Hara-Kiri (journal)
Journal bĂȘte et mĂ©chant
| Pays | France |
|---|---|
| Langue | français |
| Périodicité | mensuel |
| Genre | presse satirique |
| Diffusion | jusqu'Ă 250Â 000 ex.(1965-1966) |
| Fondateur |
Professeur Choron François Cavanna |
| Date de fondation | |
| Date du dernier numéro | |
| Ville dâĂ©dition | Paris |
Hara-Kiri est un magazine français créé en 1960 par une équipe dont les principaux animateurs étaient François Cavanna et Georges Bernier dit « professeur Choron »[1].
Ce journal satirique au ton cynique, parfois grivois, bĂ©nĂ©ficia d'un soutien tĂ©lĂ©visĂ© discret de la part du rĂ©alisateur Jean-Christophe Averty (dont l'Ă©mission Les Raisins verts participait du mĂȘme esprit) et connut un succĂšs relativement important en France, Ă l'histoire riche en publicitĂ©s radiophoniques provocantes (« Si vous ne pouvez pas lâacheter, volez-le »)[2] et entrecoupĂ©e de quelques interdictions. Le magazine est d'abord vendu par colportage sur les trottoirs pour arriver dans les kiosques Ă la fin de la mĂȘme annĂ©e.
Une lettre irritée arrive un jour au courrier des lecteurs, qui dit en substance :
« Vous ĂȘtes bĂȘtes. Et non seulement vous ĂȘtes bĂȘtes, mais vous ĂȘtes mĂ©chants. »
Le sous-titre du magazine est immĂ©diatement adopté : « Hara-Kiri, journal bĂȘte et mĂ©chant ». Dans chaque numĂ©ro, le « professeur Choron » proposera le jeu bĂȘte et mĂ©chant du mois.
Hara-Kiri a principalement paru sous forme de mensuel, mais il a également connu, de 1969 à 1970 et en 1993, une version hebdomadaire. Les différentes incarnations du journal ont plusieurs fois subi les foudres de la censure ; c'est l'interdiction de la version hebdomadaire qui a abouti à la naissance de Charlie Hebdo.
Historique
[modifier | modifier le code]PremiÚres années : mensuel et hebdo
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Au milieu des annĂ©es 1950, François Cavanna et Georget - dit « Georges » - Bernier se rencontrent dans la rĂ©daction du journal ZĂ©ro oĂč travaille Ă©galement Fred[3]. DiffusĂ© uniquement par colportage, le journal â renommĂ© CordĂ©es en 1958 â est dirigĂ© par Jean Novi.
à la fin des années 1950, Jean Novi décÚde brutalement d'un infarctus et sa veuve Denise Novi devient la nouvelle directrice. De son cÎté, Cavanna souhaite se lancer dans la création d'un nouveau magazine plus corrosif et qui s'inspirerait de la revue satirique américaine Mad[4]. Avec Fred et d'autres dessinateurs de Cordées, il parvient à convaincre Georges Bernier de se rallier à eux. En tant que directeur des ventes, Bernier est en effet essentiel pour s'assurer du soutien des colporteurs de Cordées[4].
En , Bernier fait rĂ©unir l'ensemble de ses colporteurs au 4, rue Choron, un local dans le 9e arrondissement de Paris oĂč il possĂšde un bail, et leur propose de travailler pour lui seul et non plus pour la directrice de CordĂ©es[4]. Ă la suite de ce « putsch », celle-ci perd donc tous ses vendeurs d'un coup et vend son stock de journaux quelques semaines plus tard[4].
