Gabriel Garran
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Gabriel Gersztenkorn |
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Gabriel Garran est un metteur en scène et directeur de théâtre français, né le à Paris et mort le dans la même ville. Il a fondé en 1965 le Théâtre de la Commune à Aubervilliers qu'il dirige jusqu'en 1975 et en 1985 le Théâtre International de Langue Française (TILF) qu'il dirige jusqu'en 2004.
Biographie
[modifier | modifier le code]Un enfant juif sous l'occupation
[modifier | modifier le code]Gabriel Gersztenkorn est le fils de Pejsach Gersztenkorn et de Myriam Katz, un couple de Juifs polonais qui ont émigré en France durant les années 1920. Son père est tricoteur à façon et ses parents possédent un petit atelier rue de la Mare, dans le quartier ouvrier de Ménilmontant, où Gabriel grandit. Plus tard, la famille déménage pour s'installer rue François-Miron, dans le quartier du Marais[1].
Élève brillant, Gabriel accède en au collège Turgot, en section littéraire. Mais peu après la rentrée scolaire, à la suite de la mise en place de la politique antisémite du régime de Vichy, Gabriel Garran et six autres enfants juifs de sa classe sont exclus de la section littéraire pour être réorientés de force dans la section commerciale[2].
Le , Pejsach Gersztenkorn, le père de Gabriel, fait partie des premiers Juifs raflés de Paris. Emprisonné au camp de Pithiviers, il meurt en déportation au camp d'extermination d'Auschwitz[2],[3].
Le , sa mère échappe de peu à la rafle du Vél' d'Hiv'[1].
Gabriel, qui a treize ans, et sa jeune sœur Jeanne sont cachés à Fontenay-sous-Bois au sein d'une famille d'antifascistes italiens. Puis Gabriel, sa mère, sa sœur, ses deux tantes et son petit cousin entrent dans la clandestinité ; ils passent secrètement la ligne de démarcation et commencent un périple à travers la zone libre[2], que Gabriel Garran raconte dans son roman autobiographique Géographie française publié en 2014[4].
Le théâtre
[modifier | modifier le code]Après-guerre, Gabriel Garran débute au théâtre par le biais de l'animation, où jeune animateur, il dirige les répétitions du groupe Espoir, mais ne se dit pas encore metteur en scène. Puis il s'inscrit à l'école du Vieux Colombier de Tania Balachova où il met en espace des lectures spectacles.
Gabriel Garran franchit le pas, il vend son appartement, fonde sa première compagnie, Théâtre Contemporain, et s'installe quelques mois au Théâtre du Tertre, avec On ne meurt pas à Corinthe de Robert Merle et Vassa Geleznova de Maxime Gorki[1].
Le fondateur du Théâtre de la Commune
[modifier | modifier le code]Gabriel Garran rédige un projet d'implantation d'un « théâtre populaire » aux portes de Paris. Dès 1961 à Aubervilliers dans la Seine-Saint-Denis, il organise un festival qui se déroule dans le gymnase municipal jusqu'en 1964[2]. Avec l'aide de Jack Ralite, maire-adjoint d'Aubervilliers, il fonde le théâtre de la Commune d'Aubervilliers. La salle des fêtes est choisie pour accueillir le théâtre qui ouvre ses portes le [3].
En 1971, le Théâtre de la Commune, premier théâtre permanent en banlieue et de radicalité contemporaine (Garran y a mis en scène 65 pièces inédites sur les 83 œuvres qu'il a mises en scène[5]) est promu centre dramatique national. N'étant pas reconduit dans ses fonctions de directeur, Gabriel Garran quitte Aubervilliers et fonde en 1985 le Théâtre international de langue française, TILF, qu'il dirige jusqu'en 2005[3]. Le TILF, qui a pour mission de créer un répertoire reflétant la diversité des écritures théâtrales de langue française dans le monde[5], est un théâtre nomade qui se produit dans des lieux différents : Centre Georges Pompidou, théâtre national de Chaillot, MC93 Bobigny, théâtre de la Tempête, théâtre des Bouffes-du-Nord, et dans des festivals en France et à l'étranger[6].
En 1993, le TILF s’installe sur le Parc de la Villette au Pavillon du Charolais. Gabriel Garran lui donne pour mission de créer un répertoire reflétant la diversité des trajectoires de la langue française à travers le monde. Des auteurs d'Afrique Noire, du Maghreb et du Québec seront révélés au public français[3],[5].
En 2005, Gabriel Garran quitte le TILF[7] où son administratrice Valérie Baran lui succède[8] ; il fonde le Parloir Contemporain[5] avec pour axe continu la recherche contemporaine, francophone et féminine et pour objectif le point de rencontre entre littérature, théâtre et poésie.
