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Bethioua

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Bethioua
Bethioua
Le port d’Arzew
Noms
Nom arabe ïș‘ï»ƒï»Žï»­Ű©
Nom amazigh âŽ±âŽ»â”Ÿâ”Ÿâ”‰â”ĄâŽ°
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Région Oranie
Wilaya Oran
DaĂŻra Bethioua
Président de l'APC
Mandat
Semghan
2012-2017
Code postal 31210
Code ONS 3107
Démographie
Population 18 215 hab. (2009[1])
Densité 168 hab./km2
Géographie
CoordonnĂ©es 35° 48â€Č 17″ nord, 0° 15â€Č 34″ ouest
Superficie 108,57 km2
Localisation
Localisation de Bethioua
Localisation de la commune dans la wilaya d'Oran.
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Bethioua
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Bethioua

Bethioua (en arabe : ïș‘ï»ƒï»Žï»­Ű©Â ; en berbĂšre : âŽ±âŽ»â”Ÿâ”Ÿâ”‰â”ĄâŽ°, Beáč­áč­iwa), anciennement Portus Magnus, devenu Ă  l'Ă©poque de la colonisation française la commune de Vieil Arzew, puis Saint-Leu, est une commune algĂ©rienne de la wilaya d'Oran, situĂ©e a 30 km a l’est d’Oran.

Géographie

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Thomas Shaw visite les lieux en 1747 , y faisant une description géographique et topographique des ruines romaines.

La commune de Béthioua est desservie par la route nationale RN11 (route d'Oran).

Plusieurs hypothĂšses ont Ă©tĂ© rapportĂ©es quant Ă  l'origine du nom de « Bethioua ». Une d'entre elles indiquerait que le nom vient directement de la tribu berbĂšre des Ibattuyen de filiation sanhadjienne qui habite encore le Rif et dont on a pu Ă©valuĂ© la pĂ©riode d'Ă©migration au dĂ©but du XVIIIe siĂšcle.<[2]Il existe deux versions. Selon Samuel Biarnay, Ă©minent ethnologue des berbĂšres. un conflit tribale opposant les marabouts soufistes des Izegzawen aux autoritĂ©s dĂ©spotiques auraient entraĂźnĂ© une division majeure au sein de la tribu des Ait Said; les recueils oraux parlent d'une errance des fractions dissidentes Ă  travers les montagnes des Beni Snassen , puis de Tlemcen (Rachgoun) avant de trouver un havre de paix sur la baie d'Arzew , cette errance ayant eu lieu quelques gĂ©nĂ©rations avant la naissance des interlocuteurs (1910), ces rĂ©cits oraux transmis de gĂ©nĂ©rations en gĂ©nĂ©rations ont permis Ă©galement d'Ă©tablir par le mĂȘme auteur d’une divergence rĂ©cente du parler rifain de Bethioua et de celui de la tribu mĂšre des Ait Said. Selon Emile Janier, qui s'est Ă©galement penchĂ© sur la question, en 1370, les Bettioua suivirent le sultan mĂ©rinide Abd-el-Aziz dans son expĂ©dition contre Mazouna et les Maghraoua, et un grand nombre d’entre eux se fixĂšrent, Ă  la suite de cette campagne, sur les ruines de la citĂ© romaine de Portus Magnus[3] oĂč nous retrouvons aujourd’hui leurs descendants.>. Quant au nom « Ibattuyen» lui-mĂȘme, il n'aurait Ă©tĂ© donnĂ© aux nouveaux arrivants qu'aprĂšs leur installation dans le pays ; il serait tirĂ© de l'arabe Â«Â ŰšÙŽŰ·ÙŽÙ‘Ű©Â Â» (batta = outre, bouteille en cuir) du nom du rĂ©cipient associĂ© Ă  Sidi Amar dont la baraka se serait manifestĂ©e lors d'un sauvetage miraculeux au large de la baie d'Arzew[4].

RenĂ© Basset nous livre une hypothĂšse plus proche des sources mĂȘme des sources antĂ©rieures Ă  l'Ă©migration des Bettioua. L'historien Ibn Khaldoun (1332-1406) cite Â«Â ŰšŰ·ÙŠÙˆŰ©Â Â» (Ibattuyen) comme l'une des trois divisions du Maroc. Au xie siĂšcle, Al-Bakri dans son « كِŰȘۧۚ ŰŁÙ„Ù…ŰłŰ§Ù„Ùƒ و ŰŁÙ„Ù…Ù…Ű§Ù„ÙƒÂ Â» (livre des routes et des royaumes) mentionne un Â«Â Ù…Ű­Ű±Űł ŰšÙŰ·ÙŠÙˆŰ©Â Â» (Mahrs Botiouia) prĂšs de Sfax. Botioua, prononcĂ© aussi Bettiouia, semble avoir dĂ©signĂ© une des plus importantes tribus du Rif marocain. Renforçant cette hypothĂšse, ce terme a laissĂ© plusieurs traces dans divers lieux du nord du Maroc[5].

L'historien Ibn Khaldoun nous informe notamment que le nom de Bettioua est à l'origine celui d'une grande confédération ayant pour habitat la région du Rif, ce nom se trouve tantÎt écrit Botouïa, tantÎt Battouya, Ibattuyen, tantÎt Bettioua. Il s'agit d'un rameau des BerbÚres sédentaires des Sanhadja, dits 'fondateurs d'empires', dont le rameau sédentaire se trouve dans les Kabylies[6] et dont parmi les principales de leurs réalisations figure l'empire fatimide, la Qalaa des Beni Hammad, le royaume de Bougie ou encore l'empire almohade. Parmi les principales familles sanhajis d'Alger figure les Botouïa aux cÎtés des Beni Mezghanna[7].

À la chute des Almohades , les Ibattuyen du Rif tombĂšrent aux mains des Merinides qui Ă©tablirent leur souverainetĂ© au FĂšs . Les habitants du Rif ne firent aucune difficultĂ© pour reconnaĂźtre les nouveaux maĂźtres mĂ©rinides et dĂ©couvrirent mĂȘme le moyen de tirer d'eux de sĂ©rieux avantages dans l'histoire. Une des femmes des Ibettiwen, Oum el Youm, fille des Ouled Mallahi de Tafersit entra par mariage dans la famille royale et mit au monde un garçon qui devint le souverain mĂ©rinide Yaqoub ben Abdelhaq[8].

