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Paramentique

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Chasuble moderne (couleur verte du temps ordinaire).

Les parements[1] ou parements liturgiques ou la paramentique[2] (nĂ©ologisme créé du latin parare, « prĂ©parer, apprĂȘter » et le suffixe fonctionnel -mentum[3] suivi de la terminaison -icus adjectivale), sont l'ensemble des Ă©lĂ©ments du costume ecclĂ©siastique (vĂȘtements, coiffes, etc.), ainsi que les tentures et ornements liturgiques, utilisĂ©s dans les rites chrĂ©tiens ; s’y ajoute parfois l'orfĂšvrerie sacrĂ©e.

Les formes, les coupes et les coutumes liĂ©es Ă  la paramentique ont d'abord fait l'objet de nombreux changements au cours des siĂšcles. Puis le costume de chƓur et le vĂȘtement usuel ont Ă©tĂ© fixĂ©s par divers textes issus du concile de Trente, complĂ©tĂ©s par un recueil de textes, le Caeremoniale episcoporum, publiĂ© par ClĂ©ment VIII en 1600, qui Ă©tablit les rĂšgles des cĂ©rĂ©monies prĂ©sidĂ©es par l'Ă©vĂȘque, valables pour les communautĂ©s catholiques de rite latin, respectant pourtant quelques coutumes locales[4]. Les couleurs liturgiques restant un Ă©lĂ©ment fondamental de la paramentique liturgique.

Dans les Églises issues de la RĂ©forme protestante, de nombreux pasteurs cĂ©lĂšbrent sans vĂȘtement liturgique, bien qu'il existe des vĂȘtements sacerdotaux chez les protestants : la robe pastorale noire, parfois agrĂ©mentĂ©e d'Ă©toles de couleurs notamment chez les luthĂ©riens. Certaines cĂ©rĂ©monies anglicanes High Church ont quant Ă  elles conservĂ© une bonne part de la tradition romaine.

Paramentique romaine

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Du latin amicire qui signifie « couvrir ».

L'amict est un rectangle de toile que le clerc passe autour du cou avant de revĂȘtir l'aube. L'amict est marquĂ© d'une croix que le clerc baise avant de le poser sur sa tĂȘte, puis de le descendre sur ses Ă©paules pour recouvrir le col de sa soutane. L'amict doit ĂȘtre pourvu de deux cordons assez longs pour ĂȘtre nouĂ©s sur la poitrine en se croisant dans le dos. Chez les moines, l'amict prend la forme d'un capuce et il est revĂȘtu sur le capuce du scapulaire.

Il rappelle l'amictus qui Ă©tait un vĂȘtement long que les Romains portaient sur la tĂȘte et qui couvrait le corps entier.

Son emploi est rappelĂ© par le pape Jean-Paul II, le , par le texte Redemptionis Sacramentum[5] : « On doit mettre un amict avant de revĂȘtir l’aube si celle-ci ne recouvre pas parfaitement l’habit commun autour du cou ».

Antependium

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L’antependium ou devant d’autel, est une tenture de draperie, souvent en toile ou en cuir, destinĂ©e Ă  orner la façade de l'autel. Le devant-d'autel rectangulaire ou rigide peut se substituer Ă  lui, comme le dossal.

Du latin alba qui signifie « blanc ».

L'aube est une tunique longue allant jusqu'aux pieds et de couleur blanche portĂ©e par tous les clercs, de l'Ă©vĂȘque Ă  l'acolyte comme habit liturgique. L'aube est ainsi nommĂ©e Ă  cause de sa couleur et trouve son origine dans la tunica talaris des Romains, tunique Ă  longs pans, tombant jusqu'aux chevilles et fixĂ©e Ă  la taille par un cordon.

Les ministres instituĂ©s (acolytes, lecteurs, personnes en tenant lieu) la portent seule, les ministres ordonnĂ©s (diacre, prĂȘtre, Ă©vĂȘque), avec l'Ă©tole, sous la dalmatique, la chape ou la chasuble. Le CĂ©rĂ©monial des ÉvĂȘques (CĂŠremoniale Episcoporum) de 1984 prĂ©cise[6] que « le vĂȘtement sacrĂ© pour tous les ministres quel que soit leur grade commun est l'aube, serrĂ©e autour des reins par le cordon, sauf si elle est faite selon le mode de la soutane, afin qu'elle Ă©pouse le corps sans cordon. Avant de revĂȘtir l'aube, si elle n'entoure pas parfaitement le col de l'habit commun, on revĂȘtira l'amict. »

À la place de l'aube, on peut revĂȘtir le surplis sur la soutane, sauf si l'on doit revĂȘtir la chasuble ou la dalmatique[7].

