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Henri-Paul Nénot

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Henri-Paul Nénot
Portrait photographique dans son bureau.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 81 ans)
ViriatVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Paul Nenot
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Académie des beaux-arts
Société des artistes français
Société centrale des architectes français (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Maîtres
Partenaire
Distinctions
Œuvres principales
signature de Henri-Paul Nénot
Signature dans son dossier de Légion d’honneur.

Henri-Paul Nénot, né le à Paris 5e et mort le à Viriat, est un architecte français.

Très tôt intéressé par l'architecture, Henri-Paul Nénot entre aux Beaux-Arts à quinze ans. Il y étudie jusqu'au déclenchement de la guerre de 1870[1]. Engagé volontaire dans les Francs-Tireurs de la Presse, il s'y distingue par sa bravoure et gagne une médaille militaire[1],[2].

Après une première formation dans un atelier d'architecture privé, Henri-Paul Nénot entre dans l'atelier de Charles-Auguste Questel à l'École nationale supérieure des beaux-arts puis dans celui de Jean-Louis Pascal son successeur à partir de 1872. Il commence rapidement à travailler dans des ateliers d'architectes en parallèle, notamment dans celui de Charles Garnier, qui le soutiendra au début de sa carrière. Cela ne l'empêche pas de remporter le grand prix de Rome en 1877 pour le sujet : Un athénée pour une grande capitale. Il réside à la villa Médicis à Rome du au après avoir remporté la 3e médaille au salon l'année précédente et avant la seconde médaille en 1883[2].

Il entame alors une carrière officielle d’architecte en chef des bâtiments civils et des palais nationaux, répondant à de nombreuses commandes prestigieuses. Il est nommé architecte de la Sorbonne qui reste sa grande œuvre. Théobald Chartran l'a d'ailleurs représenté dans sa grande fresque de l'histoire des sciences dans le grand escalier de la Sorbonne. Aimant beaucoup les sculpteurs et les peintres, il parvient, presque de force, à faire agréer, malgré l'opposition très vive de l’Institut, Puvis de Chavannes pour la décoration du grand amphithéâtre de cet établissement[3]. D’ailleurs, très lié avec Auguste Rodin, il a dessiné pour lui le piédestal de la statue du Penseur[3].

Il a également réalisé d'autres bâtiments universitaires à Paris, comme les bâtiments provisoires de l'Institut de la chimie et celui de la physiologie (1884), la faculté de sciences (1895) et la bibliothèque de l'École des chartes (1900)[2]. De 1886 à 1888, il réalise l'aménagement de la bibliothèque de Sciences Po au 25, rue Saint-Guillaume, dans l'hôtel d'Eaubonne[4]. Il a réalisé par ailleurs un certain nombre de bâtiments privés, administratifs ou résidentiels.

En 1889, il participe au jury du concours pour le palais de Rumine à Lausanne aux côtés de Georg Lusius (alors professeur à l'ETHZ), Ludwig Hoffmann (architecte du Reichsgerichtsgebäude), Abraham Hirsch (alors architecte en chef de la ville de Lyon), l'architecte Hans Auer , Samuel Cuénoud (syndic de Lausanne)[5].

En , il est classé premier du concours pour l'édification du monument à Victor-Emmanuel II et à l'unité italienne à Rome mais, comme il n'est pas italien, il est éliminé et c'est finalement le projet de Giuseppe Sacconi qui est choisi[6],[2].

Il est élu en 1895 à l’Académie des beaux-arts, au 5e fauteuil de la section architecture.

En 1904, il est choisi par la Fondation Rothschild, Gaston Griolet, Henri Monod et Jules Siegfried pour mener à bien la construction d'un premier ensemble de bâtiments d'habitations destiné aux ouvriers, rue de Prague à Paris[7].

Il préside la Société des architectes français[8] et la Société nationale des médaillés militaires[9]. Il a été membre de la Société des artistes français, de la Société centrale des architectes et de l'Académie des Beaux-Arts[10].

Il est membre du jury des Grands Palais en 1896 et du jury d'admission à l'école d'architecture en 1900.

Retenu pour réaliser le palais de la Société des Nations à Genève, il est nommé directeur général des travaux et président du comité des architectes. Rentrant de Genève, où la construction du Palais des Nations était complètement achevée depuis un semestre et qu’on terminait l'ameublement des salles et des bureaux[3], à son son domicile parisien du 26, rue Guynemer[11], sa voiture conduite par le chauffeur René Loubet[a], ayant voulu doubler, à Viriat, route de Chalon[13], une autre voiture, quand, par suite d'un coup de frein malencontreux, le conducteur, gêné, a freiné, ce qui provoqué une embardée sur l'accotement de la route de l’automobile, qui s’est fracassée contre un arbre, avant de venir se jeter contre le mur d'une propriété voisine. L’architecte et son infirmière anglaise Miss Feyl[b], qui se trouvaient à l'arrière, ont été tués sur le coup, tandis que son épouse, qui se trouvait à côté du chauffeur, était relevée avec une violente commotion[12].

À l’issue de ses obsèques, à Saint-Sulpice, il a été inhumé à Gassin, où il avait fait construire la villa Cap Myrte[9].

Principales réalisations

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Monument aux morts de la guerre de 1870, Chartres, Eure-et-Loir.
Monument aux morts, Chartres (1901).
Institut océanographique de Paris (1911).
Palais des Nations à Genève (1937).

