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Cosinus

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Fonction cosinus
Représentation graphique sur un intervalle de deux périodes de la fonction cosinus.
Notation
cos
Réciproque
arccos (sur [0;π])
Dérivée
−sin
Primitives
sin⁡+ cte
Principales caractéristiques
Ensemble de définition
ℝ
Ensemble image
[−1;1]
Parité
paire
Périodicité
2π
Valeurs particulières
Valeur en zéro
1
Maxima
1
Minima
-1
Particularités
Zéros
π2+kπ avec k∈ℤ
Points critiques
kπ avec k∈ℤ
Points d'inflexion
π2+kπ avec k∈ℤ
Points fixes

En mathématiques, le cosinus d'un angle non droit d'un triangle rectangle est le rapport de la longueur du côté adjacent par la longueur de l'hypoténuse. On peut définir plus généralement le cosinus de l'angle entre deux vecteurs d'un espace euclidien. La fonction cosinus est une fonction mathématique paire de variable réelle. Elle est habituellement citée en deuxième parmi les fonctions trigonométriques, la première étant la fonction sinus. Elle se déduit de cette dernière par la relation : cos⁡x=sin⁡(π2−x) (le cosinus est le sinus du complémentaire).

Les fonctions trigonométriques sont habituellement définies à partir du cercle unité, mais des définitions plus modernes les caractérisent par des séries entières ou comme solutions d'équations différentielles particulières, permettant leur extension à des valeurs arbitraires et aux nombres complexes.

La fonction cosinus est utilisée couramment pour modéliser des phénomènes périodiques comme les ondes sonores ou lumineuses ou encore les variations de température au cours de l'année.

Définitions

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Cosinus d'un angle géométrique

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Cosinus  = Côté adjacent (noté a) / Hypoténuse (noté h).

Pour définir le cosinus d'un angle A^, noté cos⁡A^, considérons un triangle rectangle arbitraire qui contient l'angle A^.

Les côtés du triangle rectangle sont appelés :

  • l’hypoténuse : c'est le côté opposé à l'angle droit et le côté le plus long du triangle ;
  • le côté opposé : c'est le côté opposé à l'angle A^ qui nous intéresse ;
  • le côté adjacent : c'est le côté qui est une jambe de l'angle A^, qui n'est pas l'hypoténuse.

On notera :

h : la longueur de l'hypoténuse ;
a : la longueur du côté adjacent.

Alors :

cos⁡A^=ah.

Ce rapport ne dépend pas du triangle rectangle choisi, puisque tous les triangles rectangles avec une même mesure d'angle aigu sont semblables.

Cosinus de l'angle entre deux vecteurs d'un espace euclidien

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Étant donné deux vecteurs non nuls u→,v→ d'un espace euclidien, on définit le cosinus de l'angle u→,v→^ par la formule : cos⁡u→,v→^=u→⋅v→‖u→‖‖v→‖ où u→⋅v→ est le produit scalaire de u→ et v→ et ‖u→‖=u→⋅u→ la norme de u→.

On retrouve des propriétés similaires au cosinus défini par la trigonométrie grâce à l'inégalité de Cauchy-Schwarz.

Fonction cosinus

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Cercle trigonométrique avec indication du cosinus et du sinus.

À partir du cercle unité

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Le plan euclidien étant rapporté à un système de coordonnées cartésiennes (Oxy), on désigne par cercle unité ou cercle trigonométrique le cercle de rayon 1 centré à l'origine O.

Étant donné un réel ω, La demi-droite d'origine O (Ou) faisant un angle orienté de mesure ω avec (Ox) coupe le cercle en un point M ; par définition, cos⁡ω est l'abscisse de M.

Animation montrant le graphique de y=cos⁡x (où x est l'angle en radians) sur le cercle unité.

À partir des séries entières

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La fonction cosinus peut être définie à partir de la série entière, qui converge pour tout réel x :

cos⁡x=∑n=0+∞(−1)n(2n)!x2n.

Autrement dit, le cosinus de x est défini comme la partie réelle de la série exponentielle de ix :

cos⁡x=eix+e−ix2.

Cette définition, jointe à celle analogue du sinus (comme partie imaginaire), est équivalente à la formule d'Euler.

Comme solution d'une équation différentielle

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La série entière précédente est l'unique solution de l'équation différentielle suivante qui constitue donc une définition équivalente de la fonction cosinus :

{∀x∈ℝ,y″(x)=−y(x)y(0)=1y′(0)=0.

Propriétés

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Périodicité

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La fonction cosinus est périodique, de période 2π :

∀x∈ℝcos⁡(x+2π)=cos⁡x.

