Gidran
| RĂ©gion dâorigine | |
|---|---|
| Région | |
| Caractéristiques | |
| Morphologie | Cheval de selle Ă sang chaud |
| Registre généalogique | Oui (1785) |
| Taille | 1,55Â m Ă 1,73Â m |
| Poids | 400 Ă 500Â kg |
| Robe | Toujours alezan |
| TĂȘte | Petite, profil rectiligne, grands yeux |
| Pieds | Corne dure |
| CaractĂšre | Vif, parfois difficile |
| Autre | |
| Utilisation | Sports équestres, équitation de loisir |
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Le Gidran (hongrois : GidrĂĄn) est une race de chevaux de selle Ă sang chaud, de type Anglo-arabe, dĂ©veloppĂ©e sous l'Empire austro-hongrois. Son origine remonte aux dĂ©buts du XIXe siĂšcle, lorsqu'une jument arabe Saklawi est importĂ©e au haras de Babolna, en territoire hongrois, donnant naissance Ă Gidran, l'Ă©talon fondateur de la race Ă laquelle il lĂšgue son nom. Le Gidran est vĂ©ritablement sĂ©lectionnĂ© au haras de MezĆhegyes, pour l'usage de la cavalerie, Ă partir de croisements entre chevaux arabe et pur-sang privilĂ©giant la couleur alezane et une grande taille. La race est considĂ©rĂ©e comme fixĂ©e au dĂ©but du XXe siĂšcle. Elle est menacĂ©e d'extinction plusieurs fois, notamment au dĂ©but des annĂ©es 1990.
Le Gidran est caractĂ©risĂ© par sa couleur de robe, essentiellement alezane, par son modĂšle athlĂ©tique et vigoureux, et par une certaine rĂ©sistance aux Ă©carts de tempĂ©rature. DĂ©sormais cheval de sport et de loisir, il est devenu rare, avec un cheptel estimĂ© Ă environ 500 tĂȘtes dans toute l'Europe en 2012. NĂ©anmoins, il reste considĂ©rĂ© comme un bien culturel en Hongrie, faisant l'objet d'Ă©tudes gĂ©nĂ©tiques et de mesures de conservation. Son Ă©levage perdure aussi en Roumanie, en Croatie et en Bulgarie.
Histoire
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La race est également connue sous les noms d'Anglo-arabe hongrois et d'Arabe Gidran[1],[2]. Le Gidran est considéré comme une race autochtone de Hongrie[3], version hongroise de l'Anglo-arabe[4]. La fondation de son stud-book est trÚs ancienne, puisqu'elle remonte à 1785[3]. Au cours de son histoire, le Gidran est menacé d'extinction à plusieurs reprises[5].
Fondation de la race par Gidran senior et Gidran II
[modifier | modifier le code]D'aprĂšs la plupart des sources, Ă l'origine de la race Gidran se trouve un Ă©talon arabe alezan du mĂȘme nom, issu de la lignĂ©e Siglawi[6],[7], soit importĂ© depuis l'Arabie ou la Syrie vers la Hongrie en 1814-1816[8],[4], 1815[9],[10], soit nĂ© au haras national de BĂĄbolna d'une jument arabe nommĂ©e Tifle, pleine d'un Ă©talon de lignĂ©e Siglawi, en 1815[11]. Ătalon imposant[10] bien charpentĂ©[11], vif et colĂ©rique[12], Gidran ne mesurerait cependant que 1,48 m environ[11]. Il porte une robe alezan brĂ»lĂ© (ou claire selon d'autres sources), avec des balzanes et une liste (ou une Ă©toile) en tĂȘte[11]. Lors d'une visite française au haras de Balbona en 1827, il est dĂ©crit comme suit :
« Gidran, premier fils de Shaklavy-Gidran et de Fisle, jument arabe de race Nedschdi, famille Hamdanié, alezan-clair, avec étoile au chanfrein, balzane blanche au pied droit de derriÚre, les deux jambes gauches ayant chacune des balzanes plus hautes. Il a 10 ans et une taille de quinze paumes un pouce[13]. »
â Description des haras militaires de l'Autriche, leur administration et leur police intĂ©rieure
Il se reproduit au haras de Balbona Ă partir de 1817, avec des juments d'origines variĂ©es[6] : locales, arabes, transylvaniennes, espagnoles et napolitaines[7],[14]. En 1820, des juments sont envoyĂ©es Ă BĂĄlbona spĂ©cifiquement pour ĂȘtre saillies par Gidran senior[11]. Une jument espagnole-napolitaine nommĂ©e Arrogante donne naissance en 1820 Ă Gidran II, qui est considĂ©rĂ© comme l'Ă©talon fondateur[8],[14], ce croisement d'un Ă©talon demi-sang Arabe avec des juments locales hongroises Ă©tant citĂ© comme l'origine de la race Gidran[3]. Gidran II est un Ă©talon alezan foncĂ©, toisant 1,55 m[15]. Six Ă©talons de robe alezane rĂ©sultant de ces croisements, dont Gidran II, sont transfĂ©rĂ©s au haras de MezĆhegyes, qui constitue le lieu de sĂ©lection de la race Gidran[6],[4]. Les chevaux reproducteurs des Ă©levages hongrois sont Ă cette Ă©poque appariĂ©s en fonction de leur couleur de robe[8].
