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Le Journal du dimanche

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Le Journal du dimanche
Description de l'image Logo Journal du dimanche.svg.
Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité Hebdomadaire
Genre Généraliste
Prix au numéro 2,90 euros
Diffusion 135 939[1] ex.(2022)
Fondateur Pierre Lazareff
Date de fondation 1948
Ville d’édition Paris
Propriétaire Vincent Bolloré via LagardÚre Média News
Directeur de la rédaction Geoffroy Lejeune
ISSN 0242-3065
ISSN (version électronique) 1961-9456
Site web www.lejdd.fr

Supplément(s)

JDNews (depuis septembre 2024)

Le Journal du dimanche, aussi appelé Le JDD, est un titre de presse dominicale français fondé en 1948.

D'abord supplément du dimanche du quotidien France-Soir, il survit aux difficultés de ce dernier à la fin du XXe siÚcle, en étant contrÎlé successivement par Hachette puis la famille LagardÚre et depuis 2021 par Vincent Bolloré[2],[3].

MalgrĂ© l'opposition vigoureuse de la quasi-totalitĂ© de la rĂ©daction, Geoffroy Lejeune est nommĂ© directeur de la rĂ©daction en , une dĂ©cision gĂ©nĂ©ralement considĂ©rĂ©e comme la dĂ©monstration de l'influence de Vincent BollorĂ© et marquant un virage Ă  l'extrĂȘme droite, qui dĂ©clenche une grĂšve de quarante jours, la plus longue de son histoire et la deuxiĂšme plus longue de l'histoire des mĂ©dias français.

Jusqu'en 2023, il affichait une ligne modérée et prenait alors rarement parti[4]. Depuis cette date, il appartient à la presse d'opinion, au service d'idées identitaires et de l'union des droites[5].

Diffusé à 103 696 exemplaires par numéro en moyenne en 2023, il est en concurrence avec l'édition dominicale du Parisien-Aujourd'hui en France depuis 2004 et La Tribune Dimanche depuis 2023.

Création en octobre 1948

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Le JDD est créé le , au moment oĂč le ComitĂ© des papiers de presse parvient Ă  attĂ©nuer un peu la pĂ©nurie de papier aprĂšs-guerre causĂ©e par « le trust du papier »[6], son actionnaire Hachette voulant un « quotidien national de rĂ©fĂ©rence du dimanche » qui « donne le tempo du dernier jour de la semaine » en couvrant l'actualitĂ© internationale comme celle de la France[7],[8]. Il complĂšte ainsi ce jour-lĂ  France-Soir, qui ne parait pas le dimanche, et dont les rĂ©dacteurs sont pour la plupart issus de la presse de « gauche », mais acceptent, pour garantir l'audience populaire large recherchĂ©e dĂšs 1944, de « satisfaire Ă  une exigence d’impartialité »[9] ce qui s'est traduit Ă  la direction du journal par la succession de l'ex-rĂ©sistant Philippe Viannay, confiĂ©e Ă  Pierre Lazareff[10]. Le journal joue de plus un rĂŽle important dans l'Ă©laboration des lois et plus gĂ©nĂ©ralement de la politique du pays, notamment lorsque la radio puis la tĂ©lĂ©vision augmentent leur audience, en Ă©tant le lieu de diffusion des « informations importantes du pouvoir » comme « les ballons d'essai des gouvernements » grĂące Ă  un « monopole de l'espace mĂ©diatique pendant un moment trĂšs particulier de la semaine, le week-end », au cours duquel ses informations sont « repris[es] partout » mais aussi parce que le week-end est « un moment privilĂ©giĂ© pour les grandes interviews politiques », ensuite reprises Ă  la tĂ©lĂ©vision ou Ă  la radio, ce qui fait dire Ă  l'historien des mĂ©dias Christian Delporte que l'important pour ce type de mĂ©dia influent « n’est pas forcĂ©ment son tirage ou ses ventes, mais l'Ă©cho qu'il peut avoir auprĂšs d’autres mĂ©dias »[11].

Pendant trois-quarts de siĂšcle, Le JDD sera ainsi un « quotidien du 7Ăšme jour »[12] ,[13] ,[14] ,[15],[16],[17],[18],[19], au succĂšs rapidement entraĂźnĂ© par celui de France-Soir, dont la diffusion atteint un million d'exemplaires en 1953, en ajoutant Ă  ses 630 000 exemplaires d' prĂšs d'un demi-million puisĂ©s chez deux rivaux, dont l'actionnaire Hachette prend aussi le contrĂŽle, L'Intransigeant et Paris-Presse, pour progressivement fusionner avec eux[9] et qui est « connu pour son analyse politique largement centriste »[20], « dans un pays oĂč plus des quatre cinquiĂšmes des journaux privĂ©s et des stations de tĂ©lĂ©vision et de radio appartiennent Ă  des milliardaires ou Ă  des financiers français ou Ă©trangers »[20].

