Bregaglia
| Bregaglia | ||||
Localité de Vicosoprano. | ||||
Armoiries |
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| Administration | ||||
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| Pays | ||||
| Canton | ||||
| Région | Maloja | |||
| Localité(s) | Borgonovo, Bondo, Castasegna, Coltura, Montaccio, Maloja, Soglio, Stampa, Vicosoprano | |||
| Communes limitrophes | Sils im Engadin/Segl, Villa di Chiavenna (IT) | |||
| NPA | 7516 Maloja 7603 Vicosoprano 7605 Casaccia, Stampa 7606 Bondo 7608 Castasegna 7610 Soglio | |||
| No OFS | 3792 | |||
| Démographie | ||||
| Population permanente |
1 602 hab. (31 décembre 2025) | |||
| Densité | 6,4 hab./km2 | |||
| Langue | Italien | |||
| Géographie | ||||
| CoordonnĂ©es | 46° 20âČ 36âłÂ nord, 9° 35âČ 26âłÂ est | |||
| Altitude | 1Â 331Â m |
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| Superficie | 251,47Â km2 | |||
| Localisation | ||||
| Géolocalisation sur la carte : Suisse
Géolocalisation sur la carte : Suisse
Géolocalisation sur la carte : canton des Grisons
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| Liens | ||||
| Site web | portalebregaglia.ch | |||
| Sources | ||||
| Référence population suisse[1] | ||||
| Référence superficie suisse[2] | ||||
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Bregaglia (en lombard : Bargaia ; romanche : Bregagliaâ ; en allemand : Bergell, obsolet[3]) est une commune suisse des Grisons italiens.
Située dans la région de Maloja, elle est créée le à la suite de la fusion des anciennes communes du val Bregaglia : Vicosoprano (qui en 1971 avait incorporé la municipalité supprimée de Casaccia), Stampa, Bondo, Soglio et Castasegna.
La commune est composée des localités de Bondo, Borgonovo, Castasegna, Coltura, Maloja, Montaccio, Soglio, Stampa, Vicosoprano. Le chef-lieu de la commune se situe dans la localité de Stampa ; le siÚge municipal est à Promontogno.
Bregaglia est la seule commune existante de langue italienne et de religion protestante, si l'on exclut les communes vaudoises du Piémont[4].
Elle fait partie de l'association contextuelle italienne Pro Grigioni.
Histoire
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Le val Bregaglia Ă©tait une voie de communication fondamentale dĂ©jĂ Ă l'Ă©poque de l'Empire romain, non pas selon les axes routiers d'aujourd'hui, mais du fait de l'Ă©tape aujourd'hui peu pertinente du col du Septimer dont le contrĂŽle Ă©tait encore crucial au Moyen Ăge, attirant ainsi les prĂ©tentions du diocĂšse de Coire qui le plaça sous son pouvoir. Lorsqu'en 1367, il fut l'objet de l'intĂ©rĂȘt des Habsbourg, les communes de l'Ă©vĂȘchĂ©, dont celles de « Sopraporta » et « Sottoporta » dans lesquelles Bregaglia Ă©tait divisĂ©e, fondĂšrent la Ligue de la Maison-Dieu[3].
Dans divers documents historiques, Bregaglia est indiquĂ©e avec le nom de Pregallia, comme dans un Ă©crit datant de 1798 relatif Ă la Pregallia di Sotto Porta (Bregaglia di Sottoporta). Dans cet Ă©crit historique, la date de 1471 est mentionnĂ©e comme l'annĂ©e oĂč Bregaglia rejoint le « RhĂ€tische BĂŒnd ». Toujours sur la base de ce document, il semblerait que depuis l'annĂ©e 1024, les habitants jouissaient d'une relative indĂ©pendance.
