Lioré et Olivier LeO 30
| Lioré et Olivier LeO 30 | |
| Constructeur | |
|---|---|
| Rôle | Bombardier |
| Statut | Retiré du service actif |
| Premier vol | |
| Date de retrait | |
| Nombre construits | 2 prototypes |
| Équipage | |
| 5 | |
| Motorisation | |
| Moteur | Renault 12 Jf |
| Nombre | 4 |
| Type | V12 |
| Puissance unitaire | 500 ch |
| Dimensions | |
| Envergure | 38 m |
| Surface alaire | 185 m2 |
| Masses | |
| À vide | 7 530 kg |
| Carburant | 2 960 litres kg |
| Avec armement | 14 800 kg |
| Maximale | 14 800 kg |
| Performances | |
| Vitesse maximale | 210 km/h |
| Plafond | 5 000 m |
| modifier |
|
Le Lioré et Olivier LeO 30 est un bombardier de nuit quadrimoteur étudié en 1930 par Lioré et Olivier en réponse à un programme militaire. Révolutionnaire mais raté il n'est construit que deux prototypes qui sont interdits de vol à la fin de 1934 et ferraillés en 1938.
Historique
[modifier | modifier le code]L'état ayant émis un programme pour l'étude de bombardiers de nuit embarquant un équipage de cinq membres, la maison Lioré et Olivier se met sur les rangs aux cotés des Farman F-220, Couzinet 90 et Société aérienne bordelaise SAB-20. L'étude est plus ambitieuse que d'habitude avec une construction entièrement métallique et une aile cantilever de 38 mètres d'envergure[1].
Le premier vol du premier prototype a lieu fin septembre 1933, celui du second prototype en 1934. Les parois très minces du fuselages, si elles ont une influence bénéfique sur son poids, le transforment en caisse de résonance et l'avion vibre intensément. Les deux prototypes sont interdits de vol à la fin de 1934 et seront ferraillés au début de 1938[1].
Description
[modifier | modifier le code]L'avion est de construction entièrement métallique. L'aile en flèche de trente-huit mètres d'envergure est posée au dessus d'un fuselage dont la section rectangulaire est toujours aussi vieillotte. Les quatre moteurs Renault 12Jb de 500 cv sont montés par paire dans deux nacelles placées sous les ailes. Si l'aile n'a pas besoin de haubans le train d'atterrissage fixe à quatre roues est aussi disgracieux que peu aérodynamique. Un deuxième prototype muni de moteurs Hispano-Suiza 12Ybrs de 650 cv à compresseurs est fabriqué.
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Gérard Hartmann, Lioré et Olivier : Un grand constructeur aéronautique, ETAI, 2002, 192 p. (ISBN 2-7268-8607-8)
Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 Hartmann 2002, p. 74.