Années 1950, le concept de quotidien du septiÚme jour se répand

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Au cours des annĂ©es 1950, la formule de « quotidien du septiĂšme jour » s'Ă©tend, France-Soir n'est plus le seul Ă  en tirer profit, avec LibertĂ©-Dimanche, créé dans les annĂ©es 1950 en Haute-Normandie[19], ou encore les quotidiens rĂ©gionaux du groupe Centre France (La Montagne, Le Populaire du Centre, Le Berry rĂ©publicain, L'Écho rĂ©publicain, La RĂ©publique du Centre, Le Journal du Centre)[21]. D'autres groupes de presse rĂ©gionale suivent et la formule de « quotidien du septiĂšme jour » tend Ă  se gĂ©nĂ©raliser comme Ă©dition dominicale de quotidiens rĂ©gionaux[22], tandis que Le JDD n'a toujours pas de concurrent Ă  l'Ă©chelle nationale, situation qui va se prolonger les dĂ©cennies suivantes: « Il est, faut-il le souligner, le seul quotidien du septiĂšme jour en vente Ă  Paris, alors que l'on compte une bonne demi-douzaine de journaux de ce type Ă  Londres » souligne le patron de presse Jean-Paul Pigasse dans un livre Ă©crit Ă  la fin des annĂ©es 1980[23]. Cette parution le dimanche lui permettra de couvrir des Ă©vĂ©nements d'actualitĂ© immĂ©diate en rĂ©agissant Ă  des Ă©vĂ©nements du week-end comme en Mai 68[24],[25] et crĂ©er l'Ă©vĂ©nement par des rĂ©vĂ©lations.

Mai 1968 et années 1970

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Lors des Ă©vĂ©nements de Mai 1968, Philippe Labro, Ă©crivain dĂ©jĂ  connu et chroniqueur au Journal du dimanche[26] lance un « bravo ! » aux radios privĂ©es RTL et Europe1 dans les colonnes du JDD, le dimanche , au lendemain de la premiĂšre nuit des barricades de Mai 68 qu'elles ont couvertes en direct en utilisant les frĂ©quences de la police, alors que l'ORTF y a renoncĂ©[25] dĂ©clenchant une violente contestation de ses Ă©missions par les contestataires. En , il est l'auteur du premier livre publiĂ© chez Jean-Claude LattĂšs, Ă©diteur encore inconnu, oĂč il raconte les Ă©vĂ©nements[26]. Le Journal du dimanche vient alors d'ĂȘtre remarquĂ© pour avoir Ă©tĂ© le premier Ă  informer dĂšs le dimanche , en premiĂšre page[24], de l'extension rapide de la grĂšve avec occupation des locaux dans plus de cent grandes entreprises[24], au moment oĂč dĂ©marre la grĂšve des techniciens et journalistes de l'ORTF.

DĂšs la fin des annĂ©es 1960, le dessinateur Wolinski, emblĂ©matique des idĂ©es contestataires de Mai 68, signait des dessins dans les mĂȘmes colonnes du JDD. Mais dans les annĂ©es qui suivent le titre fait cependant partie des mĂ©dias critiquĂ©s par les contestataires. Pierre Lazareff, qui est toujours patron du Journal du dimanche, est ainsi accusĂ© par le mĂȘme Wolinski de diriger des journaux « pourris » et « dĂ©gueulasses », dans l'un des tout premiers numĂ©ros de Charlie Hebdo, qui s'appelle encore Hara-Kiri Hebdo, mĂȘme si c'est le fondateur du Parisien libĂ©rĂ©, Émilien Amaury, qui subit les attaques les plus violentes[27]. Philippe Labro regrette ensuite dans Le JDD en 1972 que la presse française dans son ensemble « soit restĂ©e coincĂ©e dans une orniĂšre de traditions et de routine », en l'appelant Ă  faire preuve de plus d'anticonformisme[28].

Affaire VA-OM et échecs des tentatives pour briser son monopole

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Dans les annĂ©es 1990, Le Journal du dimanche est Ă  l'origine de rĂ©vĂ©lations fracassantes. Lors de l'affaire VA-OM de corruption dans le monde du football français qui a Ă©clatĂ© en 1993, Le JDD a rĂ©vĂ©lĂ© Ă  la une un scoop "Ă©norme", l'entraĂźneur de Valenciennes Boro Primorac a Ă©tĂ© conduit le , aprĂšs un dĂ©jeuner au Fouquet's, dans le bureau de Bernard Tapie pour lui proposer de "porter le chapeau" de l'affaire[29], comme il l'a quelques heures plus tĂŽt affirmĂ© au procureur chargĂ© du dossier Éric de Montgolfier.

Le JDD est ensuite briĂšvement rejoint sur son marchĂ© par plusieurs projets de quotidiens du septiĂšme jour. Le Nouveau Dimanche est lancĂ© Ă  l'Ă©tĂ© par un trio, Patrice Gelobter, ancien directeur de la publicitĂ© du Quotidien de Paris, l'Ă©diteur Jean-Cyrille Godefroy, qui lança l'hebdomadaire satirique La Grosse Bertha, et le billettiste Paul Wermus, imprimĂ© chez le groupe Les Échos. Votre dimanche, journal populaire, est lancĂ© en par l'imprimeur Gilbert Caron. Un troisiĂšme projet, de Jacques Rosselin, fondateur de Courrier international, devait ĂȘtre prĂȘt en mars-[30].