Bondo
[modifier | modifier le code]Sous la dynastie des Carolingiens, Bondo appartientt au Ministerium Bergallia, qui dĂ©pend des premiers Ă©vĂȘques de Coire ; aprĂšs 960, il appartient directement Ă l'Ă©vĂȘque. L'Ă©glise de la vallĂ©e de S. Maria Ă Castelmur est mentionnĂ©e pour la premiĂšre fois en 988, tandis que l'Ă©glise du village de Bondo, S. Martino, est consacrĂ©e en 1250. Pendant le Moyen Ăge central, Bondo fait partie de plusieurs villages connus collectivement sous le nom de Di lĂ dell'acqua (« De l'autre cĂŽtĂ© de l'eau »), qui sont rattachĂ©s au district de Sotto Porta/Unterporta. En 1367, Bondo, avec le reste de Sotto Porta/Unterporta, rejoint la Ligue de la Maison-Dieu (allemand : Gotteshausbund). En 1380, il est mentionnĂ© pour la premiĂšre fois sous le nom de Bondo. En allemand, il est Ă©galement connu sous le nom de Bundth et en romanche sous le nom de Buond[5].
En 1552, la réforme protestante atteint le village. Au cours du xvie siÚcle, une partie de la population quitte Bondo pour l'Italie, et plus tard, pour l'Europe de l'Est, soit comme boulangers, soit comme soldats. Cette tendance se poursuit au xxe siÚcle, sauf que beaucoup partent maintenant pour le nord des Grisons ou le reste de la Suisse[5].
Pendant la guerre de Trente Ans, les Trois Ligues sont secouĂ©es par le BĂŒndner Wirren ou Confusion des Ligues, alors que les ligues dĂ©centralisĂ©es se battent pour la religion et la politique. En 1621, pendant la Confusion, les troupes espagnoles incendient toute la ville, dĂ©truisant environ 248 structures[5]. La ville est reconstruite le long de nouvelles rues centrales.
Castasegna
[modifier | modifier le code]Castasegna possĂšde la plus grande forĂȘt de chĂątaigniers d'Europe, connue sous le nom de Brentan. Le nom de la ville signifie chĂątaigneraie et l'arbre figure sur les armoiries.
Autres localités
[modifier | modifier le code]Soglio est mentionné pour la premiÚre fois en 1186 sous le nom de Solio[6], Stampa aprÚs 1354 sous le nom de Stamppa[7] et Vicosoprano en 1096 sous le nom de Vicus Supranus[8].
Blason
[modifier | modifier le code]La commune a repris les armoiries du district de Bergell, dont elle était la seule commune.
Blason : En argent sur un socle de bouclier noir en étain taillé un bouquetin noir marchant debout à droite, en armure rouge.
Géographie
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Bregaglia est situĂ©e dans le val Bregaglia qui lui donne son nom. Le village de Maloja sur le col du mĂȘme nom appartient Ă©galement Ă la commune et en est la seule partie en Haute-Engadine. La commune comprend le val Bregaglia suisse, baignĂ© par la riviĂšre Orlegna depuis le col de la Maloja jusqu'au point oĂč il se jette dans la Maira en aval de Casaccia. De lĂ , la Maira (qui prend sa source sur le Piz Duan et traverse le Val Maroz avant de rejoindre l'Orlegna) continue de creuser la vallĂ©e jusqu'Ă Castasegna. Le territoire communal comprend les plus hauts sommets des Alpes rhĂ©tiques, qui culminent dans les 3 367 m au Pizzo Cengalo Ă la frontiĂšre avec l'Italie. La commune s'Ă©tend au-delĂ du bassin versant alpin, comprenant la rĂ©gion de Maloja, le col de la Maloja, la source de l'Inn et une partie du lac de Sils en Engadine.
Bregaglia a une superficie (selon l'enquĂȘte 2004/09) de 251,45 km2. Environ 14,1 % de cette superficie est utilisĂ© Ă des fins agricoles, tandis que 21,6 % est boisĂ©. Sur le reste des terres, 0,9 % sont habitĂ©es (bĂątiments ou routes) et 63,4 % sont des terres dites "improductives". Au cours des dĂ©cennies 1979/85-2004/09, la quantitĂ© de terres colonisĂ©es a augmentĂ© de 37 ha et les terres agricoles ont diminuĂ© de 355 ha[9].
Stampa, le village situé au centre de la vallée[7], est à 17 km de Chiavenna, 32 km de Saint-Moritz, 76 km de Sondrio, 80 km de Lecco, 92 km de Lugano, 100 km de Davos et Coire, 110 km de CÎme, 137 km de Milan et 224 km de Zurich.