BĂąton cantoral

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Le bùton cantoral ou bùton de chantre, bùton de préchantre, (« baculus cantori », « virga argentea », « baculus aureus vel argenteus », « baculus choralis », « baculus praecentoris », « virga praecantoralis », « baculus cantoralis»), appelé aussi autrefois, « virga regia », « sceptre », est le symbole de l'autorité du chantre et un signe honorifique. Le grand chantre le recevait le jour de sa nomination avec sa chape, la clef de la chantrerie, et le mettait sur ses armes.


Du latin bursa qui signifie « peau, cuir ».

La bourse est destinĂ©e Ă  contenir le corporal dont le cĂ©lĂ©brant se sert pour le Saint Sacrifice de la messe. Elle est formĂ©e de deux carrĂ©s en carton (env. 20 cm de cĂŽtĂ©) revĂȘtus Ă  l'extĂ©rieur d'un tissu de soie identique Ă  celui de la chasuble et Ă  l'intĂ©rieur d'une doublure assortie. Son emploi n'est plus mentionnĂ© par les rubriques de 1969.

Chape ou pluvial

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Le mot chape provient du latin cappa qui signifie « capuchon, cape ».

Grande cape de cĂ©rĂ©monie, appelĂ©e par les rubriques « pluvial », de forme semi-circulaire, de la couleur liturgique du jour, agrafĂ©e par-devant et portĂ©e par le prĂȘtre et l'Ă©vĂȘque, principalement lors des bĂ©nĂ©dictions solennelles, aux vĂȘpres et aux laudes solennelles et lors des processions. Jusqu'Ă  la promulgation du missel romain de 1969, elle Ă©tait Ă©galement portĂ©e pour l'aspersion de l'eau bĂ©nite avant la Grand'Messe du dimanche.

La chape n'a aucune signification symbolique. De ce fait, elle a longtemps Ă©tĂ© portĂ©e ou est mĂȘme encore portĂ©e par de simples clercs ou par les chantres.

Le chaperon est un élément du pluvial dérivé du capuchon de l'antique manteau de pluie. Le chaperon n'a plus aujourd'hui d'usage pratique, mais il reste un élément décoratif important au dos du pluvial.

Chasuble romaine de coupe « borromée ».

La chasuble est un vĂȘtement sacerdotal Ă  deux pans et sans manches avec une ouverture pour la tĂȘte, que le prĂȘtre revĂȘt par-dessus l'aube et l'Ă©tole pour cĂ©lĂ©brer la messe et pour d'autres actions liturgiques quand elles prĂ©cĂšdent ou suivent immĂ©diatement la messe.

Le mot vient du latin casula qui signifie « petite maison ». On l'appelle également planeta en latin.

C'Ă©tait en effet, Ă  l'origine, un vaste vĂȘtement, en forme de disque ou de deux demi-cercles cousus ensemble, qui enveloppait complĂštement le prĂȘtre ; une Ă©chancrure pratiquĂ©e en son centre permettait de le revĂȘtir en y passant la tĂȘte et on la relevait sur les bras pour dire la messe (chasuble romane ou chasuble cloche). Sa forme a ensuite Ă©voluĂ©. À force d'Ă©chancrer les cĂŽtĂ©s pour laisser une plus grande libertĂ© aux mouvements, elle a Ă©tĂ© rĂ©duite Ă  une simple bande d'Ă©toffe, la chasuble romaine (appelĂ©e aussi parfois chasuble baroque, voire, vulgairement, boĂźte Ă  violon Ă  cause de sa partie antĂ©rieure dont la forme rappelle celle de cet instrument); on en trouve de diffĂ©rents types, qui varient lĂ©gĂšrement selon les pays. Depuis le dĂ©but du XXe siĂšcle, la chasuble est revenue progressivement Ă  une forme plus ample, mais moins encombrante que la chasuble romaine, dite chasuble gothique. Les crĂ©ateurs contemporains lui ont mĂȘme redonnĂ© la forme en cloche dite "romane". La chasuble romaine ou "baroque" reste nĂ©anmoins frĂ©quemment employĂ©e en Italie. Elle est Ă©galement souvent utilisĂ©e par les prĂȘtres qui cĂ©lĂšbrent la messe dans la forme tridentine.

Dans les rites orientaux, la chasuble a presque toujours conservé la forme ancienne, mais fendue en avant, ce qui lui donne l'aspect d'un pluvial.