Ce monopole, qui rĂ©siste aux tentatives de concurrence, rend tentant pour les gouvernements de faire des coups mĂ©diatiques par des interview exclusives, mais la mĂ©thode se retourne parfois contre eux, comme pour celle du dimanche , donnĂ©e par le ministre de l'Économie Éric Woerth pour rĂ©vĂ©ler l'affaire des Ă©vadĂ©s fiscaux[31]. Le dimanche , Le JDD a rĂ©ussi Ă  modifier sa "Une" peu avant minuit aprĂšs avoir appris via le rĂ©seau social Twitter l'arrestation Ă  New-York du directeur gĂ©nĂ©ral du FMI, le Français Dominique Strauss-Kahn[32], devenant le seul journal Ă  en parler pendant 24 heures.

Édition du samedi et rĂ©organisations de 2012 Ă  2016

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En 2001, le premier jour de l'annĂ©e tombe un dimanche et l'actionnaire Jean-Luc LagardĂšre y voit l'occasion faire parler de la neutralitĂ© du JDD, avec un numĂ©ro comportant les vƓux des deux tĂȘtes de l'exĂ©cutif, Chirac pour la droite et Jospin pour la gauche, mais l'ÉlysĂ©e s'y dĂ©clare opposĂ©[33].

En , la censure, jusque-là exceptionnelle, d'un scoop, la révélation que Cécilia Sarkozy n'a pas voté au second tour de l'élection présidentielle de 2007, a déclenché une réaction exceptionnelle des journalistes du JDD, qui ont adressé une lettre ouverte de protestation, trÚs largement reprise dans d'autres médias, au nouvel actionnaire Arnaud LagardÚre[34], qui a succédé à son pÚre aprÚs son décÚs en puis voulu recentrer le groupe familial, jusque-là surtout implanté dans l'armement et l'aéronautique, sur les médias. Paris Match, autre titre du groupe LagardÚre avait publié le en couverture une photo de Cécilia Sarkozy à New York avec son compagnon Richard Attias, et Alain Genestar, directeur de la rédaction, avait été ensuite poussé à la démission en 2006[35].

En , une Ă©dition paraissant le samedi est lancĂ©e sous la direction de Christian de Villeneuve[36] mais arrĂȘtĂ©e dĂ©but 2011[37].

Entre 2012 et dĂ©but 2016, les ventes ont baissĂ© 22 %, causant plusieurs plans sociaux et en , une courte grĂšve de la rĂ©daction[38], le partage d'un immeuble et la mise en place de passerelles entre mĂ©dias du groupe LagardĂšre News dans le but d'Ă©viter les licenciements mais chacune des deux rĂ©dactions garde son indĂ©pendance et sa ligne Ă©ditoriale[39] ou encore le remplacement d'Olivier Jay, directeur de la rĂ©daction, par HervĂ© Gattegno, ex-journaliste d'investigation au quotidien Le Monde. Olivier Jay qui avait fait l'objet en , d'une mise en garde de la rĂ©daction affirme que Le JDD, « pas plus que n'importe quel autre mĂ©dia, n'a Ă  se plier aux dĂ©sirs d'un pouvoir, ni Ă  cĂ©der aux pressions ou aux menaces, d'oĂč qu'elles viennent »[40].

En , HervĂ© Gattegno est Ă  son tour remerciĂ© aprĂšs cinq annĂ©es Ă  la tĂȘte du JDD[41],[42] et remplacĂ© par l'ancien directeur de la rĂ©daction, JĂ©rĂŽme Bellay[43], lui-mĂȘme remplacĂ© par JĂ©rĂŽme BĂ©glĂ© en [44],[45] puis en par StĂ©phane Albouy[46], ancien du Parisien, aprĂšs la dĂ©mission en de Cyril Petit[47].

En , Le JDD lance Le JDD Magazine un mensuel littéraire pour élargir son lectorat et ses recettes publicitaires. Ce magazine veut « séduire les annonceurs du luxe et de l'industrie culturelle », d'aprÚs Challenges[48].

Depuis 2023 : mouvement social et changement de ligne

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En 2023, avec la nomination Ă  sa tĂȘte de Geoffroy Lejeune, jusque-lĂ  directeur de Valeurs actuelles, un hebdomadaire qui avait fait campagne pour Éric Zemmour lors de l'Ă©lection prĂ©sidentielle de 2022, Le JDD, de journal d'information, devient un journal d'opinion, Ă  rebours d'une Ă©volution souvent inverse, selon FrĂ©dĂ©ric Rouvillois, professeur de droit public Ă  l'UniversitĂ© Paris Descartes[49]. La rĂ©daction du JDD s'Ă©tait opposĂ©e fermement aux ingĂ©rences politiques en 2007[34], elle avait notamment reçu le prix du meilleur titre de presse quotidienne 2016-2017, lors du 19e Grand Prix des MĂ©dias, organisĂ© par le journal professionnel CB News[50],[51].