En , crĂ©ation du magazine Hara-Kiri, mensuel. La premiĂšre de couverture est un dessin de Fred sur fond rouge reprĂ©sentant un samouraĂŻ Ă©ventrĂ© et surlĂ©gendĂ© « honni soit qui mal y panse ». Il est initialement tirĂ© Ă 10 000 exemplaires[5] dans un petit format (15,5 Ă 23,5 cm) et vendu au prix de 1,90 franc par des colporteurs dans les rues. Il est vendu en kiosque Ă partir du numĂ©ro 3, dans un format un peu plus grand (21 Ă 27 cm). Le mensuel attire rapidement de jeunes dessinateurs : Cabu en , et en 1961 GĂ©bĂ©, Roland Topor et Wolinski. La devise journal bĂȘte et mĂ©chant apparaĂźt en au numĂ©ro 7. Il est interdit deux fois, en 1961 puis en 1966[6]. Le mensuel connaĂźt de sĂ©rieuses difficultĂ©s financiĂšres aprĂšs l'interdiction de 1966 et sa reparution dĂ©but 1967[2] ; la sociĂ©tĂ© Ă©ditant Hara-Kiri dĂ©pose le bilan et Bernier crĂ©e Ă sa place les Ăditions du Square. La rĂ©daction quitte les locaux historiques de la rue Choron. Delfeil de Ton fait son entrĂ©e dans le mensuel en 1967 Ă la fin de la pĂ©riode d'interdiction.
En , Hara-Kiri crĂ©e, sans supprimer le mensuel, un hebdomadaire qu'il nomme alors Hara-Kiri Hebdo. Cavanna y indique dans son Ă©ditorial que le but est de mieux coller Ă l'actualitĂ© et que le journal a failli se nommer Vite fait, vite lu ou Hara-Kiri vite fait. Ce premier numĂ©ro montre le dĂ©jĂ cĂ©lĂšbre petit bonhomme de Wolinski s'esclaffer en citant divers sujets, dont les « pendus de Bagdad ». Le journal est vendu en kiosque (et parfois mĂȘme par colportage, boulevard Saint-Michel[7]) au prix initial de 1 franc, tarif modeste qui contribuera d'ailleurs Ă son succĂšs, notamment chez les lycĂ©ens et les Ă©tudiants[8].
En , à compter du numéro 16, le nom de l'hebdomadaire devient L'Hebdo Hara-Kiri.
Cavanna raconte lâhistoire du journal dans toute la deuxiĂšme partie de son livre BĂȘte et mĂ©chant.
Interdiction de lâhebdo et relĂšve immĂ©diate avec Charlie Hebdo
[modifier | modifier le code]Dans son no 94, en kiosques le vendredi et datĂ© du lundi , la couverture de L'Hebdo Hara-Kiri titre : « Bal tragique Ă Colombey â 1 mort »[9],[10] Ă la suite du dĂ©cĂšs du gĂ©nĂ©ral de Gaulle dans sa propriĂ©tĂ© de La Boisserie Ă Colombey les Deux Ăglises, le . Le choix de ce titre faisait rĂ©fĂ©rence Ă un fait divers ayant dĂ©frayĂ© la chronique le 1er novembre prĂ©cĂ©dent : lâincendie d'un dancing, le 5-7, Ă Saint-Laurent-du-Pont (IsĂšre) oĂč 146 personnes avaient trouvĂ© la mort et qui avait fait la Une du numĂ©ro prĂ©cĂ©dent, datĂ© du , avec un dessin de Wolinski annonçant Pendant les travaux le bal continue[11].
DĂšs le , le ministre de lâIntĂ©rieur de lâĂ©poque, Raymond Marcellin censure le journal[12]. Si l'hebdomadaire n'est pas totalement interdit, la mesure prise par le pouvoir aboutit au mĂȘme rĂ©sultat, Hara-Kiri Hebdo Ă©tant « interdit Ă l'exposition et Ă la vente aux mineurs ». Jean Dours signe, le , pour le ministre de l'IntĂ©rieur Raymond Marcellin et par dĂ©lĂ©gation en sa qualitĂ© de directeur gĂ©nĂ©ral de la Police nationale, l'arrĂȘtĂ© d'interdiction de vente aux mineurs de dix-huit ans, d'exposition et de publicitĂ© par voie d'affichage, de l'Hebdo Hara-Kiri[13].
