut augmenter de 20 Ă 30 % », a-t-elle dĂ©clarĂ©. La ministre a Ă©galement insistĂ© sur la nĂ©cessitĂ© de traduire les engagements en faveur de la participation des femmes en rĂ©sultats concrets. « Lorsque nous concevons des projets et des programmes, nous affirmons souvent que la participation des femmes sera prise en compte. Mais nous devons vĂ©rifier si, dans la pratique, elles en sont rĂ©ellement bĂ©nĂ©ficiaires », a-t-elle soulignĂ©. Dr Sofia Kassa a par ailleurs mis en avant les progrĂšs rĂ©alisĂ©s dans la reconnaissance des droits fonciers des femmes, tout en appelant Ă poursuivre les efforts pour consolider ces acquis et faciliter leur accĂšs aux innovations agricoles. Elle a notamment insistĂ© sur la nĂ©cessitĂ© dâintĂ©grer les besoins des agricultrices et des Ă©leveuses dans la conception et la mise en Ćuvre des programmes de dĂ©veloppement, afin quâelles puissent bĂ©nĂ©ficier effectivement des technologies et des Ă©quipements adaptĂ©s Ă leurs activitĂ©s. La ministre a Ă©galement appelĂ© Ă renforcer les mĂ©canismes de suivi des projets agricoles pour sâassurer que les femmes bĂ©nĂ©ficient concrĂštement des initiatives mises en place. Au-delĂ de la cĂ©lĂ©bration, cette journĂ©e constitue Ă©galement une occasion de renforcer la coopĂ©ration entre les institutions agricoles et les organismes de recherche, de favoriser le partage des connaissances et de promouvoir des pratiques innovantes. Ă travers lâAnnĂ©e des agricultrices 2026, lâĂthiopie entend ainsi renforcer lâautonomisation Ă©conomique des femmes rurales et leur contribution Ă la sĂ©curitĂ© alimentaire, Ă la rĂ©silience agricole et Ă la prospĂ©ritĂ© du pays.
L'aide d'urgence parvient aux communautés touchées par le changement climatique dans la région d'Afar
Oct 14, 2026 448
Addis Ababa le 14 octobre, 2026 (ENA) Une aide humanitaire dâurgence parvient aux communautĂ©s touchĂ©es par la sĂ©cheresse dans la rĂ©gion dâAfar, en Ăthiopie, et cible les mĂ©nages vulnĂ©rables et les personnes dans le besoin confrontĂ©es Ă des difficultĂ©s liĂ©es au climat. La premiĂšre sĂ©rie de fournitures dâurgence, expĂ©diĂ©e depuis lâentrepĂŽt central de cĂ©rĂ©ales de la ville dâAdama, est en cours de distribution aux personnes et aux familles prioritaires dans toute la rĂ©gion. Ă Girifo Kebele, dans le woreda de Bidu, les habitants ont commencĂ© Ă recevoir cette aide qui, selon les bĂ©nĂ©ficiaires, arrive Ă un moment crucial, alors que la sĂ©cheresse continue de mettre Ă mal leurs moyens de subsistance et leur accĂšs Ă la nourriture. Meyrem Abdu, lâune des bĂ©nĂ©ficiaires, a dĂ©clarĂ© que cette aide permettrait de subvenir aux besoins de ses enfants et des autres membres de sa famille, qui sont confrontĂ©s Ă des pĂ©nuries alimentaires. Elle a saluĂ© la rĂ©action du gouvernement face Ă la situation qui touche les communautĂ©s de la rĂ©gion. Asiya Mohammed, une autre bĂ©nĂ©ficiaire, a dĂ©clarĂ© que cette intervention contribuerait Ă soulager les difficultĂ©s auxquelles sont confrontĂ©es sa famille et les autres habitants. Elle a en outre soulignĂ© que ce soutien Ă©tait particuliĂšrement important compte tenu de leur situation difficile. De son cĂŽtĂ©, Mohammed Abdella, chef dâĂ©quipe chargĂ© de la qualitĂ© et du contrĂŽle des stocks au sein de la Commission de gestion des risques de catastrophe de la rĂ©gion dâAfar, a prĂ©cisĂ© que la distribution ciblait les groupes les plus vulnĂ©rables dans les zones touchĂ©es. Il a expliquĂ© que la rĂ©gion avait auparavant mobilisĂ© ses propres ressources pour venir en aide aux communautĂ©s touchĂ©es par la sĂ©cheresse et quâelle complĂ©tait dĂ©sormais ces efforts par des fournitures de secours supplĂ©mentaires envoyĂ©es par la Commission Ă©thiopienne de gestion des risques de catastrophe. Yesuf Mohammed, responsable du bureau de lâagriculture et des ressources naturelles du woreda de Bidu, a dĂ©clarĂ© que la sĂ©cheresse liĂ©e au changement climatique avait causĂ© dâimportantes difficultĂ©s aux habitants de la rĂ©gion, qualifiant cette intervention humanitaire dâopportune et dâessentielle. Cette distribution, qui se poursuit actuellement, vise Ă apporter une aide d'urgence aux foyers touchĂ©s, tandis que les autoritĂ©s mobilisent des moyens pour venir en aide aux communautĂ©s confrontĂ©es aux consĂ©quences de la sĂ©cheresse. Comme l'a appris l'ENA, cette aide humanitaire s'inscrit dans le cadre des efforts dĂ©ployĂ©s actuellement par les autoritĂ©s rĂ©gionales et fĂ©dĂ©rales pour soutenir les communautĂ©s touchĂ©es par la sĂ©cheresse et remĂ©dier aux pĂ©nuries alimentaires dans les zones vulnĂ©rables.
Ăconomie
L'Ăthiopie appelle Ă une coopĂ©ration rĂ©gionale renforcĂ©e concernant les cours d'eau partagĂ©s
Oct 26, 2026 10
Addis Ababa le 26 octobre, 2026 (ENA) LâĂthiopie a appelĂ© Ă une coopĂ©ration rĂ©gionale renforcĂ©e et Ă une utilisation Ă©quitable des ressources en eau transfrontaliĂšres, en mettant lâaccent sur lâhydro-diplomatie comme voie vers lâintĂ©gration rĂ©gionale. Cet appel a Ă©tĂ© lancĂ© lors de lâouverture de la 3e Semaine Ă©thiopienne de lâeau et de lâĂ©nergie, qui se dĂ©roule du 26 au 30 octobre sous le thĂšme : « Promouvoir des politiques fondĂ©es sur la science et des partenariats pour un avenir sĂ»r en matiĂšre dâeau et dâĂ©nergie ». Dans un message transmis au nom du ministre de lâEau et de lâĂnergie, le Dr Ing. Habtamu Itefa, le ministĂšre a soulignĂ© que les cours dâeau partagĂ©s nĂ©cessitaient un engagement constructif, des informations fiables et une coopĂ©ration concrĂšte afin de transformer les dĂ©fis communs liĂ©s Ă lâeau en opportunitĂ©s de dĂ©veloppement et de stabilitĂ© rĂ©gionale. Il a soulignĂ© que lâeau et lâĂ©nergie sont essentielles Ă la sĂ©curitĂ© alimentaire, Ă la santĂ© publique, Ă la croissance industrielle, Ă la crĂ©ation dâemplois, Ă la durabilitĂ© environnementale et au dĂ©veloppement national. Le ministĂšre a Ă©galement appelĂ© Ă une planification intĂ©grĂ©e afin de maximiser les retombĂ©es du dĂ©veloppement, de rĂ©duire le gaspillage des ressources et de renforcer la rĂ©silience. Le ministĂšre a mis en avant le potentiel considĂ©rable de lâĂthiopie en matiĂšre dâeau et dâĂ©nergies renouvelables, soulignant la nĂ©cessitĂ© de transformer ces ressources en dĂ©veloppement durable grĂące Ă une gestion efficace des ressources, Ă une coordination entre les institutions et Ă une mise en Ćuvre rĂ©solue. LâĂ©largissement de lâaccĂšs Ă une Ă©nergie abordable et fiable, lâamĂ©lioration de lâapprovisionnement en eau et de lâassainissement, le renforcement de lâirrigation et de lâefficacitĂ© de lâutilisation de lâeau, ainsi que la protection des nappes phrĂ©atiques et des bassins versants ont Ă©tĂ© identifiĂ©s comme des prioritĂ©s essentielles. Il a Ă©galement soulignĂ© lâimportance de la science, de lâinformation numĂ©rique et des technologies modernes pour orienter les dĂ©cisions politiques et les investissements en matiĂšre de dĂ©veloppement. Le renforcement de la surveillance hydrologique et mĂ©tĂ©orologique, lâamĂ©lioration des systĂšmes dâinformation sur les bassins versants, le suivi de la qualitĂ© de lâeau et la production de donnĂ©es fiables sur lâĂ©nergie contribueraient Ă identifier les risques, Ă hiĂ©rarchiser les investissements et Ă Ă©valuer les rĂ©sultats en matiĂšre de dĂ©veloppement, a-t-il notĂ©. Le ministĂšre a en outre insistĂ© sur la nĂ©cessitĂ© de combler le fossĂ© entre la recherche scientifique et l'Ă©laboration concrĂšte des politiques en renforçant la collaboration entre les chercheurs, les institutions gouvernementales, les investisseurs, les prestataires de services et les communautĂ©s locales. Il a appelĂ© Ă une approche coordonnĂ©e associant le gouvernement, le secteur privĂ©, les universitĂ©s, les instituts de recherche, les partenaires de dĂ©veloppement et les communautĂ©s afin dâamĂ©liorer la prestation des services, de mobiliser les investissements et dâassurer la gestion durable des ressources naturelles. Le ministĂšre a Ă©galement soulignĂ© lâimportance dâintĂ©grer lâeau, lâĂ©nergie, la production alimentaire et la protection des Ă©cosystĂšmes dans la planification du dĂ©veloppement, en notant que le lien entre lâeau, lâĂ©nergie, lâalimentation et les Ă©cosystĂšmes peut contribuer Ă maximiser les bĂ©nĂ©fices des investissements tout en prĂ©servant les ressources naturelles pour les gĂ©nĂ©rations futures. Au-delĂ des discussions politiques, le forum devrait dĂ©boucher sur des recommandations concrĂštes, des partenariats renforcĂ©s, des projets prĂȘts Ă ĂȘtre financĂ©s et des mesures pratiques visant Ă amĂ©liorer les services dans les secteurs de lâeau et de lâĂ©nergie. Le ministĂšre a soulignĂ© que la concrĂ©tisation de ces objectifs en rĂ©sultats tangibles nĂ©cessite des institutions compĂ©tentes, des responsabilitĂ©s clairement dĂ©finies, un financement durable, une rĂ©glementation efficace et une obligation de rendre des comptes. La 3e Semaine Ă©thiopienne de l'eau et de l'Ă©nergie a rĂ©uni des responsables gouvernementaux, des membres du corps diplomatique, des partenaires au dĂ©veloppement, des dirigeants du secteur privĂ©, des chercheurs, des universitaires, des entrepreneurs, des consultants et des reprĂ©sentants de la sociĂ©tĂ© civile afin d'Ă©tudier des politiques fondĂ©es sur la science et de nouer des partenariats en vue d'un avenir garantissant la sĂ©curitĂ© de l'approvisionnement en eau et en Ă©nergie.