En , il est renversé par un deux-roues en sortant du Théâtre de la Ville[3]. Sorti du coma, il met plusieurs mois à se remettre de ses multiples fractures.
Le , il est l'invité de Frédéric Mitterrand sur France Inter, à l'occasion de la parution de son récit autobiographique Géographie française[9].
Gabriel Garran meurt à Paris le à l'âge de 95 ans[10],[2].
Toutes les archives de Gabriel Garran concernant la création et la vie du TILF sont conservées à la Bibliothèque francophone multimédia de Limoges[11].
Théâtre
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Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données Les Archives du spectacle.
Metteur en scène
[modifier | modifier le code]- 1957 : Amphitryon 57 d'Herbert Le Porrier (création), musique de l'auteur, Théâtre de Lutèce, Paris.
- 1958 : On ne meurt plus à Corinthe de Robert Merle, musique de Joseph Kosma, Théâtre du Tertre, Paris[12].
- 1959 : Vassa Geleznova de Maxime Gorki, traduction d'Arthur Adamov (création en France), musique d'Edgar Bischoff, Théâtre du Tertre, Paris[13].
- 1961 : La Tragédie optimiste de Vsevolod Vichnevski, Salle des fêtes d'Aubervilliers dans le cadre du premier Festival d'Art dramatique d'Aubervilliers.
- 1962
- Baby foot de Robert Soulat, Théâtre de Poche-Montparnasse, Paris.
- L'Étoile devient rouge de Seán O'Casey, Gymnase Guy-Moquet à Aubervilliers dans le cadre du deuxième Festival d'Art dramatique d'Aubervilliers, puis Théâtre Récamier, Paris.
- 1963 : Charles XII d'August Strindberg, Festival d'Art dramatique d'Aubervilliers.
- 1964 : Coriolan de William Shakespeare, décors et costumes d'André Acquart, Gymnase Guy-Moquet à Aubervilliers dans le cadre du Festival d'Art dramatique d'Aubervilliers
Théâtre de la Commune, Aubervilliers
[modifier | modifier le code]- 1965
- Andorra de Max Frisch (création en France) ; puis théâtre Antoine, Paris.
- Les Chiens de Tone Brulin (en)[14].
- La Mort d'un commis voyageur d'Arthur Miller, adaptation d'Éric Kahane, décors d'André Acquart, avec Claude Dauphin (Willy Loman), Héléna Bossis (Linda Loman), Gérard Blain (Biff Loman), Pierre Santini (Happy Loman), Pierre Vielhescaze (Bernard), Juliette Brac (La Femme), Marc Dudicourt (Charlie), Pierre Meyrand (Ben Loman), Francis Lax (Howard)[15].
- 1966 : L'Instruction de Peter Weiss, scénographie d'André Acquart.
- 1967
- L'Opéra noir de Gabriel Cousin (création), décors et costumes de Hubert Monloup.
- Le Marchand de glace est passé d'Eugene O'Neill
- Les Visions de Simone Machard de Bertolt Brecht.
- 1968 : Ma déchirure, conte dramatique de Jean-Pierre Chabrol (création).
- 1969
- Off limits d'Arthur Adamov (création).
- Le Distrait de Jean-François Regnard.
- 1970 : Comment Monsieur Mockinpott fut libéré de ses tourments de Peter Weiss, Maison de la Culture de Grenoble.
- 1971
- Henri VIII de William Shakespeare
- Auguste Auguste, Auguste de Pavel Kohout.
- 1972 : La Bouche de Serge Ganzl[16], Festival d'Avignon.
- 1973
- Liolà de Luigi Pirandello
- Le Quichotte Chevalier d'errance d'après Miguel de Cervantes, Festival d'Avignon, puis théâtre Gérard-Philipe, Saint-Denis.
- 1974 : Les Vampires de Serge Ganzl, Le Grenier de Toulouse.
- 1976
- Le Rire du fou de Gabriel Garran[17], avec François Darbon ( le directeur), Jean-Paul Farré (Augusto), Jean-Marie Galey (B), Anne Jousset (F), François Joxe (A), François Lalande (l'intendant), Amélie Prévost (Amandine).
- Quatre à quatre de Michel Garneau, puis reprise en 1977-1978 au Théâtre national de Chaillot, au Festival d'Avignon au Cloître des Carmes et au Théâtre Charles-Dullin à Chambéry.
- 1977
- Le Météore de Friedrich Dürrenmatt
- Coriolan de William Shakespeare, Festival d'Avignon.
- 1978 : Le Pavillon Balthazar de Reine Bartève, Petit Odéon, Paris.
