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Timia

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Timia
Devant le village de Timia.
Géographie
Pays
 Niger
Région
Département
Altitude
528 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
Démographie
Population
25 050 hab.
Fonctionnement
Statut
Commune
Identifiants
Site web
Carte

Timia est une localitĂ© et une commune rurale du Niger, dĂ©partement d'IfĂ©rouane, rĂ©gion d’Agadez.

Géographie

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Timia est localisĂ©e au centre du massif de l’AĂŻr, Ă  150 km au sud d’Iferouāne et Ă  220 km au nord-est d’Agadez. La commune rurale de Timia est limitĂ©e par six communes rurales, respectivement Tabelot au sud, Dabaga au sud-ouest, Iferouāne au nord, Dannet Ă  l’ouest, Gougaram au nord-ouest et Fachi Ă  l’est.

Communes limitrophes de Timia
Iférouane Iférouane
Gougaram, Dannet Timia Fachi
Dabaga Tabelot

De forme trapĂ©zoĂŻdale, la commune rurale de Timia est allongĂ©e d’est en ouest avec une superficie d’environ 32 000 km2 dont 70 % de son espace est occupĂ© par des massifs montagneux.

La commune rurale de Timia se situe entre 18° et 19° de latitude Nord et entre 8° et 11° de longitude Est.

La cascade de Timia
Orangeraie de Timia
L'oasis de Timia (photo Adouma Alghoubas).

Le climat est semi-aride, de type sahĂ©lo-saharien caractĂ©risĂ© par des amplitudes thermiques Ă©levĂ©es. Les prĂ©cipitations sont faibles et irrĂ©guliĂšres dans l'espace et dans le temps. Elles sont conditionnĂ©es par la position du front intertropical (FIT), qui atteint en aoĂ»t sa limite la plus septentrionale. En termes de pluviomĂ©trie, la commune rurale de Timia est quasiment identique au reste du Massif de l’AĂŻr.

La gĂ©ologie de la commune, est trĂšs complexe. En tĂ©moigne la diversitĂ© et la richesse des dĂ©pĂŽts au cours des diffĂ©rents Ă©poques du prĂ©cambrien et du quaternaire. Ces formations gĂ©ologiques confĂšrent Ă  la commune un relief fort contrastĂ© et accidentĂ© permettant ainsi d’identifier des unitĂ©s gĂ©omorphologiques constituĂ©es des massifs montagneux (Bounday, Egalagh, Bilat et Aroyan), des collines, des glacis, des regs et des ergs. Ces massifs montagneux constituent des vĂ©ritables collecteurs d’eau qui s’écoulent sous forme de torrent le long des rĂ©seaux hydrographiques. Ces Ă©coulements permettent ainsi d’alimenter les nappes phrĂ©atiques relativement peu profondes, offrant Ă  la commune un Ă©cosystĂšme typique d’une oasis de montagne favorable aux activitĂ©s maraĂźchĂšres, Ă  l’arboriculture et Ă  l’élevage.

Flore et faune

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La vĂ©gĂ©tation de la commune est assez diversifiĂ©e et rĂ©partie de façon hĂ©tĂ©rogĂšne. Elle se compose d’une grande variĂ©tĂ© de plantes ligneuses et herbacĂ©es. Quant Ă  la faune, elle est peu diversifiĂ©e et est composĂ©e d’outardes, de gazelles, de chacals, de mouflons, d'oiseaux migrateurs etc. La commune fait partie de la rĂ©serve nationale naturelle de l’AĂŻr et du TĂ©nĂ©rĂ© (RNNAT) dans sa partie Est notamment une proportion importante de la sous-zone de Timia et toute la sous-zone de Naballow.

De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, les sols identifiĂ©s au sein de la commune se caractĂ©risent par leur faible Ă©volution pĂ©dologique et leur grande sensibilitĂ© Ă  l’érosion hydrique et Ă©olienne. Ce sont des sols limono-argileux, argileux et sableux.

La commune rurale de Timia est instaurée en 2002[1].