La vallée est divisée en deux sections, définies par la localité La Porta immédiatement en amont de Promontogno. La partie à l'ouest de la Porta s'appelle Sottoporta, a un climat méditerranéen et un dialecte moins influencé par le romanche, tandis que la partie à l'est, appelée Sopraporta, a un climat alpin, donc beaucoup plus rude, et un dialecte plus prononcé d'influence romane.
Un grave glissement de terrain s'est produit au Piz Cengalo, entraĂźnant une lave torrentielle jusqu'au village de Bondo Ă la fin du mois d'[10].
Les changements climatiques menacent les rĂ©gions de montagne. Au val Bregaglia, les autoritĂ©s locales adaptent lâaspect des ouvrages de protection contre les dangers naturels selon les traditions rurales. La rĂ©gion est nommĂ©e pour le Prix du paysage du Conseil de lâEurope[11].
Climat
[modifier | modifier le code]Soglio a une moyenne de 101,8 jours de pluie par an et reçoit en moyenne 1 459 mm de précipitations. Le mois le plus humide est mai, mois pendant lequel Soglio reçoit en moyenne 179 mm de précipitations sur 12,7 jours. Le mois le plus sec de l'année est février avec une moyenne de 55 mm de précipitations sur 12,7 jours[12]. Soglio enregistre en une quantité de pluie record pour le Sud des Alpes de 37.3 mm en 10 minutes[13].
Vicosoprano a une moyenne de 111,4 jours de pluie par an et reçoit en moyenne 1 492 mm de précipitations. Le mois le plus humide est mai, mois pendant lequel Vicosoprano reçoit en moyenne 1 785 mm de précipitations sur de 13,3 jours. Le mois le plus sec de l'année est février avec une moyenne de 72 mm de précipitations sur 13,3 jours[12].
Démographie
[modifier | modifier le code]En , Bregaglia avait une population de 1 555 habitants[1]. En 2014, 13,4 % de la population est constituée de ressortissants étrangers résidents. Au cours des années 2010-2014, la population a changé avec un taux de -3,62 %. Le taux de natalité dans la municipalité, en 2014, était de 7,7 pour mille habitants, tandis que le taux de mortalité était de 11,6[9].
En 2014, les enfants et les adolescents (0-19 ans) représentaient 16,6 % de la population, tandis que les adultes (20-64 ans) représentaient 59,2 % et les personnes ùgées (plus de 64 ans) 24,2 %. En 2015, il y avait 608 résidents célibataires, 726 personnes mariées ou pacsées, 124 veuves ou veufs et 78 résidents divorcés[14].
En 2014, 692 ménages privés résidaient à Bregaglia avec une taille moyenne de 2,21 personnes par ménage. En 2013, le taux de construction de nouveaux logements pour 1 000 habitants était de 1,28. En 2015, le taux de vacance de la commune était de 0,87 %[9].
L'évolution historique de la population est la suivante :

Langues
[modifier | modifier le code]La majorité de la population parle l'italien et le bregagliotto, un dialecte lombard-alpin aux influences romanches[15].
Alors que Maloja est bilingue allemand et italien, les autres endroits ont des majorités italophones, avec des minorités germanophones de 10 à 20 %. Un dialecte lombard est parlé à Bergell, et la minorité germanophone est croissante depuis des décennies. à l'origine, le romanche était également parlé, mais cette langue a presque complÚtement disparue. Le bregagliotto est de plus en plus parlé, qui combine (basé sur le dialecte lombard) des éléments italiens et rhéto-romans avec des mots allemands[16].
Administration
[modifier | modifier le code]Le gouvernement, le conseil local, appelé Municipio, se compose de 7 municipios. Le maire (sindaco) est en juillet 2020 Fernando Giovanoli[17].
Culture
[modifier | modifier le code]En 2015, Bregaglia a reçu le prix Wakker pour ses efforts en faveur de la préservation du patrimoine culturel bùti de la commune[18].
Instruction
[modifier | modifier le code]Vicosoprano abrite une école maternelle et primaire depuis 2009 ; il y a une école secondaire à Stampa[7], et à Maloja, un jardin d'enfants et une école primaire pour les élÚves qui utilisent normalement et couramment deux langues, l'allemand et l'italien.