SĂ©lection au haras de MezĆhegyes
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Le Gidran est l'une des trois races de chevaux hongroises Ă avoir Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©es dans le haras de MezĆhegyes, avec le Nonius et le Furioso-North Star[16]. Les chevaux issus de l'Ă©talon Gidran sont croisĂ©s entre eux durant plusieurs dĂ©cennies, entraĂźnant la fixation d'un type demi-sang arabe[11]. Les chevaux trop petits ou ne portant pas la robe alezane sont Ă©cartĂ©s, ce qui entraĂźne, en combinaison avec l'apport alimentaire, une augmentation progressive de la taille, de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration[11].
En 1850, les chevaux alezans de MezĆhegyes sont majoritairement de la lignĂ©e Gidran[8]. En 1855, l'apport arabe compte pour environ un tiers de ces croisements, le reste rĂ©sultant de l'influence des juments transylvaniennes (1/5), espagnoles, hongroises, Nonius, et Gidran elles-mĂȘmes[7],[14]. Par la suite, ces chevaux sont croisĂ©s avec des Pur-sang nĂ©s en Hongrie ou en Espagne[7],[14], notamment Ă partir de 1860[11] et jusqu'en 1893 : le croisement avec le Pur-sang a pu ĂȘtre reproduit sur trois gĂ©nĂ©rations successives[7],[14]. Ce croisement est considĂ©rĂ© comme un Ă©chec partiel, le Pur-sang lĂ©guant un mauvais tempĂ©rament Ă la race[8],[4]. Le Gidran est alors sĂ©lectionnĂ© pour l'usage de la cavalerie austro-hongroise[4],[9]. La race n'est reconnue par le ministĂšre de la DĂ©fense hongrois qu'en 1885[5],[17].
Ă la fin du XIXe siĂšcle, le haras de MezĆhegyes hĂ©berge une quarantaine d'Ă©talons reproducteurs[18]. S.-F. Touchstone recommande les Gidran pour l'usage de la cavalerie française[19]. Il dĂ©crit longuement deux Ă©talons de ce haras, dont Gidran XL :

« Gidran XL, qui possĂšde bien le type de la race, est de bonne taille â 1m57 environ â trĂšs distinguĂ©, trĂšs bien Ă©tabli ; sa tĂȘte est Ă©lĂ©gante et expressive, son Ă©paule a une bonne longueur, sa poitrine est bien descendue, son arriĂšre-main musclĂ©e, son rein trĂšs large ; il a les canons courts et bien dirigĂ©s et ses tissus ont de la finesse. L'ensemble dĂ©note beaucoup d'espĂšce et, en mĂȘme temps, beaucoup de force et de vigueur. Il est alezan, cela va sans dire, avec deux balzanes postĂ©rieures; j'ajouterai, Ă ce propos, que le blanc aux extrĂ©mitĂ©s est admis; le premier des Gidran en avait dâailleurs, mais on prĂ©fĂšre qu'il n'y en ait pas[19]. »
â S.-F. Touchstone, Ălevage officiel en Autriche-Hongrie
Il dĂ©crit la race Gidran comme Ă©tant fixĂ©e[19]. Le haras de MezĆhegyes hĂ©berge par ailleurs 92 juments de race Gidran, toutes de robe alezane[20]. Durant la seconde moitiĂ© du XIXe siĂšcle et le dĂ©but du siĂšcle suivant, la race se rĂ©pand sur le territoire de l'actuelle Croatie, dans le cadre de la gestion des chevaux de cavalerie de l'Empire austro-hongrois[21].