Démographie

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Une femme de Timia

La population de la commune de Timia est estimée à 23 645 habitants selon les résultats du recensement administratif de 2014.

Selon le recensement gĂ©nĂ©ral de la population et de l’habitat (RGP/H 2012), la population de la commune rurale de Timia Ă©tait de 19 076 habitants en 2012. Sur la base du taux d’accroissement dĂ©mographique, la population de la commune rurale est estimĂ©e en 2016 Ă  22 231 habitants composĂ©s de 11 338 femmes (51 %) et 10 893 hommes (49 %), rĂ©partis dans 3 705 mĂ©nages. la densitĂ© est de 1,5 habitant au kmÂČ.

La commune est habitée en majorité par diverses tribus touaregs de la confédération Kel Ewey arrivées du nord en vagues successives vers le XVe siÚcle.

L’organisation sociale de chaque tribu repose sur des structures hiĂ©rarchisĂ©es selon des us et coutumes. En effet, la diversitĂ© des tribus rĂ©vĂšle une certaine hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© dans leur forme d’organisation sociale, mais laisse Ă©galement apparaĂźtre des caractĂ©ristiques communes. Dans beaucoup des cas, c’est le systĂšme parental qui façonne les modes de vie.

Localités

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La commune s'étend sur six villages, un hameau, 96 camps et 25 points d'eau au sud du département d'Iférouane[2].

Économie

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MaraĂźchage

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Le maraßchage associé à la culture des céréales constitue la principale activité des populations de la commune. Les différentes spéculations sont les céréales, les agrumes et les légumes.

L’élevage constitue la seconde activitĂ© de la population de la commune de Timia. C’est un Ă©levage de type extensif mais de plus en plus un Ă©levage de case y est dĂ©veloppĂ©. Les espĂšces animales Ă©levĂ©es sont les caprins, les ovins, les asins, les camelins et quelques bovins.

Homme de Timia

Les activitĂ©s commerciales de la commune sont peu florissantes malgrĂ© la crĂ©ation et l’ouverture de plusieurs marchĂ©s. Elles sont de plus en plus diversifiĂ©es et satisfont la demande. Elles couvrent Ă  la fois la vente des produits de premiĂšre nĂ©cessitĂ©, des hydrocarbures, du bĂ©tail et de produits de luxe. Ces activitĂ©s sont assurĂ©es par des commerçants (grossistes, boutiquiers et tabliers).

Les Ă©changes commerciaux se dĂ©roulent tant Ă  l’intĂ©rieur de la commune (marchĂ© de Tefarawt et de Naballow) qu’à l’extĂ©rieur avec les marchĂ©s d’Agadez, d’Arlit, de Tabelot, de Niamey, de Tamanrasset en AlgĂ©rie et de Kano au Nigeria.

Jadis considĂ©rĂ©e comme une activitĂ© de la caste forgeronne, l’artisanat emploie aujourd’hui toutes les couches sociales de la commune. Les principaux corps de mĂ©tier sont : la bijouterie, la vannerie, la sparterie, la maroquinerie et la sculpture. Les objets fabriquĂ©s sont trĂšs prisĂ©s par les touristes.

Tourisme et hĂŽtellerie

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La vallée de Timia

La commune rurale de Timia reste et demeure pour beaucoup d’agences de voyage le point de passage des excursions touristiques. En plus d’importants vestiges et gravures rupestres, on peut y observer toute une gamme d’espùces d’animaux rares tels que l’outarde, la gazelle, le mouflon, etc. En matiùre hîteliùre, la commune dispose au niveau de son chef-lieu d'auberges (Auberge Taguelmoust, Auberge de Timia) et de campings.

Mines, carriÚres et énergies

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Les ressources miniĂšres de la commune sont trĂšs peu connues. Celles qui le sont, comme la cassitĂ©rite, l’or et la colombite, sont exploitĂ©es de façon artisanale et de maniĂšre informelle.