Une grĂšve historique contre la nomination de Geoffroy Lejeune

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Le , la rĂ©daction du JDD vote une grĂšve[52] — qui durera quarante jours —, la plus longue de son histoire[53], et la deuxiĂšme plus longue de l'histoire des mĂ©dias français aprĂšs celle de 28 mois du Parisien en 1975[54], en apprenant la possible nomination d'un nouveau directeur, Geoffroy Lejeune, directeur de la rĂ©daction de Valeurs actuelles. Cette nomination se produit dĂšs le lendemain[55], attribuĂ©e Ă  Vincent BollorĂ©, « un industriel politiquement connecté » et « souvent dĂ©crit comme le Rupert Murdoch français », qui inquiĂšte car dans « plusieurs mĂ©dias traditionnels qu’il a achetĂ©s », des « journalistes de longue date ont Ă©tĂ© balayĂ©s et remplacĂ©s par de nouvelles lignes Ă©ditoriales qui, selon les analystes, s’alignent sur les convictions politiques », de Vincent BollorĂ©. DĂ©jĂ  actionnaire de Paris Match, journal cependant peu comparable, car « plus considĂ©rĂ© comme un grand titre d'information »[11], il se montre « beaucoup plus » interventionniste que Robert Hersant Ă  une autre Ă©poque, selon l'historien des mĂ©dias Christian Delporte, qui ne voit aucun « prĂ©cĂ©dents de ce genre » avec « un Ă©cart si fort » entre le contenu du journal et le projet de l'acquĂ©reur, qui se traduit par « un virage Ă  180 degrĂ©s » alors que les journalistes du JDD, « à tort ou Ă  raison, estiment qu'ils sont dans une neutralitĂ© journalistique »[11]

La Société des journalistes du JDD estime ce choix contraire au contrat de confiance passé entre le journal et ses lecteurs et rappelle que Geoffroy Lejeune a été condamné en justice pour avoir publié des contenus jugés racistes dans Valeurs actuelles[56], notamment un récit de sept pages illustré par un montage de la députée LFI DaniÚle Obono en esclave enchaßnée[57] et collier de fer au cou, appelée à « se libérer de son africanité »[58]. Selon Challenges, sous sa direction Valeurs actuelles a vu ses ventes baisser et les annonceurs fuir[59].

Alors que Lejeune, soutenu au plus haut niveau du groupe[57], refuse toute « garantie d'indépendance »[57] ou « charte déontologique »[57], la grÚve dure depuis trois semaines, Libération rapporte le que l'actionnaire a tenté une conciliation, mais sans renoncer à la nomination de Geoffroy Lejeune[60]. Le , LagardÚre News aurait refusé, selon le site Les Jours, une charte éthique bannissant le racisme, rompant de nouveau les négociations[61]. Geoffroy Lejeune sera là dÚs le . Le , le journal n'est pas publié pour la sixiÚme semaine consécutive, à la suite d'une grÚve reconduite à 97 %[62].

Le , quarante jours aprÚs sa nomination, Geoffroy Lejeune prend officiellement ses fonctions[63],[64], le jour d'un accord entre la direction et les grévistes[65] : ceux-ci acceptent de renoncer à leur grÚve, qui dure depuis quarante jours[66], en échange du versement de deux mois de salaire brut par année d'ancienneté pour tous les journalistes souhaitant démissionner, soit le double de ce qui est prévu par la loi Brachard créant le statut de journaliste professionnel.

Les journalistes disposant de plus de quinze années d'ancienneté recevront en plus un mois de salaire brut par année d'ancienneté au-delà des quinze premiÚres[66],[67].

Une nomination contestée à droite comme à gauche

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Le changement de ligne et de dirigeant du journal imposé par Vincent Bolloré, alors que 97% de la rédaction s'y oppose, déclenche une indignation à gauche comme à droite, Le JDD étant le dimanche en situation de monopole, au sein de la presse écrite, pour couvrir l'actualité immédiate comme lors des dimanche de Mai 68 et animer le débat démocratique traditionnellement trÚs actif le week-end[11], notamment lorsque sont lancés des « ballons d'essai » sur les futures réformes[11]. Lors du débat sur l'indépendance des rédactions provoqué par cette indignation, l'historien Michel Winock a estimé que le législateur doit agir afin d'assurer la « sauvegarde d'un des fondements de la démocratie » face à une « menace qui pÚse sur la liberté d'informer » via Vincent Bolloré[68].