D'anciens dirigeants africains soulignent la nécessité d'accélérer l'intégration et de renforcer la souveraineté technologique pour l'avenir de l'Afrique
Oct 25, 2026 206
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) D'anciens dirigeants africains et hauts responsables ont appelĂ© Ă une accĂ©lĂ©ration de l'intĂ©gration continentale, Ă un renforcement des investissements dans les capacitĂ©s technologiques et Ă un renforcement des institutions africaines. Cet appel a Ă©tĂ© lancĂ© lors dâune table ronde de haut niveau organisĂ©e dans le cadre du 12e Forum de haut niveau de Tana sur la sĂ©curitĂ© en Afrique, Ă Bahir Dar, oĂč lâancien Premier ministre Ă©thiopien Hailemariam Desalegn, lâancien prĂ©sident nigĂ©rian Goodluck Jonathan et le directeur gĂ©nĂ©ral de la Commission nationale de planification de Namibie, Kaire Mbuende, ont discutĂ© des voies Ă suivre pour la transformation gĂ©opolitique et Ă©conomique de lâAfrique. Les anciens dirigeants africains ont soulignĂ© lâimportance de renforcer lâintĂ©gration continentale et les capacitĂ©s technologiques afin de faire progresser la souverainetĂ© Ă©conomique, la sĂ©curitĂ© collective et lâinfluence mondiale du continent. Hailemariam a soulignĂ© que les retards dans la mise en Ćuvre des accords continentaux existants continuent dâexposer les pays africains aux pressions extĂ©rieures et aux conflits par procuration. Il a Ă©galement exhortĂ© les dirigeants Ă traduire leurs engagements en actions concrĂštes. « Pour nous, lâintĂ©gration africaine est avant tout un bouclier Ă©conomique », a-t-il dĂ©clarĂ©. Hailemariam a insistĂ© sur le fait quâune coopĂ©ration Ă©conomique plus Ă©troite renforcerait la capacitĂ© du continent Ă rĂ©sister aux pressions extĂ©rieures. « Nous ne pouvons pas nous protĂ©ger de la pression extĂ©rieure si nous ne nous intĂ©grons pas. DeuxiĂšmement, notre intĂ©gration est une force gĂ©opolitique. Câest pourquoi jâaffirme quâune intĂ©gration accĂ©lĂ©rĂ©e est essentielle et cruciale pour nous », a-t-il ajoutĂ©. Mettant en avant les minerais critiques et les ressources liĂ©es Ă la transition Ă©nergĂ©tique de lâAfrique, quâil a qualifiĂ©s de « minerais dâopportunitĂ© », Hailemariam a averti que la concurrence autour de ces actifs stratĂ©giques pourrait alimenter lâinstabilitĂ© si les pays africains ne parvenaient pas Ă coordonner leurs politiques en matiĂšre de ressources et Ă renforcer la coopĂ©ration entre les producteurs. Il a citĂ© le conflit en cours en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC) comme exemple des risques auxquels sont confrontĂ©es les rĂ©gions riches en ressources. Il a Ă©galement fait part de ses inquiĂ©tudes concernant les retards pris dans la mise en Ćuvre de la Zone de libre-Ă©change continentale africaine (ZLECA), affirmant que les engagements politiques devaient sâaccompagner dâactions concrĂštes. Sâappuyant sur son rĂŽle de prĂ©sident de TradeMark Africa, il a mis les gouvernements africains au dĂ©fi dâaller au-delĂ de la simple signature dâaccords pour en concrĂ©tiser les avantages escomptĂ©s. « Il existe une volontĂ© politique pour signer des traitĂ©s, mais il nây en a pas pour les mettre en Ćuvre », a-t-il dĂ©clarĂ©. Lâancien prĂ©sident nigĂ©rian Goodluck Jonathan a quant Ă lui soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© dâune souverainetĂ© technologique, affirmant que lâAfrique ne peut pas atteindre une vĂ©ritable indĂ©pendance Ă©conomique tant quâelle dĂ©pend fortement des technologies, de lâexpertise et des intrants industriels Ă©trangers. Pour illustrer ce dĂ©fi, Jonathan a expliquĂ© que mĂȘme des rĂ©parations techniques relativement mineures sur les infrastructures pouvaient nĂ©cessiter des composants importĂ©s et lâintervention de spĂ©cialistes Ă©trangers, ce qui rend les Ă©conomies africaines dĂ©pendantes de capacitĂ©s externes. « Tout ce qui reste Ă lâAfrique, câest de consommer ces produits, et cela nâa rien Ă voir avec lâindustrialisation », a-t-il dĂ©clarĂ©. « On ne peut pas parler de souverainetĂ© Ă©conomique sans Ă©voquer la souverainetĂ© technologique », a-t-il ajoutĂ©. Jonathan a mis en avant les expĂ©riences de lâInde, de la CorĂ©e du Sud et de Singapour, soulignant le rĂŽle des universitĂ©s Ă forte intensitĂ© de recherche dans le dĂ©veloppement de lâexpertise nationale, la promotion de lâinnovation et le soutien Ă la croissance industrielle. Il a exhortĂ© les gouvernements africains Ă investir de maniĂšre stratĂ©gique dans des Ă©tablissements dâenseignement supĂ©rieur spĂ©cialisĂ©s et des instituts de recherche capables de produire les connaissances, les technologies et les professionnels qualifiĂ©s nĂ©cessaires pour soutenir les industries locales. Il a Ă©galement mis en garde contre le recours Ă lâemprunt principalement pour financer la consommation, appelant plutĂŽt Ă un investissement accru dans les actifs productifs, la recherche et le renforcement des capacitĂ©s nationales. De son cĂŽtĂ©, Kaire Mbuende, directeur gĂ©nĂ©ral de la Commission nationale de planification de la Namibie, a soulignĂ© que la force collective de lâAfrique dĂ©pendait de la soliditĂ© des institutions nationales, dâune coopĂ©ration rĂ©gionale efficace et dâorganisations continentales compĂ©tentes. « Il ne peut y avoir dâAfrique forte sans pays africains forts, sans rĂ©gions fortes et sans une organisation continentale forte », a dĂ©clarĂ© M. Mbuende. Il a dĂ©fini la souverainetĂ© Ă©conomique comme la capacitĂ© Ă contrĂŽler et Ă utiliser les ressources naturelles au profit des populations africaines par le biais de lâindustrialisation, de la rĂ©duction de la pauvretĂ© et de la crĂ©ation dâemplois. « La souverainetĂ© Ă©conomique est avant tout une question de contrĂŽle de nos ressources naturelles afin de les utiliser au profit de nos populations par le biais de lâindustrialisation, de la rĂ©duction de la pauvretĂ© et de la lutte contre le chĂŽmage », a-t-il dĂ©clarĂ©. M. Mbuende a Ă©galement appelĂ© Ă un renforcement des capacitĂ©s nationales et de la mobilisation des ressources, Ă un redoublement dâefforts pour atteindre les objectifs du TraitĂ© dâAbuja, ainsi quâau renforcement des institutions continentales proposĂ©es de longue date. Il a en outre appelĂ© Ă des rĂ©formes de la gouvernance mondiale et Ă une coopĂ©ration plus Ă©troite entre les pays du Sud afin dâobtenir des conditions de financement plus Ă©quitables, soulignant les prĂ©occupations liĂ©es aux coĂ»ts dâemprunt Ă©levĂ©s auxquels sont confrontĂ©s les pays africains malgrĂ© leurs taux de dĂ©faut de paiement relativement faibles. Les intervenants ont soulignĂ© que la transformation Ă©conomique de lâAfrique dĂ©pendait de la capacitĂ© Ă transformer ses accords existants, ses ressources naturelles et ses stratĂ©gies de dĂ©veloppement en rĂ©sultats concrets grĂące Ă une mise en Ćuvre plus rapide, Ă des investissements technologiques, Ă des institutions plus solides et Ă une gestion coordonnĂ©e des ressources du continent.
Le Premier ministre Abiy inaugure un projet d'aménagement riverain de 351 hectares à Addis-Abeba
Oct 25, 2026 160
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a inaugurĂ© le projet dâamĂ©nagement des berges « KecheneâAmbassadorâGihonâIrreechaâBambis ». Ce projet dâamĂ©nagement des berges consiste en un corridor urbain de 351 hectares et 10 kilomĂštres de long, conçu pour favoriser la transformation dâAddis-Abeba en une ville plus verte, plus accessible et plus inclusive. Ce projet allie des infrastructures urbaines modernes Ă la restauration de lâenvironnement, Ă des espaces de loisirs publics et Ă de nouvelles opportunitĂ©s Ă©conomiques, reflĂ©tant ainsi une vision du dĂ©veloppement urbain qui concilie qualitĂ© de vie, durabilitĂ© et moyens de subsistance. DotĂ© de voies piĂ©tonnes, de pistes cyclables et dâinfrastructures de transport intĂ©grĂ©es, ce corridor est conçu pour amĂ©liorer la mobilitĂ© urbaine et crĂ©er un environnement plus accessible pour les habitants, a Ă©crit le Premier ministre sur les rĂ©seaux sociaux. Il comprend Ă©galement des aires de jeux pour enfants, des places publiques, des amphithéùtres, des installations sportives, ainsi que huit fontaines et jeux dâeau, offrant ainsi des espaces supplĂ©mentaires dĂ©diĂ©s aux loisirs, aux interactions sociales et aux activitĂ©s communautaires. Le projet intĂšgre en outre des parkings et huit stations de recharge pour vĂ©hicules Ă©lectriques, capables de recharger plus de 100 vĂ©hicules simultanĂ©ment, renforçant ainsi les infrastructures de transport modernes de la ville. Au-delĂ des Ă©quipements urbains, ce projet met lâaccent sur la durabilitĂ© environnementale grĂące Ă la gestion fluviale, Ă la prĂ©servation des sols et de lâeau, ainsi quâĂ lâextension des espaces verts riverains. « GrĂące Ă la gestion fluviale, Ă la prĂ©servation des sols et de lâeau, ainsi quâaux espaces verts riverains, nous concilions la restauration environnementale et la transformation urbaine. Tout aussi important, nous Ă©largissons les opportunitĂ©s Ă©conomiques », a dĂ©clarĂ© le Premier ministre. Ces interventions visent Ă intĂ©grer la restauration Ă©cologique au dĂ©veloppement urbain global de la ville, a soulignĂ© le Premier ministre Abiy. Le projet offre Ă©galement de nouvelles opportunitĂ©s de participation Ă©conomique locale. Un centre commercial dĂ©diĂ© permettra aux habitants qui vivaient auparavant le long du corridor fluvial de produire, dâexposer et de vendre des objets artisanaux, tandis quâun marchĂ© de produits agricoles mettra en relation les agriculteurs et autres producteurs avec les dĂ©bouchĂ©s commerciaux. Lors de lâinauguration du projet, le Premier ministre Abiy a soulignĂ© lâimportance de construire une ville alliant infrastructures modernes et durabilitĂ© environnementale Ă des opportunitĂ©s Ă©conomiques et Ă lâinclusion sociale. « Notre vision est de construire une ville qui soit non seulement belle, mais aussi productive et inclusive ; une ville au service de ses habitants dâaujourdâhui et des gĂ©nĂ©rations futures ! », a-t-il dĂ©clarĂ©.