Le manuscrit Maqsad (Vie des Saints du Rif) relate Ă©galement l'importance par Roland FrĂ©jus du rĂŽle de cette tribu situĂ©e entre le Nekkor et la Moulouya au XVIIIe siĂšcle dans les relations avec la France du Midi ainsi que dans la reconquĂȘte des villes du Maroc occidental (Tetouan, Assilah, Badis, Mazagan, Taroudant)[9].

En 1678 , un certain général rifain Haddu Al-Battiwi libÚre à l'aide de ses troupes la ville de Tanger de l'occupation britannique. L'on cite dans son armée , des Ibettiwen[10]. Ainsi dans la région actuelle du Fahs de Tanger, à Assilah et Larache les patronymes Bettioui ou Abetuy sont répandus, tout comme la chanteuse de musique andalouse Zohra Bettiwa[11].

Le Maroc inconnu souvient que : De Tazaghine , Mohamed passe Ă  Zegzaoua. On appelle ainsi une enfilade de hameaux, se succĂ©dant sans interruption , de l’Est Ă  l'Ouest. Non loin de ce bourg , nous remarquons le village de Bettioua, dont les BerbĂšres d'Arzew (Bethioua) sont originaires. C'est ce qu'ils affirment eux-mĂȘmes et c'est ce que disent les indigĂšnes de Beni Said qui viennent dans le dĂ©partement d'Oran louer leurs bras aux colons. Pendant le sĂ©jour que Mohammed fit Ă  Bettioua , il eĂ»t l'occasion de parler de ses frĂšres que la destinĂ©e (el-mektoub) Ă  malheureusement placĂ©e sous l'autoritĂ© chrĂ©tienne [...] Exploration du Rif, page 131[12].

Enfin le toponyme « Battouia » a été trouvé dans l'ouest de l'Algérie, entre Nedroma et Tlemcen[6].

Histoire de Portus Magnus

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Sebkha d'Arzew, dont le toponyme conserve l'ancien nom de Bethioua ; à droite, exploitation de salines.
Cultures (vignoble) en périphérie de la Sebkha d'Arzew (26 mars 1974).

Fondée sur les ruines d'un comptoir phénicien[13],[14],[15] devenue ensuite Portus Magnus, elle est connue depuis le Ve siÚcle (Xe Grégorien) sous le nom de Rziou (Arzew).

L'histoire de la ville romaine de Portus Magnus est peu connue. ÉrigĂ©e sur une falaise qui domine une plaine la sĂ©parant de la mer, elle portait le nom de Portus Magnus, que l'on suppose Ă©galement avoir recouvert le site portuaire s'Ă©tendant depuis Arzew. L'emplacement exact de son port n'est pas parfaitement reconnu[16], mais Edward Lipinski formule l'hypothĂšse qu'il se trouvait sur une Ăźle sableuse Ă  faible distance de la cĂŽte, aujourd'hui disparue, mais dont des traces Ă©taient encore visibles au XIXe siĂšcle, et il identifie cette Ăźle avec l'Ăźle de Bartas mentionnĂ©e par le Pseudo-Scylax[17]. Elle atteint son apogĂ©e au IIIe siĂšcle, et paraĂźt abandonnĂ©e dĂšs le dĂ©but du IVe, sous le rĂšgne de DioclĂ©tien, dans le but de raccourcir les frontiĂšres de l'Empire romain pour mieux les dĂ©fendre[18].

On sait, par Pline l'Ancien, que ses habitants étaient citoyens romains[19]. Une inscription indique que les habitants étaient inscrits dans la tribu Quirina et que la ville avait des duumvirs quinquennaux et des flamines[20],[19].

Les ruines étaient désertées au XIe siÚcle quand Al-Bakri les visite[21].

Le Vieil Arzew des Bet't'ioua

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Thomas Shaw visite Arzew en 1747, sous l'égide d'un cheikh amical . De nombreuses mosaïques romaines tapissant les cÎtes[22].

Carte de Portus Magnus

Les ruines romaines du Veil Arzeu sont au XVIIIe siĂšcle Ă©tablis une colonie berbĂšrophone[23] dit des Bet't'ioua rattachĂ©e Ă  deux çofs (clans) ; Ait Temait (Beni MaĂŻt) et Zegzaoua (Izegzawen 'les verts' en amazigh) dont les ancĂȘtres auraient quittĂ© les montagnes du Rif a l'ouest du Kert au sein des AĂŻt Said pour s’établir prĂšs de Mostaganem[24]. QualifiĂ©s de KebaĂŻles par leurs voisins et homogĂšne d'un Ɠil externe, ils sont repartis en 4 fractions, division de deux çofs principaux. Femmes et hommes des Bettioua se nomment Amazigh (pl. Imazighen) et leur langue Thamazight[24].

