Colonel (France)
| Colonel | ||||||||
Grade de colonel d'infanterie de l'Armée de terre française. | ||||||||
| Armée | Armée de terre Armée de l'air et de l'espace Sapeurs-pompiers Gendarmerie nationale Service de l'énergie opérationnelle |
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| Statut | Officier supérieur | |||||||
| Désignation | Colonel | |||||||
| Abréviation | COL | |||||||
| Appellation | Mon Colonel | |||||||
| Code OTAN | OF-5 | |||||||
| Ăquivalence | Capitaine de vaisseau | |||||||
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Le grade militaire de colonel est le grade d'officier supérieur le plus élevé de l'armée française. Ce grade indique, historiquement et différemment en fonction de l'organisation de chaque armée, l'aptitude à exercer un commandement important (par exemple un régiment, une brigade, une escadre aérienne ou une base aérienne).
Ancien Régime
[modifier | modifier le code]à l'origine, le terme « colonel » vient de « capitaine colonel », c'est-à -dire le capitaine qui commande une « colonne », ou régiment.
En France, sous la royautĂ©; avant la proclamation de la Ire rĂ©publique le , il existait une charge de colonel gĂ©nĂ©ral. C'Ă©tait un officier gĂ©nĂ©ral qui avait autoritĂ© sur tous les rĂ©giments d'une mĂȘme arme. L'officier commandant un rĂ©giment Ă©tait un mestre de camp.
Comme celle de capitaine, la charge de mestre de camp Ă©tait vĂ©nale, c'est-Ă -dire achetable et transmissible librement. En effet, de riches familles Ă©taient propriĂ©taires de leur rĂ©giment et contribuaient Ă le financer. Cela Ă©tait fort onĂ©reux, mais trĂšs prestigieux. Par consĂ©quent, les enfants de la haute noblesse pouvaient accĂ©der au grade de mestre de camp Ă un Ăąge trĂšs prĂ©coce et ainsi ĂȘtre en bonne position pour obtenir des promotions Ă l'anciennetĂ© au grade de brigadier.
Lorsque la charge de « colonel général » de l'infanterie est supprimée en 1661, les mestres de camp prennent le titre de colonel dans cette arme. Les régiments de cavalerie, qui en revanche restent sous l'autorité d'un colonel général, sont commandés individuellement par des mestres de camp jusqu'à la Révolution.
Les colonels deviennent des chefs de brigade sous la Révolution, car les régiments qu'ils commandent sont devenus des demi-brigades, mais Napoléon Ier rétablit les deux dénominations de « colonel » et de « régiment ». Pendant le Premier Empire, le colonel s'appelle « colonel d'empire »[réf. nécessaire].
Armée contemporaine
[modifier | modifier le code]Dans l'armĂ©e française, ce grade existe dans lâArmĂ©e de terre[1], la Gendarmerie et lâArmĂ©e de l'air. Ce grade existe aussi chez les pompiers. Selon l'ordre hiĂ©rarchique ascendant, il est situĂ© entre le grade de lieutenant-colonel et celui de gĂ©nĂ©ral de brigade. Son Ă©quivalent dans la Marine nationale est « capitaine de vaisseau ». L'insigne de colonel est constituĂ©, sur les Ă©paules ou au bout des manches de la veste, par cinq galons parallĂšles, de mĂȘme couleur, accolĂ©s par 3 et 2 :
- (en haut) pour les colonels des armes à pied ;
- (en bas) pour les colonels des chasseurs :
Notes et références
[modifier | modifier le code]- â « Les grades dans l'armĂ©e de Terre », sur defense.gouv.fr (consultĂ© le )