Depuis le XXe siÚcle
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Au dĂ©but du XXe siĂšcle, le Gidran constitue l'une des cinq lignĂ©es fixĂ©es Ă©levĂ©es Ă MezĆhegyes[22]. Des Gidran sont exportĂ©s vers le Japon dans le but d'amĂ©liorer les races de chevaux prĂ©sentes dans ce pays[23]. Cependant, ces chevaux exportĂ©s ne sont pas reconnus comme Pur-sang arabe au Japon[24].
La race est dĂ©cimĂ©e durant la PremiĂšre Guerre mondiale[8]. Des militaires roumains rĂ©cupĂšrent 55 juments du cheptel austro-hongrois comme butin de guerre dans les annĂ©es 1920, crĂ©ant un berceau d'Ă©levage allochtone au haras national de Radautz, qui perdure de nos jours[25]. Pour reconstituer la race Gidran et rĂ©soudre le problĂšme du tempĂ©rament, les Hongrois pratiquent des croisements avec des Ă©talons Arabe et Kisber[8]. En 1943, la race Gidran est catĂ©gorisĂ©e en trois lignĂ©es gĂ©nĂ©alogiques (A, B et C)[8]. En 1958, le cheptel est transfĂ©rĂ© au haras national de Dalmand[8]. Le Gidran est aussi prĂ©sent dans le haras de Radautz en Roumanie, et celui de Kladruby en BohĂȘme[26]. NĂ©anmoins, la race entame un dĂ©clin[8].
Le Gidran est exportĂ© en Europe de l'Est pour les concours de saut d'obstacles ou l'amĂ©lioration dâautres races[2],[5]. Il participe notamment Ă la formation de la race Malopolski en Pologne[27]. Depuis 1950-1960, les croisements ont essentiellement eu lieu avec le Shagya (Ă hauteur de 6 %), le Pur-sang[3] et le Kisber[27]. Les Shagya les plus influents sont Siglavy, Gazal II et Gazal III[7],[14]. En 1976 et 1977, lors de l'achat de juments gidran rustiques, l'OTAF (Inspection nationale de l'agriculture et de l'Ă©levage) crĂ©e un Ă©levage Ă BorĂłdpuszta, et importe deux Ă©talons depuis la Bulgarie, pour augmenter et rĂ©gĂ©nĂ©rer les effectifs[28]. L'orientation d'Ă©levage Ă©volue, visant la recherche d'un cheval polyvalent d'apparence agrĂ©able[8]. En 1996, le Gidran est nĂ©anmoins la race de chevaux hongroise aux plus faibles effectifs[25], bien qu'un regain d'intĂ©rĂȘt pour son Ă©levage s'observe Ă partir des annĂ©es 1990[29],[17]. En 1996, 21 propriĂ©taires hongrois possĂšdent les 102 juments hongroises recensĂ©es[25]. Le haras de Radautz, en Roumanie, dĂ©tient pour sa part 42 juments en 1996[25]. les Ă©changes de reproducteurs ont cessĂ© en 1989, avec la chute du communisme[25].
Un travail de détermination des lignées de juments aboutit en 2005 à la publication d'un stud-book officiel[29].
Description
[modifier | modifier le code]La base de donnĂ©es DAD-IS indique une taille moyenne de 1,60 m Ă 1,70 m, pour un poids de 400 Ă 500 kg, respectivement, chez les femelles et les mĂąles rĂ©pertoriĂ©s en Hongrie[3]. Maurizio Bongianni (1988) indique la mĂȘme taille[2]. Les donnĂ©es de la Bulgarie indiquent une taille de 1,63 m Ă 1,67 m, pour un poids de 540 Ă 600 kg[30]. CAB International cite une fourchette de taille plus Ă©levĂ©e, de 1,65 m Ă 1,73 m (2016)[6] ; Tamsin Pickeral (1999) indique 1,63 m Ă 1,68 m, avec un maximum jusqu'Ă 1,73 m[7], ce qui est trĂšs proche des chiffres citĂ©s par Elwyn Hartley Edwards (1,63 m Ă 1,73 m)[4]. Le guide Delachaux cite une fourchette de 1,55 m Ă 1,68 m[1]. Le poids de naissance est d'environ 45 kg[30].