Le Premier ministre Abiy affirme que l'accĂšs Ă la mer est vital pour l'Ăthiopie
Oct 24, 2026 265
Addis Ababa le 24 octobre,2026(ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a soulignĂ© lâimportance stratĂ©gique de lâaccĂšs Ă la mer pour lâĂthiopie, insistant sur le fait quâil sâagit dâun enjeu vital liĂ© Ă la sĂ©curitĂ©, Ă la souverainetĂ© et Ă lâavenir Ă long terme du pays. « Pour une nation de plus de 130 millions dâhabitants, lâaccĂšs Ă la mer est vital. Imaginez devoir planifier lâavenir pour les gĂ©nĂ©rations Ă venir, alors que toutes les voies dâaccĂšs au reste du monde doivent passer par dâautres pays. Cela concerne notre sĂ©curitĂ©, notre souverainetĂ© et lâavenir de nos enfants », a dĂ©clarĂ© le Premier ministre. Sâexprimant lors du 12e Forum de haut niveau de Tana sur la sĂ©curitĂ© en Afrique, Ă Bahir Dar, placĂ© sous le thĂšme « Les voies vers la paix en Afrique : souverainetĂ© Ă©conomique et transformation gĂ©opolitique », le Premier ministre Abiy a soulignĂ© lâimportance dâun accĂšs maritime fiable pour lâĂthiopie. Le Premier ministre a affirmĂ© que lâĂthiopie continuerait Ă poursuivre ses aspirations par le dialogue et dans lâintĂ©rĂȘt mutuel. « Nous continuerons Ă convaincre par le dialogue et lâintĂ©rĂȘt mutuel. Le besoin de routes fiables est partagĂ© dans toute lâAfrique. De bons corridors relient les producteurs aux marchĂ©s et profitent aux communautĂ©s situĂ©es le long du trajet. La Zone de libre-Ă©change continentale africaine ouvre la voie Ă un commerce plus Ă©tendu. Lorsque le franchissement dâune frontiĂšre est simple et abordable, les petits commerçants intĂšgrent lâĂ©conomie formelle. Et lorsque lâapplication de la loi fonctionne, elle perturbe les rĂ©seaux illicites qui financent la violence », a dĂ©clarĂ© le Premier ministre. Le Premier ministre a Ă©galement soulignĂ© le rĂŽle de la Zone de libre-Ă©change continentale africaine (ZLECA) dans lâexpansion du commerce intra-africain, notant que des mouvements transfrontaliers plus simples et plus abordables pourraient aider les petits commerçants Ă intĂ©grer lâĂ©conomie formelle, tandis quâune application efficace de la loi pourrait perturber les rĂ©seaux illicites qui financent la violence. Abordant les avancĂ©es de lâĂthiopie en matiĂšre de dĂ©veloppement, Abiy a saluĂ© la dĂ©termination des Ăthiopiens Ă mener Ă bien le projet du Grand barrage de la Renaissance Ă©thiopienne (GERD). Le Premier ministre Abiy a soulignĂ© que ce projet devait se traduire par des avantages concrets pour les citoyens, sous la forme dâun approvisionnement Ă©lectrique fiable, dâune croissance industrielle et dâune amĂ©lioration des conditions de vie. « Câest la dĂ©termination de notre peuple qui a permis de construire le Grand barrage de la Renaissance Ă©thiopienne. Ă prĂ©sent, nous leur devons des rĂ©sultats : une alimentation Ă©lectrique fiable, des industries en pleine croissance, de meilleures conditions de vie », a-t-il dĂ©clarĂ©. Il a en outre soulignĂ© lâimportance de partager les fruits du dĂ©veloppement avec les pays voisins, rappelant que lâĂ©lectricitĂ© Ă©thiopienne alimente le Kenya, le Soudan, Djibouti et la Tanzanie. « Une ligne Ă©lectrique qui traverse une frontiĂšre est une promesse renouvelĂ©e chaque jour », a soulignĂ© le Premier ministre, mettant en avant le potentiel de la coopĂ©ration Ă©nergĂ©tique rĂ©gionale pour renforcer lâintĂ©gration Ă©conomique et la prospĂ©ritĂ© partagĂ©e.
Technologie
Les donnĂ©es statistiques et gĂ©ospatiales, un atout pour les ambitions de dĂ©veloppement de lâĂthiopie et de lâAfrique
Oct 23, 2026 247
Addis Ababa le 23 octobre, 2026 (ENA) LâintĂ©gration des donnĂ©es statistiques et gĂ©ospatiales, conjuguĂ©e Ă lâintelligence artificielle (IA), constitue un levier stratĂ©gique pour soutenir les ambitions de dĂ©veloppement de lâĂthiopie et des autres pays africains, notamment en matiĂšre de croissance Ă©conomique, de protection de lâenvironnement et dâattraction des investissements, a dĂ©clarĂ© Dr Steve Bertrand Mbokoibara, Ă©conomiste et directeur gĂ©nĂ©ral de lâInstitut national de la statistique de la RĂ©publique du Congo. Sâexprimant lors dâun entretien accordĂ© Ă lâENA en marge de la 10e session de la Commission statistique pour lâAfrique (StatCom-Africa), organisĂ©e Ă Addis-Abeba, il a soulignĂ© lâimportance de renforcer lâarticulation entre les infrastructures statistiques et gĂ©ospatiales afin dâamĂ©liorer la planification du dĂ©veloppement et lâefficacitĂ© des politiques publiques. Selon lui, lâexploitation conjointe de ces donnĂ©es permet de mieux comprendre les interconnexions entre les secteurs productifs, de suivre les performances Ă©conomiques et dâidentifier les domaines prĂ©sentant des opportunitĂ©s dâinvestissement. « Ces outils peuvent permettre aussi bien Ă lâĂthiopie quâaux autres pays africains de voir les interconnexions qui existent entre les diffĂ©rents rĂ©seaux de production et de faire en sorte que la croissance Ă©conomique soit vĂ©ritablement suivie Ă travers les donnĂ©es », a-t-il indiquĂ©. Il a ajoutĂ© que les outils de comptabilitĂ© nationale, notamment les tableaux entrĂ©es-sorties, contribuent Ă analyser les relations entre les diffĂ©rents secteurs Ă©conomiques et Ă orienter les investissements vers les domaines Ă fort potentiel. Abordant la durabilitĂ© environnementale, Dr Mbokoibara a mis en avant le rĂŽle des donnĂ©es gĂ©ospatiales dans la prĂ©servation des ressources naturelles, en particulier dans le suivi des forĂȘts, des sols et des activitĂ©s de reboisement. Il a notamment soulignĂ© la pertinence de ces outils pour accompagner des initiatives environnementales telles que lâHĂ©ritage vert de lâĂthiopie, qui vise Ă renforcer la couverture vĂ©gĂ©tale et Ă promouvoir la prĂ©servation de lâenvironnement. « Les donnĂ©es gĂ©ospatiales permettent de cartographier les forĂȘts, de cartographier les sols, de contrĂŽler la survie des arbres et de contrĂŽler les aspects de dĂ©forestation Ă partir de lâimagerie satellitaire », a-t-il expliquĂ©. Selon lui, ces informations permettent aux pouvoirs publics de mieux Ă©valuer les rĂ©sultats des initiatives environnementales et dâĂ©laborer des politiques adaptĂ©es aux dĂ©fis liĂ©s Ă la dĂ©forestation et Ă la gestion durable des ressources naturelles. Le responsable congolais a Ă©galement insistĂ© sur la contribution des donnĂ©es statistiques et gĂ©ographiques Ă lâamĂ©lioration des conditions de vie des populations. Il a expliquĂ© que le croisement des donnĂ©es issues des recensements avec les informations gĂ©ographiques permet de localiser les communautĂ©s, de mieux comprendre leurs besoins et dâorienter les interventions publiques vers les populations les plus vulnĂ©rables. « Les donnĂ©es permettent dâidentifier le problĂšme, pour aider les politiques Ă mieux orienter les actions publiques », a-t-il affirmĂ©. Cette approche, a-t-il soulignĂ©, rejoint lâobjectif de ne laisser personne de cĂŽtĂ©, inscrit dans les Objectifs de dĂ©veloppement durable des Nations unies et dans lâAgenda 2063 de lâUnion africaine. Abordant les perspectives liĂ©es Ă lâinnovation technologique, le directeur gĂ©nĂ©ral a soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© dâintĂ©grer davantage lâintelligence artificielle dans les systĂšmes statistiques africains. Il a estimĂ© que les pays doivent renforcer leurs capacitĂ©s techniques et humaines afin de tirer pleinement parti des nouvelles technologies et de mieux rĂ©pondre aux besoins croissants en matiĂšre de production et dâanalyse des donnĂ©es. « LâidĂ©e, câest que, Ă la fin des travaux, nous puissions avoir un consensus entre les diffĂ©rents Ătats pour associer les infrastructures statistiques Ă lâinfrastructure gĂ©ospatiale, et pourquoi pas intĂ©grer lâintelligence artificielle dans les productions de statistiques », a-t-il indiquĂ©. La 10e session de StatCom-Africa offre ainsi aux pays africains une plateforme dâĂ©change sur la modernisation des systĂšmes statistiques, lâintĂ©gration des donnĂ©es gĂ©ospatiales et lâadoption des nouvelles technologies au service du dĂ©veloppement durable. Ă travers ces discussions, lâenjeu est de renforcer les capacitĂ©s nationales, de consolider la coopĂ©ration entre les Ătats et de faire des donnĂ©es fiables un instrument essentiel de la transformation Ă©conomique et sociale de lâAfrique.
Le Premier ministre Abiy fait le point sur les progrĂšs de l'Ăthiopie en matiĂšre de dĂ©veloppement de l'Ă©nergie nuclĂ©aire
Oct 21, 2026 323
Addis Ababa le 21 ocotbre, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed s'est rendu Ă la Commission Ă©thiopienne de l'Ă©nergie nuclĂ©aire afin de faire le point sur l'avancement du programme nuclĂ©aire du pays. Le Premier ministre a soulignĂ© le rĂŽle des technologies de pointe dans les ambitions de dĂ©veloppement Ă long terme de l'Ăthiopie. Dans un message publiĂ© sur les rĂ©seaux sociaux Ă l'issue de cette visite, le Premier ministre a dĂ©clarĂ© que la prochaine Ă©tape du dĂ©veloppement de l'Ăthiopie consisterait Ă transformer son immense potentiel en progrĂšs concrets. « Le prochain chapitre de lâĂthiopie consistera Ă transformer son immense potentiel et ses abondantes ressources naturelles en dĂ©veloppement concret, en progrĂšs technologique et en prospĂ©ritĂ© partagĂ©e », a-t-il soulignĂ©. Il a insistĂ© sur le fait quâune Ă©nergie fiable et durable est fondamentale pour lâindustrialisation, le secteur manufacturier, les infrastructures numĂ©riques et la transformation Ă©conomique au sens large. Il a en outre fait remarquer que la technologie nuclĂ©aire offre une opportunitĂ© de renforcer la sĂ©curitĂ© Ă©nergĂ©tique du pays tout en soutenant le progrĂšs dans de multiples secteurs. Au-delĂ de la production dâĂ©lectricitĂ©, la technologie nuclĂ©aire peut contribuer aux progrĂšs dans les domaines de la santĂ©, de lâagriculture, de lâindustrie et de la protection de lâenvironnement, ouvrant ainsi de nouvelles voies Ă lâinnovation scientifique et au dĂ©veloppement durable. La Commission Ă©thiopienne de lâĂ©nergie nuclĂ©aire joue un rĂŽle central dans la mise en place des fondements institutionnels et techniques du programme national dâĂ©nergie nuclĂ©aire du pays. Le dĂ©veloppement dâun capital humain qualifiĂ©, la promotion de la recherche scientifique et le transfert de connaissances aux gĂ©nĂ©rations futures seront essentiels pour exploiter pleinement ce potentiel. Le Premier ministre Abiy a soulignĂ© lâimportance de veiller Ă ce que le dĂ©veloppement de lâĂ©nergie nuclĂ©aire se dĂ©roule de maniĂšre pacifique, sĂ»re, responsable et durable, alors que lâĂthiopie cherche Ă accroĂźtre sa capacitĂ© Ă©nergĂ©tique et Ă tirer parti des technologies Ă©mergentes pour soutenir sa transformation Ă©conomique Ă long terme.