Cette propriété découle directement de la définition à partir du cercle unité (voir supra).

Plus précisément, deux nombres réels ont le même cosinus si et seulement si leur somme ou leur différence appartient à 2πℤ.

Une autre approche[1] consiste à partir de la série entière de l’exponentielle, et à montrer que cette fonction est périodique de période iT pour un certain T>0.

La fonction cosinus est paire :

∀x∈ℝcos⁡(−x)=cos⁡x.

Cette propriété se déduit en remarquant que la définition à partir du cercle unité est symétrique par rapport à l'axe des abscisses, et apparaît dans le développement en série entière, qui ne contient que des termes de degrés pairs.

Réciproque

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La fonction cosinus est périodique donc non injective. Aussi, on considère sa restriction à [0;π] qui, elle, est bien bijective de [0;π] vers [−1;1], et l'on définit alors la fonction réciproque arc cosinus :

arccos:[−1,1]→[0,π]x↦arccos⁡x

qui vérifie donc

∀x∈[0,π]arccos⁡(cos⁡x)=x ;
∀x∈[−1,1]cos⁡(arccos⁡x)=x.

La dérivée de la fonction cosinus est l'opposée de la fonction sinus :

∀x∈ℝcos′⁡x=−sin⁡x.

Une primitive de cos est sin :

∀x∈ℝsin′⁡x=cos⁡x, à laquelle on peut ajouter une constante C.

L'ensemble des primitives de la fonction cosinus est donc l'ensemble des fonctions F telles que : F(x)=sin⁡x+C, C∈ℝ.

Pour tout réel x, la fonction cosinus est continue au point x, donc sa limite en ce point est cos⁡x.

Du fait de sa périodicité, elle n'a pas de limite en ±∞.

Valeurs remarquables

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Quelques angles communs (θ) sur le cercle unité. Les angles sont indiqués en degrés et en radians, ainsi que leur intersection avec le cercle unité (cos⁡θ, sin⁡θ).

Les valeurs figurant dans le tableau ci-dessous correspondent à des angles pour lesquels une expression à l'aide de racines carrées est possible, et plus précisément pour lesquels le théorème de Wantzel s'applique ; pour plus de détails, voir l'article Polynôme minimal des valeurs spéciales trigonométriques.

x (angle) cos⁡x
Degrés Radians Grades Exacte Décimale
0 0 0 1 1
180 π 200 -1 -1
15 π12 16 2⁄3 6+24 0,965925826289068
165 11π12 183 1/3 −6+24 -0,965925826289068
30 π6 33 1⁄3 32 0,866025403784439
150 5π6 166 2⁄3 −32 -0,866025403784439
45 π4 50 22 0,707106781186548
135 3π4 150 −22 -0,707106781186548
60 π3 66 2⁄3 12 0,5
120 2π3 133 1⁄3 −12 -0,5
75 5π12 83 1⁄3 6−24 0,258819045102521
105 7π12 116 2⁄3 −6−24 -0,258819045102521
90 π2 100 0 0
36 π5 40 1+54 0,8090169944
54 3π10 60 10−254 0,5877852523
126 7π10 140 −10−254 -0,5877852523

La solution de l'équation cos⁡x=x est ipso facto un nombre remarquable, appelé nombre de Dottie.

Relation avec les nombres complexes

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Le cosinus est utilisé pour déterminer la partie réelle d'un nombre complexe z donné en coordonnées polaires, par son module r et son argument φ :

ℜ(z)=ℜ(reiφ)=rcos⁡φ.

Cosinus avec un argument complexe

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La fonction cosinus peut s'étendre sur le domaine complexe, où elle est une fonction entière :

∀z∈ℂcos⁡z=∑n=0+∞(−1)nz2n(2n)!=eiz+e−iz2.

On a alors : cos⁡z=cos⁡ℜ(z)cosh⁡ℑ(z)−isin⁡ℜ(z)sinh⁡ℑ(z).

En particulier, pour y∈ℝ, on a cos⁡(iy)=cosh⁡y, ce qui montre que la fonction cosinus croît exponentiellement sur l'axe imaginaire[2].

Calcul numérique

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Notes et références

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  1. ↑ C'est par exemple ce que fait Walter Rudin, Analyse réelle et complexe [détail des éditions], Dunod, 1998, p. 1-3.
  2. ↑ Jean Dieudonné, Calcul infinitésimal, Hermann, (ISBN 978-2-7056-5907-3, OCLC 6787042), p. 186.

Liens externes

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