Pour les Ă©nergies, le chef-lieu de la commune dispose d’un gĂ©nĂ©rateur Ă©lectrique de moyenne capacitĂ© qui couvre difficilement les besoins. Aussi le village de Tassalwat est dotĂ© d’un gĂ©nĂ©rateur communautaire non-opĂ©rationnel. L’utilisation de l'Ă©nergie solaire est peu dĂ©veloppĂ©e et se limite Ă  quelques Ă©difices publics tandis que la principale source d’énergie domestique (bois) est trĂšs exploitĂ©e malgrĂ© l’introduction du gaz butane.

Secteurs sociaux

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La commune de Timia dispose de huit centres de santé intégrée (CSI) dont deux de type II (Timia et Abarakan) et six (6) de type I (Tefarawt, Tewat, Zomo, Tassalwat, Oufen et Ajirou). En plus de ces CSI, la commune compte douze (12) cases de santé dont 7 sont fonctionnelles et deux maternités (Timia, Abarakan). Le taux de couverture sanitaire de la commune est de 72 % en 2015.

Le personnel soignant se compose de dix infirmiers (4 TSSI et 6 ASB), deux sage-femme, un laborantin, six agents de santé communautaire (ASC), deux filles de salle.

Les pathologies les plus fréquentes sont les affections respiratoires, le paludisme, les affections digestives, les traumatismes-brûlures, les affections ophtalmologiques, dermatologiques, bucco-dentaires, ostéo-articulaires, les diarrhées sanguinolentes et les problÚmes ORL (oto-rhino-laryngologiques).

Éducation

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La commune compte actuellement treize jardins d’enfants au prĂ©scolaire dont un public et douze communautaires, trente-deux Ă©coles primaires traditionnelles dont trois Ă©coles franco-arabes. Les infrastructures d’accueil sont au nombre de quatre-vingt-trois classes dont soixante-et-onze en matĂ©riaux dĂ©finitifs, six en semi-dur, une en banco et cinq en paillote. Le personnel d’encadrement est composĂ© de quatre-vingt enseignants dont dix titulaires, soixante-dix contractuels et d’un secteur Ă©ducatif composĂ© de deux cadres. Ces Ă©coles abritent un effectif de 1744 Ă©lĂšves dont 1100 garçons soit 63,07 % et 644 filles soit 36,93 %. Le taux brut de scolarisation Ă  la rentrĂ©e 2016 Ă©tait de 47,55 %.

Au niveau du secondaire, la commune de Timia comporte un complexe d’enseignement secondaire (CES) avec un lycĂ©e couplĂ© Ă  un collĂšge franco-arabe pour un effectif de 302 Ă©lĂšves dont 189 garçons et 113 filles encadrĂ©s par neuf professeurs pour toutes les disciplines, soit un ratio moyen de 21 Ă©lĂšves par professeur. Ces Ă©tablissements comptent onze classes en matĂ©riaux dĂ©finitifs, un bloc administratif, un magasin, une cuisine, des latrines et une clĂŽture en matĂ©riaux dĂ©finitifs pour le CES.

Hydraulique

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Un puits villageois Ă  Timia

La commune rurale de Timia dispose de vingt-sept forages équipés de pompes à motricité humaines, de cinq puits équipés de systÚme solaire, de dix puits modernes, de trois mini AEP dont deux non-fonctionnelles et de soixante-douze puits pastoraux.

La cascade de Timia

Le rĂ©seau routier communal comprend six axes principaux totalisant 1100 kilomĂštres. Il s’agit des axes Timia - Aoudaras - Dabaga - Agadez ; Timia - Arlit ; Timia - Tabelot – Agadez ; Timia – Elmeki - Agandawel – Dabaga - Agadez ; Timia – IfĂ©rouane et Timia - Ajirou - Tabelot.

Ne disposant que de pistes rurales trĂšs dĂ©gradĂ©es, le rĂ©seau routier de Timia s’incruste dans le massif de l’AĂŻr jalonnĂ© d’oueds, de bassins versants et autres koris qui rendent la circulation difficile pendant la saison des pluies.

Ces pistes rurales relient la commune au reste de la rĂ©gion. D’autres pistes plus dĂ©gradĂ©es relient les villages entre eux. Certaines traversĂ©es difficiles des koris ont fait l’objet de traitement en radiers pour faciliter le transport pendant la saison des pluies.