L'histoire en Oranie des Bethioua qui ont donnĂ© le nom de la commune est Ă©tablie, sans certitude absolue, par recoupement de donnĂ©es orales recueillies au XIXe siĂšcle. Les Bettioua (en berbĂšre Ibettiwen[25]) sont issus d'une puissante tribu berbĂšre du mĂȘme nom, peuplant le Rif (Maroc). Vers le milieu du 18e siĂšcle au sein des Ait Said des suites de vĂ©xations rĂ©pandues Ă  l'Ă©poque un conflit Ă©clata, les clans et leur marabout Sidi Amar Ben Ahmed refusĂšrent de payer l'impĂŽt attribuĂ© aux tribus rifaines par le Sultan[26], qu'il mena en exil du royaume du Maroc vers l'Empire Ottoman . Cet exil mena les Bettioua en AlgĂ©rie, d'abord Ă  Rachgoun prĂšs de Tlemcen, puis prĂšs de Mazagran et enfin sur les ruines romaines du Veil Arzeu, tout en maintenant un certain courant d'Ă©changes avec leurs congĂ©nĂšres rifains[27],[28]. Ceux des BerbĂšres du Rif qui refusĂšrent de payer l'impĂŽt les rejoignirent venant des Ait Temsamane ou Ait Oulichek[29]. Il faut donc admettre le dĂ©placement initial d'un noyau assez important, un groupement de plusieurs fractions tribales formant le noyau du groupe d'Ă©migrĂ©s[24]. Un nombre Ă©crit 1177 prĂ©sentĂ© sur la sadjara (tableau gĂ©nĂ©alogique) de Sidi Amar Ben Ahmed, dont le mausolĂ©e scrute vers la mer, aurait indiquĂ© selon son propriĂ©taire la date hĂ©girienne de l'arrivĂ©e du marabout dans la rĂ©gion ce qui correspondrait au milieu du XVIIIe siĂšcle[24],[30]. Cependant, leur entrĂ©e « officielle » dans l'histoire s'effectue par un acte de 1784 qui les Ă©tablit prĂ©cisĂ©ment auprĂšs des ruines de Portus Magnus : l'acte dĂ©crit l'Ă©change de leur territoire proche de Mostaganem aux environs de Mazagran, pour le territoire d'Arzew alors sous l'Ă©gide du bey de Mascara Mohammed El Kebir[31]; l'Ă©change comportait le droit d'exploitation des salines d'Arzew, toujours incluses dans le territoire actuel de Bethioua.

Auxiliaires des Turcs , ils devaient en contrepartie contrÎler et s'occuper de la route Mostaganem-Tlemcen trÚs fréquentée par le Beylik de l'Ouest. En 1834 l'Emir Abdelkader , qui y avait fait par ailleurs une partie de ses études religieuses, saccage la ville d'Arzew pour sa position stratégique des avant-gardes françaises, ainsi les habitants en sont forcés a trouver refuge à Mostaganem[32]. Une milice composée de Bet't'ioua est formée lors des assauts répétés de l'emir sur la forteresse de la ville[33].

Certains s'en allĂšrent pour le Rif mais la plupart de leurs descendants vivaient encore au XIXe siĂšcle sur les ruines de la citĂ© romaine[34]. Ils avaient longtemps conservĂ© leur langue berbĂšre, signalĂ©e en voie d'extinction au profit de l'arabe et dont il ne subsistait plus que quelques locuteurs ĂągĂ©s en 1910[35],[36]. Un recueil de Samuel Biarnay dĂ©sormais exposĂ© au musĂ©e colonial de Paris , disciple de RenĂ© Basset, incluant une bonne partie du lexique et des contes populaires fut publiĂ© dans la revue africaine de la mĂȘme annĂ©e (Étude sur les Bet'-t'ioua du Vieil-Arzeu, Revue 1910, Samuel Biarnay)[37].

On compte une centaine de maisons et une population de 1 400 personnes en 1947, majoritairement des Ait Said, certaines issues des Temsamane, Iker'ayen et Ait Oulichek[38], certain nombre de fĂȘtes issues de traditions berbĂšres telles que la 'ansra et le yennayer y sont cĂ©lĂ©brĂ©es chaque annĂ©e. Les noms de familles sont souvent issus de sobriquets ; Zirar : azirar 'long' , Benouchen : oučen 'fils du loup', Achemlel : 'blond' , Henniene : ceux de 'Henni' , Zegzaoui : izegzawen 'verts' , KebaĂŻli : aqbayli 'berbĂšre' , Isri : isri le fiancĂ© , Mzian : mezyane petit , Tamesaout : petit messaoud, Tahidousti : de Tahidoust , Ben Yebka : fils de Yebka ou encore Loukil : de Beni Oukil petite fraction indĂ©pendante sur le Kert[39].

Fractions des AĂŻt SaĂŻd du Rif . Sous fractions de Bethioua:

  • AĂŻt Abdenain: Ait Zegzawa, Bettiwa[40],[41], Ait Ihatriyen, Ait Ifqih et Ibarchanen;
  • AĂŻt Tekkouk: Ait Addi, Ait Abdouni, Ibaouen;
  • AĂŻt Zaoumi: Tazaghine, Ait Athman, Ait Yaqoub, et Ihmoudhen;
  • AĂŻt Mait: Ait Daoud, Ait Trath, Mekhloufi, Ait Imejjad et Rahmouni.

Le plat traditionnel de Bethioua est la bessara.

Lexique Bet't'ioui

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Liste non exhaustive[4].

Français Abettouy- Alphabet latin
Minceazdad
Ajouterarni
ÉtoileitÌČri
BarbetÌČamartÌČ
Longazirar
Entreradef
GrandirmÉŁar
ChefamÉŁar
Voirzer
Apporterawed
Demandertter
Laisserjj
Filleyeǧi
Le Roiazeǧid
Grand-mÚreងenna
Le Genoufud
Aller/Passeraddu
La MarmittetÌČaydurtÌČ
S'HabillerirážÌŁ
Beaucoupaáč­áč­as
Un Peudrus
La LainetÌČaduftÌČ
Le Chienaydi
Le Chatmuc
Sortirattafer
DevantzzatÌČ
Le Pigeonaតbir
Les ÉpinestÌČiតrin
Laver , Se laverirážÌŁ , ssireážÌŁ
La PortetÌČawwurtÌČ
DemanderssutÌČar
Le BlĂ©irតen
Ouvrirarzem
Le Lait Ecailléaccir
Revenirតwer
La Gaucheazermaត
Le Poissonasrem
Une ChaĂźnetÌČasersetc
Le Tonnerreajjaj
Une NatteajartÌČir
La Corneaccaw
BĂšgueaynaw
Autruimidden
Chaquemkur
Chaussuresaherkus
La RiviĂšreiÉŁzar
Le Seauaja
Le CƓurur
Le Chevalyis
Le Hérissoninsi
La Langueires
La Moucheizi
Le FiguierurtÌČu
L'Aguilleasinef
L'HĂŽteanewji
Le Taloninarz
Le BrasaÉŁir
Le Puitsanu
Le FronttÌČanyartÌČ
Carottesxizzu
Le BisoutÌČsudnitÌČ
La MaisontÌČaddartÌČ
Semelle en AlfatÌČassiri
l'Alfaasiri
Le Tronc D'ArbretÌČiyyartÌČ
Une Boutiquefaតis
La RuchetaÉŁrast
Blondcemrar
Petitmzyan
Un Petit PlatThazouda
La FlĂ»tetÌČamja
La SourcetÌČara
Couperkkes
Le Bergeramikta, amiysa
Le Sableijdi
La Glaceajres
L'HivertÌČajrestÌČ
Le Laitaceffay
Se Levertankkar, kkar
BarqueaÉŁrrabu
Se Faire se Leverssekkar
BrĂ»lercemmeត
Faire fondressefsi
Le CouscoussiktÌČu
La VipĂšretÌČarefsa
L'ƒiltÌČiáč­áč­
Le ScorpiontÉŁardemt
Fiancéisri
FinancĂ©etÌČisritÌČ
Arc-en-cieltÌČisritÌČ n unzar
La Moitiéaziyn
En Dessousadu
Le VentaážÌŁu
Vouloirxes
Dormiráč­áč­ess
Direini
Quoima
D'OĂčmayn
PourquoimaÉŁef
Commentmatta , mammec
De Quoimi zi
Dans Quoimi តi
L'Autrewenniតen
Les Autresinniតen
La Paroleawar
Noce , FĂȘteurar
La Peauirem
Le Visageuតem
Celui çiwanita
Celui lĂ nni
Cet Homme lĂ d aryaz-nni
Derriùreᾏeffar
J'aiÉŁari
AvoirÉŁar
Avec Moiakidi
Avec toiakidec
Me VoilĂ aqrayi
La TĂȘteazeǧif
Petit Chienaqzin
L'Oreilleameáș“áș“uÉŁ
Le Tuyeauajabub
Le LionAyraត
Le Veauayenduz
La Paroleawar
Le SommeiliážÌŁes
La Cordeisekken
Le Laurier Roseariri
Un Marteauafaតis
La Racineizwar
Le Couiri
L'OmbretÌČiri
Un BerbĂšreabeáč­áč­iw