Morphologie
[modifier | modifier le code]C'est un cheval à sang chaud[7], de selle[8], au modÚle dolichomorphe[2] et médioligne [31]. Le type racial est essentiellement celui de l'Anglo-arabe[6],[1], plus corpulent que celui de l'Arabe[4]. La morphologie est vigoureuse[8]. Il existe deux types distincts, plus ou moins lourds[8]. Les chevaux croates sont morphologiquement proches des hongrois[31].
La tĂȘte est fine[4], petite[32] ou moyenne[30], proportionnelle Ă la masse corporelle[32], dotĂ©e d'un profil rectiligne, de grands yeux et de petites oreilles[1]. L'attache de gorge est large[30]. L'encolure est musclĂ©e et bien attachĂ©e, relativement longue[7] et lĂ©gĂšrement courbĂ©e[32]. Les Ă©paules sont inclinĂ©es[7] et musclĂ©es[4]. La poitrine est large et profonde[7],[1]. Le garrot est saillant[1]. Le corps est profond, le dos fort, droit, souvent long[7],[1],[12]. Les cĂŽtes sont arrondies[12]. La croupe est puissante[4], courte, avec une queue attachĂ©e haut[1],[12]. Les jambes sont fortes[7], musclĂ©es[4], dotĂ©es d'articulations robustes et de canons courts[32],[12]. Les pieds ont une corne dure[32],[12].
Robe
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La robe est indiquée comme étant toujours alezane dans les données DAD-IS de Hongrie[3], dans l'encyclopédie de CAB International[6],[14] et dans celle de Bongianni[2]. La raison de cette particularité semble imputable à l'influence de la lignée Siglawi[7]. Cependant, Edwards (2016) et d'autres auteurs citent l'alezan comme étant simplement la robe majoritaire[4],[5]. Hendricks (2007) et l'étude de Sziszkosz et collÚgues (2016) indiquent que toutes les couleurs de robe présentes chez le cheval arabe sont théoriquement possibles[32],[5]. Il semble, d'aprÚs l'auteure du guide Delachaux, que la robe soit essentiellement alezane en Hongrie, mais puisse présenter des couleurs différentes (bai, gris clair...) en Roumanie[1].
Génétique
[modifier | modifier le code]Le Gidran est gĂ©nĂ©tiquement plus proche du Pur-sang que le cheval Nonius, ce qui est cohĂ©rent avec l'histoire de la race[33]. Il est Ă©galement trĂšs proche du Kisber Felver[5]. La race revĂȘt une valeur gĂ©nĂ©tique[5]. Elle a subi deux goulots d'Ă©tranglement gĂ©nĂ©tique au cours de son histoire[29], mais conserve nĂ©anmoins une bonne diversitĂ© gĂ©nĂ©tique (2016)[34]. Bien qu'il s'agisse d'une race Ă faibles effectifs, la diversitĂ© des lignĂ©es paternelles a Ă©tĂ© prĂ©servĂ©e[35], probablement grĂące Ă une bonne gestion du stud-book[36].
Des trois lignées (A, B et C) constituées en 1943, seule la lignée B subsiste de nos jours[8]. Le faible effectif rend la menace de consanguinité trÚs présente[32].
Tempérament et entretien
[modifier | modifier le code]Le Gidran est rĂ©putĂ© bien adaptĂ© aux conditions climatiques parfois extrĂȘmes de la Hongrie[3],[1]. D'aprĂšs DAD-IS, la race est gĂ©nĂ©ralement Ă©levĂ©e en systĂšme stationnaire en Hongrie[3] et en Bulgarie (systĂšme intensif ou semi-intensif)[30] ; cependant Edwards indique que le mode d'Ă©levage hongrois s'effectue en libertĂ©, chaque Ă©talon ayant son petit groupe de juments[4]. Le tempĂ©rament du Gidran Ă©tait jadis rĂ©putĂ© trĂšs mauvais, mais ce dĂ©faut a thĂ©oriquement Ă©tĂ© corrigĂ© depuis[32]. NĂ©anmoins, la race n'est pas toujours docile[2] : les Gidran restent vifs et fougueux, parfois difficiles Ă canaliser[1],[12]. Ils montrent courage, rapiditĂ©, agilitĂ© et endurance au travail[4]. Ils disposent d'une bonne classe de galop[4], couvrant efficacement le sol[16].
