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Janine Cahen

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Janine Cahen
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Biographie
Naissance
DécÚs
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 79 ans)
ClamartVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Jeanine CahenVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
A travaillé pour

Janine Cahen, née le à Mulhouse et morte le à Clamart[1], est une enseignante puis correctrice au quotidien Le Monde et militante anticolonialiste.

Janine Cahen naüt le dans une famille juive de Mulhouse[2]. Elle est la fille d’Edmond Cahen, avocat, qui deviendra bñtonnier du barreau de Mulhouse de 1961 à 1963.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, avec sa famille, elle part pour Valence (DrĂŽme) oĂč son pĂšre entre dans la RĂ©sistant. Pour la protĂ©ger, elle est placĂ©e, sous le nom de Cacheux[2], dans une maison d’enfants dans le Vercors, avec ses frĂšres et sƓurs[3]. Les cousins de Janine Cahen, restĂ©s Ă  Lyon, sont arrĂȘtĂ©s par la Milice et dĂ©portĂ©s Ă  Auschwitz avec leur mĂšre.

AprĂšs la guerre elle a Ă©tĂ© l’élĂšve de Madeleine RebĂ©rioux au lycĂ©e de jeunes filles de Mulhouse et sera trĂšs liĂ©e Ă  elle[3].

AprĂšs son baccalaurĂ©at, elle poursuit ses Ă©tudes Ă  Paris oĂč elle obtient une licence de lettres, mais ne passe pas les concours de professeur. En 1956, elle passe un an en SuĂšde comme formatrice d’adultes en langue française, puis rentre en France, devient institutrice Ă  Paris, mais gravement dĂ©pressive, elle rentre Ă  Mulhouse Ă  la fin oĂč elle devient enseignante de français au lycĂ©e de jeunes filles de Mulhouse puis institutrice Ă  Paris[3].

La lecture en 1958 de L'Affaire Audin, de Pierre Vidal-Naquet, avec lequel elle se liera d’amitiĂ©[4] la marque profondĂ©ment. Elle s’inscrit Ă  la rentrĂ©e d’ aux cours de capacitĂ© en droit. Elle y encontre un AlgĂ©rien, Ali Goumghar qui est le mari de son ancienne professeur de philosophie Violette Canivez. Il donne des cours d’alphabĂ©tisation Ă  l’Amicale des Nord-Africains rĂ©sidant en France (ANARF) section de Mulhouse. Il lui propose de travailler pour le FLN[5].

Janine Cahen achĂšte une 4CV Renault d’occasion et effectue des tournĂ©es dans le Sundgau pour rĂ©cupĂ©rer de l’argent et une fois par mois elle prend le train pour Paris pour remettre le contenu du sac au FLN. Elle fait dĂ©sormais partie des « porteurs de valises », qui aident le Front de libĂ©ration nationale[5].

ArrĂȘtĂ©e le Ă  la sortie du cafĂ© Royal PĂ©reire Ă  Paris, elle est condamnĂ©e avec les membres du rĂ©seau Jeanson et incarcĂ©rĂ©e Ă  la Petite Roquette pour huit mois. Avec sa co-dĂ©tenue, Micheline Pouteau, elles trouvent refuge Ă  Milan oĂč elles vont travailler d’arrache-pied Ă  recueillir des tĂ©moignages sur « la guerre sans nom », de dĂ©serteurs, de soldats revenus du front, des lettres
 qui aboutiront Ă  la publication en Italie d’Una resistenza incompiuta e gli anti-colonialisti francesi 1954-1962[2].

Elle travaille comme pigiste à Jeune Afrique puis à la Revue d'études palestiniennes et enfin, de 1983 à 1988, au Monde, comme correctrice.

Janine Cahen meurt le à Clamart, à l’ñge de 86 ans, des suites d'un cancer du poumon[4].

Publication

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Janine Cahen et Micheline Pouteau, Una resistenza incompiuta. La guerra d'Algeria e gli anicolonialisti francesi 1954-1962, Casa editrice Il Saggiatore, 2 vol., Milan, 1964.

Bibliographie

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Documentaire

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Notes et références

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Lien externe

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