StatCom-Afrique : lâexpĂ©rience Ă©thiopienne inspire la coopĂ©ration gĂ©ospatiale sur le continent
Oct 20, 2026 288
Addis Ababa le 20 octobre, 2026 (ENA) LâexpĂ©rience de lâĂthiopie dans le domaine de lâinformation gĂ©ospatiale suscite lâintĂ©rĂȘt dâautres pays africains et contribue aux Ă©changes continentaux sur lâutilisation des donnĂ©es au service du dĂ©veloppement, ont soulignĂ© des experts internationaux en marge de la 10e session de la Commission statistique pour lâAfrique (StatCom-Afrique), organisĂ©e Ă Addis-Abeba. Les tĂ©moignages de reprĂ©sentants de la Commission Ă©conomique des Nations Unies pour lâAfrique (CEA) et de lâEswatini mettent en lumiĂšre le rĂŽle croissant des technologies gĂ©ospatiales dans la planification du dĂ©veloppement, tout en soulignant lâimportance du partage dâexpĂ©riences et de la coopĂ©ration rĂ©gionale. Pour AndrĂ© Nonguierma, chef de la Section de gestion de lâinformation gĂ©ospatiale Ă la CEA, lâĂthiopie figure parmi les pays africains qui ont rĂ©alisĂ© des avancĂ©es notables dans ce domaine. Il a Ă©galement indiquĂ© que lâĂthiopie Ă©tait membre de droit du bureau exĂ©cutif du ComitĂ© dâexperts des Nations Unies sur la gestion de lâinformation gĂ©ospatiale Ă lâĂ©chelle mondiale (UN-GGIM), tĂ©moignant ainsi de sa participation aux mĂ©canismes internationaux de coopĂ©ration dans ce secteur. Selon M. Nonguierma, lâinformation gĂ©ospatiale ne constitue plus un simple outil technique, mais une infrastructure essentielle au dĂ©veloppement, au mĂȘme titre que les routes, les Ă©coles et les barrages. « On ne peut ni dĂ©velopper, ni planifier, ni assurer un suivi sans disposer des bonnes informations. Celles-ci prennent une valeur supplĂ©mentaire lorsquâelles comportent une dimension gĂ©ographique : oĂč se trouvent les choses ? », a-t-il expliquĂ©. Ces donnĂ©es permettent notamment de mieux planifier les infrastructures, de localiser les ressources et les besoins des populations et dâamĂ©liorer les dĂ©cisions publiques, contribuant ainsi Ă la mise en Ćuvre de lâAgenda 2063 de lâUnion africaine et du Programme de dĂ©veloppement durable Ă lâhorizon 2030 des Nations Unies. D'autre part, Mme Nomcebo Nkonyane Simelane, spĂ©cialiste des systĂšmes dâinformation gĂ©ographique au sein du DĂ©partement du gĂ©omĂštre gĂ©nĂ©ral du Royaume dâEswatini, a soulignĂ© que le rapprochement entre donnĂ©es statistiques et informations gĂ©ospatiales permettait aux gouvernements de mieux identifier les besoins des populations et dâadapter leurs interventions. « LâĂthiopie est un pays qui a progressĂ© dans le domaine de lâinformation gĂ©ospatiale. En apprenant de son expĂ©rience, nous allons pouvoir reprendre chez nous les approches quâelle a utilisĂ©es et mises en Ćuvre », a-t-elle affirmĂ©. Elle a notamment Ă©voquĂ© les enjeux agricoles liĂ©s aux variations des prĂ©cipitations et aux Ă©pisodes dâEl Niño en Afrique australe. Selon elle, le croisement des donnĂ©es gĂ©ographiques et statistiques peut aider les autoritĂ©s Ă anticiper les risques, Ă mieux prĂ©parer les saisons agricoles et Ă prendre des dĂ©cisions susceptibles de prĂ©server les moyens de subsistance des populations. Son tĂ©moignage illustre lâintĂ©rĂȘt dâune coopĂ©ration fondĂ©e sur lâapprentissage mutuel, dans laquelle les expĂ©riences nationales peuvent ĂȘtre adaptĂ©es aux rĂ©alitĂ©s et aux prioritĂ©s de chaque pays. Par ailleurs, M. Nonguierma a ainsi appelĂ© les Ătats membres Ă mutualiser leurs efforts et Ă dĂ©velopper des systĂšmes intĂ©grĂ©s dâinformation gĂ©ospatiale et dâobservation de la Terre, capables de communiquer entre eux et de contribuer Ă des dĂ©cisions publiques mieux Ă©clairĂ©es.
LâĂthiopie en tĂȘte de lâAfrique en matiĂšre de gĂ©ospatiale et dâobservation spatiale, selon un expert de lâONU
Oct 19, 2026 341
Addis Ababa le 19 octobre, 2026 (ENA) LâĂthiopie joue un rĂŽle de premier plan dans le dĂ©veloppement des capacitĂ©s gĂ©ospatiales et dâobservation spatiale Ă travers lâAfrique, selon AndrĂ© Nonguierma, chef de la section de gestion de la gĂ©oinformation Ă la Commission Ă©conomique des Nations unies pour lâAfrique (CEA). « LâĂthiopie est Ă lâavant-garde des systĂšmes gĂ©ospatiaux et dâobservation spatiale », a dĂ©clarĂ© M. Nonguierma lors dâun Ă©vĂ©nement rĂ©cent. Il a soulignĂ© que lâĂthiopie avait lancĂ© avec succĂšs plusieurs satellites fournissant des donnĂ©es essentielles Ă la planification nationale, Ă la prise de dĂ©cision et au suivi. La position de premier plan de lâĂthiopie se reflĂšte Ă©galement dans son appartenance au conseil dâadministration du Cadre mondial des Nations Unies pour lâinformation gĂ©ospatiale, au sein duquel elle siĂšge en tant que membre de droit. Ce statut souligne les contributions significatives de lâĂthiopie et son rĂŽle de premier plan dans lâĂ©laboration de lâagenda gĂ©ospatial africain. M. Nonguierma a insistĂ© sur lâimportance des efforts collaboratifs, dĂ©clarant : « De nombreux pays africains, dont lâĂthiopie, ont dĂ©veloppĂ© des capacitĂ©s spatiales nationales. La prochaine Ă©tape consiste Ă intĂ©grer ces systĂšmes Ă lâĂ©chelle du continent afin de partager des donnĂ©es et des analyses, notamment dans les domaines de la santĂ©, des statistiques et du dĂ©veloppement durable. » Il a Ă©galement soulignĂ© lâimportance plus large de lâinformation gĂ©ospatiale : « Les donnĂ©es gĂ©ospatiales ne sont plus seulement un atout apprĂ©ciable ; elles constituent un bien public et une infrastructure essentiels, indispensables Ă la construction de routes, de ponts, de barrages et Ă la mise en place de rĂ©seaux de transport efficaces. » Concernant les objectifs de dĂ©veloppement de lâAfrique, M. Nonguierma a fait remarquer : « Sans savoir oĂč se situent les dĂ©fis et les ressources, nous ne pouvons ni mettre en Ćuvre ni suivre efficacement lâAgenda 2063 ou lâAgenda 2030 des Nations unies. » Ces remarques ont Ă©tĂ© formulĂ©es lors de la dixiĂšme session de la Commission statistique pour lâAfrique, qui sâest tenue au Centre de confĂ©rences des Nations Unies Ă Addis-Abeba du 19 au 23 octobre. OrganisĂ©e sous le thĂšme « LibĂ©rer la valeur des donnĂ©es en Afrique : faire des statistiques officielles un vĂ©ritable miroir du continent », cette session rassemble les autoritĂ©s statistiques africaines et les partenaires de dĂ©veloppement afin de discuter de lâamĂ©lioration des systĂšmes statistiques et de lâutilisation des donnĂ©es pour la planification du dĂ©veloppement. Le programme comprend Ă©galement la douziĂšme rĂ©union du ComitĂ© rĂ©gional du Programme mondial des Nations Unies pour la gestion de lâinformation gĂ©ospatiale en Afrique, qui met lâaccent sur le rĂŽle de lâinformation gĂ©ospatiale dans la planification et le suivi du dĂ©veloppement. Il a conclu par un appel aux dĂ©cideurs politiques africains : « Accordez la prioritĂ© aux informations gĂ©ospatiales au mĂȘme titre quâaux autres infrastructures nationales. Elles sont essentielles au fonctionnement des pouvoirs publics et au dĂ©veloppement durable. » Le rĂŽle de premier plan jouĂ© par lâĂthiopie dans les initiatives gĂ©ospatiales marque une avancĂ©e majeure dans le renforcement de la capacitĂ© de lâAfrique Ă exploiter les donnĂ©es au service dâune croissance et dâune gouvernance transformatrices.