Commune de Saint Leu

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AprĂšs la conquĂȘte française de l'AlgĂ©rie, un centre de population europĂ©en est fondĂ© en 1846[42] Ă  quelque distance de la tribu des Bettioua sous le nom de Saint-Leu, le nom d'Arzew ne dĂ©signant plus alors que le port Ă  quelques kilomĂštres au nord-ouest. Ce centre est compris parmi les colonies agricoles amĂ©nagĂ©es en 1848 dans le cadre du dĂ©cret de l'assemblĂ©e nationale du [43]. Il est Ă©rigĂ© en commune de plein exercice en 1873, la commune englobant la tribu des Bettioua et le site de Portus Magnus.

L'ordonnance royale des 4 et crée le centre de population de Saint-Leu , baptisé selon un village parisien en lieu et place de Vieil Arzew[44] qui sera érigé en commune de plein exercice en 1873.

Le village de Saint-Leu

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Au pays d'Arzew, par ordonnances royales des et , le service des Domaines avait remis au marĂ©chal de camp Cavaignac, commandant par intĂ©rim de la province d'Oran, les terrains domaniaux situĂ©s dans le village de Bethioua et ayant appartenu antĂ©rieurement Ă  des propriĂ©taires morts sans hĂ©ritiers ou Ă©migrĂ©s au Maroc au cours de la conquĂȘte et dont les biens dĂ©clarĂ©s vacants avaient Ă©tĂ© sĂ©questrĂ©s. Cavaignac en avait pris possession le sous rĂ©serve que les baux en cours seraient maintenus jusqu'Ă  expiration.

C'est donc sur des terrains libres que s'installaient ces colons libres, sur un territoire agricole de 351 hectares Ă  proximitĂ© de la tribu berbĂšre des BĂ©thioua, originaire du Rif, dont les membres obtiendront eux-mĂȘmes, dans les annĂ©es proches qui vont suivre, c'est-Ă -dire Ă  partir de 1853, des concessions de 2 Ă  10 hectares aux mĂȘmes conditions que les colons.

Les dĂ©buts de saint Leu, baptisĂ© d'aprĂšs Saint-Leu-la-ForĂȘt, Île-de-France

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Les premiÚres années de colonisation furent désastreuses, quoique Saint-Leu soit, le centre le plus favorisé sous le rapport du voisinage de la mer et de la nature du sol, riche en terre végétale, en eau et en ruines romaines de Portus Magnus , qui offraient, au grand regret des archéologues actuels, des ressources en matériaux pour les constructions. Logés dans des maisons uniformes de 1 à 2 piÚces du type dit "de colonie" au sol de terre battue produisant constamment de la poussiÚre ou de la boue ; rongés par les insectes, redoutant les fauves d'Aïn El Bia 'la source des lionnes' surtout qui hantaient les villages à la tombée de la nuit, éprouvés par la sécheresse qui avaient grillé les récoltes des deux premiÚres années, décimés par les fiÚvres et le choléra, déçus, irrités, découragés par leurs misÚres, beaucoup ne purent résister et dÚs la premiÚre année, les renonciations, les départs commencÚrent.

Au recensement du , Saint-Leu Ă  lui seul comptait 52 familles pour 140 habitants. Six mois plus tard 12 chefs de famille sont atteints du cholĂ©ra, d'autres s'en vont ou vont s'en retourner dans la mĂ©tropole. Des familles entiĂšres s'Ă©teignent au cours des trois premiĂšres annĂ©es. En 1851, l'insatiable cholĂ©ra va encore diminuer le nombre des premiers pionniers.L'Ă©pidĂ©mie en faisant des victimes parmi les chefs, va entraĂźner de nouvelles renonciations chez les veuves chargĂ©es d'enfants, qui, pour cette raison, ne trouveront pas Ă  se remarier, et les orphelins que l'on enverra Ă  l'hospice ou dans leurs familles en mĂ©tropole, car le directeur ne sait qu'en faire et ne peut les laisser Ă  la charge des autres colons. Colons, mĂ©decins, officiers, soldats, elle n'Ă©pargne personne et les travaux de la colonie vont subir un moment d'arrĂȘt.