Sélection
[modifier | modifier le code]La sĂ©lection de la race est assurĂ©e par la National Association of KibĂšr-halfbred Horse Breeders en Hongrie[3]. Seuls sont acceptĂ©s en croisement les chevaux de race Pur-sang, Arabe et Anglo-arabe avec un pedigree connu sur 4 gĂ©nĂ©rations, une robe alezane et une taille supĂ©rieure Ă 1,57 m[14]. De plus, tous les Ă©talons doivent passer une inspection avant d'ĂȘtre autorisĂ©s Ă se reproduire[14]. La sĂ©lection s'effectue sur la conformation, le type et sur rĂ©sultats de tests montĂ©s ou attelĂ©s[32]. Il existe aussi une association pour la sauvegarde et le dĂ©veloppement du cheval de Pleven et du Gidran en Bulgarie[37],[30]. La reproduction est possible en Bulgarie Ă partir de 3 ans[30]. Les orientations d'Ă©levage diffĂšrent entre la Hongrie et la Roumanie, ce dernier pays privilĂ©giant la puretĂ© de la race plutĂŽt que la morphologie et la fonctionnalitĂ©[25].
Utilisations
[modifier | modifier le code]Le Gidran est apte Ă la selle, Ă l'attelage et Ă la traction lĂ©gĂšre, rĂ©alisant notamment de petits travaux de ferme[28]. Les modĂšles les plus lĂ©gers sont aptes aux sports Ă©questres, les plus lourds Ă l'attelage[4]. Le Gidran est considĂ©rĂ© comme un cheval d'Ă©quitation sportive de qualitĂ©[14],[5] ; pluridisciplinaire[38], il est dĂ©sormais aussi montĂ© pour l'Ă©quitation de loisir[3], bien qu'il ne convienne pas forcĂ©ment aux cavaliers dĂ©butants[1]. Le Gidran est rĂ©putĂ© performant en saut d'obstacles[6],[2], avec quelques rĂ©sultats notables sur la scĂšne sportive internationale[5]. Cependant, il ne figure pas dans le classement de haut niveau de la WBFSH dans cette discipline[39]. Il est apte Ă la pratique des courses de chevaux[38]. En Bulgarie, la race est signalĂ©e ĂȘtre Ă©levĂ©e pour son sang[30]. En Croatie, le Gidran est montĂ© lors de cĂ©rĂ©monies traditionnelles, revĂȘtant dĂšs lors un intĂ©rĂȘt touristique[21].
Diffusion de l'élevage
[modifier | modifier le code]La race est indiquĂ©e comme native de Hongrie, et comme rare, dans DAD-IS[3] et plusieurs encyclopĂ©dies[8],[4] et travaux de recherche[34]. Le Gidran est en danger d'extinction en raison d'un trop faible nombre de reproducteurs en activitĂ©[27],[34]. Les effectifs recensĂ©s en Hongrie pour 2012 sont de seulement 319 chevaux[3]. L'Ă©tude menĂ©e par l'universitĂ© d'Uppsala pour la FAO et publiĂ©e en signale le Gidran comme race rĂ©gionale transfrontiĂšre europĂ©enne en danger d'extinction[40]. La race est culturellement importante[5], ayant le statut de trĂ©sor national en Hongrie[1]. Aussi, sa prĂ©servation revĂȘt une importance considĂ©rable en Hongrie, suscitant diverses publications d'Ă©tudes spĂ©cialisĂ©es et initiatives en ce sens[41].