- 1979
- Platonov d'Anton Tchekhov, Théâtre de Nice
- Vingt minutes avec un ange - Anecdotes provinciales d'Alexandre Vampilov (création en France), traduction et mise en scène, création au Festival d'Avignon, Théâtre Benoît-XII puis reprise au Théâtre de la Commune.
- 1980 : À cinquante ans elle découvrait la mer de Denise Chalem, Petit Odéon, TNP Villeurbanne.
- 1981
- Histoires de la forêt viennoise d'Ödön von Horváth
- Théâtre-portrait de Max Frisch de Max Frisch, Centre Georges Pompidou.
- 1982 : Propos de petit-déjeuner à Miami de Reinhard Lettao.
- 1983
- Noce d'Elias Canetti[18].
- Émilie ne sera plus jamais cueillie par l'anémone d'après Emily Dickinson, Festival d'Avignon
TILF
[modifier | modifier le code]- 1985 : Je soussigné cardiaque de Sony Labou Tansi, théâtre national de Chaillot, Paris.
- 1986 : L'Homme gris de Marie Laberge, MC93 Bobigny[19], puis 1987-1988 : tournée en Belgique et en France.
- 1987 : La Fille des dieux d'Abdou Anta Ka (création), Théâtre Tristan-Bernard dans le cadre du premier Festival de Théâtre africain à Paris[20].
- 1988 : Nuit d'amour de Patrick Delperdange et Anita Van Belle, Théâtre 13, Paris.
- 1989
- Le Bal de N'dinga de Tchicaya U Tam'si, théâtre de la Tempête, Théâtre des Bouffes-du-Nord, puis Théâtre Antoine, Paris.
- Aurélia Steiner de Marguerite Duras, Théâtre de l'Odéon, Paris.
- Le Destin Glorieux du Maréchal Nikkon Nikku de Tchicaya U'Tamsi, Salle Boris Vian - Parc de la Villette, Paris.
- 1990 : Fragments d’une lettre d’adieu lus par des géologues de Normand Chaurette, Salle Boris Vian - Parc de la Villette, Paris.
- 1991 : Les jours se traînent, les nuits aussi de Léandre-Alain Baker, Studio des Champs-Élysées, Paris[21].
- 1992 : Le Silence du quatuor Conrad de Claude Delarue, Théâtre Hébertot, Paris.
- 1993
- Les filles du 5, 10, 15 Cents de Abla Farhoud, Pavillon du Charolais au Parc de la Villette, Paris, puis Festival d'Avignon au Théâtre des Carmes.
- Cahier d'un retour au pays natal de Aimé Césaire, Pavillon du Charolais au Parc de la Villette, Paris.
- 1995 : Ahmed Bouffetout de Yacoub Abdellatif, Comédie de Picardie, Amiens ; puis Pavillon du Charolais au Parc de la Villette, Paris, et Festival d'Avignon au Théâtre des Carmes[22].
- 1997
- Bintou de Koffi Kwahulé, , Pavillon du Charolais au Parc de la Villette, Paris.
- Le Faucon de Marie Laberge, Théâtre Déjazet, Paris.
- 1998 : Jour de silence à Tanger de Tahar Ben Jelloun.
- 1999 - 2000 : Un barrage contre le Pacifique de Marguerite Duras, Théâtre Antoine, Paris.
- 2001 : Le Ventriloque de Larry Tremblay
- 2002 : Prodige de Nancy Huston
- 2003 : Trente ans à peine de Jean-Claude Carrière, Théâtre de Poche à Genève, puis Pavillon du Charolais au Parc de la Villette, Paris.
- 2004 : L'Homme poubelle de Matei Vișniec.
Parloir Contemporain
[modifier | modifier le code]- 2004 : Les Enfants des héros de Lyonel Trouillot, Théâtre du Lucernaire, Paris.
- 2006 : Conversations après un enterrement de Yasmina Reza, théâtre Antoine, Paris.
- 2007 : Louis Jouvet - Romain Gary 1945-1951 et Tulipe ou la Protestation de Romain Gary, Théâtre de Vidy, Lausanne
- reprise en 2010 au Théâtre de la Commune, Aubervilliers.
- 2011 : Les retrouvailles de Arthur Adamov, Théâtre de la Tempête à La Cartoucherie, Paris.
- 2012 - 2013 : Je serai abracadabrante jusqu'au bout d'après le journal de Mireille Havet, Théâtre de La Tempête, Maison de l'Arbre /Armand Gatti.