Les grĂ©vistes reçoivent le soutien de Reporters sans frontiĂšres, qui avait alertĂ© dans le documentaire Le SystĂšme B dĂšs sur le rĂŽle jouĂ© par Vincent BollorĂ© dans les mĂ©dias. Le , Le Monde publie une tribune de personnalitĂ©s de la sociĂ©tĂ© civile de tous bords[69], apportant leur soutien aux grĂ©vistes du JDD en soulignant que « remettre en question l’indĂ©pendance Ă©ditoriale d’un journal quel qu’il soit est une atteinte Ă  l’équilibre dĂ©mocratique, dont l’un des socles est la libertĂ© de la presse ». Parmi les 450 signataires, les leaders des deux premiers syndicats de salariĂ©s français (CFDT et CGT), le recteur de la mosquĂ©e de Lyon, l'Ă©diteur Antoine Gallimard et l'ex-PDG d’Airbus ou encore le rappeur Joey Starr. Ils se disent « sidĂ©rĂ©s et inquiets qu’un appui revendiquĂ© d’Éric Zemmour prenne la direction » du JDD, en estimant que c'est « de nature Ă  repousser lecteurs et annonceurs » et ne pouvant se « rĂ©soudre Ă  voir ce rendez-vous dominical de rĂ©fĂ©rence vĂ©hiculer des opinions contraires aux valeurs rĂ©publicaines qu’il porte depuis 75 ans »,[70].

Une trentaine de sociĂ©tĂ©s de journalistes de grands mĂ©dias et le SNJ, syndicat majoritaire de la profession ont apportĂ© leur soutien aux grĂ©vistes, ce dernier soulignant « que ce sont avant tout les rĂ©dactions qui sont garantes de la ligne et de l'identitĂ© Ă©ditoriales de leur titre ». Cette « arrivĂ©e [de Geoffroy Lejeune] montre que l'extrĂȘme droite s'installe dĂ©sormais tranquillement dans les mĂ©dias » ont dĂ©plorĂ© huit anciens dirigeants du journal, selon qui « penser que l'identitĂ© d'un journal puisse ĂȘtre ainsi gommĂ©e revient Ă  mettre en danger le fondement mĂȘme de notre mĂ©tier », dans une lettre dĂ©nonçant « un reniement devant l'ensemble de la rĂ©daction et des lecteurs ». Parmi les signataires, HervĂ© Gattegno, Cyril Petit, ou encore Alain Genestar[71].

Plusieurs journalistes ont Ă©tĂ© reçus au ministĂšre de la Culture, les nĂ©gociations avec les propriĂ©taires du journal Ă©tant au point mort[72]. Le , alors que la grĂšve se poursuit, la ministre de la Culture, Rima Abdul Malak dĂ©clare: « en droit, le JDD peut devenir ce qu'il veut, tant qu'il respecte la loi. Mais pour nos valeurs rĂ©publicaines, comment ne pas s'alarmer ? »[73]. Le , le ministre de l’Éducation nationale Pap Ndiaye, interrogĂ© Ă  son tour, sur Radio J, apporte son soutien aux journalistes en grĂšve[74] peu de temps avant d'ĂȘtre exclu du gouvernement, les Ă©ditorialistes de CNews lui reprochant d'avoir Ă  cette occasion qualifiĂ©e CNews de chaĂźne d’extrĂȘme droite.

Le premier numĂ©ro dirigĂ© par Geoffroy Lejeune est rĂ©alisĂ© avec de nombreux bĂ©nĂ©voles[75] et comporte une interview exclusive, accordĂ©e au journal par la secrĂ©taire d'État Sabrina Agresti-Roubache, couplĂ©e avec une autre interview exclusive de Mme Agresti-Roubache, accordĂ©e le mĂȘme jour Ă  France TĂ©lĂ©visions, titrĂ©e « Je suis une fille de Cabu »[76], allusion directe Ă  l'Attentat contre Charlie Hebdo, qui avait vu les frĂšres ChĂ©rif et SaĂŻd Kouachi pĂ©nĂštrer dans les locaux du journal armĂ©s de fusils d’assaut pour y assassiner douze personnes, dont le dessinateur Cabu.

« On ne peut pas avoir Ă©tĂ© Charlie, ĂȘtre allĂ© manifester et mettre aujourd'hui en piĂšce la libertĂ© d'expression », estime-t-elle dans la seconde interview, en rĂ©ponse Ă  une question sur la motivation de la premiĂšre[76]. « Ce n'est pas correct », rĂ©agit immĂ©diatement Jean-Pierre Mignard, l'avocat de la SDJ du journal, sur Radio France, en se demandant « ce que Charlie vient faire avec le JDD ? » et en soulignant que « la libertĂ©, justement, c'Ă©tait les journalistes Ă  Charlie, c'est les journalistes au JDD. Alors heureusement, ils ne sont pas assassinĂ©s. Mais moralement, ils sont dĂ©truits »[77].