Sa couleur varie en fonction du temps liturgique : rouge, blanc, vert, violet, parfois aussi rose, noir, gris cendré, ou encore de drap d'or (qui peut remplacer le blanc, le rouge et le vert), ou d'argent (qui se substitue au blanc). (voir : couleur liturgique)

Chasuble pliée
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Aux temps de pénitence, dans les grandes églises, la dalmatique du diacre et la tunique du sous-diacre étaient remplacées, jusqu'à la réforme des rubriques romaines par le pape Jean XXIII, en 1960, par des chasubles violettes (ou noires le Vendredi saint), pliées en avant ou coupées vers le milieu de la partie antérieure.

Le conopĂ©e, du latin conopeum, est un voile recouvrant le tabernacle oĂč se trouvent les hosties consacrĂ©es. La couleur du conopĂ©e peut varier en fonction du temps liturgique.

Cordon d'aube

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Le cordon ou cingulum (de) est mis immĂ©diatement sur l'aube pour la serrer Ă  la taille et, par lĂ , Ă©viter que son ampleur gĂȘne le prĂȘtre dans ses mouvements. Le cordon est gĂ©nĂ©ralement blanc, mais il peut cependant suivre la couleur du jour et ĂȘtre de mĂȘme couleur que l'ornement. On notera Ă©galement l'existence de cordon dont la couleur correspond au grade du porteur : Vert et Or pour les Ă©vĂȘques, et Rouge et Or pour les cardinaux. Depuis la rĂ©forme liturgique de 1969, il est facultatif si la forme de l'aube Ă©pouse naturellement le corps de celui qui la porte. Le cingulum se substitue parfois, pour les cĂ©rĂ©moniaires, par un ruban, rappelant l'origine romaine de l'aube.

Les courtines sont les rideaux encadrant les maßtres-autels des églises ; du moins, ceux adossés à une abside (ou proches d'une).

Croix pectorale

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La croix pectorale est une croix de mĂ©tal prĂ©cieux, suspendue par une chaĂźne en habit de ville et un cordon de tissu Ă  la messe et au chƓur.

Elle est portĂ©e sur la poitrine par les Ă©vĂȘques, les cardinaux, certains prĂ©lats et les abbĂ©s. À la messe, elle doit ĂȘtre portĂ©e sous la chasuble. Cette rubrique est peu respectĂ©e. Certains Ă©vĂȘques, en France, en Suisse et mĂȘme en Italie, la placent par-dessus. À Rome mĂȘme, de hauts prĂ©lats de la Curie se laissent aller Ă  porter la croix pectorale sur la chasuble (SecrĂ©taire d'État Ă  l'autel majeur de Saint-Paul-hors-les-murs, Ă  la messe de sĂ©pulture de Chiara Lubich par exemple, en ).

BĂąton pastoral des Ă©vĂȘques et des abbĂ©s. Il avait initialement la forme d'un Tau grec (T) (la cambuca des pontificaux du XIIe, elle-mĂȘme hĂ©ritiĂšre des bĂątons du clergĂ© carolingien) ; Ă  partir du XIIe siĂšcle son extrĂ©mitĂ© supĂ©rieure a pris la forme recourbĂ©e qui est aujourd'hui la plus rĂ©pandue. À partir du pontificat de Paul VI apparaissent Ă©galement des crosses en forme de croix, qui sont des imitations de la fĂ©rule pontificale. L'Ă©vĂȘque tourne la volute de la crosse vers l'extĂ©rieur s'il cĂ©lĂšbre dans son diocĂšse, vers lui dans le cas contraire.

Cuculle ecclésiastique

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La cuculle est un vĂȘtement liturgique propre Ă  la liturgie cartusienne, constituĂ© par une ample coule plissĂ©e Ă  double capuce - de type bĂ©nĂ©dictin, mais de couleur blanche - revĂȘtue quotidiennement par le diacre Ă  la messe conventuelle et, le dimanche et aux solennitĂ©s, par le sous-diacre (actuellement par l'acolyte).

La cuculle ecclĂ©siastique est Ă©galement revĂȘtue par le prieur pour la cĂ©lĂ©bration des sacramentaux, en particulier le sacrement des malades, la levĂ©e de corps, les funĂ©railles, les prises d'habit et professions, ainsi que par les prĂȘtres qui remplacent le prieur ou remplissent des fonctions similaires, notamment pour apporter la communion aux malades.

Depuis l'introduction de la concĂ©lĂ©bration, dans certaines communautĂ©s, les prĂȘtres concĂ©lĂ©brants revĂȘtent la cuculle ecclĂ©siastique Ă  la place de l'amict, de l'aube et du cordon.

