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Salut en budo

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Dans tous les arts martiaux, le salut a une importance particuliÚre : il marque le respect réciproque des partenaires ou adversaires. Dans les budo, (arts martiaux japonais), le salut, ou rei, obéit à des rÚgles particuliÚres.

On distingue le salut debout, ou ritsurei, et le salut assis, ou zarei, assis signifiant à genoux dans la position dite « seiza ».

Salut debout (ritsu-rei)

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Le salut se fait en position debout (shizentai), le regard en direction de l'endroit oĂč se trouve la personne Ă  saluer. Le buste est inclinĂ© vers l'avant d'environ 30° en maintenant le dos droit, avant de reprendre la position debout. La profondeur du salut dĂ©pend de l'occasion. Dans tous les cas, il convient de garder le dos droit, en particulier au niveau de la nuque. La direction du regard joue un grand rĂŽle pour diffĂ©rencier le type de salut. Il convient en gĂ©nĂ©ral de garder le regard Ă  l'horizontale, en direction du partenaire ou de l'enseignant, sauf dans le cas d'un salut au kamiza oĂč celui d'une personne que l'on tiendrait Ă  honorer particuliĂšrement. Traditionnellement, la position des mains diffĂšre selon les sexes. Les femmes saluent en laissant les mains glisser vers leurs genoux, alors que les hommes saluent les mains le long du corps.

En judo, hommes et femmes saluent en laissant les mains glisser vers leurs genoux.

Salut assis (za-rei)

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Musubi-dachi.
  • Se tenir pieds joints, ouverture Ă  45°, posture droite, regard portant devant soi, bras alignĂ©s le long du corps, dos des mains lĂ©gĂšrement orientĂ© devant soi (musubi-dachi). Sans dĂ©placer les appuis ni les mains, plier les genoux en orientant le genou gauche vers l'avant pour Ă©tablir le premier contact avec le sol.
  • Ramener l'autre genou Ă  une distance d'environ deux poings fermĂ©s du premier, un poing pour les femmes, pieds en appui sur les orteils, puis sur les chevilles. Prendre appui en se redressant, regard toujours tournĂ© vers l'avant. Les mains sont naturellement placĂ©es en haut des cuisses, lĂ©gĂšrement orientĂ©es vers l'avant, sans prendre appui. Épaules relĂąchĂ©es, coudes prĂšs du corps (position seiza).
  • Glisser la main gauche vers le sol pour la placer devant soi, pouce ouvert. Placer la main droite Ă  cĂŽtĂ© de façon Ă  dessiner une sorte de triangle, symbolisant l'unitĂ© et l'Ă©quilibre.
  • Incliner le buste sans relever le bas du corps de façon Ă  placer le visage au cƓur du triangle formĂ© par les mains, regard baissĂ© en signe de confiance. La main droite revient ensuite la premiĂšre. L'ordre Ă  respecter pour les mains est le mĂȘme que pour les genoux, il correspond Ă  la possibilitĂ© de dĂ©gainer un sabre.

Il existe d'autres formes de salut à genoux :

  • en judo, les deux mains vont ensemble au sol. Ceci est justifiĂ© par l'absence d'armes dans la pratique courante ;
  • dans le koshiki-no-kata en judo, les deux partenaires sont censĂ©s porter une armure de samouraĂŻ, aussi le salut se fait-il en « pont », c'est-Ă -dire en se mettant en position quadrupĂ©dique Ă  partir de la position haute Ă  genoux (kiza).

Différents saluts au long des cours

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Chaque salut possÚde une signification propre, détaillée ci-dessous.