Le transport des productions, des voyageurs et celui des produits de premiÚre nécessité est assuré par des camions communautaires et privés.

Communication

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En matiĂšre de communication, la commune est dotĂ©e d’une radio communautaire Ă  faible rayon d’écoute. À la fin de 2015, cette radio a connu une panne technique due Ă  la vĂ©tustĂ© du matĂ©riel. À cela s’ajoute l’insuffisance du personnel et l’inadaptation des locaux.

En plus de la téléphonie et de la radio, les ménages les plus nantis ont aussi accÚs à la télévision à travers les chaines satellitaires captées sur des antennes paraboliques fixes.

La couverture en rĂ©seau de tĂ©lĂ©phonie mobile s’est amĂ©liorĂ©e avec la prĂ©sence de deux opĂ©rateurs Ă  savoir Orange et Airtel dans les localitĂ©s de Timia et Tefarawt.

Certains particuliers utilisent aussi des téléphones satellitaires.

Formation professionnelle et emploi

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Dans la commune rurale de Timia, il existe deux centres de formation professionnelle. Les autres lieux d’apprentissages existants sont les ateliers de couture, les garages, les ateliers de soudure, les ateliers de menuiserie bois et mĂ©tallique et les centres artisanaux.

Composition du Conseil

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La Commune rurale de Timia, dispose d’un organe dĂ©libĂ©rant en l’occurrence le Conseil Municipal composĂ© de 11 conseillers Ă©lus dont 3 femmes et 2 conseillers de droit comprenant les deux chefs (village de Timia et chef de groupement Imakitan) et d’un organe exĂ©cutif comprenant le Maire et un adjoint au maire. Le staff administratif et technique est composĂ© d’un SecrĂ©taire, d’un receveur, d’un secrĂ©taire municipal et d’un agent d’état civil .

L'oasis de Timia

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Timia, village du Niger Ă©tabli au cƓur de l’AĂŻr Ă  200 km d’Agadez, est aussi une superbe oasis. Dans ses nombreux jardins, la population touareg cultive des lĂ©gumes (oignons, tomates) et des cĂ©rĂ©ales et produit des agrumes (oranges, pamplemousses), et des dattes.

Le journal La lettre de Timia

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La Lettre de Timia est un journal d’information Ă©ditĂ© par la communautĂ© des ressortissants et amis de la commune rurale de Timia. Ce journal est nĂ© de la nĂ©cessitĂ© d’apporter une rĂ©ponse au besoin essentiel d’information des leaders d’opinion, des membres de la sociĂ©tĂ© civile et des partenaires de dĂ©veloppement de la commune.

Cette publication a pour principales missions d’informer et de sensibiliser les ressortissants et les amis de Timia sur la vie quotidienne des habitants de la Commune. Elle constitue Ă©galement un outil de sensibilisation et d’action pour un changement de comportement Ă  tous les niveaux.

La réserve naturelle communale du Mont Egalagh (RNC&ME)

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Localisation

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La future rĂ©serve communale du Mont Egalah se trouve au nord du Niger, prĂ©cisĂ©ment dans la commune rurale de Timia, qui est situĂ©e au cƓur du massif de l’AĂŻr, dans la rĂ©gion d’Agadez. Cette future rĂ©serve partage une partie de sa frontiĂšre avec la rĂ©serve nationale naturelle de l’AĂŻr et du TĂ©nĂ©rĂ© (RNNAT) qui est aussi en connexion avec la rĂ©serve nationale de la Termit et Tin-Toumma (RNNTT) qui forment le biome saharien avec la rĂ©serve de biosphĂšre du Gadabedji (RBG). Le biome SahĂ©lo-Saharien constituĂ© par ces aires protĂ©gĂ©es est caractĂ©risĂ© par des Ă©cosystĂšmes dĂ©sertiques et semi-dĂ©sertiques d’une trĂšs grande importance. Cette rĂ©serve communale, premiĂšre du genre au Niger couvre une superficie d'environ 400 000 ha.