La cuculle ecclĂ©siastique ne doit pas ĂȘtre confondue avec la cuculle monastique qui est le scapulaire des Chartreux et leur tient lieu de seul et unique vĂȘtement de chƓur.

Dalmatique romaine.

Du latin ecclésiastique dalmatica qui signifie « blouse en laine de Dalmatie ».

La dalmatique est un vĂȘtement de chƓur en forme de croix avec des manches courtes, elle se dĂ©cline selon les couleurs du temps liturgique. Elle est portĂ©e par le diacre Ă  la messe, aux processions et aux vĂȘpres ou en Espagne par de simples acolytes ou enfants de chƓur lors des processions solennelles.

Ce vĂȘtement est dĂ©rivĂ© d'un vĂȘtement civil romain, et dont l'usage liturgique remonte au IVe siĂšcle. Blanche Ă  l'origine, la dalmatique prendra progressivement les couleurs de la chasuble, avec deux bandes verticales devant et dans le dos, les clavi. (voir aussi : tunique).

Aux temps de pénitence, dans les grandes églises, la dalmatique du diacre et la tunique du sous-diacre étaient remplacées, jusqu'à la réforme des rubriques romaines par le pape Jean XXIII, en 1960, par des chasubles violettes (ou noires le vendredi-saint), pliées en avant ou coupées vers le milieu de la partie antérieure.

Par ailleurs, il existe une dalmatique de soie lĂ©gĂšre sans ornementation, blanche ou de la couleur du jour, portĂ©e par l'Ă©vĂȘque, Ă  la messe pontificale, sous la chasuble. AppelĂ©e aussi « dalmaticelle », rappelant la dalmatique du diacre, elle symbolise la plĂ©nitude du sacerdoce.

Dalmaticelle ou tunicelle.

Elle est portĂ©e dans la forme tridentine du rite romain par-dessus la « tunicelle », de mĂȘme conception, rappelant la tunique du sous-diacre. On appelait parfois improprement ces ornements pontificaux du terme gĂ©nĂ©rique pluriel de « tunicelles ».

Dalmaticelle

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La dalmaticelle est un vĂȘtement de forme semblable Ă  celle d'une dalmatique, que les Ă©vĂȘques portent sous la chasuble, sur l'aube, aux messes pontificales.

La dalmaticelle est en tissu de soie, plus fin que celui d'une dalmatique, sans doublure, généralement pourvue de manches courtes, souvent attachée sous les bras et sur les épaules par des cordons à pompons ou par des rubans et ornée de galons étroits.

Elle est de la couleur du temps liturgique mais jamais dorĂ©e et, depuis la rĂ©forme liturgique, elle peut ĂȘtre toujours blanche. Elle est parfois de la mĂȘme matiĂšre que la chasuble.


Du latin stola qui signifie « longue robe ».

L'Ă©tole est une Ă©charpe portĂ©e par les diacres, les prĂȘtres et les Ă©vĂȘques sur l'aube ou le surplis pour la messe et l'administration des sacrements. PortĂ©e en bandouliĂšre par les diacres, elle est simplement passĂ©e autour du cou pour les prĂȘtres et les Ă©vĂȘques. Avant 1969, Ă  la messe, le simple prĂȘtre la portait croisĂ©e sur la poitrine.

L'étole, dans sa forme primitive, était une longue robe, garnie de deux bandes verticales, les clavi, comme sur la dalmatique. La robe a été supprimée, et il n'est resté que les bandes qui forment l'étole actuelle.

L'Ă©tole utilisĂ©e Ă  la messe est confectionnĂ©e dans le mĂȘme tissu et la mĂȘme couleur que la chasuble ou la dalmatique dont elle est dĂ©pendante. Seule la croix du cou est obligatoire.

Le pape porte sur sa mosette une Ă©tole pastorale rouge brodĂ©e Ă  ses armes sur les palettes. Quand il revĂȘtait une mosette blanche pendant l'octave de PĂąques, l'Ă©tole Ă©tait Ă©galement blanche.

En vertu d'une trĂšs ancienne coutume, les moniales chartreuses ou chartreusines, reçoivent l'Ă©tole (et autrefois le manipule) Ă  leur consĂ©cration virginale, qui leur confĂšre quelques privilĂšges liturgiques dont le plus important est la proclamation de l'Évangile en certaines occasions, notamment lors du chant de l'office divin. Elles la portent pour le cinquantiĂšme anniversaire de cette consĂ©cration. À leur mort, elles sont exposĂ©es et ensevelies avec elle.