Traditions
[modifier | modifier le code]Au cours de l'année, de nombreux festivals traditionnels de montagne se déroulent dans toute la vallée, mais le plus touchant est certainement celui du , lorsque saint Nicolas part du centre de Vicosoprano avec son ùne pour apporter des bonbons et des mandarines au son des cloches.
Le Calendamarzo, ou plus exactement Chalandamarz, est cĂ©lĂ©brĂ© non seulement dans le val Bregaglia mais aussi dans d'autres rĂ©gions du canton romanche des Grisons, autre tradition importante qui a lieu le . Les enfants vont de village en village dĂ©corĂ©s de fleurs en papier mĂąchĂ© et de cloches Ă vache, et s'arrĂȘtent sur les places pour chanter des chansons qui Ă©voquent l'arrivĂ©e du printemps et la fin de l'hiver[19].
Sites patrimoniaux d'importance nationale
[modifier | modifier le code]Le chùteau de Castelmur, l'église S. Maria et le Palazzo Salis à Bondo, la Casa Antonio No. 139, la Casa Battista no. 131, la Casa Di Mezzo n° 137 et la Cas'Alta n° 120 à Soglio, le palais Castelmur à Stampa, sont classés à l'inventaire suisse des biens culturels d'importance nationale et régionale[20].
- Chùteau de Castelmur, relais romain et forteresse médiévale.
- Ăglise rĂ©formĂ©e di Nossa Donna.
- Palazzo Salis.
- Restaurant de l'HĂŽtel Palazzo Salis.
- Palais Castelmur.
L'église Sainte-Marie de Castelmur a été en grande partie reconstruite au XIXe siÚcle, mais possÚde toujours son campanile roman[21]. S. Maria in Bondo possÚde également un clocher roman. Cette église a été restaurée au XVIIe siÚcle mais conserve un important cycle de fresques de la fin du XVe siÚcle. Le peintre Willy Guggenheim, qui au XXe siÚcle a capturé une grande partie de l'esprit du village, est inhumé dans le cimetiÚre voisin[22],[5]. Les autres bùtiments remarquables incluent la Casa Molinari, le Palazzo Scartazzini datant de 1690, le Palazzo Scartazzini am Platz (anciennement Cortini) de 1763 et le Palazzo Salis ; ce dernier fut commencé par JérÎme de Salis-Soglio en 1765 pour sa femme Marie et achevé par leur fils en 1774[5].
Ăconomie
[modifier | modifier le code]En 2014, 896 personnes étaient employées dans la municipalité. 104 personnes au total travaillaient dans 31 entreprises du secteur primaire dont une grande majorité (81,7 %) dans de trÚs petites entreprises (moins de dix employés) ; le reste travaillait dans une petite entreprise avec un total de 19 employés. Le secteur secondaire employait 306 travailleurs dans 45 entreprises distinctes. Une minorité (44,4 %) des salariés du secteur secondaire travaillait dans de trÚs petites entreprises. Il y avait 9 petites entreprises avec un total de 170 employés. Enfin, le secteur tertiaire fournissait 486 emplois dans 147 entreprises. Il y avait 6 petites entreprises avec un total de 142 employés[23].
En 2014, 1,3 % de la population bénéficiait de l'aide sociale[9]. Au deuxiÚme trimestre 2016, 370 travailleurs en moyenne ont fait la navette depuis l'étranger pour travailler dans la commune, ce qui représente une large minorité des salariés[24].
En 2015, les hÎtels locaux ont totalisé 41 439 nuitées, dont 31,4 % de visiteurs internationaux[25].
ElektrizitĂ€tswerk der Stadt ZĂŒrich (EWZ) exploite une centrale Ă©lectrique Ă Castasegna.
Infrastructures et transports
[modifier | modifier le code]L'axe routier de la commune est la Route principale 3 (Suisse) qui relie la vallée à l'Engadine par le col de la Maloja et à l'Italie à la frontiÚre de Castasegna. Les gares les plus proches sont celles de Chiavenna, gérée par le Rete ferroviaria italiana, et celle de Saint-Moritz, gérée par les Chemins de fer rhétiques.