Sport
Tournoi de football diplomatique : les participants saluent le patrimoine et lâaccueil Ă©thiopiens
Jun 14, 2026 15658
Addis-Abeba, le 14 juin 2026 (ENA) : - Les participants Ă un tournoi diplomatique de football organisĂ© Ă Addis-Abeba ont exprimĂ© leur admiration pour la richesse culturelle, lâhĂ©ritage historique et lâaccueil chaleureux de lâĂthiopie. OrganisĂ© dans le cadre des prĂ©paratifs de la Coupe du monde 2026, le tournoi a rassemblĂ© des Ă©quipes diplomatiques et plusieurs invitĂ©s, qui ont ensuite effectuĂ© une visite de certains des principaux sites culturels et historiques de la capitale. La dĂ©lĂ©gation sâest rendue au MusĂ©e national dâĂthiopie, au MĂ©morial de la Victoire dâAdoua ainsi quâau Parc des sports dâAddis-Abeba, offrant Ă de nombreux visiteurs une meilleure comprĂ©hension de lâhistoire et des progrĂšs actuels du pays. Plusieurs participants ont indiquĂ© que cette expĂ©rience avait profondĂ©ment modifiĂ© leur perception de lâĂthiopie. Gordon Johnson, lâun des participants, a exprimĂ© son enthousiasme face Ă ce quâil a dĂ©couvert durant sa visite. « Les habitants sont extrĂȘmement accueillants et chaleureux. JâapprĂ©cie Ă©normĂ©ment leur culture », a-t-il dĂ©clarĂ©. Il a ajoutĂ© : « Nous avons visitĂ© le musĂ©e, oĂč le guide nous a prĂ©sentĂ© des fossiles dâhominidĂ©s dĂ©couverts dans les annĂ©es 1960, 1970 et 1990, remontant Ă plusieurs millions dâannĂ©es. » Selon Johnson, cette expĂ©rience met en Ă©vidence lâimportance historique exceptionnelle de lâĂthiopie, au-delĂ des perceptions contemporaines. LoĂŻc Kovamo, une touriste venue du Cameroun, a Ă©galement indiquĂ© que cette visite avait bouleversĂ© les idĂ©es quâelle se faisait auparavant du pays. « Je suis impressionnĂ©e, car je nâimaginais pas lâĂthiopie sous cet angle. Câest un pays trĂšs dĂ©veloppĂ© et les Ăthiopiens sont profondĂ©ment fiers de leur identitĂ© », a-t-elle dĂ©clarĂ©, ajoutant : « Je repars avec une immense fiertĂ© africaine aprĂšs avoir dĂ©couvert lâextraordinaire courage du peuple Ă©thiopien. » Mark Hayes, un autre visiteur, a affirmĂ© que sa vision du pays avait Ă©voluĂ© dĂšs son arrivĂ©e Ă Addis-Abeba. « Nous avons souvent des idĂ©es prĂ©conçues avant de venir, mais la rĂ©alitĂ© est tout autre. Câest un pays remarquable », a-t-il dĂ©clarĂ©, ajoutant : « Nous retournons dĂ©sormais chez nous pour raconter combien lâĂthiopie est exceptionnelle. Je suis fier dâen faire la promotion. » Il a Ă©galement indiquĂ© quâil prĂ©voyait de partager son expĂ©rience au Royaume-Uni, prĂ©cisant quâil « raconterait Ă ses compatriotes anglais ce quâil a dĂ©couvert Ă Addis-Abeba ». Joseph Kirule, employĂ© de lâOrganisation des Nations Unies pour lâalimentation et lâagriculture (FAO) Ă Addis-Abeba, a pour sa part soulignĂ© lâimportance des sites historiques visitĂ©s. « Aujourdâhui, nous avons dĂ©couvert plusieurs Ă©tapes majeures de la civilisation humaine qui ont pris naissance ici », a-t-il dĂ©clarĂ©, ajoutant : « Nous avons notamment appris lâhistoire de la victoire dâAdoua. Câest un Ă©vĂ©nement majeur qui renforce notre fiertĂ© et notre prestige en tant quâAfricains. »
« AprÚs des décennies d'expansion et de succÚs, Ethiopian Airlines s'impose comme la premiÚre compagnie aérienne d'Afrique », déclare son PDG
May 17, 2026 15930
Addis Ababa le 17 mai,2026 (ENA) Ethiopian Airlines a consolidĂ© sa position de premiĂšre compagnie aĂ©rienne dâAfrique aprĂšs des annĂ©es de croissance soutenue et de succĂšs opĂ©rationnel, a dĂ©clarĂ© dimanche Mesfin Tasew, PDG du groupe. Ces propos ont Ă©tĂ© tenus lors d'une course de 8 kilomĂštres organisĂ©e dans le cadre des cĂ©lĂ©brations marquant le 80e anniversaire de la compagnie. S'exprimant lors de l'Ă©vĂ©nement, le PDG Mesfin est revenu sur les modestes dĂ©buts de la compagnie en 1946, lorsqu'elle a dĂ©marrĂ© ses activitĂ©s avec une petite flotte d'avions seulement. Depuis lors, a-t-il dĂ©clarĂ©, la compagnie aĂ©rienne s'est considĂ©rablement dĂ©veloppĂ©e et exploite aujourd'hui l'une des flottes les plus modernes du continent, comprenant des appareils de pointe de Boeing et d'Airbus. Selon M. Tasew, la compagnie dessert actuellement plus de 145 destinations internationales Ă travers le monde et a connu une forte croissance dans de nombreux secteurs, notamment le transport de fret, la formation aĂ©ronautique dispensĂ©e par lâEthiopian Aviation Academy et dâautres services liĂ©s Ă lâaviation. Il a ajoutĂ© que la soliditĂ© opĂ©rationnelle de la compagnie et ses investissements stratĂ©giques Ă long terme ont contribuĂ© Ă en faire lâun des transporteurs les plus prisĂ©s dâAfrique et un acteur majeur de lâindustrie aĂ©ronautique mondiale. Dans le cadre de la commĂ©moration de ses huit dĂ©cennies d'activitĂ©, Ethiopian Airlines organise une sĂ©rie d'Ă©vĂ©nements festifs, notamment une course urbaine, des tables rondes, des expositions et des programmes de sensibilisation communautaire. La course anniversaire a attirĂ© des personnalitĂ©s de haut rang, dont Sileshi Sihine, prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration Ă©thiopienne d'athlĂ©tisme, ainsi que des dirigeants de la compagnie aĂ©rienne et des invitĂ©s. La course a dĂ©butĂ© sur la place Pouchkine, communĂ©ment appelĂ©e Sar Bet, et devait s'achever Ă l'aĂ©roport international de Bole. Des athlĂštes, des employĂ©s de compagnies aĂ©riennes, des membres de la communautĂ© sportive et des reprĂ©sentants de diverses institutions participent Ă cet Ă©vĂ©nement.
LâĂthiopienne Tigst Assefa dĂ©fend avec succĂšs son titre au marathon de Londres et Ă©tablit un nouveau record.
Apr 26, 2026 15155
Addis-Abeba, le 26 avril 2026 (ENA) : - LâĂthiopienne Tigst Assefa a une nouvelle fois brillĂ© en remportant la 46e Ă©dition du marathon de Londres, confirmant son statut de championne dans lâune des Ă©preuves les plus prestigieuses du circuit mondial. Vice-championne olympique Ă Paris, elle a bouclĂ© la course en 2 h 15 min 41 s, sâoffrant ainsi une deuxiĂšme victoire consĂ©cutive dans la capitale britannique. Cette performance exceptionnelle sâaccompagne dâun nouveau record du monde fĂ©minin, consolidant davantage sa position parmi les meilleures marathoniennes de lâhistoire. La KĂ©nyane Hellen Obiri a dĂ©crochĂ© la deuxiĂšme place aprĂšs une fin de course remarquable, tandis que Joyciline Jepkosgei a complĂ©tĂ© le podium, offrant un triplĂ© africain. Ce rĂ©sultat met une fois de plus en Ă©vidence la suprĂ©matie des coureuses Ă©thiopiennes et kĂ©nyanes sur la scĂšne internationale, la prestation dâAssefa sâimposant comme lâun des faits marquants de la saison.
Lâindustrie manufacturiĂšre occupe une place stratĂ©gique dans les efforts de consolidation de lâĂ©conomie Ă©thiopienne : Ministre Melaku Alebel.
Apr 26, 2026 13317
Addis-Abeba, le 26 avril 2026 (ENA) : - Le ministre de lâIndustrie, Melaku Alebel, a affirmĂ© que le gouvernement met lâaccent sur le dĂ©veloppement du secteur manufacturier pour renforcer les fondements Ă©conomiques de lâĂthiopie. Sâexprimant Ă lâoccasion de la course urbaine de 10 kilomĂštres « Ethiopia Tamrit », organisĂ©e sur la place Meskel, le ministre a rĂ©affirmĂ© lâengagement du gouvernement Ă renforcer les capacitĂ©s industrielles et Ă valoriser les produits fabriquĂ©s localement. LâĂ©vĂ©nement a rĂ©uni plusieurs hauts responsables, parmi lesquels la ministre de la Culture et des Sports, Shewit Shanka, lâadjoint au maire dâAddis-Abeba, Jantrar Abay, ainsi que le prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration Ă©thiopienne dâathlĂ©tisme, Sileshi Sihine. Le ministre Melaku a expliquĂ© que cette initiative visait Ă promouvoir les Ă©quipements sportifs produits dans le pays et Ă mettre en lumiĂšre les avancĂ©es des industries engagĂ©es dans la substitution aux importations. « Le gouvernement accorde une prioritĂ© claire Ă lâindustrie manufacturiĂšre pour asseoir une base Ă©conomique solide », a-t-il dĂ©clarĂ©, soulignant que les rĂ©formes entreprises ces derniĂšres annĂ©es commencent Ă produire des rĂ©sultats concrets. Il a Ă©galement indiquĂ© que la dynamique du secteur sâest intensifiĂ©e depuis le lancement de lâinitiative « Ethiopia Tamrit », avec des progrĂšs notables tant en termes de qualitĂ© que de volume de la production nationale. Selon lui, lâadoption des produits locaux sâinscrit dans une tendance croissante, plusieurs biens auparavant importĂ©s Ă©tant dĂ©sormais fabriquĂ©s en Ăthiopie. Il a assurĂ© que les efforts se poursuivraient afin de renforcer la contribution du secteur Ă lâĂ©conomie nationale et dâaccĂ©lĂ©rer la transformation industrielle. De son cĂŽtĂ©, la ministre Shewit Shanka a mis en avant les investissements rĂ©alisĂ©s dans le domaine sportif, estimant que le dĂ©veloppement des infrastructures crĂ©e de nouvelles opportunitĂ©s pour la participation et lâĂ©panouissement des jeunes. Elle a soulignĂ© que la synergie entre le sport et lâindustrie favorise le remplacement des Ă©quipements importĂ©s par des produits locaux, prĂ©cisant que les tenues utilisĂ©es lors de la course avaient Ă©tĂ© entiĂšrement fabriquĂ©es en Ăthiopie, illustrant ainsi le renforcement de cette coopĂ©ration. Enfin, le maire adjoint, Jantrar Abay, a saluĂ© les progrĂšs significatifs enregistrĂ©s dans le secteur industriel dâAddis-Abeba, notant que les rĂ©formes ont accru les capacitĂ©s de production et consolidĂ© le rĂŽle de la capitale dans la mise en Ćuvre du programme national de fabrication.