Depuis , les Ăditions du Square publient un mensuel de bandes dessinĂ©es intitulĂ© Charlie â d'aprĂšs Charlie Brown, hĂ©ros des Peanuts, une des sĂ©ries figurant au sommaire de chaque numĂ©ro â dont le rĂ©dacteur en chef est Wolinski. Une semaine aprĂšs la censure de la version hebdomadaire de Hara-Kiri, l'Ă©quipe relance, sous le titre Charlie Hebdo, titre faisant rĂ©fĂ©rence Ă la fois Ă Charlie Brown et Ă Charles de Gaulle, un journal prĂ©sentĂ© comme supplĂ©ment hebdomadaire du mensuel Charlie[14]. Pour donner le change, le premier numĂ©ro de Charlie Hebdo contient, pour la seule et unique fois, un encart de bandes dessinĂ©es sur fond de couleur (Tumbleweeds de Tom K. Ryan et les Peanuts de Charles M. Schulz), se distinguant clairement du reste de ce premier numĂ©ro dont la maquette rappelle fortement l'ancienne, les rubriques rebaptisĂ©es restant parfaitement identifiables. Ainsi, le « Je ne lâai pas lu, je ne lâai pas vu, mais jâen ai entendu causer » devient, pour deux numĂ©ros seulement, « Si tu n'aimes pas ça, t'as qu'Ă tourner la page », et la rubrique du professeur Choron se rebaptise, pour dix numĂ©ros, professeur Charlie. Mais, dĂšs le numĂ©ro 3, rĂ©apparaissent, sur une pagination passĂ©e de 12 Ă 16 pages[15], l'article d'ouverture de Cavanna sous son titre original, « Les lundis de Delfeil de Ton », ou « le petit coin de la culture » du mĂȘme D.D.T., « MĂ©chamment Pop » (rebaptisĂ© dans les deux premiers numĂ©ros « Ăa madame c'est pop »), « Si c'est pas vrai, je suis un menteur » de Cavanna et les dessins de toute l'Ă©quipe de l'ancien Hebdo Hara-Kiri.
Le journal tire un parti comique de la situation :
« Comme lâavait signalĂ© notre malheureux confrĂšre lâhebdo Hara-Kiri, dont nous dĂ©plorons la disparition. »
« Lâhebdo Hara-Kiri est mort. Lisez Charlie Hebdo, le journal qui profite du malheur des autres. »
LâarrivĂ©e au pouvoir de la gauche en 1981 semble avoir Ă©tĂ© fatale Ă Charlie Hebdo premiĂšre maniĂšre[rĂ©f. nĂ©cessaire], qui disparaĂźt Ă la fin de l'annĂ©e par manque de lecteurs. Ironie du sort : les premiers numĂ©ros du journal disaient : « Vous pouvez vous abonner, mais on aimerait mieux pas parce que ça nous oblige Ă vous lâenvoyer. »
DerniÚres années et tentatives de relance
[modifier | modifier le code]Le mensuel continue Ă paraĂźtre jusqu'en 1989. On y retrouve tous les collaborateurs de l'hebdomadaire (y compris Delfeil de Ton qui avait quittĂ© l'hebdomadaire en 1975). Avant-gardiste, Hara-Kiri ouvre ses pages rĂ©guliĂšrement Ă des auteurs ou dessinateurs non conformistes, Ă l'humour absurde, noir ou outrancier, souvent rejetĂ©s par les autres publications ou tout simplement impubliables Ă l'Ă©poque[16]. Le journal se voulait un espace de libertĂ© et proposa diverses innovations dans la presse française, comme le premier cadeau gadget et les premiers dĂ©tournements photos. Les dĂ©tournements salaces de publicitĂ©s ou de tableaux de maĂźtre feront la gloire du journal, lequel multipliait des images et photos Ă caractĂšre pornographique mais sous couvert de dĂ©rision, Ă l'instar de L'Ăcho des savanes.