Distinctions et décorations

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Henri-Paul Nénot est titulaire de la médaille militaire au titre de la guerre de 1870.

Pour ses créations architecturales, il remporte plusieurs médailles au Salon. Il est lauréat d'une médaille d'or à l'exposition universelle de Paris de 1889 et le grand prix de l'exposition universelle de Paris de 1900[2].

Il est fait chevalier de la Légion d'honneur en 1885, officier en 1895, commandeur en 1901 et grand officier par décret du , avec pour parrain Paul Dislère[2].

Descendance

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Henri-Paul Nénot a eu quatre filles. Deux d'entre elles meurent au début des années 1910. Sa fille Geneviève, qui a épousé le sculpteur Paul Landowski, meurt en 1911. Sa fille cadette Madeleine meurt à 24 ans dans un accident de la route[22].

Il est le grand-père de la peintre Nadine Landowski.

Notes et références

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  1. ↑ 17, avenue de Versailles[12].
  2. ↑ Ou Field, selon les sources[14].

Références

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  1. 1 2 « Who’s who abroad : Henri-Paul Nenot », The Chicago tribune and the Daily news, New York, no 3819,‎ (ISSN 2648-9791, lire en ligne sur Gallica).
  2. 1 2 3 4 5 6 Archives nationales, « Notice L1981008 Paul Nénot » Accès libre, sur Archives nationales - Base de données Léonore.
  3. 1 2 3 « Nénot », Le Cri de Paris, Paris, vol. 38, no 1969,‎ , p. 2-3 (ISSN 2418-9332, lire en ligne sur Gallica).
  4. ↑ Richard Descoings, Sciences Po: de La Courneuve à Shangai, Sciences Po, les presses, (ISBN 978-2-7246-0990-5)
  5. ↑ (de) ETH-Bibliothek Zuerich, « / », sur E-Periodica (consulté le )
  6. ↑ 1893, l'Europe des peintres, exposition à Paris, musée d'Orsay, -, Paris : Réunion des musées nationaux, 1993, p. 356 (ISBN 9782711826803).
  7. ↑ [PDF] Les HBM : un patrimoine multiple (1894-1949), Mairie de Paris, DHAAP / DAC, 2019, p. 24.
  8. ↑ « Https : //www.retronews.fr/journal/excelsior/10-septembre-1912/353/2775127/6/0c838c4f9f898da88714cdf999c9dd76 », sur Retronews - Le site de presse de la BnF (consulté le ).
  9. 1 2 « Les obsèques de M. Henri Nénot… », Le Temps, Paris,‎ , p. 5 (ISSN 2420-2789, lire en ligne sur Gallica).
  10. ↑ « Obsèques de M. Nénot », Le Temps, Paris, no 26773,‎ , p. 8 (ISSN 2420-2789, lire en ligne sur Gallica).
  11. ↑ « L’architecte Paul Nénot se tue dans un accident d’auto », Excelsior,‎ (ISSN 2513-7697, lire en ligne).
  12. 1 2 « L’architecte Henri Nénot membre de l’Institut meurt d’un accident d’auto près de Bourg », L’Informateur de Seine-&-Marne, Fontainebleau, vol. 35, no 96,‎ , p. 3 (ISSN 2129-8718, lire en ligne sur Gallica).
  13. ↑ Lieu-dit Les Varreys, 1935, Décès, 06, Archives de Paris, 6D238.
  14. ↑ « L'architecte Nénot est tué dans un accident d'auto », Le Courrier de Saône-et-Loire, Paris, vol. 103, no 31096,‎ , p. 3 (ISSN 0247-2732, lire en ligne sur Gallica).
  15. ↑ « Dossier »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?), sur la base Mérimée.
  16. ↑ « Hotel Blumenthal-Montmorency, Paris », sur blogspot.com (consulté le ).
  17. ↑ A. L. R, « Hôtel de la Compagnie générale Transatlantique, rue Auber », La Construction Moderne,‎ (lire en ligne).
  18. ↑ Descriptif sur le site Insecula.
  19. ↑ Jean-Pierre Camilleri, Jean Coursaget, Pionniers de la radiothérapie, EDP Sciences Éditions, 2005, p. 82-83 [lire en ligne].
  20. ↑ Plateforme de données de la recherche de l'Institut national d'histoire de l'art, « Nénot, Paul », sur AGORHA - Institut national d'histoire de l'art (consulté le ).
  21. ↑ Jean-Claude Pallas, Histoire et architecture du Palais des Nations (1924-2001), Publications des Nations unies, 2001 [Lire en ligne sur Googlebooks].
  22. ↑ « Comment fut tuée Madeleine Nénot : l’auto tomba dans en ravin d’une profondeur de six mètres », Le Petit Parisien, Paris, no 13100,‎ , p. 1 (lire en ligne sur Gallica).

Iconographie

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Bibliographie

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  • A. Louvet, « Paul-Henri Nénot (1853-1934) », L'Architecture, 1935, no 7, p. 241-244, (ISSN 0766-6292).
  • Jean Favier, « Le Palais de la Société des Nations à Genève », La Construction moderne, no 2, , p. 26-36.
  • Jean Favier, « La rétrospective Paul-Henri Nénot (1853-1934) », La Construction moderne, no 32, , p. 527-531.
  • (en) Golda L. Goldman, « Who's who Abroad : Henri-Paul Nénot », The Chicago tribune and the Daily news,‎ , p. 8 (ISSN 2648-9791, lire en ligne sur Gallica).

Sitographie

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Liens externes

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