La grĂšve et ses enjeux suscitent des dĂ©bats autour du poids croissant des hommes d'affaires trĂšs riches dans la presse française[78]. Des parlementaires de diffĂ©rentes tendances - Renaissance, Horizons, Modem, PS, GDR-PCF, Ecologistes, LFI mais pas Les RĂ©publicains et Rassemblement national - avec Ă  leur tĂȘte la dĂ©putĂ©e du groupe Ă©cologiste Sophie TaillĂ©-Polian prĂ©sentent le Ă  l'assemblĂ©e nationale une proposition de loi « visant Ă  protĂ©ger la libertĂ© Ă©ditoriale des mĂ©dias sollicitant des aides de l'État » qui prĂ©voit notamment la mise en place d’un droit d’agrĂ©ment des journalistes lors d'une nomination Ă  la tĂȘte de leur rĂ©daction, rĂ©servĂ© aux mĂ©dias qui reçoivent des aides financiĂšres de l'État, c'est-Ă -dire la plupart d'entre eux[79]. Le texte s'intercale dans un calendrier oĂč des États gĂ©nĂ©raux de l'information sont appelĂ©s par le PrĂ©sident de la RĂ©publique et lancĂ©s par le ministĂšre de la culture en  ; ces derniers non achevĂ©s, la proposition de loi inscrite dans la niche du groupe Ă©cologiste Ă  l'AssemblĂ©e nationale est rejetĂ©e au stade de la Commission des affaires culturelles fin [80].

« J'étais à la marche blanche pour Enzo. La photo ne correspond pas à notre marche blanche. Le JDD s'est trompé d'Enzo et a mis une photo concernant un jeune renversé par une voiture dans les Landes en janvier ! », a fait remarquer sur X (ex-Twitter) le député socialiste de l'Eure Philippe Brun[75].

Débuts sous la direction de Lejeune

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Le , deux-tiers des journalistes ont déjà annoncé leur départ, en échange de la prime offerte, le tiers restant ayant un délai de réflexion jusqu'à la mi-octobre[81]. Le surlendemain parait, quinze jours plus tÎt qu'annoncé[82], le premier numéro de « l'Úre Geoffroy Lejeune »[83],[84], qui revendique la participation de « nombreux bénévoles »[75], avec des « figures du groupe Bolloré à toutes les pages »[83], une trentaine, soit moitié moins que la moyenne des numéros précédents.

Dans toute la largeur de la "Une", une photo sans lĂ©gende ni crĂ©dit d'auteur montre en gros plan, « vĂȘtus d’un tee-shirt comportant le portrait » d'Enzo B.[85], mort dans les Landes aprĂšs avoir Ă©tĂ© renversĂ© avec son frĂšre par une voiture, huit « proches de la victime »[85]. Sa mĂšre, qui n'a jamais donnĂ© son accord, menace de porter plainte contre Le JDD : « la seule autorisation que j’ai donnĂ©e, c’est au journal Sud Ouest »[86] ,[87],[85], auteur de cette photo de la marche blanche organisĂ©e le par la famille d'Enzo en son honneur[85].

Dans cette photo en premiĂšre page du JDD est insĂ©rĂ© un gros titre reprenant, avec des guillemets, celui d'une lettre ouverte Ă  Emmanuel Macron[88] rĂ©digĂ©e par la journaliste Charlotte d'Ornellas, nouvelle cheffe de service, puis proposĂ©e Ă  plusieurs familles de victimes[89],[90]. Certaines ont acceptĂ© de signer aprĂšs avoir obtenu le retrait d'une partie des passages ne leur convenant pas, concernant l'immigration[91]. La lettre est intitulĂ©e « Nous ne sommes pas des faits divers », en rĂ©fĂ©rence Ă  un discours d'Éric Zemmour[92]. Elle accompagne un article, Ă©crit lui aussi par Charlotte d'Ornellas, exclusivement consacrĂ© au meurtre d'un autre Enzo, en juillet dans l’Eure[93], dont la mĂšre avait Ă©tĂ© interviewĂ©e fin juillet par Le Figaro. Cette lettre ouverte est prĂ©sentĂ©e comme une initiative des seules familles[91], sans la signature de Charlotte d'Ornellas. L'erreur de la premiĂšre page est « rĂ©pĂ©tĂ©e » en page 3, souligne le magazine Elle[93], car Le JDD y utilise une autre photo de la marche blanche publiĂ©e sur le site internet de Sud-Ouest le , pour illustrer l'article consacrĂ© Ă  un autre Enzo, poignardĂ© en juillet dans l’Eure, alors que les proches d'Enzo en photo ne font pas partie des signataires de la lettre ouverte, rappelle France Bleu Gascogne[94]. MĂ©dias et internautes estiment que Le JDD l'a confondue avec une autre marche blanche, organisĂ©e six mois aprĂšs pour l'autre Enzo[82],[95],[96],[97], dont Le JDD ne publie pas de photo. Fabien Rajon, avocat d'une autre famille de victime lui a conseillĂ© de signer pour faire parler des victimes[91] alors qu'il est l'auteur d’un autre texte, publiĂ© en page 5[91].

QuestionnĂ© par France Bleu Gascogne, Geoffroy Lejeune assure savoir que la famille en photo n'a pas Ă©tĂ© associĂ©e Ă  la lettre ouverte rĂ©digĂ©e par Charlotte d'Ornellas mais dĂ©ment toute volontĂ© de l'« instrumentaliser », en affirmant que « des gens qui ont vĂ©cu la mĂȘme chose qu'eux » y sont associĂ©s[94]. Son actionnaire le dĂ©fend en parlant du choix d'une image « symbolique »[75],[98],[99].