Étole large
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(voir Stolon)

Le fanon papal, ou fanon (du vieux mot germanique tissu), est un vĂȘtement de cĂ©rĂ©monie rĂ©servĂ© au pape pendant la messe pontificale.

Férule papale ou férule pontificale

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Le pape Benoßt XVI portant la férule créée pour le pape Paul VI, au milieu des années 1960.

La fĂ©rule papale est un bĂąton liturgique droit, surmontĂ© d'une croix trilobĂ©e dorĂ©e Ă  une seule traverse et sans crucifix, que le pape utilise, en cĂ©rĂ©monie, Ă  la place de la crosse. Elle ne doit pas ĂȘtre confondue avec la croix patriarcale Ă  deux traverses qui n'a jamais Ă©tĂ© qu'un meuble hĂ©raldique sans Ă©quivalent liturgique.

À la faveur du concile Vatican II (1962-1965), Paul VI commanda aux sculpteurs italiens Enrico Manfrini et Lello Scorzelli une fĂ©rule d'argent portant un crucifix. PortĂ©e pour la premiĂšre fois, le , jour de clĂŽture du concile Vatican II, cette fĂ©rule d'argent remplaça la fĂ©rule traditionnelle en usage Ă  Rome. Par suite, son usage sera quasiment gĂ©nĂ©ralisĂ© Ă  toutes les cĂ©lĂ©brations liturgiques pontificales requĂ©rant le port d'une chasuble ou d'une chape. Depuis la mort du pape Paul VI, trois de ses successeurs l'ont utilisĂ©e Jean-Paul Ier, Jean-Paul II et BenoĂźt XVI - jusqu'en .

En effet, Ă  partir du dimanche des Rameaux , le pape BenoĂźt XVI lui prĂ©fĂ©ra une fĂ©rule traditionnelle portant une croix sans crucifix, celle du pape Pie IX, employĂ©e selon les usages rĂ©cents. Depuis les premiĂšres vĂȘpres de l'Avent du , BenoĂźt XVI utilise sa propre fĂ©rule qui, comme le veut la tradition, lui a Ă©tĂ© offerte par le Cercle Saint-Pierre.

Manipule en damas de soie avec croix brodée en or.

Du latin manipulus qui signifie « poignée, petite gerbe ».

Le manipule est une bande d'Ă©toffe de la mĂȘme matiĂšre et de mĂȘme couleur que la chasuble, portĂ©e au bras gauche par le prĂȘtre, le diacre et le sous-diacre, Ă  partir du IXe siĂšcle jusqu'Ă  ce qu'il soit rendu facultatif par l'instruction Tres abhinc annos en 1967 puis ne soit plus mentionnĂ© dans le missel de 1969. Son usage est de nouveau normatif dans le cadre de la cĂ©lĂ©bration de la forme tridentine du rite romain.

AppelĂ© encore au moyen Ăąge sudarium, mappula, fanon, le manipule ne se distinguait pas Ă  l'origine de la mappa, mouchoir de cĂ©rĂ©monie dont les Romains se servaient pour essuyer la sueur du visage ou se protĂ©ger la tĂȘte du soleil et se tenait Ă  la main gauche avant de remonter sur le mĂȘme bras Ă  partir du IXe siĂšcle. À cette Ă©poque, la mappula de lin se transforme en une bande Ă©troite dĂ©corĂ©e de broderies et de franges.

PortĂ© d'abord par les diacres de l'Église romaine, l'usage s'en Ă©tendit aux Ă©vĂȘques, aux prĂȘtres, aux sous-diacres et mĂȘme aux clercs infĂ©rieurs. Au XIe siĂšcle il fut attribuĂ© aux seuls ordres majeurs et devint, comme tel, l'insigne particulier du sous-diaconat.

Il ne se porte que pour la messe, avec la chasuble, la dalmatique ou la tunique. Son décor est identique à celui de l'étole.

En vertu d'une trÚs ancienne coutume, les moniales chartreuses ou chartreusines, recevaient le manipule avec l'étole à leur consécration virginale. Elles le portaient pour le cinquantiÚme anniversaire de cette consécration, et à leur mort, étaient exposées et ensevelies avec lui.

La mitre est un couvre-chef liturgique Ă  deux pointes, de forme conique, portĂ©e par le pape, les cardinaux, les Ă©vĂȘques et les abbĂ©s de communautĂ©s monastiques ou canoniales depuis le milieu du XIIe siĂšcle, plus rarement par certains chanoines et mĂȘme par d'autres clercs.