Environnement
Le potentiel de l'Ăthiopie en matiĂšre d'Ă©nergies renouvelables ouvre de nouvelles perspectives pour la coopĂ©ration africaine
Oct 19, 2026 403
Addis Ababa le 19 ocotbre, 2026 (ENA) Selon des reprĂ©sentants ougandais et nigĂ©rians du secteur des Ă©nergies renouvelables, le potentiel de lâĂthiopie en la matiĂšre offre des opportunitĂ©s pour renforcer la coopĂ©ration africaine en matiĂšre de productivitĂ© agricole, dâĂ©changes transfrontaliers dâĂ©lectricitĂ©, dâinvestissements et de transports propres. Paddy Bakengana, chargĂ© de mission senior Ă lâAssociation ougandaise de lâĂ©nergie solaire, a dĂ©clarĂ© Ă lâENA que lâĂthiopie et lâOuganda pourraient Ă©tendre lâutilisation des technologies dâĂ©nergie renouvelable dans lâagriculture afin de stimuler la production, dâamĂ©liorer lâefficacitĂ© et de rĂ©duire les pertes post-rĂ©colte. « GrĂące Ă lâutilisation des Ă©nergies renouvelables, notamment des pompes Ă eau solaires et des sĂ©choirs solaires, nous pouvons rĂ©ellement augmenter notre production », a-t-il dĂ©clarĂ©. M. Bakengana a en outre soulignĂ© le potentiel des technologies dâirrigation et de sĂ©chage Ă Ă©nergie solaire pour soutenir le dĂ©veloppement agricole, notant que la coopĂ©ration entre les deux pays pourrait aider les agriculteurs Ă adopter des solutions dâĂ©nergie renouvelable pratiques et abordables. Il a Ă©galement mis en avant les ressources hydroĂ©lectriques et solaires de lâĂthiopie, affirmant quâune augmentation de la production dâĂ©lectricitĂ© pourrait crĂ©er de nouvelles opportunitĂ©s pour les Ă©changes rĂ©gionaux dâĂ©lectricitĂ©. Selon M. Bakengana, des partenariats entre les associations du secteur des Ă©nergies renouvelables en Ăthiopie et en Ouganda pourraient faciliter la formation technique, lâĂ©change de connaissances et la promotion conjointe de politiques visant Ă accĂ©lĂ©rer lâadoption de technologies Ă©nergĂ©tiques propres. Il a par ailleurs soulignĂ© lâimportance dâamĂ©liorer lâaccĂšs au financement afin de permettre aux entreprises dâinvestir dans des solutions dâĂ©nergie renouvelable pour lâagriculture dans les deux pays. De son cĂŽtĂ©, Motunrayo Akinfala, directrice gĂ©nĂ©ral de lâAssociation nigĂ©riane des Ă©nergies renouvelables (REAN), a identifiĂ© la mobilitĂ© Ă©lectrique comme un autre domaine prometteur de coopĂ©ration entre lâĂthiopie, le Nigeria et dâautres pays africains. Elle a appelĂ© Ă renforcer les partenariats afin de faciliter lâĂ©change dâexpertise, dâattirer les investissements et dâĂ©tendre le dĂ©ploiement des technologies dâĂ©nergie propre Ă lâĂ©chelle du continent. « Ce que je conseillerais, ce que je suggĂ©rerais, câest davantage de collaboration entre les deux pays, voire entre tous les pays africains dans leur ensemble », a-t-elle dĂ©clarĂ©. Mme Akinfala a Ă©galement soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© dâattirer des investisseurs et des partenaires de dĂ©veloppement afin de soutenir le dĂ©veloppement des Ă©nergies renouvelables en Ăthiopie et de contribuer Ă Ă©largir lâaccĂšs aux solutions dâĂ©nergie propre. Les expĂ©riences prĂ©sentĂ©es par les reprĂ©sentants ougandais et nigĂ©rians mettent en Ă©vidence le potentiel dont disposent les pays africains pour associer leur expertise technique, leur capacitĂ© d'investissement et leurs ressources en Ă©nergies renouvelables afin de soutenir la transformation agricole, de dĂ©velopper les marchĂ©s de l'Ă©lectricitĂ© et d'accĂ©lĂ©rer la transition vers des systĂšmes de transport plus propres.
Climat : lâAfrique appelle Ă renforcer sa rĂ©silience, le GIEC Ă un consensus sur son 7á” rapport
Oct 13, 2026 524
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) Le directeur gĂ©nĂ©ral de lâInstitut Ă©thiopien de mĂ©tĂ©orologie, Dr Fetene Teshome, a appelĂ© Ă renforcer les capacitĂ©s mĂ©tĂ©orologiques et climatiques de lâAfrique, tandis que le prĂ©sident du Groupe dâexperts intergouvernemental sur lâĂ©volution du climat (GIEC), Dr Jim Skea, a exhortĂ© les Ătats membres Ă parvenir Ă un consensus sur le calendrier de son septiĂšme rapport dâĂ©valuation, Ă lâouverture de la 65e session du Groupe Ă Addis-Abeba. Sâexprimant lors de la cĂ©rĂ©monie dâouverture, Dr Fetene Teshome, Ă©galement prĂ©sident de lâAssociation rĂ©gionale pour lâAfrique de lâOrganisation mĂ©tĂ©orologique mondiale (OMM), a soulignĂ© que lâAfrique, malgrĂ© sa faible contribution aux Ă©missions mondiales de gaz Ă effet de serre, demeure particuliĂšrement vulnĂ©rable aux changements climatiques. « Cette rĂ©alitĂ© souligne la nĂ©cessitĂ© urgente de renforcer lâadaptation, dâamĂ©liorer la rĂ©silience et dâĂ©largir lâaccĂšs aux services climatiques qui favorisent une prise de dĂ©cision Ă©clairĂ©e Ă tous les niveaux », a-t-il dĂ©clarĂ©. Il a notamment insistĂ© sur lâimportance des systĂšmes dâalerte prĂ©coce, des rĂ©seaux dâobservation mĂ©tĂ©orologique et des services climatiques pour protĂ©ger les populations et soutenir le dĂ©veloppement durable. « En renforçant les rĂ©seaux dâobservation, en dĂ©veloppant les capacitĂ©s dâalerte prĂ©coce et en favorisant la diffusion dâinformations climatiques exploitables, ces initiatives aident les pays Ă renforcer leur rĂ©silience et Ă mieux protĂ©ger les vies, les moyens de subsistance et les Ă©conomies face aux effets croissants des changements climatiques », a-t-il affirmĂ©. Dr Fetene a Ă©galement rĂ©affirmĂ© lâengagement de lâĂthiopie Ă amĂ©liorer les prĂ©visions mĂ©tĂ©orologiques, Ă dĂ©velopper la recherche climatique et Ă contribuer aux initiatives rĂ©gionales et internationales dans ce domaine. Pour sa part, Dr Jim Skea a soulignĂ© les progrĂšs rĂ©alisĂ©s dans la prĂ©paration du septiĂšme rapport dâĂ©valuation du GIEC, tout en insistant sur la nĂ©cessitĂ© de parvenir Ă un accord concernant le calendrier des contributions des trois groupes de travail. « Les auteurs mĂ©ritent de la clartĂ© et de la certitude concernant les principales Ă©chĂ©ances et la durĂ©e de leur engagement bĂ©nĂ©vole auprĂšs du GIEC », a-t-il dĂ©clarĂ©, appelant les Ătats membres Ă tout mettre en Ćuvre pour parvenir Ă un consensus au cours de la session. Le prĂ©sident du GIEC a Ă©galement indiquĂ© que les travaux de la semaine porteraient sur le rĂŽle de lâintelligence artificielle dans les Ă©valuations scientifiques, notamment les garanties nĂ©cessaires pour prĂ©server la responsabilitĂ© humaine et respecter les principes rĂ©gissant les travaux du Groupe. Abordant la situation financiĂšre de lâorganisation, il a prĂ©cisĂ© que les contributions volontaires reçues pour 2026 reprĂ©sentaient environ un tiers du budget approuvĂ©, appelant les Ătats membres Ă accroĂźtre leur soutien financier afin de garantir la rĂ©alisation des travaux prĂ©vus. La 65e session du GIEC se tient du 12 au 16 octobre 2026 Ă Addis-Abeba, en Ăthiopie, et porte notamment sur lâavancement du septiĂšme cycle dâĂ©valuation scientifique des changements climatiques.
L'Ăthiopie appelle Ă un renforcement de la coopĂ©ration scientifique internationale lors de la 65e session du GIEC Ă Addis-Abeba
Oct 13, 2026 452
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) Le ministre Ă©thiopien de lâEau et de lâĂnergie, Dr Habtamu Itefa, a soulignĂ© lâimportance de la coopĂ©ration scientifique internationale face aux changements climatiques, Ă lâoccasion de lâouverture de la 65e session du Groupe dâexperts intergouvernemental sur lâĂ©volution du climat (GIEC), organisĂ©e Ă Addis-Abeba. Sâexprimant lors de la cĂ©rĂ©monie dâouverture, le ministre a souhaitĂ© la bienvenue aux reprĂ©sentants des Ătats membres du GIEC, aux scientifiques et aux partenaires internationaux, tout en rĂ©affirmant lâengagement de lâĂthiopie en faveur de lâaction climatique et du dĂ©veloppement durable. Le ministre a rappelĂ© que lâĂthiopie, se caractĂ©rise par une grande diversitĂ© de reliefs et de conditions climatiques. Il a Ă©galement soulignĂ© le rĂŽle du pays dans les ressources hydriques rĂ©gionales, notamment Ă travers le bassin du Nil Bleu, dont les eaux contribuent Ă soutenir les populations de plusieurs pays voisins. Dr Habtamu Itefa a, par ailleurs, soulignĂ© que « nous sommes un champion mondial de lâaction climatique. » Le ministre a Ă©galement mis en avant lâInitiative HĂ©ritage vert (Green Legacy Initiative), lancĂ©e sous la direction du Premier ministre Abiy Ahmed. Abordant les travaux de la 65e session du GIEC, le ministre a insistĂ© sur la nĂ©cessitĂ© de traduire les connaissances scientifiques en solutions concrĂštes pour les dĂ©cideurs politiques, en particulier dans les pays en dĂ©veloppement. « Comment le septiĂšme rapport dâĂ©valuation (AR7) permettra-t-il dâapporter des solutions concrĂštes aux dĂ©cideurs politiques et de contribuer au prochain bilan mondial ? », a-t-il interrogĂ©, appelant Ă renforcer les capacitĂ©s scientifiques et Ă combler les lacunes en matiĂšre de donnĂ©es climatiques dans les pays en dĂ©veloppement. Il a soulignĂ© que des donnĂ©es fiables sont indispensables pour mieux Ă©valuer les vulnĂ©rabilitĂ©s Ă©conomiques et sociales, anticiper les Ă©volutions climatiques et dĂ©finir des mesures efficaces dâadaptation et dâattĂ©nuation. Le ministre a Ă©galement rappelĂ© la contribution des institutions Ă©thiopiennes, notamment de lâInstitut Ă©thiopien de mĂ©tĂ©orologie, aux travaux du GIEC, Ă travers la participation de scientifiques et dâexperts aux activitĂ©s dâĂ©valuation et de recherche. En conclusion, Dr Habtamu Itefa a exprimĂ© sa reconnaissance au GIEC pour avoir choisi lâĂthiopie comme pays hĂŽte de cette session, soulignant les efforts dĂ©ployĂ©s pour moderniser les services mĂ©tĂ©orologiques nationaux. Il a invitĂ© les participants Ă dĂ©couvrir la culture et lâhospitalitĂ© Ă©thiopiennes, tout en rĂ©affirmant le soutien du gouvernement aux travaux de la session. La rĂ©union offre ainsi aux reprĂ©sentants des Ătats membres et Ă la communautĂ© scientifique une occasion dâexaminer les prioritĂ©s du septiĂšme rapport dâĂ©valuation du GIEC et de renforcer le dialogue entre les connaissances scientifiques et lâĂ©laboration des politiques climatiques.