En 1852, les anciens militaires, soldats libérés du 1er étranger, du 12e léger, du 64e de ligne, du génie, du 5e cuirassiers et du 2e chasseurs vont obtenir des concessions et des lots rendus vacants par la disparition de leurs premiers occupants, et viendront combler les vides. En 1853, de nouvelles familles de cultivateurs métropolitains obtiendront elle aussi de nouvelles concessions, si bien qu'aprÚs cinq ans d'efforts, de défrichements, de travail, de souffrances, Saint-Leu aura le droit de compter 45 courageux concessionnaires définitifs.

Les travaux

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Dans un dĂ©lai de trois ans, la concession devait ĂȘtre mise en rapport , sous peine de dĂ©chĂ©ance. Les colons n'avaient, pour la plupart, aucune notion d'agriculture, les Parisiens , chargĂ©s de crĂ©er Saint-Leu partis de Paris le , et de Marseille par le deuxiĂšme convoi, le , dĂ©barquĂšrent Ă  Arzew , 823 Ă©migrants formeront la colonie de Saint-Leu , comptant 171 chefs de famille et 73 cĂ©libataires, en tout 244 colons dont 23 seulement Ă©taient de vĂ©ritables cultivateurs. Les colons Ă©taient pour la plupart, des ouvriers d'art, de petits bourgeois idĂ©alistes, impropres Ă  la vie des champs, recrutĂ©s en grande partie dans ce qu'on appelle aujourd'hui en France des socialistes et des communistes.

Des moniteurs-laboureurs militaires, formant la garnison de Saint-Leu et Damesme, vont aider les colons aux travaux de dĂ©frichement et de culture Ă  raison d'un soldat par famille, dĂ©blayer les bassins et l'aqueduc romain afin d'y trouver la source, creuser les puits. Avec le matĂ©riel restreint dont disposaient les colons, 52 lots de jardins seront dĂ©frichĂ©s dĂšs la premiĂšre annĂ©e Ă  Saint-Leu. Sur les 351 ha d'Ă©tendue de son territoire, que chaque colon dĂ©frichait par parcelle de 2 hectares, Ă  laquelle on ajoutait 2 autres hectares sur sa demande, Saint-Leu aura ensemencĂ© en  : 30 ha de blĂ©s, 65 ha d'orge, 10 ha de pommes de terre, 1,25 ha de maĂŻs, 2 ha de seigle et plantĂ© 600 arbres, soit 108,25 ha. De plus 5 000 pieds de vigne vont ĂȘtre rĂ©partis dans les deux centres.

En plus du travail des champs auquel ils s'habituent peu Ă  peu, grĂące aux moniteurs militaires dont la suppression sera prononcĂ©e Ă  dater du , les colons sont assujettis Ă  la corvĂ©e hebdomadaire ; ils empierrent les rues, creusent des puits, des caves souterraines. Le premier puits gratuit au moyen de la main-d’Ɠuvre gratuite des colons et des militaires sur la place du village donne 1,50 m d'eau Ă  16,50 m de profondeur en 1851. En attendant, on utilise les sources des collines de Portus Magnus Page d'aide sur l'homonymie qui ont un dĂ©bit de 21,80 l par seconde. Ces nouvelles amĂ©liorations dans la situation des colons vont leur permettre de travailler plus activement. Avec cela, on comble les vides de sa bourse en faisant du bois ou du charbon, certains colons vont transporter du sel de la saline au port Ă  raison de 7 francs la tonne. Les plus actifs obtiendront la faveur de travailler pour le GĂ©nie.

Le village de Saint-Leu

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Au nombre des maisons construites par le GĂ©nie de 1848 Ă  1850 avec l'aide gratuite des colons, 8 Ă  Saint-Leu sont affectĂ©es aux Ă©difices publics, l'une Ă  la sous-direction et Ă  la salle d'asile, une au presbytĂšre oĂč sera installĂ©e l'Ă©cole, une autre pour la maison de secours qui contiendra la pharmacie et l'habitation de l'agent de culture. Enfin une pour l'Ă©glise.

L'Ă©cole Ă©tait installĂ©e dans la maison du presbytĂšre. Elle y restera jusqu'en 1860. Elle avait Ă©tĂ© ouverte en 1849 pour permettre aux enfants de recevoir l'instruction aux heures oĂč les travaux de la terre ou la garde des troupeaux ne les retenaient pas aux champs. Des cours du soir y Ă©taient suivis par la gĂ©nĂ©ralitĂ© des colons, les enfants qui en avaient les moyens payaient leurs Ă©tudes 3 Ă  5 francs par mois. Les autres, c'est-Ă -dire la presque totalitĂ©, admis comme indigents, ne payaient rien.

En 1853 , la colonie de Saint-Leu quittant la tutelle militaire va passer dans l'Administration civile, sous la dépendance d'Arzew , le de la dite année. Les soldats moniteurs ayant été supprimés depuis le , la colonie ne va plus compter que sur les colons. Saint-Leu est sorti de l'enfance. Les concessionnaires sont devenus "Messieurs les Propriétaires" car ils ont rempli leurs engagements envers l'Administration et acquitté le droit qu'exige le titre définitif. Le pays est assaini, la sécurité établie, l'effervescence calmée. Tout ce qui était découragé est parti[45].

Patrimoine archéologique

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Site de Portus Magnus

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Localisation des cités de l'Afrique romaine: Portus Magnus , Pomaria , Icosium, Cirta.

Le site du Vieil Arzew ne fut identifié comme étant Portus Magnus qu'à partir de 1858 par Berbrugger, aprÚs la découverte d'un document épigraphique mentionnant son nom abrégé, inscription déplacée ensuite sur la promenade de Létang, à Oran[46].

Certes, ce nom était connu, par l'Itinéraire d'Antonin et par l'anonyme de Ravenne, et par deux allusions de Pline l'Ancien et de Pomponius Mela (Portus cui Magno cognomen est ob spatium). Mais le voyageur anglais Thomas Shaw identifiait en 1732 le site du Vieil Arzew avec Arsenaria, car l'identité de sens -le grand port- entre Portus Magnus et Mers el-Kebir l'avait frappé[47]. Cette erreur se perpétuera quelques décennies.