Il y a trois sortes de mitres :

  • la mitre prĂ©cieuse, en drap d'or ou d'argent, parfois en soie blanche, doublĂ©e de soie rouge et rehaussĂ©e de broderies et de pierres prĂ©cieuses,
  • la mitre orfrayĂ©e, en drap d'or ou en soie blanche brochĂ©e d'or, doublĂ©e de soie rouge, sans broderies ni pierres prĂ©cieuses, sauf des perles,
  • la mitre simple, portĂ©e en temps de deuil et de pĂ©nitence, en drap d'argent, avec bordures et fanons frangĂ©s d'or pour le pape, en soie blanche damassĂ©e, avec fanons frangĂ©s de blanc pour les cardinaux, en soie ou en toile blanche, avec fanons frangĂ©s de rouge pour les Ă©vĂȘques. Les cardinaux et les Ă©vĂȘques portent toujours la mitre simple en prĂ©sence du pape.

Bandes décorées rapportées, brodées ou matérialisées par un galon, formant les bordures antérieures du pluvial.

Du latin pallium qui signifie « manteau ».

Le pallium est un insigne de dignitĂ© portĂ© par le pape et les archevĂȘques mĂ©tropolitains, comme autrefois certains Ă©vĂȘques le portaient (e.g. l'Ă©vĂȘque d'Autun, l'Ă©vĂȘque du Puy). Dans l'AntiquitĂ©, il Ă©tait d'usage rĂ©pandu. Le pallium est une bande d'Ă©toffe de laine blanche, large d'environ trois doigts, de forme circulaire, portĂ©e autour du cou, d'oĂč pendent sur la poitrine et sur le dos deux autres courtes bandes lestĂ©es et maintenues en place Ă  leurs extrĂ©mitĂ©s par deux plaques de plomb recouvertes de soie noire. Il est en outre ornĂ© de six croix de mĂȘme matĂ©riau et couleur, une sur chaque appendice et quatre sur la partie circulaire.

Les croix et les extrĂ©mitĂ©s des parties pendantes du pallium ont Ă©tĂ© de couleur rouge pendant toute une partie du Moyen Âge.

L'encolure est munie de ganses, généralement au nombre de trois, dans lesquelles sont passées des épingles en matériaux précieux servant, en plus de leur fonction ornementale, à fixer le pallium à la chasuble.

Le pallium symbolise les brebis égarées que le Sauveur rapporte au bercail du droit chemin.

voir chape

Le rochet est une aube courte de lin aux manches Ă©troites et dont les extrĂ©mitĂ©s sont ornĂ©es de dentelle, gĂ©nĂ©ralement portĂ© par les dignitaires ecclĂ©siastiques comme le pape, les cardinaux, les Ă©vĂȘques et certains prĂ©lats dans les cultes catholiques et anglicans. Signe de juridiction mais simple vĂȘtement de chƓur, il doit ĂȘtre couvert d'un autre vĂȘtement ou ornement et ne peut servir lors de l'administration des sacrements.

La liturgie ne requiert jamais le port de la soutane, mais celui de la « robe talaire » (vestis talaris) qui doit couvrir le corps jusqu'aux talons. Cette robe est normalement l'aube, qui peut ĂȘtre remplacĂ©e par la soutane dans certains cas. La soutane n'est pas un parement Ă  proprement parler. C'est une forme du vĂȘtement ecclĂ©siastique dont le port est requis par ceux qui ne revĂȘtent pas l'aube ou la coule (chez les moines) au cours des fonctions liturgiques. La soutane n'est pas un vĂȘtement de chƓur suffisant. Elle doit toujours ĂȘtre portĂ©e soit avec le surplis soit avec l'aube. À l'instar des clercs dont ils remplissent certains offices Ă  titre substitutif, les enfants de chƓur peuvent porter la soutane au lieu de l'aube. Dans ce cas la soutane devrait ĂȘtre noire. L'usage de porter une soutane rouge, violette ou d'une autre couleur, selon les coutumes locales, n'est pas rĂ©prouvĂ©. De nos jours, les servants d'autel portent plus couramment une aube - souvent munie d'un capuchon par imitation abusive du vĂȘtement monastique qui n'est pourtant pas plus un vĂȘtement liturgique que la soutane des clercs et est indissociable en soi des engagements de la profession monastique[8].

Ornement court portĂ© par-dessus la chasuble sur les Ă©paules rĂ©servĂ© Ă  l'Ă©vĂȘque du diocĂšse de Nancy-Toul en France, Ă  l'Ă©vĂȘque d'EichstĂ€tt, et aux archevĂȘques de Paderborn en Allemagne et de Cracovie en Pologne[9].