Politique
[modifier | modifier le code]Aux élections fédérales suisses de 2015, le parti le plus populaire était le Parti libéral-radical (FDP) avec 28,3 % des voix. Les trois autres partis les plus populaires étaient l'Union démocratique du centre (UDC) (28,2 %), le BDP (21,5 %) et le Parti socialiste suisse (SP) (12,2 %). Aux élections fédérales, un total de 554 votes ont été exprimés et le taux de participation électorale était de 46,1 %. L'élection de 2015 a vu un grand changement dans le vote par rapport à 2011 : le pourcentage des suffrages reçus par le FDP est passé de 20,5 % en 2011 à 28,3 % en 2015, tandis que le pourcentage reçu par le SP est passé de 17,3 % à 12,2 %[26].
En 2009, Bregaglia a été la premiÚre commune des Grisons italiens à accorder le droit de vote aux étrangers résidents[27].
Criminalité
[modifier | modifier le code]En 2014, le taux de criminalitĂ©, sur les plus de 200 infractions rĂ©pertoriĂ©es dans le Code pĂ©nal suisse (allant du meurtre, du vol et des voies de fait Ă l'acceptation de pots-de-vin et Ă la fraude Ă©lectorale), Ă©tait Ă Bregaglia de 15,3 pour mille habitants, soit environ 23,7 % du taux moyen dans le pays entier. Au cours de la mĂȘme pĂ©riode, le taux de dĂ©lits liĂ©s Ă la drogue Ă©tait de 23 pour mille habitants, soit plus du double du taux national. Le taux d'infraction aux lois sur l'immigration, les visas et les permis de travail Ă©tait de 4,5 pour mille habitants. Ce taux est supĂ©rieur de 246,2 % au taux de l'arrondissement et de 275 % supĂ©rieur au taux cantonal[28].
Religion
[modifier | modifier le code]Lors des derniÚres statistiques concernant la religion majoritaire en 2010, la commune est la seule commune italophone de Suisse à majorité protestante, ce qui contraste avec un monde italophone ultra-majoritairement acquis au catholicisme.
Le protestantisme se répandit dans la vallée notamment grùce au prédicateur de Lucques Michelangelo Florio, condamné à Rome pour hérésie en 1548.
Personnalités
[modifier | modifier le code]Le village de Soglio est la commune d'origine de la famille Salis, l'une des familles oligarques des Grisons. Plusieurs maisons Salis sont dans le village : Casa Alta, Casa Battista, Maison de Mezzo et la Casa Antonio. La Casa Battista est maintenant un hĂŽtel â Hotel Palazzo Salis (anciennement Pensione Willy) â tandis que les autres sont des immeubles. Pendant des siĂšcles, la fortune de la famille Salis a influencĂ© la rĂ©gion, et les barres des armoiries familiales sont prĂ©sentes dans les armoiries de la municipalitĂ©, sous le capricorne, qui indique l'appartenance Ă l'Ă©glise.
Une famille d'artistes célÚbres, les Giacometti, est originaire de Stampa. Les membres les plus célÚbres de la famille sont :
- Giovanni Giacometti (1868-1933)
- Augusto Giacometti (1877-1947), cousin de Giovanni
- Alberto Giacometti (1901-1966), fils de Giovanni
- Diego Giacometti (1902-1985), fils de Giovanni
- Bruno Giacometti (1907-2012), fils de Giovanni
Références
[modifier | modifier le code]- (en)/(it)/(de) Cet article est partiellement ou en totalité issu des articles intitulés en anglais « Bregaglia » (voir la liste des auteurs), en italien « Bregaglia » (voir la liste des auteurs) et en allemand « Bregaglia » (voir la liste des auteurs).