Défis majeurs

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  • Braconnage (faune sauvage trĂšs menacĂ©e) ;
  • DĂ©forestation (coupe abusive des arbres, gaulage, carbonisation) ;
  • Modification du milieu (avec l’action de l’érosion, prolifĂ©ration des espĂšces envahissantes tel que le prosopis juliflora et l’extension des vergers) ;
  • Pollution du sol et de l’air due Ă  la prolifĂ©ration des dĂ©chets plastiques, Ă  l’utilisation des produits chimiques dans l’agriculture et Ă  l’exploitation miniĂšre ;
  • PiĂ©tinement des sites archĂ©ologiques et historiques,
  • Migration occasionnĂ©e par les activitĂ©s aurifĂšres et maraichĂšres (circulation intense et pression sur les ressources naturelles)
  • Rapports conflictuels entre l’homme et la faune (carnivores (chacal, caracal) et bergĂšres ; singes et les maraichers)
  • Pression pastorale (dĂ©gradation de certains sites et parcours pastoraux)

Objectifs poursuivis

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Le projet de crĂ©ation et d'amĂ©nagement de la rĂ©serve naturelle communale du Mont Egalagh (RNC/ME)est une initiative endogĂšne s’inscrit dans le cadre des efforts dĂ©ployĂ©s dans la rĂ©gion de l'AĂŻr pour amĂ©liorer les conditions de vie des communautĂ©s locales. Cette initiative, portĂ©e par la collectivitĂ©, vise Ă  prĂ©server et Ă  gĂ©rer de maniĂšre durable les Ă©cosystĂšmes oasiens. Elle adopte une approche participative pour l'amĂ©nagement et la gestion des ressources naturelles dans la commune rurale de Timia.

Efforts des communautés locales

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La communauté locale déploie des efforts inlassables dans la préservation des écosystÚmes. Plusieurs séances de sensibilisations ont permis de susciter en elles une prise de conscience en faveur de la protection de la biodiversité. Des nombreux agents communautaires contribuent au suivi de proximité des écosystÚmes, à la sensibilisation et à la dénonciation des actes de criminalité environnementale. La mise en place des organes de gestion au sein des villages et vallées pastorale contribuera à atteindre des résultats concluants en termes de protection de l'environnement et de gestion des ressources naturelles. L'approche recherchée est d'associer la conservation au développement socio-économique des communautés pour cela la commune est chargée de mobiliser les partenaires sensibles à la question.

La Croix de Timia

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La croix de Timia

La Croix de Timia est un bijou de la légende de la Croix du Sud[3], présente dans le désert saharien et portée par les Touareg. On recense 21 modÚles de croix. Elles sont en argent et fabriquées par les forgerons. Ces 21 croix sont considérées comme emblÚmes de localité ou de région.

Une lĂ©gende Touareg affirme qu'un jeune guerrier noble, interdit de voir sa belle par son pĂšre, fit forger un bijou qui combine les deux syllabes de tara, mot qui signifie « amour » en tamachek, pour en faire l'objet devant servir de lien entre lui et sa princesse. Cette croix devint un bijou Ă  part entiĂšre, rĂ©clamĂ© par toutes les fiancĂ©es Ă  leurs nobles servants. Il ne contient rien de magique, si ce n'est la sincĂ©ritĂ© et la force de la passion qui Ă©taient Ă  la base de sa naissance. Chez les Touareg, cette croix Ă©tait transmise de pĂšres en fils et pourrait symboliser les quatre points cardinaux, car un Touareg dit : « Mon fils, je te donne les 4 coins du monde, car on ne peut savoir oĂč on mourra ».

Références

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  1. ↑ Loi 2002-014 du 11 juin 2002 portant crĂ©ation des communes et fixant le nom de leurs chefs-lieux. Web Archive (consultĂ© en 2023)
  2. ↑ Opendata Africa, RĂ©pertoire national des localitĂ©s du Niger (2012)
  3. ↑ « LĂ©gende de la Croix du Sud », sur touaregsmirages.canalblog.com (consultĂ© le ).

Articles connexes

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Liens externes

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