Le numĂ©ro contestĂ© contient un autre article de Charlotte d'Ornellas, consacrĂ© Ă  l'affaire Hedi[83], une interview d'Alain Giresse, consultant foot Ă  Europe 1, par Jacques Vendroux, journaliste sportif Ă  Europe 1[83] et un court article affirmant que la PDG de Radio France Sibyle Veil a Ă©tĂ© contrainte de s’expliquer dans le bureau du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’ÉlysĂ©e Alexis Kohler sur les attributions du journaliste Patrick Cohen. L'intĂ©ressĂ©e dĂ©ment le jour mĂȘme en demandant « pourquoi une telle fake news »[100],[101], tandis que GĂ©rard Biard, directeur de Charlie Hebdo, fustige la secrĂ©taire d'État Ă  la Ville Sabrina Agresti-Roubache pour son interview publiĂ©e dans le mĂȘme numĂ©ro[102], qu'elle a justifiĂ© le mĂȘme jour dans une autre interview, en se disant « la fille de Cabu », alors que ce dernier, assassinĂ© par des terroristes en 2015, avait « tout au long de sa vie et de sa carriĂšre, combattu sans concession aucune l'extrĂȘme droite »[100].

Le , 90 % des anciens journalistes du Journal du dimanche l'ont quittĂ© ou sont en train de le quitter[103]. Les anciens journalistes officialisent lors d'une « Nuit de l’indĂ©pendance pour une presse libre » la crĂ©ation de l'association Article 34, du nom de l’article de la Constitution qui garantit « la libertĂ©, le pluralisme et l’indĂ©pendance des mĂ©dias »[104], avec pour objectif de « crĂ©er des garde-fous dans les rĂ©dactions pour que ce qui est arrivĂ© au JDD ne puisse plus se produire »[105].

La SDJ du JDD, devenue une coquille vide, vote sa propre dissolution le , le mĂȘme jour que celle de la SDJ de Paris Match, laissant le propriĂ©taire du journal, le groupe LagardĂšre, sous le plein contrĂŽle de Vivendi, contrĂŽlĂ© par la famille de Vincent BollorĂ©[106].

AprÚs un début d'année 2023 à 120 000 exemplaires, la diffusion du JDD passe à 110 000 exemplaires ou en dessous de septembre à [107]. La diffusion en 2023 est en recul de 21 % par rapport à l'année 2022, avec un mois de juin à 82 000 exemplaires payés[108].

Lancement du supplément JDNews

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Le , le groupe BollorĂ© lance un nouveau magazine hebdomadaire, qui peut ĂȘtre achetĂ© sĂ©parĂ©ment le mercredi ou en supplĂ©ment du Journal du dimanche le dimanche suivant. Le journal, prĂ©sidĂ© par Laurence Ferrari, est considĂ©rĂ© comme rĂ©actionnaire ou d'extrĂȘme droite[109],[110].

Financement, diffusion et organisation

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Publicité

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AprÚs l'arrivée de Geoffroy Lejeune, des annonceurs font savoir qu'ils ne passeront plus par Le JDD, parmi lesquels Société Générale, Netflix ou bien encore HermÚs[111]. Le contenu publicitaire est passé de 14 pages avant son arrivée à 5 pages en , quelques annonceurs étant revenus[112].

Journalistes et directeurs

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Daniel Filipacchi est le président d'honneur.

Liste des directeurs successifs :

Les données de la diffusion du Journal du Dimanche sont celles de l'ACPM[1].

Année 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018
Diffusion France payée 264 671257 280254 459243 408223 129212 516193 448177 854174 578154 602
Diffusion totale 268 496261 972258 215246 837227 219216 393196 497180 441176 806156 691
Évolution -▌ −2,43 %▌ −1,43 %▌ −4,41 %▌ −7,95 %▌ −4,76 %▌ −9,19 %▌ −8,17 %▌ −2,01 %▌ −11,38 %
Année 2019 2022 2023 2024 2025
Diffusion France payée 141 190131 770103 696111 496111 458
Diffusion totale 145 273135 939108 562119 146122 760
Évolution ▌ −7,29 %▌ −6,43 %▌ −20,14 %â–Č +9,75 %â–Č +3,03 %

Abonnés numériques

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En , le Journal du Dimanche compte 18 000 abonnés numériques[111], contre 25 000 début 2023[115].

Polémiques

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En , l’Union gĂ©nĂ©rale des ingĂ©nieurs, cadres et techniciens CGT (Ugict-CGT) Ă©crit Ă  François Clemenceau, rĂ©dacteur en chef du journal, pour lui reprocher d'avoir fait le rapprochement entre une tribune contre le projet de loi Travail et une protestation contre la ligne du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de CGT, Philippe Martinez, y voyant une « instrumentalisation de la tribune et de sa dĂ©marche qui ne fait en aucun cas Ă©cho avec d’hypothĂ©tiques dĂ©bats internes de la CGT »[116].

