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Sonnace

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Évêque de Reims (d)

Sonnace ou Sonnatius, parfois appelé Sonnace de Reims, est évêque de Reims d'avant 613 à après 626, le vingt-et-unième sur la liste épiscopale.

Sonnace ou Sonnatius est le vingt-et-unième évêque de Reims sur la liste épiscopale. Il est archidiacre de l'évêque Romulf, à qui il succède avant la mort de la reine Brunehaut, qui a lieu en 613[1].

Il participe au concile de Paris de 614 et à celui de Clichy qui a lieu en 627[1]. Ce dernier concile est signalé par Flodoard sans qu'il donne sa localisation et il a parfois été supposé qu'il a eu lieu à Reims. En 1889, Louis Duchesne propose d'y voir le concile de Clichy, connu par ailleurs[2],[3], dont l'ordre des canons et le texte sont exactement les mêmes[2].

Au XVIIe siècle, l'érudit Guillaume Marlot attribue à Sonnace l'organisation de l'élévation des reliques de saint Remi et leur dépôt dans une crypte pour les rendre accessibles aux pèlerins[4]. La Gallia Christiana affirme aussi que c'est Sonnace qui organise cet événement[5], mais l'historienne Marie-Céline Isaïa considère que c'est plutôt un des prédécesseurs de Sonnace, Egidius, puisqu'il semble bien que cette élévation a lieu avant 585[4].

Son testament — qui date de 626-627[6] —, nous est connu par l'analyse qu'en fait Flodoard au Xe siècle[1],[7]. Il demande à être enterré dans la basilique Saint-Remi de Reims[8]. Dans ce texte sont mentionnés à Reims un monastère féminin[9], et, pour la première fois, la basilique Saints-Sixte-et-Simice de Reims[10]. Dans son testament, Sonnace lègue diverses pièces d'argenterie, dont certaines sont d'un usage liturgique, comme un vase d'argent, mais pas toutes[11].

Sonnace est évêque jusqu'après 626[12]. Son successeur est Leudegisèle[1].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 Duchesne 1915, p. 84.
  2. 1 2 Duchesne 1889, p. 94.
  3. ↑ Isaïa 2010, p. 269.
  4. 1 2 Isaïa 2010, p. 221.
  5. ↑ Philippe Depreux, « Imbuendis ad fidem prefulgidum surrexit lumen gentibus. La dévotion à saint Remi de Reims aux IXe et Xe siècles », Cahiers de civilisation médiévale, vol. 35, no 138,‎ , p. 111–129 (DOI 10.3406/ccmed.1992.2523, lire en ligne, consulté le ).
  6. ↑ Isaïa 2010, p. 133.
  7. ↑ Sot 1993, p. 428-429.
  8. ↑ Isaïa 2010, p. 258.
  9. ↑ Michèle Gaillard, « Les monastères féminins de Reims pendant le Haut Moyen-Âge : histoire et historiographie », Revue belge de philologie et d'histoire, vol. 71, no 4,‎ , p. 825–840 (ISSN 0035-0818, DOI 10.3406/rbph.1993.3914, lire en ligne, consulté le ).
  10. ↑ Isaïa 2010, p. 600.
  11. ↑ Jean-Pierre Caillet, « La passoire liturgique de Saint-Aubin d'Angers ? », Bulletin Monumental, vol. 144, no 4,‎ , p. 295–304 (DOI 10.3406/bulmo.1986.2832, lire en ligne, consulté le ).
  12. ↑ Isaïa 2010, p. 380.

Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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