La confirmation sera acquise par divers documents épigraphiques, des bornes milliaires notamment[48]. Les recherches étaient difficiles, car les Bettioua ont leurs maisons au milieu des ruines. Un petit musée fut installé dans une maison romaine, dont les chambres et le péristyle sont pavés de mosaïques (en voie de dégradation vers 1880). Des fouilles faites à la ferme Robert, elle aussi en ruine, permirent de découvrir en 1862 deux magnifiques mosaïques[19], qui seront déplacées au musée municipal d'Oran vers 1885. L'opinion de Jean Lassus, directeur des antiquités de l'Algérie sur ces mosaïques est moins enthousiaste : « Compositions, plus ambitieuse que réussies, sont traitées dans des couleurs terre-ocre, beige et gris »[18]. Louis Demaeght notait en 1884 que les ruines servent de matériau de construction tant aux Bettioua qu'aux colons de Saint-Leu, et qu'à ce rythme, le site serait détruit en quelques années[49].

Les fouilles furent poursuivies au XXe siÚcle par Mme Vincent, qui avait acquis patiemment de ses deniers le secteur Nord-Est du site. Elle dégagea plusieurs édifices, dont certains de plan assez inhabituel[50].

Patrimoine naturel

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Les salines d'Arzew, ou sebkha d'Arzew, situĂ©es en totalitĂ© dans la commune de Bethioua, Ă  son extrĂ©mitĂ© sud-ouest, sont classĂ©es depuis le en site « Ramsar », zone humide d'importance internationale pour l'avifaune[51]. Cette sebkha est trĂšs proche d'un autre site Ramsar : les marais de la Macta. La vĂ©gĂ©tation halophile de cette sebkha a fait l'objet d'une Ă©tude scientifique approfondie[52]. Il en ressort que "les zones humides de la rĂ©gion d’Oran prĂ©sentent une biodiversitĂ© floristique qui mĂ©rite protection et conservation"[52].

Parmi les oiseaux d'eau, certaines espÚces hivernent en nombre dans ces salines. C'est le cas, par exemple, des Canards siffleurs Anas penelope et tadornes Tadorna tadorna, des Mouettes rieuses Larus ridibundus, des Flamants roses Phoenicopterus ruber, des Avocettes Recurvirostra avosetta et d'une série de limicoles. En bordure des salines, la végétation halophile, qui peut constituer des ceintures bien visibles (cf. photo ci-jointe), est comparable à celle des prés salés de Camargue. Mais peu d'espÚces d'oiseaux nichent dans ce milieu : l'Alouette des champs Alauda arvensis, le Pipit rousseline Anthus campestris, le Gravelot à collier interrompu Charadrius alexandrinus. En hiver, dans les secteurs comportant des buissons, le Tarier pùtre Saxicola rubicola est commun.

Personnalités

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Économie

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La ville dispose d'un port gazier, d'installations pĂ©trochimiques Sonatrach[53], d'une station de dessalement d’eau de mer, et d'exploitations de salines dans la sebkha « d'Arzew » dont le toponyme conserve l'ancien nom de Bethioua.

La zone pétrochimique de Bethioua, est l'une des zones pétrochimiques les plus importantes d'Algérie, dans cette zone est implanté le complexe GL3Z, considéré comme le méga-train de GNL.