- 1 2 « Bilan démographique selon le niveau géographique institutionnel »
, sur Office fĂ©dĂ©ral de la statistique (consultĂ© le ). - â « Portraits rĂ©gionaux 2021: chiffres-clĂ©s de toutes les communes »
[xls], sur Office fédéral de la statistique (consulté le ). - 1 2 « Val Bregaglia » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne
- â
- 1 2 3 4 5 « Bondo » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne
- â « Soglio » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne
- 1 2 3 « Stampa » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne
- â « Vicosoprano » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne
- 1 2 3 4 Swiss Federal Statistical Office - Regional portraits consulté le 27 octobre 2016
- â Office fĂ©dĂ©ral de l'environnement OFEV, « RĂ©chauffement climatique: lâinstabilitĂ© du pergĂ©lisol augmente la frĂ©quence des Ă©croulements », sur bafu.admin.ch (consultĂ© le )
- â Office fĂ©dĂ©ral de l'environnement OFEV, « Recherche », sur bafu.admin.ch (consultĂ© le )
- 1 2 (de + fr + it) « Temperature and Precipitation Average Values-Table, 1961-1990 » [archive du ], Federal Office of Meteorology and Climatology - MeteoSwiss (consulté le )
- â « Lacs en crue en juillet - MĂ©tĂ©oSuisse », sur meteosuisse.admin.ch (consultĂ© le )
- â Swiss Federal Statistical Office - StĂ€ndige und nichtstĂ€ndige Wohnbevölkerung nach institutionellen Gliederungen, Geschlecht, Zivilstand und Geburtsort consultĂ© le 8 septembre 2016
- â « Dialetto, idioma del luogo - Bregaglia Engadin Turismo », sur bregaglia.ch
- â «Bargaiot» â das Amalgam der BĂŒndner Sprachen SRF-Sendung «Schnabelweid» vom 25. Februar 2016
- â Gemeinderatsaufteilung, Gemeinde Bregaglia, Stand 1. Juli 2020
- â Der Heimatschutz wĂŒrdigt Bergell. NZZ, 19 janvier 2015
- â « Calendamarz - Bregaglia Engadin Turismo », sur bregaglia.ch
- â Swiss inventory of cultural property of national and regional significance version du 21 novembre 2008 consultĂ©e le 19 octobre 2009
- â « Castelmur » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne
- â Bondo at viabregaglia.com
- â Federal Statistical Office -ArbeitsstĂ€tten und BeschĂ€ftigte nach Gemeinde, Wirtschaftssektor und Grössenklasse consultĂ© le 31 octobre 2016
- â Swiss Federal Statistical Office - Cross Border Workers consultĂ© le 27 octobre 2016
- â Federal Statistical Office - Hotellerie: AnkĂŒnfte und LogiernĂ€chte der geöffneten Betriebe consultĂ© le 31 octobre 2016
- â Swiss Federal Statistical Office - Nationalratswahlen 2015: StĂ€rke der Parteien und Wahlbeteiligung nach Gemeinden consultĂ© le 18 juillet 2016
- â Gli stranieri in Bregaglia potranno votare, dans swissinfo.ch, 17 mars 2009. ConsultĂ© le 15 mars 2017
- â Statistical Atlas of Switzerland consultĂ© le 5 avril 2016
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- AA.VV., Storia dei Grigioni, 3 volumi, Collana «Storia dei Grigioni», Edizioni Casagrande, Bellinzona 2000.
- Sandro Bianconi, Lingue di frontiera: una storia linguistica della Svizzera italiana dal Medioevo al Duemila, Edizioni Casagrande, Bellinzona 2005 .
- Die Gemeinden des Kantons GraubĂŒnden. Chur/ZĂŒrich 2003, 2. Auflage, (ISBNÂ 3-7253-0741-5).
- E. Gerber, L. Joos: Bergell (das). In: Historisch-Biographisches Lexikon der Schweiz, Band 2, Basel â Berikon. Attinger, Neuenburg 1921, S. 119.
- Simona Martinoli und andere: Guida dâarte della Svizzera italiana. Hrsg. von der Gesellschaft fĂŒr Schweizerische Kunstgeschichte. Edizioni Casagrande, Bellinzona 2007, S. 525â526
- Erwin Poeschel: Die KunstdenkmĂ€ler des Kantons GraubĂŒnden. Band V: Die TĂ€ler am Vorderrhein, II. Teil. Die Talschaften Schams, Rheinwald, Avers, MĂŒnstertal, Bergell (= KunstdenkmĂ€ler der Schweiz. Band 14). Hrsg. von der Gesellschaft fĂŒr Schweizerische Kunstgeschichte GSK. Bern 1943, (ISBN 978-3-906131-20-7).
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Site du val Bregaglia
- (it) Bregaglia su PortaleBregaglia.ch
- (it) 5 milioni per il nuovo Comune di Bregaglia sul sito della RSI