Fin 1985, Choron dĂ©pose le bilan des Ăditions du Square et de Hara-Kiri. Le journal est alors rachetĂ© par un Ă©diteur italien, Sandro Fornaro, qui crĂ©e une nouvelle sociĂ©tĂ©, les Ăditions des trois portes, et relance le journal en conservant Choron comme rĂ©dacteur en chef. L'Ă©quipe du journal crĂ©e en parallĂšle une nouvelle version de ZĂ©ro. En 1987, Choron entre en conflit avec Fornaro et tente de reprendre le contrĂŽle de Hara-Kiri dont il Ă©dite le numĂ©ro 302 via une autre sociĂ©tĂ©. Fornaro lui fait alors un procĂšs. Choron, Ă©vincĂ©, lance son propre magazine, intitulĂ© Professeur Choron, tandis que Fornaro continue, avec une autre Ă©quipe, de publier Hara-Kiri dont il sort trois numĂ©ros en 1988, puis quatre numĂ©ros en 1989. Le journal est ensuite mis en faillite au plus offrant â Choron, en tant qu'ancien gĂ©rant, est alors condamnĂ© Ă rĂ©gler un passif de 500 000 francs. Ainsi, Ă la suite d'une vente Ă la bougie en 1990, la marque Hara Kiri est rachetĂ©e, pour un montant de 80 000 francs par un psychiatre bergeracois, Daniel Cosculluela[17], qui la loue par la suite au plus offrant[18], aprĂšs deux annĂ©es de publication avec le Professeur Choron. Daniel Cosculluela cherche Ă remettre sur pieds le journal et Ă affirmer son "goĂ»t pour la provocation". En , il conclut un contrat de cession de marque avec la sociĂ©tĂ© Bercoff Production, avec laquelle il collabora au nouvel Hara Kiri durant deux ans (5 numĂ©ros).
Lorsque Charlie Hebdo est relancé en 1992 sous la direction de Philippe Val, Choron se sent trahi car on ne lui a pas proposé de poste à sa convenance. Il sort alors, en 1993, un Hara-Kiri hebdomadaire pour faire concurrence au nouveau Charlie. La nouvelle équipe inclut Schlingo, Bruno Blum, Patrick Eudeline, Cécile (Legros-Tiche), Stéphane Rosse, Nat (avec les aventures de Pifo), tandis que les couvertures sont dessinées par Vuillemin. Cette nouvelle mouture cesse de paraßtre, faute de moyens, au bout de dix numéros. Des tentatives éphémÚres de relance, par d'autres équipes, ont lieu en 1996 et 1997[19]. Le Professeur Choron continue de son cÎté le magazine La Mouise, qui contient principalement des dessins de Vuillemin et est vendu par des colporteurs volontaires, comme l'était Hara-Kiri à ses débuts[20].
AndrĂ© Bercoff rachĂšte le titre Hara-Kiri en 1998 puis relance le journal en , avec le soutien de Choron mais contre l'avis de Cavanna, qui s'insurge notamment contre le fait que Bernard Tapie soit annoncĂ© comme chroniqueur. Cavanna porte alors l'affaire en justice pour faire valoir son droit d'auteur sur le titre[21]. La version de Bercoff est arrĂȘtĂ©e au bout de quatre numĂ©ros[19]. En , le tribunal tranche en faveur de Cavanna. Ce dernier, auquel la justice avait dĂ©jĂ reconnu la paternitĂ© du titre Charlie Hebdo, obtient Ă©galement d'ĂȘtre considĂ©rĂ© comme crĂ©ateur et propriĂ©taire de Hara-Kiri[18]. Selon le tĂ©moignage de la compagne de Choron, Cavanna aurait ensuite tentĂ© de renouer avec ce dernier en l'associant au projet â finalement abandonné â d'une nouvelle relance de Hara-Kiri, mais se serait heurtĂ© au refus de son ancien compĂšre[22].
Une anthologie, Le Pire de Hara-Kiri 1960-1985, est publiée en 2010[23].
AprÚs l'attentat de 2015 contre Charlie Hebdo, un éditeur de presse lance plusieurs titres imitant le style et la présentation de Charlie Hebdo, dont en 2016 un faux Hara-Kiri réalisé sans l'autorisation des propriétaires du titre[24]. En , l'éditeur de ce plagiat est condamné à payer 52 700 ⏠d'amende aux ayants droit de Cavanna[25],[26].