Notes et références

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  1. ↑ Population de la wilaya d'Oran sur le site internet de la DPAT. ConsultĂ© le 14/02/2011.
  2. ↑ « Etude sur les ibt't'iwen (bettiwa) », sur tamazight.forumactif.com (consultĂ© le )
  3. ↑ Association française pour l'avancement des sciences, Oran & [i.e. et] l'AlgĂ©rie en 1887: notices historiques, scientifiques & Ă©conomiques, P. Perrier, (lire en ligne)
  4. 1 2 Laperrine et al., « Les Bettioua du Viel-Arzew », Revue Africaine, Samuel Biarnay, RenĂ© Basset , SociĂ©tĂ© Historique AlgĂ©rienne, Of. Pub. Univ. Alger, vol. 54,‎ , p. 97-194 (lire en ligne).
  5. ↑ Halima Ferhat, Le soufisme et zaouyas au Maghreb, Editions toubkal, (ISBN 9954040943, lire en ligne), p. 141-142. Sur la tribu des Battiwa entre Alhucemas et Taza , de la vallĂ©e du Nekkor Ă  la Moulouya.
  6. 1 2 Emile Janier, « Les Bettiwa de Saint-Leu », Revue Africaine, SociĂ©tĂ© Historique AlgĂ©rienne, Of. Pub. Univ. Alger, vol. 89, nos 402-403,‎ , p. 245 (lire en ligne).
  7. ↑ « Article tirĂ© du dĂ©funt : Tablat.DzBlog.com - Tablat, ma ville, le blog de tous les Tablatis », sur Tablat, ma ville, le blog de tous les Tablatis (consultĂ© le ).
  8. ↑ Abd al-Raáž„man b. Muáž„ammad Ibn KhaldĂ»n, Histoire des BerbĂšres et des dynasties musulmanes, (lire en ligne), p. 123. Les BotouĂŻa se partagent en trois branches , Ă  savoir : les Bacouya de TĂšza , les Beni-OurĂźagol d'El -Mezemma , et les Aulad Mahalli de Tafercit . Ceux-ci se sont alliĂ©s par un mariage Ă  la famille royale mĂ©rinide.
  9. ↑ G.S.Colin, El Maqsad Vie des Saints du Rif au ve siĂšcle, Archives Marocaines (lire en ligne), p. 166-167. Explications sur les Bettiwa. AppelĂ©e aussi Bettiwa. Cette tribu paraĂźt ĂȘtre demeurĂ©e importante et connue sous ce nom historique jusqu'au XVIIIe siĂšcle. Dans sa 'Relation' Rolan FrĂ©jus parle encore des Boutoye qui avaient alors un gouverneur en commun avec les Temsamane. Peu aprĂšs et sans que l'on en voie bien la raison ce nom disparaĂźt de plus en plus de la carte. Cependant cette disparition coĂŻncide avec l'entrĂ©e sur la scĂšne politique de la famille rifaine des Hamamiyin de Temsamane et l'on pense que l'on puisse l'attribuer en grande partie Ă  l'Ă©puisement provoquĂ© par les levĂ©es de plus en plus nombreuses d'effectifs que les CaĂŻds de cette famille utilisĂšrent dans le Maroc occidental , d'abord dans la guĂšre sainte , puis dans leur lutte contre les sultans ( siĂšges de Larache , d'Assilah , de Badis, de Ceuta , de Tanger, de Tetouan , de Mazagan , de Taroudant). Des BettĂ»ya qui constituĂšrent ces contigents bien peu de ceux qui survĂšcurent retournĂšrent dans leur pays, et le plus grand nombre se fixa dans les villes conquises et leur banlieue. La tribu ainsi dĂ©peuplĂ© perdit de sa dĂ©nomination et celles d'anciennes sous-fractions (Beni Oulichek, Beni Said etc) s'y substituĂšrent[...].
  10. ↑ Amar bin Haddu al-Battiwi. The origins of this individual, however, were from the Thimsaman tribe and not from that of the Aith Sa'id , and Mawlay lsma'il had appointed him governor of Al-Qsar AlKbir. Hart 2014, p. 163.
  11. ↑ Laperrine 1910, sur Tanger et le sahel tangĂ©rois et les patronymes Abetuy et Bettioui, p. 116.
  12. ↑ Moulieras 1889, p. 131 , tribu des Beni Said[...] De Tazaghine , Mohamed passe Ă  Zegzaoua. On appelle ainsi une enfilade de hameaux, se succĂ©dant sans interruption , de L'E Ă  l'O. Non loin de ce bourg , nous remarquons le village de Bettioua , dont les BerbĂšres d'Arzew (Bethioua) sont originaires. C'est ce qu'ils affirment eux-mĂȘmes et c'est ce que disent les indigĂšnes de Beni Said qui viennent dans le dĂ©partement d'Oran louer leurs bras aux colons. Pendant le sĂ©jour que Mohammed fit Ă  Bettioua , il eĂ»t l'occasion de parler de ses frĂšres que la destinĂ©e (el-mektoub) Ă  malheureusement placĂ©e sous l'autoritĂ© chrĂ©tienne[...].
  13. ↑ « Une ville, une histoire : Bethioua », sur Le Matin (AlgĂ©rie), Mohamed Benotman,
  14. ↑ (ar) Â«Â Ű”ÙŠÙ ŰłÙŠŰ§Ű­Ű© Ű§Ù„Ű°Ű§ÙƒŰ±Ű©â€ŠŰšŰ·ÙŠÙˆŰ© ی Ű°ÙƒŰ±ÙŠŰ§ŰȘ ŰŽŰźŰ”ÙŠŰ© ŰȘŰłŰȘŰŻŰčي Ű§Ù„ŰȘŰ§Ű±ÙŠŰź ÙˆŰ§Ù„ŰąŰ«Ű§Ű±Â Â» [« ÉtĂ© du tourisme de mĂ©moire...Batioua, Souvenirs personnels rappelant l'histoire et les antiquitĂ©s »], sur El Makal, Boumediene Bouzid,‎
  15. ↑ J. Lassus, dans l'article ci-dessous citĂ©, considĂšre que Portus Magnus ne prĂ©sente aucune des caractĂ©ristiques habituelles des installations phĂ©niciennes: un cap rocheux, une Ăźle proche de la cĂŽte, une grĂšve Ă  proximitĂ© oĂč tirer aisĂ©ment les bateaux. Cependant, de nombreuses inscriptions du Vieil Arzew conservĂ©es au musĂ©e d'Alger sont en nĂ©o-punique, ce qui ne prouve pas la fondation phĂ©nicienne.
  16. ↑ J. Lassus, « Le site de Saint-Leu Portus Magnus (Oran) », Comptes-rendus des sĂ©ances de l'acadĂ©mie des inscriptions et belles lettres,‎ , p. 285 (lire en ligne).
  17. ↑ (en) Edward Lipinski, Itineraria phoenicia, Peeters 2003, (ISBN 90-429-1344-4), p. 410,Lire en ligne
  18. 1 2 Lassus 1956, p. 292.
  19. 1 2 3 Louis Demaeght, « Portus Magnus », Bulletin trimestriel des AntiquitĂ©s africaines, t. 2,‎ , p. 113-121 (lire en ligne).
  20. ↑ CIL VIII, 09773
  21. ↑ El Bekri: Description de l'Afrique septentrionale - Traduction de Mac Guckin de Slane - Paris imprimerie impĂ©riale 1859, page 165 « Sur le littoral de cette plaine s'Ă©lĂšve Arzao "Le Vieil Arzew", ville construite par les Romains et maintenant abandonnĂ©e. Elle renferme de vastes dĂ©bris d'anciens monuments et tant d'autres objets merveilleux, que le voyageur en est frappĂ© d'un profond Ă©tonnement. Dans le voisinage de cette ville est une colline qui porte trois chĂąteaux entourĂ©s de murs et formant un ribat trĂšs frĂ©quentĂ©. Cette colline renferme une mine de fer et une autre de mercure. »