Les Ă©nergies renouvelables et la transition vers les vĂ©hicules Ă©lectriques en Ăthiopie suscitent lâintĂ©rĂȘt des investisseurs Nordiques
Sep 22, 2026 1329
Addis Ababa le 22 septembre, 2026 (ENA) Les vastes ressources de lâĂthiopie en Ă©nergies renouvelables et sa transition rapide vers la mobilitĂ© Ă©lectrique suscitent un intĂ©rĂȘt croissant auprĂšs des investisseurs et des entreprises technologiques nordiques, selon des acteurs du secteur. Cette dĂ©claration a Ă©tĂ© faite en marge du Nordic Africa EV Summit, organisĂ© en Ăthiopie du 14 au 16 septembre, qui a rĂ©uni des acteurs rĂ©gionaux et internationaux pour Ă©changer sur la mobilitĂ© Ă©lectrique, les infrastructures de recharge et les opportunitĂ©s dâinvestissement. Hosaena A. Samuel, PDG et cofondatrice dâEasy Power, entreprise norvĂ©gienne et premier opĂ©rateur privĂ© de recharge de vĂ©hicules Ă©lectriques en Ăthiopie, a indiquĂ© que les investisseurs nordiques sâintĂ©ressent particuliĂšrement Ă lâessor de lâadoption des vĂ©hicules Ă©lectriques dans le pays ainsi quâĂ son important potentiel en matiĂšre dâĂ©nergie propre. Selon Hosaena, plus de 20 institutions financiĂšres nordiques ont Ă©changĂ© avec des responsables Ă©thiopiens et des acteurs du secteur lors du sommet afin dâexaminer les possibilitĂ©s dâinvestissement dans la fiabilitĂ© du rĂ©seau Ă©lectrique et les infrastructures de recharge pour vĂ©hicules Ă©lectriques. Cet intĂ©rĂȘt concerne Ă©galement les technologies et lâexpertise technique nordiques, qui pourraient contribuer Ă la mise en place de rĂ©seaux de recharge plus rĂ©silients. Elle a soulignĂ© que les partenaires nordiques avaient Ă©tĂ© particuliĂšrement impressionnĂ©s par la dĂ©cision politique ambitieuse de lâĂthiopie de progressivement abandonner les vĂ©hicules Ă moteur thermique au profit de la mobilitĂ© Ă©lectrique, une transition soutenue par lâabondance de ses ressources renouvelables. Les pays nordiques disposent dâune vaste expĂ©rience dans le dĂ©veloppement des infrastructures de recharge pour vĂ©hicules Ă©lectriques et de systĂšmes Ă©lectriques fiables, a-t-elle expliquĂ©, ajoutant que cette expertise pourrait offrir des enseignements prĂ©cieux Ă lâĂthiopie alors quâelle poursuit lâexpansion de son rĂ©seau national de recharge. Hosaena a Ă©galement citĂ© le Grand barrage de la Renaissance Ă©thiopienne (GERD) et les grands projets Ă©oliens parmi les principaux facteurs suscitant lâintĂ©rĂȘt des investisseurs nordiques. Au-delĂ des infrastructures, elle a soulignĂ© que lâexpansion du marchĂ© Ă©thiopien des vĂ©hicules Ă©lectriques offre dâimportantes possibilitĂ©s de transfert de technologies et dâinvestissements bilatĂ©raux. Abondant dans le mĂȘme sens, Kumeel Alsmail, responsable des solutions industrielles de Nokia pour le Moyen-Orient et lâAfrique, a indiquĂ© que le dĂ©veloppement de lâĂ©cosystĂšme des vĂ©hicules Ă©lectriques en Afrique ouvrira de nouvelles perspectives de coopĂ©ration numĂ©rique et technologique entre les pays africains et les entreprises nordiques. Sâexprimant Ă lâENA en marge de lâĂ©vĂ©nement, Alsmail a soulignĂ© que la connectivitĂ© fiable sera essentielle au fonctionnement des rĂ©seaux de recharge des vĂ©hicules Ă©lectriques, notamment alors que les pays sâefforcent de mettre en place des corridors rĂ©gionaux de mobilitĂ© Ă©lectrique. Il a notamment Ă©voquĂ© les corridors potentiels reliant lâĂthiopie, Djibouti et le Kenya, estimant que ces axes pourraient desservir aussi bien les vĂ©hicules de transport de passagers que les vĂ©hicules Ă©lectriques lourds. Alsmail a indiquĂ© que Nokia entrevoit dâimportantes possibilitĂ©s de fournir des solutions de connectivitĂ© numĂ©rique destinĂ©es aux rĂ©seaux de recharge, tout en soulignant que lâaugmentation de la capacitĂ© de production dâĂ©nergie renouvelable de lâĂthiopie doit sâaccompagner de systĂšmes robustes de transport et de distribution dâĂ©lectricitĂ©. Le sommet a ainsi mis en Ă©vidence lâinterconnexion entre les Ă©nergies renouvelables, la mobilitĂ© Ă©lectrique, la connectivitĂ© numĂ©rique et les infrastructures. Les participants ont soulignĂ© que les partenariats technologiques transfrontaliers et les investissements privĂ©s seront essentiels pour accĂ©lĂ©rer la transition de lâAfrique vers une Ă©nergie propre.
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L'Ăgypte aggrave son conflit avec la Turquie Ă la suite d'un accord maritime concernant la Libye
Oct 23, 2026 252
Addis Ababa le 23 octobre, 2026 (ENA) L'Ăgypte et la Turquie ont vu leur diffĂ©rend sur les frontiĂšres maritimes en MĂ©diterranĂ©e orientale resurgir Ă la suite d'une dĂ©cision de la Chambre des reprĂ©sentants libyenne, basĂ©e dans l'est du pays, d'approuver un accord maritime conclu en 2019 entre Ankara et les autoritĂ©s de Tripoli. Le ministĂšre Ă©gyptien des Affaires Ă©trangĂšres a qualifiĂ© cette dĂ©cision de « nulle et non avenue », arguant que cette ratification porte atteinte aux droits souverains de l'Ăgypte et n'a aucun effet juridique. La Turquie, quant Ă elle, soutient que cet accord est conforme Ă son interprĂ©tation du droit maritime international. Le diffĂ©rend porte sur un protocole dâaccord signĂ© en novembre 2019 entre la Turquie et le Gouvernement dâaccord national libyen, alors reconnu par la communautĂ© internationale, visant Ă dĂ©finir les frontiĂšres maritimes en MĂ©diterranĂ©e orientale. LâĂgypte, la GrĂšce et Chypre se sont opposĂ©es Ă cet accord, arguant quâil entrait en conflit avec leurs revendications maritimes. Ce dernier affrontement diplomatique reflĂšte des rivalitĂ©s gĂ©opolitiques plus larges opposant lâĂgypte et dâautres acteurs rĂ©gionaux sur les questions de juridiction maritime, de ressources naturelles, de sĂ©curitĂ© et dâinfluence politique. LâĂgypte a fait lâobjet de critiques concernant ses politiques rĂ©gionales, les analystes se demandant si la poursuite de ses intĂ©rĂȘts stratĂ©giques pourrait contribuer Ă lâinstabilitĂ© et exacerber la concurrence autour des ressources rĂ©gionales. Par exemple, des informations rĂ©centes ont rĂ©vĂ©lĂ© que des frappes Ă©gyptiennes auraient causĂ© la mort dâau moins 200 mineurs soudanais et blessĂ© de nombreuses autres personnes sur des sites miniers situĂ©s dans la rĂ©gion dâAl-Wadi Nord, au Soudan. Ces attaques prĂ©sumĂ©es ont suscitĂ© des inquiĂ©tudes quant Ă la sĂ©curitĂ© des civils et Ă lâimplication de lâĂgypte dans le conflit qui sĂ©vit actuellement au Soudan. Certains observateurs considĂšrent ces attaques comme s'inscrivant dans le cadre d'une implication plus large de l'Ăgypte au Soudan, oĂč des intĂ©rĂȘts nationaux et extĂ©rieurs contradictoires ont compliquĂ© les efforts visant Ă mettre fin Ă la guerre. Dans une rĂ©cente interview accordĂ©e Ă lâENA, Abdulshakur Abdulsamad, chercheur senior au Centre dâĂ©tudes stratĂ©giques et dâinitiative pour lâintĂ©gration rĂ©gionale, a affirmĂ© que lâĂgypte cherchait Ă prolonger la guerre au Soudan afin de continuer Ă tirer profit des ressources en eau de ce pays. Le conflit en cours pourrait permettre Ă lâĂgypte de bĂ©nĂ©ficier de quantitĂ©s dâeau supĂ©rieures Ă la normale que le Soudan nâa pas Ă©tĂ© en mesure dâutiliser, a notĂ© le chercheur senior. Les relations entre lâĂgypte et lâĂthiopie ont Ă©galement Ă©tĂ© mises Ă rude Ă©preuve par des dĂ©saccords concernant lâutilisation des eaux du Nil. Le Caire sâest opposĂ© Ă certains aspects des plans de dĂ©veloppement de lâĂthiopie, en particulier au Grand Barrage de la Renaissance Ă©thiopienne (GERD), tandis que lâĂthiopie revendique son droit Ă utiliser ses ressources naturelles Ă des fins de dĂ©veloppement, notamment pour la production dâĂ©lectricitĂ©. Ce diffĂ©rend met en Ă©vidence des divergences de longue date entre les pays en amont et en aval concernant lâutilisation Ă©quitable de lâeau et la coopĂ©ration rĂ©gionale. Le rĂŽle de lâĂgypte dans le conflit qui sĂ©vit actuellement au Soudan a Ă©galement attirĂ© lâattention des analystes politiques, qui se demandent si le soutien apportĂ© par Le Caire aux Forces armĂ©es soudanaises pourrait compromettre les perspectives de paix et renforcer son influence sur lâavenir politique du Soudan. La guerre entre les Forces armĂ©es soudanaises et les Forces de soutien rapide, qui a dĂ©butĂ© le 15 avril 2023, a dĂ©vastĂ© lâĂ©conomie et les infrastructures du Soudan, provoquĂ© le dĂ©placement de millions de personnes et perturbĂ© le commerce rĂ©gional. Selon les estimations de lâOrganisation des Nations unies pour lâalimentation et lâagriculture (FAO), la production cĂ©rĂ©aliĂšre du Soudan en 2025 a baissĂ© de 22 % par rapport Ă lâannĂ©e prĂ©cĂ©dente. Certains analystes affirment que lâĂgypte poursuit des intĂ©rĂȘts stratĂ©giques au Soudan dâune maniĂšre susceptible de prolonger le conflit. IsraĂ«l, quant Ă lui, a critiquĂ© cet accord maritime, accusant son rival rĂ©gional, la Turquie, de dĂ©stabiliser la MĂ©diterranĂ©e orientale. Ce diffĂ©rend a ravivĂ© lâattention portĂ©e aux revendications maritimes qui se chevauchent dans la rĂ©gion et Ă ses ressources Ă©nergĂ©tiques potentielles. Le Caire craint tout particuliĂšrement que cet accord nâaffecte les droits dâexploration des hydrocarbures et ne compromette ses partenariats rĂ©gionaux. La Turquie insiste sur le fait que le pacte reste valide, ouvrant la voie Ă une confrontation diplomatique plus vive au sujet des frontiĂšres maritimes. Selon certaines informations, lâĂgypte soutient le marĂ©chal Khalifa Haftar et lâArmĂ©e nationale libyenne (ANL) dans lâest de la Libye principalement pour sĂ©curiser sa frontiĂšre dĂ©sertique dâenviron 1 100 kilomĂštres, lutter contre les groupes militants islamistes et contrer lâinfluence de rivaux rĂ©gionaux tels que la Turquie. La dĂ©cision du parlement de lâest de la Libye de ratifier lâaccord prĂ©cĂ©demment signĂ© entre la Turquie et le Gouvernement dâaccord national basĂ© Ă Tripoli marque un changement potentiel qui remet directement en cause la position du Caire en MĂ©diterranĂ©e orientale. Le parlement, alignĂ© sur lâest de la Libye et basĂ© Ă Tobrouk, a renversĂ© des annĂ©es dâopposition Ă lâaccord maritime turco-libyen Ă la suite de lâĂ©lection dâun nouveau prĂ©sident, Al-Salhin Abdelnabi al-Obeidi. En alignant les autoritĂ©s de lâest sur un accord initialement signĂ© par les autoritĂ©s de lâouest de la Libye, basĂ©es Ă Tripoli, cette dĂ©cision pourrait indiquer une Ă©volution vers une position libyenne plus unifiĂ©e concernant ce pacte. LâUnion europĂ©enne sâest opposĂ©e Ă cette ratification, soutenant la position de la GrĂšce et affirmant que lâaccord porte atteinte aux droits maritimes dâun Ătat membre de lâUE.