Au cours de son histoire, le Gidran s'est diffusé hors de sa Hongrie natale, vers la Pologne, la Roumanie, la Croatie et la Bulgarie[1]. Ces trois derniers pays en pratiquent toujours l'élevage[4]. Le cheptel roumain compte une cinquantaine de chevaux en 2003[42]. Il existe une petite population de Gidran en Croatie, de l'ordre de 70 à 75 individus en 2016, surtout présents dans le comitat de Bjelovar-Bilogora[21]. En Bulgarie, le Gidran est surtout présent dans la région de Sofia, par importations réguliÚres[30]. Le cheptel bulgare n'est que de 21 chevaux en 2013[30]. Par ailleurs, l'ouvrage Equine Science (4e édition de 2012) le classe parmi les races de chevaux de selle peu connues au niveau international[43].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- (fi) Cet article est partiellement ou en totalitĂ© issu de lâarticle de WikipĂ©dia en finnois intitulĂ© « Gidran » (voir la liste des auteurs).
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Annexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
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- [Porter et al. 2016] (en) Valerie Porter, Lawrence Alderson, Stephen J. G. Hall et Dan Phillip Sponenberg, Mason's World Encyclopedia of Livestock Breeds and Breeding, CAB International, , 6e éd., 1 107 p. (ISBN 1-84593-466-0, OCLC 948839453), « Gidran », p. 469.Â
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Ouvrages spécialisés
[modifier | modifier le code]- [Novotni 2012] (hu) PĂ©ter Novotni et KisbĂ©ri-fĂ©lvĂ©r Ă©s GidrĂĄn LĂłtenyĂ©sztĆ OrszĂĄgos EgyesĂŒlet, A kisbĂ©ri-fĂ©lvĂ©r Ă©s a gidrĂĄn napjainkban, Budapest, KisbĂ©ri-fĂ©lvĂ©r Ă©s GidrĂĄn LĂłtenyĂ©sztĆ Orsz. Egyes, , 111 p. (ISBN 963886205X et 9789638862051, OCLC 861768188)
- [Såndor 2006] (hu) Mihók Såndor, A gidrån ló monogråfiåja [« Monographie du gidran »], Debrecen, Hongrie, Center-Print Press, , 43 p. (ISBN 9789630612302, OCLC 861770556).
Articles
[modifier | modifier le code]- [IvankoviÄ, Ramljak et TrogrliÄ 2017] (en) Ante IvankoviÄ, Jelena Ramljak et Josip TrogrliÄ, « Exterior features of Gidran horse in Croatia », StoÄarstvo : Äasopis za unapreÄenje stoÄarstva, vol. 70, no 2,â (ISSN 0351-0832, lire en ligne, consultĂ© le )
- [Nagy et al. 2009] (hu) B. Nagy, S. Bene, J. Bem et F. SzabĂł, « KĂŒlönbözö fajtĂĄjĂș tenyĂ©szkancĂĄk Ă©lodouble acuteËsĂșlya Ă©s testmĂ©retei. 2. KözlemĂ©ny: a GidrĂĄn. », ĂllattenyĂ©sztĂ©s Ă©s TakarmĂĄnyozĂĄs, vol. 58, no 4,â , p. 327-340 (ISSN 0230-1814, prĂ©sentation en ligne)
- [Pataki 1996] (en) B. Pataki, « Questions of preservation of the Gidran horse breed », Allattenyesztes es Takarmanyozas, vol. 45,â , p. 215â220 (prĂ©sentation en ligne)
- [Sziszkosz et al. 2016] (en) Nikolett Sziszkosz, SĂĄndor MihĂłk, AndrĂĄs JĂĄvor et Szilvia Kusza, « Genetic diversity of the Hungarian Gidran horse in two mitochondrial DNA markers », PeerJ, vol. 4,â , e1894 (ISSN 2167-8359, DOI 10.7717/peerj.1894, lire en ligne, consultĂ© le )
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- (en) Gidran
- (en) « Gidrån / Hungary (Horse) », Domestic Animal Diversity Information System of the Food and Agriculture Organization of the United Nations (DAD-IS) (consulté le )
- (en) « Gidrån / Croatia (Horse) », Domestic Animal Diversity Information System of the Food and Agriculture Organization of the United Nations (DAD-IS) (consulté le )
- (en) « Gidran / Bulgaria (Horse) », Domestic Animal Diversity Information System of the Food and Agriculture Organization of the United Nations (DAD-IS) (consulté le )
- (en) « Gidran », Breeds of livestock - Oklahoma state university