En , HervĂ© Gattegno, directeur du JDD, publie un court texte oĂč il reconnaĂźt une erreur dans un article mal sourcĂ© sur des armes cachĂ©es Ă  la ZAD de Notre-Dame-des-Landes aprĂšs qu'un photographe ait dĂ©noncĂ© l'utilisation de ses photos sans son accord[117], qui avait servi Ă  un rapport de police.

Le magazine Marianne a soupçonnĂ© en que Manuel Valls soit intervenu auprĂšs du directeur de la rĂ©daction, HervĂ© Gattegno, pour empĂȘcher la publication d'une enquĂȘte sur le dĂ©putĂ© LREM Francis Chouat[118].

Menaces de mort

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Le , le directeur adjoint, Laurent ValdiguiĂ©, annonce avoir reçu des menaces de mort par courrier, similaires Ă  celles adressĂ©es Ă  des magistrats du pĂŽle financier et aux rĂ©dactions du Canard enchaĂźnĂ© et de Mediapart. La lettre Ă©tait accompagnĂ©e d'une balle et, sur le courrier, Ă©taient dessinĂ©s une tĂȘte de mort et un cercueil[119]. ValdiguiĂ© a portĂ© plainte auprĂšs de la brigade de rĂ©pression de la dĂ©linquance aux personnes (BRDP).

Fausses informations

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Le , Ă  l'issue de la campagne des Ă©lections lĂ©gislatives françaises de 2024, le journal annonce que le gouvernement s'apprĂȘte Ă  suspendre la loi immigration, une information aussitĂŽt relayĂ©e par d'autres mĂ©dias du groupe BollorĂ© comme Cnews, et rapidement dĂ©mentie par le gouvernement qui y voit une tentative d'influer sur les Ă©lections en faveur de l’extrĂȘme droite avant que le journal ne modifie son article en supprimant toute mention de suspension[120],[121],[122],[123].

Le , le journal publie sur son site internet un article intitulĂ© Sous-reprĂ©sentation de la variĂ©tĂ© française : Michel Sardou fait plier Radio Nova, avec pour seule source un poisson d'avril publiĂ© quelques heures plus tĂŽt par Radio Nova sous la forme d'un communiquĂ© de presse, dans lequel la station annonce qu'aprĂšs une prĂ©tendue saisine de l'Arcom par le chanteur Michel Sardou, elle aurait acceptĂ© de diffuser exceptionnellement une Ă©mission dĂ©diĂ©e Ă  la variĂ©tĂ© française le . L'article restera en ligne pendant 2 heures avant d'ĂȘtre finalement rectifiĂ©, sans qu'il ne soit mentionnĂ© d'entorse Ă  la dĂ©ontologie du journalisme dans le processus ayant permis sa publication[124],[125].

Notes et références

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Références

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  103. ↑ 20 Minutes avec AFP, « « JDD » : Des anciens du journal lancent une association pour l’indĂ©pendance des mĂ©dias », 20 minutes,‎ (lire en ligne).
  104. ↑ Adrien Franque, « A la soirĂ©e des ex-grĂ©vistes du « JDD » : « Des gens qui ont sacrifiĂ© leur boulot pour des valeurs » », LibĂ©ration,‎ (lire en ligne).
  105. ↑ « « Minute Papillon ! » : Deux mois aprĂšs la fin de leur grĂšve, oĂč en sont les anciens journalistes du « JDD » ? », 20 minutes,‎ (lire en ligne).
  106. ↑ « A « Paris Match » et au « JDD », les sociĂ©tĂ©s des journalistes n’existent plus », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consultĂ© le ).
  107. ↑ Marina Alcaraz, « Le nouveau « JDD » subit un net recul de ses ventes », Les Échos, no 24152,‎ , p. 15 (lire en ligne AccĂšs payant).
  108. ↑ Claudia Cohen, « Dans la bataille de la presse du dimanche, « Le Parisien » tire son Ă©pingle du jeu », Le Figaro,‎ , p. 24 (lire en ligne AccĂšs payant).
  109. ↑ Richard SĂ©nĂ©joux, « « JDNews », le journal des bonnes nouvelles (d’extrĂȘme droite) », TĂ©lĂ©rama, .
  110. ↑ C8, CNews, JDD, Fayard... comment les mĂ©dias BollorĂ© se mettent au service de l’union des droites, Le DauphinĂ© libĂ©rĂ©, Francis Broche, 27 fĂ©vrier 2025
  111. 1 2 « SaadĂ©, le nouveau milliardaire ant-BollorĂ© de Macron », Le Canard EnchaĂźnĂ©,‎ , p. 3.
  112. ↑ David Pargamin, « JDD : le timide retour des annonceurs », sur Challenges, (consultĂ© le ).
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  125. ↑ Ronan TĂ©soriĂšre, « « Prendre leurs fantasmes pour la rĂ©alité » : quand Matthieu Pigasse raille le JDD, qui a cru Ă  un poisson d’avril de Radio Nova sur Michel Sardou », sur leparisien.fr, (consultĂ© le )

Bibliographie

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  • Patrice Trapier, Le Journal du dimanche, 70 ans d'histoire(s), Ă©d. E/P/A, 2018, 300 p.

Article connexe

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Liens externes

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