Du latin super pelliceum, c'est-Ă -dire qui se porte par-dessus le pelliceum ou tunique de peau.

Le surplis est une aube raccourcie s'arrĂȘtant Ă  la hauteur des genoux avec de larges manches. Pour les clercs ordonnĂ©s, il doit ĂȘtre en toile de lin.

Le surplis Ă©tait, avant les rĂ©formes liturgiques des annĂ©es 1960, le vĂȘtement de chƓur commun de tous les clercs (en dehors des prĂ©lats et des Ă©vĂȘques) et de ceux qui les remplacent (laĂŻcs servants), seul le prĂȘtre, le diacre et le sous-diacre revĂȘtant l'aube pour la messe.

Les rubriques du missel de 1969 et le CĂ©rĂ©monial des ÉvĂȘques de 1984 prĂ©voient maintenant le port gĂ©nĂ©ralisĂ© de l'aube par tous ceux qui participent Ă  la liturgie, sans toutefois exclure d'autres solutions, faisant implicitement rĂ©fĂ©rence au surplis portĂ© sur la soutane, par exemple, pour les servants remplissant les offices d'acolyte, de lecteur, ainsi que les cĂ©rĂ©moniaires. Les prĂȘtres et les diacres peuvent Ă©galement toujours revĂȘtir le surplis avec l'Ă©tole pour l'administration des sacrements mais dans certains pays comme la France, ils font presque toujours usage de l'aube, dĂšs lors que l'usage de porter la soutane s'est perdu, mĂȘme Ă  l'Ă©glise. Avant la rĂ©forme liturgique des annĂ©es 1960, le surplis Ă©tait Ă©galement portĂ© aux VĂȘpres sous la chape. Les rubriques actuelles prĂ©voient le port de l'aube pour le prĂȘtre et le diacre aux VĂȘpres.

Le stolon (de l'italien stolone), appelĂ© « étole large » en France, est une bande de tissu portĂ©e en bandouliĂšre par le diacre lorsqu'il dĂ©posait la chasuble pliĂ©e, portĂ©e pendant les temps de pĂ©nitence, depuis l'Évangile jusqu'Ă  la communion.

PlacĂ©e au-dessus de l'Ă©tole diaconale et dans le mĂȘme sens qu'elle, elle simulait la chasuble qui, Ă  l'origine, se roulait en bandouliĂšre pour permettre au diacre de remplir son office avec plus d'aisance.

Cette bandouliÚre n'étant pas une étole, elle n'en avait ni les croix ni les palettes, mais était simplement ornée d'un galon horizontal vers les extrémités inférieures.

Son usage a Ă©tĂ© aboli dans le rite romain, en mĂȘme temps que celui des chasubles pliĂ©es, par les dispositions du Code des rubriques de 1960.

La tunique est un vĂȘtement solennel portĂ© par le sous-diacre.

Ressemblant à la dalmatique, elle s'en différencie par ses dimensions et son absence de clavi (bandes verticales) : elle est plus courte, moins ornée et a des manches un peu plus longues et plus étroites. Depuis le XIXe siÚcle, dalmatique et tunique sont souvent identiques dans les formes utilisées en France.

Aux temps de pénitence, dans les grandes églises, la dalmatique du diacre et la tunique du sous-diacre étaient remplacées, jusqu'à la réforme des rubriques romaines par le pape Jean XXIII, en 1960, par des chasubles violettes (ou noires le vendredi saint), pliées en avant ou coupées vers le milieu de la partie antérieure.

Le sous-diaconat a Ă©tĂ© supprimĂ© en 1972. Il continue d'ĂȘtre confĂ©rĂ© dans les instituts de vie clĂ©ricale cĂ©lĂ©brant la liturgie antĂ©rieure aux rĂ©formes consĂ©cutives au Concile Vatican II.

Tunicelle pontificale.

La tunicelle est un vĂȘtement de forme semblable Ă  celle d'une tunique que les Ă©vĂȘques et les abbĂ©s portaient, avant l'Instruction Pontificales Ritus du [10] simplifiant les rites pontificaux, sur l'aube et sous la dalmaticelle aux messes pontificales.

La tunicelle est en tissu de soie, plus fin que celui d'une tunique, sans doublure, à manches plus longues et plus étroites que celles d'une dalmaticelle. Elle est de la couleur du temps liturgique, donc jamais de drap d'or, et ornée d'un galon d'or ou de soie jaune.

Par extension, le terme générique « tunicelles » désigne à la fois la dalmaticelle et la tunicelle.

