Marae

Un marae (en maori de Nouvelle-ZĂ©lande, des Ăźles Cook et en tahitien), malaÊ»e (en tongien, en wallisien et en futunien), malae (en samoan et en hawaĂŻen), est un lieu sacrĂ© qui sert aux activitĂ©s sociales, religieuses et politiques dans les cultures polynĂ©siennes.
Dans toutes les langues polynésiennes, le mot désigne également un espace nu et dégagé. Dans son acception sociale, il désigne spécifiquement un espace dégagé consacré aux réunions, à l'intronisation des chefs, aux repas cérémoniels, aux rituels religieux, etc. Dans certains archipels d'Océanie peuplés de Polynésiens, la maison du chef était établie sur le marae. Dans les ßles de la Société, et plus généralement en Polynésie française, le terme de marae désigne une construction particuliÚre, distincte des places de réunion ou de danse, et au caractÚre religieux et sacré trÚs prononcé.
Le marae consiste généralement en une surface rectangulaire pavée de pierre, de corail ou nue, dont le périmÚtre est bordé de pierres plus hautes ou de bois. Il est parfois accompagné d'une terrasse pavée supportant des constructions en bois. Au centre de cette surface pavée, parfois sur un cÎté, une pierre est parfois dressée. Les plus grands marae sont parfois accompagnés de marae secondaires, de chemins et de surfaces dallées de pierres appelées paepae.
Marae en Polynésie française
[modifier | modifier le code]Marae de Nouvelle-Zélande
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Chez les Maoris de Nouvelle-ZĂ©lande, en langue maori, le marae dĂ©signe techniquement un espace faisant front au wharenui (ou fare-nui ou « maison d'accueil »). Dans son usage courant, il tend Ă dĂ©signer l'ensemble du complexe formĂ© par les bĂątiments et l'espace dĂ©gagĂ© consacrĂ©. L'aire faisant face au wharenui est dĂ©signĂ© comme le marae Ätea, et sert au pĆwhiri (ou pao-hiri) : les cĂ©rĂ©monies d'accueil. La maison de rencontre sert aux activitĂ©s sociales communautaires, comme les discussions importantes, l'artisanat collectif, les danses... Le wharekai (ou fare-kaĂŻ ou « maison des repas ») sert principalement pour les repas communautaires.
Statut légal
[modifier | modifier le code]En 1993, selon les termes du Te Ture Whenua MÄori Act 1993 (en) (en anglais : the MÄori Land Act 1993, en français : « loi des terres maories ») le marae est en Nouvelle-ZĂ©lande enregistrĂ© comme une rĂ©serve. Chaque marae est gĂ©rĂ© pour la communautĂ© par un conseil d'administration (board of trustees). GĂ©nĂ©ralement, chaque marae dispose d'une charte spĂ©cifique nĂ©gociĂ©e entre le groupe qui le gĂšre et la communautĂ© qui y est attachĂ©e. La charte dĂ©finit gĂ©nĂ©ralement :
- le nom du marae et sa description,
- la liste des bĂ©nĂ©ficiaires du marae : iwi (tribus), hapĆ« (sous-tribus) et whÄnau (familles) ; dans certains cas, le marae est pour l'ensemble de la population de Nouvelle-ZĂ©lande,
- le systÚme de désignation du board of trustees,
- les principes généraux gouvernant le marae,
- la responsabilité des personnes faisant partie du board of trustees,
- les méthodes de résolution des conflits.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Vaeara'i
- Ahu, type de plateforme cĂ©rĂ©monielle spĂ©cifique Ă l'Ăle de PĂąques, parfois surmontĂ©e par des moaĂŻ (statues).
- Arioi
Notes et références
[modifier | modifier le code]- (en) Cet article est partiellement ou en totalitĂ© issu de lâarticle de WikipĂ©dia en anglais intitulĂ© « Marae » (voir la liste des auteurs).