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Club de jazz

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L'entrée du Village Vanguard à Manhattan en 1976. Fondé en 1935, ce club de jazz mythique accueillit notamment des enregistrements live de John Coltrane, Bill Evans ou Michel Petrucciani.

Un club de jazz est une salle de concert dont la programmation est principalement composĂ©e d'artistes de jazz. Les villes comptant le plus de clubs de jazz se trouvent aux États-Unis (New York, La Nouvelle-OrlĂ©ans, Chicago) et en Europe (Paris, Londres). À New York, la 52e rue Ă  Manhattan est cĂ©lĂšbre pour avoir comptĂ© jusqu'Ă  plusieurs dizaines de clubs dans les annĂ©es 1950.

Aux dĂ©buts du jazz, ceux-ci comprenaient gĂ©nĂ©ralement de grandes salles afin d'accueillir les big bands et de permettre au public de danser. Dans les annĂ©es 1940, avec l'Ă©mergence du genre bebop, pratiquĂ© par de plus petites formations (quartets, trios), les concerts et les clubs de jazz deviennent plus intimistes. Ils sont frĂ©quemment de plus petite dimension que les salles de concert dĂ©diĂ©es aux autres genres musicaux (classique, pop/rock), ce qui pourrait reflĂ©ter un dĂ©clin prolongĂ© de l'intĂ©rĂȘt pour la musique jazz[1].

Avec les auditoriums et les festivals de jazz, les clubs de jazz sont les principaux lieux de diffusion de la musique jazz en concert. Les clubs de jazz se trouvent le plus souvent en sous-sol, ou au rez-de-chaussée d'immeubles. Bien qu'ils soient nommés « clubs », les clubs de jazz sont généralement ouverts au public et ne requiÚrent pas d'abonnement. En outre, certaines salles diversifient parfois leur programmation en accueillant des concerts de blues ou de musiques du monde.

L'entrée du Preservation Hall à la Nouvelle-Orléans en 2006.

Avant la crĂ©ation du jazz, et par consĂ©quent des clubs de jazz, les opĂ©ras et les bals Ă©taient les seuls types de concerts auxquels se rendaient les Blancs descendants d'immigrants europĂ©ens. Le son caractĂ©ristique de la musique jazz et le concept de club de jazz prendraient leurs sources dans les pratiques des communautĂ©s afro-amĂ©ricaines. À la Nouvelle-OrlĂ©ans, parfois qualifiĂ©e de ville natale du jazz, de la musique est jouĂ©e en rĂ©union Ă  diverses occasions : par des brass bands, lors d'enterrements ; lors de pique-niques ou de bals ; le samedi soir, oĂč les communautĂ©s faisaient la fĂȘte en dĂ©gustant des poissons frits ; le dimanche, sur les rives du lac Pontchartrain Ă  Milneburg (en) et Bucktown ; le lundi, en mangeant des haricots rouges et du riz ; et lors de fĂȘtes donnĂ©s dans des salles de quartier[2].

DĂšs l'Ă©mergence du jazz, la musique et la danse sont profondĂ©ment liĂ©es. La musique mĂȘle des influences de la musique religieuse (negro spiritual, gospel) et du blues, ainsi que la syncope du piano ragtime, Ă  des danses reprenant le rythme et la cadence des marches militaires et des Ă©lĂ©ments des minstrel shows, inspirĂ©s par la vie dans les plantations.

Les premiers clubs de jazz

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Selon la plupart des spĂ©cialistes du jazz, les premiers clubs de jazz sont apparus dans les villes oĂč a Ă©mergĂ© la musique jazz, comme la Nouvelle-OrlĂ©ans, Chicago, Kansas City, le quartier de Harlem Ă  New York, U Street (en) Ă  Washington et Central Avenue (en) Ă  Los Angeles[3].

Popularité durant l'Úre du swing (1920-1940)

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MalgrĂ© sa popularitĂ© grandissante, le jazz et les clubs de jazz ne comptaient pas que des amateurs dans les annĂ©es 1920. DĂšs le dĂ©but du siĂšcle eurent lieu des campagnes destinĂ©es Ă  interdire une musique jugĂ©e « diabolique », en rĂšglementant trĂšs strictement les lieux oĂč les clubs de jazz pouvaient ĂȘtre construits. À Cincinnati (Ohio), un foyer d'accueil pour femmes enceintes parvint Ă  convaincre un tribunal d'interdire la construction d'un club de jazz Ă  proximitĂ©, sous le prĂ©texte que le jazz Ă©tait dangereux pour le dĂ©veloppement du fƓtus. À la fin des annĂ©es 1920, environ soixante communautĂ©s avaient mis en place une rĂšglementation interdisant le jazz dans les salles de concert publiques[4].

La Prohibition, qui dĂ©bute aux États-Unis en 1920, favorise la crĂ©ation de clubs secrets, parfois tenus par des gangs : les speakeasys. Ces salles continuent Ă  servir de l'alcool, embauchent des musiciens noirs et autorisent pour la premiĂšre fois le mĂ©lange de publics de toutes origines et de toutes classes sociales[4]. D'autres clubs de jazz demeurent en revanche rĂ©servĂ©s aux Blancs, comme le Cotton Club Ă  New York.

Déclin des clubs de jazz

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DĂšs les annĂ©es 1940, la musique jazz - et donc les clubs - connaĂźt le dĂ©clin, ce qui n'empĂȘche pas l'Ă©mergence de nouveaux sous-genres comme de nouvelles salles de concert. La frĂ©quentation n'a cessĂ© de dĂ©croĂźtre jusqu'Ă  aujourd'hui, mais beaucoup de grandes villes comptent toujours un ou plusieurs clubs de jazz. Des clubs secrets ont parfois servi de lieux de rĂ©union pour des dissidents politiques, dans certains pays.

Principaux clubs de jazz

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États-Unis

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L'entrée du Blue Note, situé dans le quartier de Greenwich Village, à New York.

Autres villes

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Autres villes

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Références

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  1. ↑ (en) Marc Myers, « What Killed Jazz? The Plot Thickens », sur Jazzwax, (consultĂ© le )
  2. ↑ (en) « A New Orleans Jazz History, 1895-1927 », sur National Park Service (consultĂ© le )
  3. ↑ (en) Nat Hentoff, « The Shape of Jazz That Was », sur Boston Magazine, (consultĂ© le )
  4. 1 2 (en) « Early Jazz (1900-1930) », sur Public Broadcasting Service (consulté le )