  22. ↑ Voyage de Thomas Shaw dans plusieurs provinces de Barbarie, vol. 1, Jean Neaulme, (lire en ligne), p. 37-38.
  23. ↑ Visite aux Ruines Romaines de St-Leu , correspondance du 16 aoĂ»t 1866 : 'J'ai appris de mon compagnon de route [...] que les indigĂšnes de Saint-Leu ne sont point des BĂ©douins comme ceux de la plaine, mais des Kabyles qui ont opiniĂątrement rĂ©sistĂ© Ă  Abd-El-Kader et ont prĂ©servĂ© leurs mƓurs, leur langage [...] ; ils ne sont pas nomades et habitent des maisons ou des gourbis au lieu de tentes ; ils n'ont en gĂ©nĂ©ral qu'une seule femme et leur langue n'est pas l'arabe'.
  24. 1 2 3 4 « Bettiwa histoire phonétique », sur Scribd (consulté le ).
  25. ↑ Selon Janier 1945, p. 247 ; le mĂȘme considĂšre page 240 qu'ils sont issus des Sanhadja de la 3e race, qu'Ibn Khaldoun mentionne - trad. de Slane, Histoire des BerbĂšres, tome II, page 123.
  26. ↑ Emile Larose, « Bulletin de l'Enseignement Public du Maroc, », n° 71,‎ , p. 43 (lire en ligne)| Sur les razzias et punitions par le Sultan Alaouite.
  27. ↑ « Bettiwa grammaire », sur Scribd (consultĂ© le ).
  28. ↑ Laperrine 1910, p. 114.
  29. ↑ Moulieras 1889, p. 131 , tribu des Beni Said : De Tazaghine, Mohamed passe Ă  Zegzaoua. On appelle ainsi une enfilade de hameaux, se succĂ©dant sans interruption , de L'E Ă  l'O. Non loin de ce bourg , nous remarquons le village de Bettioua , dont les BerbĂšres d'Arzew (Bethioua) sont originaires. C'est ce qu'ils affirment eux-mĂȘmes et c'est ce que disent les indigĂšnes de Beni Said qui viennent dans le dĂ©partement d'Oran louer leurs bras aux colons. Pendant le sĂ©jour que Mohammed fit Ă  Bettioua , il eĂ»t l'occasion de parler de ses frĂšres que la destinĂ©e (el-mektoub) Ă  malheureusement placĂ©e sous l'autoritĂ© chrĂ©tienne.
  30. ↑ Laperrine 1910, p. 103-104.
  31. ↑ Janier 1945, p. 238-241.
  32. ↑ Kamel Kateb, EuropĂ©ens , "indigĂšnes" et juifs en AlgĂ©rie (1830-1962), Institut national d'Ă©tudes dĂ©mographiques (France), , 386 p. (ISBN 273320145X, lire en ligne) : La population de Mostaganem dans les temps anciens a dĂ» ĂȘtre considĂ©rable ; en 1830 Ă  en juger par l'Ă©tendue de la ville par rapport aux habitudes du pays ; elle ne pouvait ĂȘtre moindre que 10 000 Ăąmes. Matamore pouvait contenir 3 Ă  4 milles Ăąmes ; Mazagran Ă  peu prĂšs autant ; Matamore complĂštement ruinĂ©e et abandonnĂ©e est devenue place militaire. Mazagran est occupĂ©e par 50 familles des Bettiwa, exilĂ©s du Vieil Arzew.
  33. ↑ Annales algĂ©riennes, page 224 , Volume 1 de Henri Jean François Edmond Pellissier de Reynaud, publiĂ© Ă  Alger en 1854.
  34. ↑ Demaeght 1884, p. 120.
  35. ↑ Laperrine 1910, p. 97-98.
  36. ↑ « Betiwa textes », sur Scribd.
  37. ↑ « Betiwa1 », sur Scribd (consultĂ© le ).
  38. ↑ Laperrine 1910, p. 111 : On trouve au Veil Arzew un groupe descandant des Ait Bou Yahii du Rif mais eux aussi ignorent la cause qui poussa leurs ancĂȘtres Ă  s'exiler [...] le souvenir d'une origine diffĂ©rente de celle des descandants des Ait Said persiste seul. On m'a assurĂ© qu'on trouvait naguĂšre au Veil Arzew quelques familles originaires des Ait Oulichek , des Ait Temsamane et des Ike'l'aien [...] Il est plus probable que ces isolĂ©s ne faisaient pas partie de l'exode principale : aventuriers , exilĂ©s volontaires fuyant une vengeance ou le payement d'une dia loin de leur pays d'origine , ils se joignirent sans doute plus tard Ă  ce groupe d'Imazighen dĂ©jĂ  constituĂ© en pays Ă©tranger par les Bet't'tioua.
  39. ↑ Laperrine 1910, p. 331.
  40. ↑ Auguste Moulieras, Le Maroc inconnu, (lire en ligne).
  41. ↑ (en) David M. Hart, Tribe and Society in Rural Morocco, (lire en ligne), p. 162.
  42. ↑ Ordonnance royale des 4-31 dĂ©cembre 1846, Dictionnaire de lĂ©gislation algĂ©rienne (1830-1860), p. 668, sur Gallica
  43. ↑ Xavier Yacono, Histoire de l'AlgĂ©rie, Ă©ditions l'Athlantrope 1993, (ISBN 2-86442-032-5) (BNF 35696025), p. 115-117
  44. ↑ Ordonnance des 4 et 31 dĂ©cembre 1846 page 668 - Fondation du centre de population de Saint-Leu
  45. ↑ Extrait partiel Revue P.N.H.A no 133 - Les grands Vins d'Oranie NumĂ©ro spĂ©cial de l'Afrique du Nord illustrĂ©e Edition L.FOULQUIE-ORAN- www.passerieux.com/historique.html
  46. ↑ Demaeght 1884, p. 113.
  47. ↑ Thomas Shaw: Voyages de M Shaw dans plusieurs provinces de la Barbarie et du Levant - Jean Neaulme 1743 La Haye - page 37 port d'Arzew - page 38 & 39 Ruines antiques - Lire en ligne Shaw voit Ă  trois mille romains du port d'Arzew, "Arsenaria": ruines, citernes, chapiteaux, bases et fĂ»ts de colonnes, magnifique chapiteau en marbre servant de base Ă  l'enclume du forgeron, pavĂ© Ă  la mosaĂŻque dans la maison du CaĂŻd. Deux ports Ă  galĂšre creusĂ©s dans le rocher, Ă  5 milles Ă  l'est d'Arzew, dĂ©fendus par un fort, et aqueduc.
  48. ↑ Inscription portant l'indication « Portu Mag » CIL VIII, 22590
  49. ↑ Demaeght 1884, p. 120-121.
  50. ↑ Lassus et 1956 locĂ©tat des fouilles de Madame Vincent, p. 286-291.
  51. ↑ Ledant, J.P. & Van Dijck, G. (1977). Situation des zones humides algĂ©riennes et de leur avifaune. Aves, 14 : 217-232.
  52. 1 2 K. Bahi, Contribution Ă  l’étude phytoĂ©cologique des zones humides de la rĂ©gion d’Oran (MĂ©m. Magister), Univ. Oran, , 153 p..
  53. ↑ "Bethioua spoliĂ©e de sa cĂŽte" - journal El Watan.

Bibliographie

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Articles connexes

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