Textes
[modifier | modifier le code]Dessins
[modifier | modifier le code]- Jackie Berroyer
- Bruno Blum
- Cabu
- Copi
- Fournier
- Fred
- Daniel Fuchs
- Gébé
- Sonja Hopf
- Hugot
- Kamagurka
- Lefred-Thouron
- Marc-Ădouard Nabe
- Masse
- Guy Mouminoux (alias Dimitri)
- Nicoulaud
- Guy Peellaert
- Michel Pichon
- Otho Puol
- Reiser
- Charlie Schlingo
- Sépia (François Cavanna)
- Serre
- Siné
- Philippe Soulas
- Topor
- Vuillemin
- Willem
- Wolinski
- Jean Teulé
Photos
[modifier | modifier le code]- Arnaud Baumann
- Beauvais
- Chenz
- Cinello
- Foulon
- Xavier Lambours
- Michel Lépinay
Publications
[modifier | modifier le code]- 1974 : 17 romans-photos, de GĂ©bĂ© et Chenz, Ăditions du Square
- 1981 : Les Romans-photos du Professeur Choron, avec Alain Souchon, Coluche, Eddy Mitchell, Pierre Perret, Thierry Le Luron, Renaud, Serge Gainsbourg, Carlos, Bernard MĂ©nez, Dick Rivers, GĂ©rard Lanvin, Antoine, Jean-Marc Thibault, Sophie Agacinski, Bernard Fresson, Michel Muller, et les Hara-Kiri girls, Ăditions du Square
- 1984 : Siné dans Hara-kiri Hebdo, par Siné, Le Cherche midi
- 1993 : Professeur Choron â Vous me croirez si vous voulez, mĂ©moires rassemblĂ©s par Jean-Marie Gourio, la folle histoire de Hara-Kiri, Ă©d. Flammarion
- 2003 : Les Fiches bricolages, du Professeur Choron, collection humour, éd. Glénat
- 2008 : Hara Kiri, les belles images, 1960-1985 â Journal bĂȘte et mĂ©chant, prĂ©sentĂ©es par François Cavanna, Delfeil de Ton, StĂ©phane Mazurier et MichĂšle Bernier, Ă©d. HoĂ«beke
- 2009 : Hara Kiri, la pub nous prend pour des cons, 1960-1985 â Journal bĂȘte et mĂ©chant, par François Cavanna, Ă©d. HoĂ«beke
- 2009 : Les Romans photos du professeur Choron, scénarios de Georges Wolinski et photographies de Chenz, éd. Drugstore
- 2010 : Le Pire de Hara Kiri 1960-1985, par François Cavanna, Georges Wolinski, Delfeil de Ton, Jean-Marie Gourio et Jackie Berroyer, éd. Hoëbeke
Notes et références
[modifier | modifier le code]- â Le siĂšge du journal est alors situĂ© au 4, rue Choron.
- 1 2 Serge July, Dictionnaire amoureux du journalisme, Paris, Plon, , 917 p. (ISBN 978-2-259-20599-3), p. 163
- â Mazurier, 2008, p. 7.
- 1 2 3 4 Mazurier, 2008, p. 8.
- â Serge July, Dictionnaire amoureux du journalisme, Paris, Plon, , 917 p. (ISBN 978-2-259-20599-3), p. 162
- â C'est Yvonne de Gaulle dĂ©couvrant par hasard ses petits-enfants en train de lire Hara-Kiri qui intervient auprĂšs de son mari le GĂ©nĂ©ral de Gaulle pour rĂ©clamer l'interdiction du journal en 1961 source la censure mĂȘme pas morte sur www.liberation.fr consultĂ© le .
- â Peut-ĂȘtre pour Ă©couler un numĂ©ro interdit Ă la vente en kiosque soit en 1969, soit 1970[rĂ©f. souhaitĂ©e]
- â Puis 1,30 franc en juin et 1,50 franc en pour le 1er anniversaire du journal. Ă la suite du dĂ©part du gĂ©nĂ©ral de Gaulle aprĂšs le rĂ©fĂ©rendum perdu du , un supplĂ©ment gratuit, Hara-Kiri Unef, sera diffusĂ© dans les facultĂ©s de Paris et de la rĂ©gion parisienne (cf. annonce dans le no 14 du ).
- â Bal tragique Ă Colombey, fac-similĂ© de la cĂ©lĂšbre couverture de Hara-Kiri dans La DĂ©pĂȘche du .