  1. Avant le cours :
    1. Salut au dƍjƍ : il se fait en entrant dans la salle de pratique, en direction du kamiza. C'est un salut debout normal, le buste s'inclinant d'Ă  peu prĂšs 30 degrĂ©s. On Ă©vite en gĂ©nĂ©ral de beaucoup le marquer, afin de ne pas bloquer trop longtemps le passage. Par ce salut, le pratiquant marque l'idĂ©e qu'il entre dans un espace rĂ©gi par des rĂšgles diffĂ©rentes de celles de l'extĂ©rieur (la hiĂ©rarchie dans le dƍjƍ est diffĂ©rente de la hiĂ©rarchie sociale habituelle), et qu'il accepte de se conformer Ă  ces rĂšgles.
    2. Salut au tatami : il se réalise au moment de l'entrée sur le tatami. C'est habituellement un salut à genoux profond, le dos s'inclinant à l'horizontale. Il ne faut pas oublier ensuite de ranger convenablement ses zori (les nu-pieds). Ce salut souligne à nouveau l'entrée dans un espace aux rÚgles particuliÚres. Sur le tatami, le pratiquant va en effet s'autoriser des choses (attaques, contact physique, projection) qu'il ne permettrait pas à autrui hors du cadre du tatami.
  2. Début du cours : le professeur signale le début du cours par deux saluts :
    1. Salut au kamiza : habituellement le salut le plus profond du cours, on peut le faire en baissant le regard, le dos devant néanmoins rester droit. Il exprime la gratitude du pratiquant à l'égard du fondateur de l'art martial pratiqué ainsi qu'à l'égard de l'ensemble des enseignants qui ont permis la dissémination de cet art dans le monde.
    2. Salut aux instructeurs : si des instructeurs sont présents pour seconder l'enseignant, ce dernier va alors les saluer. Les élÚves ne sont pas supposés prendre part à ce salut.
    3. Salut à l'enseignant : toujours un salut à genoux, il se fait en inclinant le buste de 75°. Ce sont normalement les élÚves qui initient le salut. Par déférence, il est possible de baisser légÚrement le regard. Ce salut exprime la gratitude vis-à-vis du travail de l'enseignant ainsi qu'une reconnaissance de sa position particuliÚre d'autorité dans le cadre du cours.
  3. Déroulement du cours :
    1. DĂ©but d'une pratique : lorsque l'enseignant donne le signal de pratiquer avec un partenaire, le pratiquant va saluer un de ses partenaires. Ce salut se fait debout si la technique se pratique debout, Ă  genoux dans les autres cas. Dans tous les cas, les saluts doivent ĂȘtre symĂ©triques (si le partenaire salue Ă  genoux, il convient de mettre Ă  genoux pour rendre le salut). S'il s'agit d'un salut debout, il est identique au salut Ă  l'entrĂ©e dans le dƍjƍ. À genoux, il est moins profond que celui Ă  l'enseignant. Dans les deux cas, le regard ne quitte pas le partenaire. La diffĂ©rence d'anciennetĂ© peut Ă©ventuellement se marquer par une diffĂ©rence de profondeur dans le salut. Selon les dƍjƍs, la coutume peut ĂȘtre que les pratiquants les plus rĂ©cents doivent aller demander aux plus anciens de travailler avec eux, ou attendre que ces derniers se proposent d'eux-mĂȘmes. Ce salut initial, de mĂȘme que celui Ă  l'enseignant, est parfois accompagnĂ© d'un onegaishimasu (ăŠéĄ˜ă„ă—ăŸă™?) ou d'un « s'il te plaĂźt ». Les Anglo-Saxons utilisent plus volontiers l'expression japonaise.
    2. Intervention de l'enseignant : il n'est pas rare que l'enseignant interrompe deux partenaires pour Ă©claircir un point. Il le fera gĂ©nĂ©ralement en accompagnant son interruption d'un petit salut, qui lui sera rendu par les Ă©lĂšves. La fin de son intervention sera de mĂȘme marquĂ©e par un Ă©change de saluts ; elle est parfois accompagnĂ©e d'un ouss ou « merci ».
    3. Fin d'une pratique : quand l'enseignant signale la fin d'une sĂ©quence de pratique, les partenaires se saluent de mĂȘme qu'au dĂ©part. Dans certains dƍjƍs, les partenaires se saluent Ă  chaque changement de rĂŽle entre tori et uke. Ce salut est parfois marquĂ© d'un « domo arigato gozaimashita » (どうも ありがべう ă”ă–ă„ăŸă—ăŸ?) ou d'un « merci beaucoup ».
  4. Fin du cours : la fin du cours est marquĂ©e par les mĂȘmes saluts que le dĂ©but :
    1. Salut au kamiza,
    2. Salut de l'enseignant aux instructeurs,
    3. Salut Ă  l'enseignant, pour le remercier de sa peine,
    4. Dans certains dƍjƍs, on va alors remercier individuellement tous les partenaires avec lesquels on a pratiquĂ© lors du cours,
  5. AprÚs le cours :
    1. Salut au tatami au moment d'en sortir
    2. Salut au dƍjƍ lorsqu'on en sort, marquant la sortie de cet espace et le retour aux rùgles sociales habituelles.

Liens externes

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