La vimpa est une longue bande d'Ă©toffe blanche ou de la couleur des ornements du cĂ©lĂ©brant, sans ornements, portĂ©e Ă  la maniĂšre d'un voile humĂ©ral par les acolytes qui s'en enveloppent les mains pour tenir la mitre et la crosse de l'Ă©vĂȘque aux messes pontificales.

Voile de calice

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Voile de calice et bourse du corporal.

Du latin velum qui signifie « tenture, rideau ».

Ce voile est destiné à recouvrir le calice, la patÚne et la pale du célébrant.

Il est confectionnĂ© dans le mĂȘme tissu que la chasuble dont il est dĂ©pendant. Il mesure environ 50 cm de cĂŽtĂ© et est habituellement muni d'une doublure assortie Ă  celle de la chasuble.

Voile huméral

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Du latin humerus qui signifie « épaule ».

Le voile humĂ©ral est une longue bande de tissu blanc ressemblant Ă  un grand chĂąle (env. 50 cm en largeur sur 250 cm en longueur), placĂ©e sur les Ă©paules du prĂȘtre ou du diacre qui prend en mains le Saint Sacrement. L'humĂ©ral possĂšde une large poche Ă  chacune de ses extrĂ©mitĂ©s oĂč le cĂ©lĂ©brant introduit les mains pour prĂ©senter l'ostensoir Ă  l'adoration des fidĂšles. Avant la rĂ©forme liturgique, le voile humĂ©ral pouvait aussi ĂȘtre de la couleur liturgique du jour et du mĂȘme tissu que les ornements de la messe. Il Ă©tait alors pris par le sous-diacre Ă  l'offertoire pour tenir solennellement la patĂšne jusqu'aprĂšs le Pater. Au rite cartusien, l'acolyte ou le diacre hebdomadaire prennent le voile humĂ©ral seulement sur l'Ă©paule droite pour porter les oblats de la piscine Ă  l'autel au moment de l'offertoire.

Paramentique byzantine

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Paramentique calviniste

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Notes et références

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  1. ↑ Les parements.
  2. ↑ NĂ©ologisme inconnu des dictionnaires de rĂ©fĂ©rence et attestĂ© apparemment la premiĂšre fois en 2010, dans un texte Ă©lectronique publiĂ© par la ConfĂ©rence des Ă©vĂȘques de France « La paramentique et le droit ».
  3. ↑ -mentum, suffixe latin : . Comme dans firmamentum, instrumentum, argumentum etc. Le mot paramenticus est inconnu du latin classique et se retrouve dans le latin mĂ©diĂ©val oĂč il ne concerne aucunement les habits liturgiques mais dĂ©signe un type de mĂštre poĂ©tique formant un vers anapestique catalectique : Hic incipit metrum quintum huius tertii, quod dicitur paramenticum ab inventore, anapesticum a pede predominante, catalecticum, quia una syllaba deficit ad metri perfectionem (Thomas d'Aquin, Commentum in librum Boetii de Consolatione philosophiae). Le nĂ©ologisme paramentique dĂ©signant les habits et ornements liturgiques, est une crĂ©ation de la langue française, il se dit en latin paramentum, en anglais parement ou vestment, en allemand Parament, en italien paramento liturgico.
  4. ↑ Costume de chƓur et vĂȘtement usuel traditionnels respectant pourtant quelques coutumes locales, Dictionnaire des arts liturgiques XIXe-XXe siĂšcle, p. 23, Bernard Berthod et Élisabeth Hardouin-Fugier, Les Éditions de l'Amateur, 1996.
  5. ↑ Chapitre V, n° 122, cf. Missale Romanum, Institutio Generalis, n° 336
  6. ↑ Céremoniale Episcoporum, n. 65
  7. ↑ Céremoniale Episcoporum, ibid.
  8. ↑ LĂ©on-Michel Le Vavasseur, CĂ©rĂ©monial Ă  l'usage des Petites Eglises de Paroisse selon le rite romain, Paris, Éditions Jacques Lecoffre,
  9. ↑ Le surhumĂ©ral, La LumiĂšre de Dieu.
  10. ↑ Instruction Pontificales Ritus

Bibliographie

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  • JoĂ«l Perrin et Sandra Vasco-Rocca, Thesaurus des objets religieux du culte catholique, Ă©ditions du Patrimoine, , 406 p.
  • Joseph Braun, S.J., Die liturgische Gewandung im Occident und Orient, Freiburg im Breisgau : Herdersche Verlagshandlung,1907.

Articles connexes

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Liens externes

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