- â « Un bal tragique : le jour oĂč « Charlie Hebdo » est né », sur L'Obs, (consultĂ© le )
- â « Il y a 40 ans, le drame de la discothĂšque du 5-7 Ă Saint-Laurent-du-Pont  », sur lepoint.fr, .
- â « Ces gens-lĂ nous ignoraient » : Charlie Hebdo et la presse « sĂ©rieuse », article publiĂ© le par StĂ©phane Mazurier dans Acrimed.
- â « 23 novembre 1970 et dieu crĂ©a « Charlie » », Charlie Hebdo, no 1478,â , p. 2Reproduction du fac-similĂ© de l'arrĂȘtĂ© d'interdiction de l'Hebdo Hara-Kiri datĂ© du 4 novembre 1970
- â CommuniquĂ© en page 1 des Ăditions du Square sous la Une proclamant au nom de toute l'ancienne Ă©quipe de l'Hebdo Hara-Kiri « Il n'y pas de censure en France » et article coucou ! signĂ© Charlie en page 2.
- â et un prix passĂ© Ă 2 F.
- â Il s'offre parfois l'occasion de brocarder en mĂȘme temps les deux bĂȘtes noires du magazine : la publicitĂ© et la religion. Ainsi, une marque de lessive s'y vante d'avoir rĂ©ussi Ă blanchir le Saint-Suaire et donc d'arriver Ă enlever « mĂȘme les taches de Christ ».
- â « HARA KIRI MENSUEL : AnnĂ©e 1988-1989 - La Fin », sur harakiri-choron.com (consultĂ© le ).
- 1 2 « Charlie Hebdo » retrouve « Hara-Kiri », Libération, .
- 1 2 « HARA KIRI MENSUEL : Année 1990 et ensuite », sur harakiri-choron.com (consulté le ).
- â « LA MOUISE - 1994 Ă 2006 », sur harakiri-choron.com (consultĂ© le ).
- â « Hara-Kiri reparaĂźt malgrĂ© l'opposition de son fondateur Cavanna », Les Ăchos, publiĂ© le (archive plus consultable le 13 mai 2021).
- â Sylvia LebĂšgue, Choron et moi, Editions de l'Archipel, 2015, pages 188-189.
- â « Le Pire de "Hara Kiri" 1960-1985 » : ĂȘtre bĂȘte et mĂ©chant, avec panache, Le Monde, .
- â Satire Hebdo, Hara Kiri, les faux semblants, Iconovox.com, .
- â Des plagiaires dâHara Kiri condamnĂ©s, Livres Hebdo, .
- â Le faux Hara Kiri condamnĂ©, Iconovox.com, .
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- François Cavanna, BĂȘte et mĂ©chant, Belfond, 1981.
- Bernard Joubert, « Hara-Kiri et le premier Charlie Hebdo Ă travers 30 annĂ©es de procĂšs et d'interdictions », Bananas (3e sĂ©rie), no 8,â , p. 18-29 (ISSN 1261-9507).
- StĂ©phane Mazurier, « Hara-Kiri de 1960 Ă 1970, un journal dâavant-garde », Histoires littĂ©raires, no 26,â , p. 5-28 (ISSN 1623-5843, lire en ligne).
- StĂ©phane Mazurier, Hara-Kiri : une histoire bĂȘte et mĂ©chante (1960 - 1985). Dans : Hara-Kiri : les belles images, Ă©d. HoĂ«beke, 2008, Paris, 6-27, (ISBN 9782-84230-333-4).
- Macha SĂ©ry, « Hara-Kiri : FĂ©rocement drĂŽle », Le Monde Magazine,â , p. 50-55 (prĂ©sentation en ligne)
- Odile Vaudelle, Moi, Odile, la femme Ă Choron, MengĂšs, 1983.
- Vincent BerniĂšre et Marc Bruckert, « Michel LĂ©pinay, le 1er photographe d'Hara-Kiri : le petit oiseau va ressortir ! », Les Cahiers de la bande dessinĂ©e, no 9,â , p. 130-139.
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Couvertures de Hara-Kiri mensuel & hebdo
- Hara-Kiri de 1960 Ă 1970, un journal dâavant-garde, extrait de Histoires littĂ©raires no 26, avril-mai-