Kick-starter

Le kick-starter[1], en français démarreur au pied ou pédale de mise en marche, est un accessoire qui permet de démarrer certaines motocyclettes.
Il s'agit d'un levier situé sur un cÎté du moteur, ramené vers le haut par un ressort, destiné à lancer le moteur grùce à un mouvement rapide vers le bas. En français, le terme est souvent réduit à kick.
Histoire
[modifier | modifier le code]Les premiÚres motos n'étaient dotées d'aucun systÚme de démarrage : seuls la poussette ou le pédalage étaient utilisés. On trouve aussi, parfois, le démarrage par lanceur à ficelle ou par levier à main (BSA).

En 1919, l'accessoire fait son apparition sous le nom de kick-starter, emprunt à l'anglais formé à partir du verbe composé to kick-start, littéralement « démarrer d'un coup de pied », appellation abrégé familiÚrement en kick en 1922[2],[1].
Le kick-starter est le mode privilĂ©giĂ© de dĂ©marrage des motos jusqu'Ă la fin des annĂ©es 1960, Ă©poque ou commence Ă se gĂ©nĂ©raliser le dĂ©marreurs Ă©lectrique, qui a d'abord cohabitĂ© avec le dĂ©marreur au pied sur un mĂȘme vĂ©hicule, puis l'a totalement remplacĂ©.
De nos jours, on trouve le kick-starter au pied essentiellement sur des véhicules économiques ou de tout-terrain. En France, la loi qui obligeait à la présence de pédales sur les cyclomoteurs (démarrage par pédalage) a fait que ce type de véhicules n'avait généralement pas de kick.
Mode d'emploi
[modifier | modifier le code]Le démarrage au kick est assez simple. Le pilote se place convenablement, soit sur la moto, soit à cÎté, prend appui solidement sur un pied, et enfonce légÚrement le levier de l'autre pied, jusqu'à sentir la compression. à ce moment, il enfonce vigoureusement le pied vers le bas, en actionnant simultanément la poignée de gaz comme il convient. Si tout va bien, le moteur démarre. Il suffit alors de laisser le levier remonter. Cette méthode ne fonctionne toutefois que pour un moteur deux temps. Avec un moteur 4 temps à décompresseur manuel, il faut premiÚrement chercher la résistance de compression maximum (point mort haut), deuxiÚmement dépasser légÚrement cette position en actionnant le décompresseur, et troisiÚmement actionner vigoureusement le kick.
Variantes
[modifier | modifier le code]Selon que le moteur est placé en long ou en travers, l'axe du kick est parallÚle à l'axe de la moto (BMW) ou perpendiculaire (cas général).
Le mĂ©canisme peut ĂȘtre liĂ© Ă la boĂźte de vitesses, ce qui empĂȘche de dĂ©marrer si une vitesse est engagĂ©e, ou cĂŽtĂ© moteur â on parle alors de « kick primaire » â, ce qui permet le dĂ©marrage vitesse enclenchĂ©e, simplement en dĂ©brayant.
Perfectionnements
[modifier | modifier le code]Les moteurs monocylindres à 4 temps à fort taux de compression nécessitent un effort particulier pour enfoncer le kick. Certains sont dotés d'un décompresseur, manuel ou automatique, pour faciliter le lancement du moteur.
Avantages et inconvénients
[modifier | modifier le code]En dehors d'un aspect peu pratique, le kick a aussi le dĂ©faut, lorsque la compression ne passe pas ou que le moteur cale immĂ©diatement aprĂšs avoir dĂ©marrĂ©, d'exposer au « retour de kick », oĂč le kick risque de heurter violemment le mollet, Ă la suite d'une rotation inverse du moteur (ce phĂ©nomĂšne, Ă©quivalent du retour de manivelle, est sensible principalement sur les moteurs Ă un seul cylindre, de grosse cylindrĂ©e et Ă forte compression).
Pour éviter cette source d'accidents, certains kicks sont munis d'un dispositif de débrayage : en position basse, le kick n'est plus accouplé au moteur, ce qui évite sa remontée brutale à l'occasion d'un éventuel calage.
Le kick permet de toujours démarrer sa moto, quel que soit l'état de la batterie, sauf si le générateur électrique nécessite du courant électrique pour en produire (alternateur à aimants induits).
Il revient moins cher et est plus léger qu'un démarreur électrique.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 Informations lexicographiques et Ă©tymologiques de « Kick » (sens Ătymol. et Hist.) dans le TrĂ©sor de la langue française informatisĂ©, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales
- â Jean Tournier, Les mots anglais du français, Belin, Paris 1999, p. 325.