L'Ă©conomie migratoire de l'ĂrythrĂ©e : ce pays peut-il survivre sans les transferts de fonds forcĂ©s ?
Oct 20, 2026 351
Addis Ababa le 20 octobre, 2026 (ENA) Lâultimatum lancĂ© par la Grande-Bretagne Ă lâĂrythrĂ©e en octobre 2026 a mis en lumiĂšre une contradiction de longue date au cĆur du rĂ©gime dâIsaias Afwerki. Le gouvernement dâAsmara prĂŽne lâautosuffisance tout en rejetant les budgets nationaux fixes et la dĂ©pendance vis-Ă -vis de lâextĂ©rieur. Pourtant, son systĂšme est soutenu par les forces mĂȘmes quâil prĂ©tend transcender : le service national Ă durĂ©e indĂ©terminĂ©e pousse Ă lâĂ©migration, tandis que les transferts de fonds des ĂrythrĂ©ens de lâĂ©tranger contribuent Ă financer le systĂšme qui les contraint Ă partir. La ministre de lâIntĂ©rieur, Shabana Mahmood, a annoncĂ© que lâĂrythrĂ©e serait soumise Ă une interdiction totale de visa pour ses ressortissants, Ă moins quâAsmara ne reprenne sa coopĂ©ration concernant le retour des demandeurs dâasile dĂ©boutĂ©s et des dĂ©linquants Ă©trangers. Le traitement prĂ©fĂ©rentiel accordĂ© aux fonctionnaires a dĂ©jĂ Ă©tĂ© supprimĂ©, et les diplomates ont vu leurs dĂ©placements hors de Londres restreints. Cette annonce est intervenue Ă un moment oĂč les ĂrythrĂ©ens constituaient la nationalitĂ© la plus reprĂ©sentĂ©e parmi les arrivĂ©es par petites embarcations au cours de lâannĂ©e sâachevant en juin 2026 â environ 5 875 arrivĂ©es enregistrĂ©es, soit prĂšs de 18 % du total â et occupaient la deuxiĂšme place dans le classement gĂ©nĂ©ral des demandes dâasile, avec des taux dâoctroi initiaux avoisinant les 83 Ă 84 %. Bien que lâĂrythrĂ©e ait qualifiĂ© ces pressions de « manĆuvre politique sans fondement », la succession des Ă©vĂ©nements nĂ©cessite un examen plus approfondi dâune Ă©conomie politique qui a transformĂ© lâĂ©migration continue en une source de transferts de fonds. Cette Ă©conomie politique, contrĂŽlĂ©e par la Shabia sous la prĂ©sidence dâIsaias Afwerki depuis lâindĂ©pendance, repose sur trois piliers Ă©troitement liĂ©s : le service national Ă durĂ©e indĂ©terminĂ©e, la mainmise du parti sur lâĂ©conomie planifiĂ©e et lâappropriation systĂ©matique des flux financiers extĂ©rieurs. Bien quâils semblent distincts, ces piliers fonctionnent comme un mĂ©canisme unique qui transforme la population Ă la fois en une main-dâĆuvre captive sur le territoire national et en une source de financement Ă lâĂ©tranger. Ce cadre sâest structurĂ© autour de lâextraction continue de valeur tirĂ©e de cette Ă©migration, assurant ainsi un monopole durable au rĂ©gime. En 1997, lâĂrythrĂ©e a ratifiĂ© une constitution qui nâa toujours pas Ă©tĂ© mise en Ćuvre depuis prĂšs de trois dĂ©cennies. En 2001, les mĂ©dias indĂ©pendants ont Ă©tĂ© fermĂ©s aprĂšs que des personnalitĂ©s de haut rang du parti eurent appelĂ© Ă la tenue dâĂ©lections dĂ©mocratiques et Ă lâapplication de la constitution. En consĂ©quence, ce qui avait Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© comme une mobilisation temporaire en temps de guerre sâest figĂ© en une architecture Ă©tatique permanente dans laquelle la citoyennetĂ© elle-mĂȘme a Ă©tĂ© redĂ©finie comme une obligation plutĂŽt que comme un droit. Bien que le service national ait Ă©tĂ© officiellement limitĂ© Ă 18 mois en vertu de la Proclamation 82/1995, il se poursuit sans date de fin depuis la guerre frontaliĂšre de 1998-2000. Les lycĂ©ens effectuent leur derniĂšre annĂ©e au centre dâentraĂźnement militaire de Sawa avant dâĂȘtre affectĂ©s Ă des fonctions militaires ou civiles pouvant durer des dĂ©cennies, pour une maigre allocation de 450 Ă 500 nakfa par mois, soit environ 30 dollars amĂ©ricains. Ce sont ces conditions que la Commission dâenquĂȘte des Nations unies a qualifiĂ©es de « sâapparentant Ă de lâesclavage », les associant Ă la dĂ©tention arbitraire et Ă la punition collective des familles. De telles pratiques alimentent une Ă©migration continue, dont le flux sortant ne rĂ©sulte pas dâun Ă©chec politique, mais constitue plutĂŽt une source de revenus dĂ©libĂ©rĂ©e. Alors que les estimations de la population rĂ©sidente oscillent autour de 3,6 millions dâhabitants, les chiffres relatifs Ă la diaspora varient entre environ 600 000 et 900 000 migrants et rĂ©fugiĂ©s enregistrĂ©s, jusquâĂ un tiers de la population nĂ©e en ĂrythrĂ©e vivant hors du pays. Selon les donnĂ©es du HCR Ă la fin de lâannĂ©e 2025, on comptait environ 555 000 rĂ©fugiĂ©s et plus de 118 000 demandeurs dâasile â soit un total dâenviron 670 000 Ă 679 000 personnes relevant de la compĂ©tence du HCR â, les nouvelles demandes dâasile pour la seule annĂ©e 2025 ayant dĂ©passĂ© les 53 000. Bien que lâĂ©conomie formelle reste dominĂ©e par les entreprises liĂ©es Ă la Shabia et par lâĂtat, lâactivitĂ© du secteur privĂ©, en dehors du petit commerce familial, est entravĂ©e par les contrĂŽles des changes, les restrictions en matiĂšre dâoctroi de licences et le rĂ©gime de travail liĂ© au service national. La ressource dĂ©terminante est le capital humain exportĂ© puis imposĂ© ; la survie de la plupart des mĂ©nages dĂ©pend de transferts extĂ©rieurs estimĂ©s entre 200 et 300 millions de dollars US par an, soit environ 30 % du PIB de lâĂrythrĂ©e. Ces flux permettent aux mĂ©nages de rester solvables dans un contexte dâopportunitĂ©s nationales limitĂ©es, tandis quâun impĂŽt parallĂšle de 2 % sur la diaspora est prĂ©levĂ© auprĂšs des ĂrythrĂ©ens Ă lâĂ©tranger et collectĂ© par lâintermĂ©diaire des ambassades et de rĂ©seaux informels. La propriĂ©tĂ© Ă©conomique est concentrĂ©e dans des structures contrĂŽlĂ©es par le parti : le Hidri Trust fait office de holding centrale pour les intĂ©rĂȘts commerciaux de Shabia, la Red Sea Trading Corporation dĂ©tient un monopole de fait sur une part importante des importations et sert de principal canal pour les opĂ©rations de change, des entreprises de construction telles que Segen et Bidho rĂ©alisent des chantiers de grande envergure en recourant frĂ©quemment Ă la main-dâĆuvre du service national, et Himbol Financial Services gĂšre les transferts de fonds et les transactions associĂ©es. Il existe certes des banques dâĂtat, mais le parti conserve des circuits financiers parallĂšles Ă©chappant au contrĂŽle budgĂ©taire conventionnel, alors quâaucun budget national complet nâa Ă©tĂ© publiĂ© depuis lâindĂ©pendance. Ce double systĂšme dâextraction rĂ©duit la nĂ©cessitĂ© de crĂ©er des emplois productifs et engendre un cercle vicieux dans lequel le service national Ă durĂ©e indĂ©terminĂ©e et les contrĂŽles politiques gĂ©nĂšrent une fuite des cerveaux, qui Ă son tour gĂ©nĂšre des transferts de fonds et des recettes pour lâĂtat. Si lâon compare cela Ă la doctrine officielle dâautosuffisance suivie par lâĂrythrĂ©e â qui rejette la dĂ©pendance Ă lâĂ©gard de lâaide tout en traitant les citoyens Ă la fois comme une main-dâĆuvre gratuite et comme des bailleurs de fonds externes â, lâisolement vis-Ă -vis des financements multilatĂ©raux conventionnels se justifie, tandis que le pluralisme politique est prĂ©sentĂ© comme une menace pour lâunitĂ© nationale et la souverainetĂ©. Il en rĂ©sulte un Ă©quilibre particulier dans lequel le pouvoir politique est monopolisĂ©, et oĂč lâautoritĂ© du rĂ©gime sur les budgets ainsi que le montant exact des avoirs du parti Ă©chappent au contrĂŽle public. LâĂ©conomie politique de lâĂrythrĂ©e a transformĂ© une part importante de sa population en une ressource transnationale, oĂč la main-dâĆuvre est exploitĂ©e dans des conditions coercitives tandis que la diaspora fournit des devises Ă©trangĂšres, crĂ©ant ainsi un Ă©quilibre entre rĂ©pression et stagnation Ă©conomique. En consĂ©quence, ce sont les pays dâaccueil qui doivent supporter les coĂ»ts sociaux et budgĂ©taires, le systĂšme Shabia au pouvoir externalisant ces coĂ»ts tout en sâappropriant les retombĂ©es financiĂšres. LâĂ©conomie migratoire de lâĂrythrĂ©e nâest donc pas un sous-produit involontaire de lâisolement, mais la logique de fonctionnement dâun ordre politique qui transforme son peuple en principale ressource permettant au rĂ©gime de se maintenir. Lâenjeu est lâappauvrissement continu dâune gĂ©nĂ©ration et la pĂ©rennitĂ© dâun rĂ©gime fermĂ© qui sâen nourrit.