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Elato

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Elato
Image satellite des atolls d'Elato (au nord) et de Lamolior (au sud).
Image satellite des atolls d'Elato (au nord) et de Lamolior (au sud).
Géographie
Pays Drapeau des États fĂ©dĂ©rĂ©s de MicronĂ©sie États fĂ©dĂ©rĂ©s de MicronĂ©sie
Archipel Îles Carolines
Localisation Océan Pacifique
CoordonnĂ©es 7° 29â€Č 00″ N, 146° 08â€Č 48″ E
Superficie 0,895 km2
Nombre d'Ăźles 8
Île(s) principale(s) Elato, Olimarao
Point culminant 2 m
Géologie Atoll
Administration
Statut Municipalité

État Yap
District Îles extĂ©rieures de Yap
Démographie
Population 105 hab. (2010)
Densité 117,32 hab./km2
Autres informations
Fuseau horaire UTC+10
Géolocalisation sur la carte : Micronésie
(Voir situation sur carte : Micronésie)
Elato
Elato
Îles dans les États fĂ©dĂ©rĂ©s de MicronĂ©sie

L'atoll d'Elato est situĂ© dans les Ăźles Carolines dans l'ocĂ©an Pacifique. Il appartient aux Ăźles extĂ©rieures de Yap. Il constitue avec les atolls inhabitĂ©s de Lamolior et d'Olimarao la municipalitĂ© d'Élato de l'État de Yap des États fĂ©dĂ©rĂ©s de MicronĂ©sie. Dans le cadre des Ă©lections lĂ©gislatives internes Ă  l'État de Yap, la municipalitĂ© appartient avec celles de Lamotrek et de Satawal au cinquiĂšme district Ă©lectoral. Ce district Ă©lit pour quatre ans un sĂ©nateur au scrutin uninominal majoritaire Ă  un tour[1],[2]. Seule l'Ăźle d'Elato est habitĂ©e : elle est peuplĂ©e de 105 habitants en 2010.

Géographie

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Topographie

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L'atoll d'Elato, situé à 10 km à l'ouest de Lamotrek, d'une superficie de 11 km2, est long de 14 km avec une largeur maximale de 2 km. Il compte deux lagons d'une superficie totale d'environ 7,5 km2 et d'une profondeur similaire : 27 m pour le lagon nord, 29 m pour le lagon sud[3]. Ses quatre ßles sont, du nord vers le sud, Elato, Oletei, Kari et Falipi. Seule la premiÚre est habitée. Les terres émergées ne dépassent pas 0,526 km2.

Au sud, l'atoll d'Elato est relié à l'atoll de Lamolior par un banc de corail de 1,6 km de long immergé à 20 m de profondeur[3].

Démographie

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Évolution dĂ©mographique de Elato depuis 1920
1920 1925 1930 1935 1958 1967
250 (est.)88 (est.)71 (est.)72 (est.)4047 (est.)
1973 1980 1987 1994 2000 2010
32517112196105
Chiffres de population des recensements de 1920 à 1935 et de 1967 estimés d'aprÚs un tableau récapitulatif dans le rapport de recensement de 2000[4].
(Sources : Recensements officiels des populations de l'État de Yap jusqu'en 2000[5] et en 2010[6])
Évolution dĂ©mographique de Elato depuis 1920

Les Ăźles Carolines sont sous domination espagnole du XVIe siĂšcle jusqu'Ă  la fin du XIXe siĂšcle, mais la plupart des communautĂ©s des Ăźles de l'actuel État de Yap n'ont que peu de contacts avec les EuropĂ©ens et vivent en toute indĂ©pendance. En 1885, Ă  la suite d'un conflit entre l'Espagne et l'Allemagne, l'arbitrage de LĂ©on XIII en confirme la possession Ă  l'Espagne contre des avantages commerciaux pour l'Allemagne[7]. Celle-ci acquiert ces Ăźles en 1899 et les intĂšgrent Ă  la Nouvelle-guinĂ©e allemande[8]. Au dĂ©but de la premiĂšre guerre mondiale, en 1914, l'empire du Japon occupe la zone[9]. Cette occupation est lĂ©galisĂ©e dans le cadre du mandat des Ăźles du Pacifique créé en 1919 par la SociĂ©tĂ© des Nations[10]. Les Ăźles Carolines passent sous le contrĂŽle des États-Unis en 1944 et les administrent en tant que Territoire sous tutelle des Ăźles du Pacifique dans le cadre d'un mandat de l'ONU reçu en 1947. Les États fĂ©dĂ©rĂ©s de MicronĂ©sie accĂšdent Ă  l'indĂ©pendance en 1986[11].

L'atoll d'Elato a été nommé Elat, Elath, Erato, Haweis, Helato, Ylatu, Yaeluth, Yaluto[12].

Références

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  1. ↑ (en) « Constitution, article V, The Legislature », fsmsupremecourt.org (consultĂ© le ).
  2. ↑ (en) « Yap State Releases List Of Election Candidates », pidp.org, (consultĂ© le ).
  3. 1 2 (en) « SAILING DIRECTIONS (ENROUTE), PACIFIC ISLANDS », msi.nga.mil (consulté le )
  4. ↑ (en) « Recensement de 2000 », pacificweb.org (consultĂ© le )
  5. ↑ (en) « Recensement jusqu'en 2000 », pacificweb.org (consultĂ© le )
  6. ↑ (en) « Recensement de 2010 », pacificweb.org (consultĂ© le )
  7. ↑ E. Lefebvre de Behaine, « LĂ©on XIII et le prince de Bismarck », Revue des Deux Mondes, vol. 142,‎ , p. 49-70 (lire en ligne).
  8. ↑ Charles Stienon, « La campagne coloniale des AlliĂ©s en 1914 et 1915 », Revue des Deux Mondes, vol. 30,‎ , p. 666 (lire en ligne).
  9. ↑ Sylvette Boudin-Boyer, 1914-1915 : De NoumĂ©a Ă  Apia... vers un nouvel ordre colonial dans le Pacifique sud dans Angleviel FrĂ©dĂ©ric et Levine Stephen I. (dir.), La Nouvelle-ZĂ©lande et la Nouvelle-CalĂ©donie, voisins, amis et partenaires, Wellington, Victoria University Press, (lire en ligne), p. 171.
  10. ↑ Pierre Montagnon, Dictionnaire de la Grande Guerre, Paris, Flammarion, (lire en ligne).
  11. ↑ Dirk Anthony Ballendorf, États fĂ©dĂ©rĂ©s de MicronĂ©sie dans Griffiths Anne (dir.) Guide des pays fĂ©dĂ©raux, 2005, MontrĂ©al, McGill-Queen'S University Press, (lire en ligne).
  12. ↑ (en) Toni L. Carell, Don Boyer, Richard Davis, Marjorie G. Driver, Kevin Foster, Daniel J. Lenihan, David. T. Lotz, Fr. Thomas B. McGrath, James E. Miculka, Tim Rock, Ros S. N. Manibusan, Dennis Blackenbaker, William Cooper, Edward Hood et Suzanne Hendricks, Micronesia, submerged cultural resources assessment of Micronesia, Santa Fe, Southwest cultural resources center, , 624 p. (lire en ligne), p. 585-586, 588 et 601.

Articles connexes

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