Filmographie
[modifier | modifier le code]Cinéma
[modifier | modifier le code]Assistant réalisateur
[modifier | modifier le code]- 1962 :
- Adieu Philippine, film de Jacques Rozier
- Janine, court métrage de Maurice Pialat
Réalisateur
[modifier | modifier le code]- 1983 : Brûler les planches, film documentaire consacré à des apprentis-comédiens.
Acteur
[modifier | modifier le code]- 2016 : Rappelle-toi de Xavier Durringer (téléfilm) - Micha[23].
Publication
[modifier | modifier le code]- Géographie française, Paris, Flammarion, 2014, 303 p (ISBN 978-2-0813-1000-1).
Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 3 Jean-Pierre Léonardini, « Disparition. Gabriel Garran, un poète qui a épousé la scène », L'Humanité, (lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 3 4 5 Brigitte Salino, « La mort de Gabriel Garran, créateur du Théâtre de la Commune à Aubervilliers », Le Monde, (lire en ligne).
- 1 2 3 4 5 Gilda Bittoun, « Garran Gabriel », dans Le Maitron, (lire en ligne).
- ↑ Natalie Levisalles, « Fuite française », Libération, (lire en ligne).
- 1 2 3 4 Évelyne Ertel 2008.
- ↑ André Videau, « Le TILF : Théâtre international de langue française », Hommes et Migrations, no 1150, , p. 64-65 (lire en ligne
). - ↑ Marc Laumonier, « Fini la francophonie de Garran », Libération, (lire en ligne).
- ↑ Marc Laumonier, « Une transition en douceur », Libération, (lire en ligne).
- ↑ « Gabriel Garran, un enfant sous l'occupation du 11 février 2014 - France Inter », sur www.franceinter.fr (consulté le ).
- ↑ « Gabriel Garran, fondateur du Théâtre de la Commune d’Aubervilliers, est mort à l’âge de 95 ans », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Gabriel Garran : Théâtre international de langue française », sur Catalogue collectif de France.
- ↑ « On ne meurt plus à Corinthe de Robert Merle au Théâtre du Tertre », le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Gorki au Théâtre du Tertre », le Monde, (lire en ligne).
- ↑ C. F., « Les Chiens à Aubervilliers », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Nicole Zand, « Le Théâtre de la Commune fait preuve d'une belle vitalité », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Serge Ganzl sur data.bnf.fr
- ↑ Martin Even, « Gabriel Garran et Le Rire du fou », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Michel Cournot, « Noce, à Aubervilliers. Une longue débauche », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ C. de B., « L'Homme gris à Bobigny », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Au Théâtre Tristan-Bernard. Un festival de paroles africaines », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ André Videau, « Les jours se traînent... les nuits aussi, de Léandre-Alain Baker. Mise en scène de Gabriel Garran dans le cadre du Théâtre international de langue française (TILF) au Studio des Champs-Elysées à Paris », Hommes et Migrations, no 1150 « Les chrétiens et l'immigration. Mélanges en hommage au père Jacques Ghys », , p. 66 (lire en ligne
). - ↑ André Videau, « Ahmed Bouffetout, la gamelle et les fourchettes avec, de Yakoub. Mise en scène de Gabriel Garran », Hommes et Migrations, no 1186 « Rhône-Alpes. Un carrefour Nord-Sud », , p. 54-55 (lire en ligne).
- ↑ « Rappelle-toi », sur Allociné.
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Dominique Darzacq, « Gabriel Garran », dans Jean-Claude Penchenat (dir.), Missions d'artistes : les centres dramatiques de 1946 a nos jours, Paris, Éditions théâtrales, (ISBN 2-84260-222-6), p. 168-169.
- Évelyne Ertel, « Garran Gabriel », dans Michel Corvin (dir.), Dictionnaire encyclopédique du théâtre à travers le monde, Paris, Bordas, (ISBN 9782047312957), p. 603-604.
- Daniel Urrutiaguer, « Les visions d’un théâtre populaire à Aubervilliers sous les directions de Gabriel Garran et de Didier Bezace », L’Annuaire théâtral, no 49, , p. 93-111 (lire en ligne
[PDF]).
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Site officiel
- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Ressources relatives au spectacle :
- Ressource relative à la littérature :
- Ressource relative à plusieurs domaines :
- Ressource relative à la vie publique :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- « Gabriel Garran », sur ARTCENA.
- France Culture L'ange divulgué de Gabriel Garran (03/12/2017)
- Naissance en mai 1927
- Naissance dans le 12e arrondissement de Paris
- Réalisateur français
- Metteur en scène français
- Personnalité liée à la Seine-Saint-Denis
- Directeur français de théâtre
- Nom de scène
- Décès à 95 ans
- Décès dans le 13e arrondissement de Paris
- Décès en mai 2022
- Lauréat du grand prix de la francophonie