Socialter
| Pays | France |
|---|---|
| Zone de diffusion | France |
| Langue | Français |
| Périodicité | bimestriel |
| Format | Magazine papier 100 pages, site web |
| Genre | Ăcologie, Ă©conomie sociale, dĂ©mocratie |
| Prix au numéro | 8,50 ⏠|
| Diffusion | 45Â 000[1] ex. |
| Fondateur | Olivier Cohen de Timary |
| Date de fondation | 2013 |
| Ăditeur | Socialter SAS |
| Ville dâĂ©dition | Paris |
| Directeur de la rédaction | Olivier Cohen de Timary |
|---|---|
| Rédacteur en chef | Elsa Gautier |
| ISSN | 2270-6410 |
| Site web | https://www.socialter.fr/ |
Socialter est un magazine bimestriel français créé en par Olivier Cohen de Timary[1] qui traite principalement des thématiques écologiques, démocratiques et de l'économie sociale[2]. Il est diffusé à 45 000 exemplaires[1].
Historique
[modifier | modifier le code]Ă lâorigine, Socialter est un blogue, nĂ© dâun voyage effectuĂ© en 2010 par Olivier Cohen de Timary et Alban Leveau-Vallier, qui entendait donner la parole Ă des « acteurs du changement » qui contribuent Ă crĂ©er une « économie plus juste et durable »[1].
En 2013, Ă la suite d'un financement participatif[3], Socialter devient un magazine bimestriel et adopte pour slogan « Le magazine de lâĂ©conomie nouvelle gĂ©nĂ©ration ».
En , Philippe Vion-Dury, ancien journaliste à Rue89, est nommé rédacteur en chef.
En , Ă lâoccasion dâune nouvelle formule, le slogan devient « Le magazine des transitions ». Le magazine multiplie les parutions spĂ©ciales (8 entre dĂ©but 2018 et fin 2020) en se consacrant chaque fois Ă une thĂ©matique (les low-tech, la collapsologie, la dĂ©marche zĂ©ro dĂ©chet, les imaginairesâŠ).
En 2019, Olivier Cohen de Timary cofonde un autre magazine indépendant, Tempura.
Le , le magazine se dote d'une nouvelle formule avec une maquette entiÚrement renouvelée[4].
En 2023, 4 des 6 salariĂ©s quittent Socialter, dont la directrice artistique, Marine Benz, le rĂ©dacteur en chef, Philippe Vion-Dury et son adjoint, ClĂ©ment Quintard[5], ainsi que de nombreux pigistes[6]. Une enquĂȘte du mĂ©dia ArrĂȘt sur images fait Ă©tat d'un « mal-ĂȘtre gĂ©nĂ©ral » de salariĂ©s qui dĂ©noncent le « sous-effectif de la rĂ©daction ». Les trois salariĂ©s dĂ©missionnaires fondent quelques mois plus tard le mĂ©dia Fracas[7].
Ligne éditoriale
[modifier | modifier le code]Selon sa charte Ă©ditoriale, Socialter entend « repolitiser le dĂ©bat avec une question en tĂȘte : comment faire Ă©voluer la sociĂ©tĂ© vers plus de justice, plus de dĂ©mocratie, dans le respect des Ă©quilibres Ă©cologiques ».
Dans ses dossiers, Socialter sâest particuliĂšrement intĂ©ressĂ© aux courants de lâĂ©cologie, la technocritique, les inĂ©galitĂ©s sociales dans les politiques de transition Ă©cologique, aux imaginaires politiques, aux low tech[8], Ă lâengagement et aux radicalitĂ©s[9], au militantisme[10], aux modĂšles agricoles[11] et Ă la gestion des espaces naturels, Ă la transformation des institutions dĂ©mocratiques ou encore Ă lâartisanat.
Pour certains hors-séries, Socialter a invité des personnalités intellectuelles ou artistiques à prendre la rédaction en chef sur des thématiques spécifiques, par exemple Alain Damasio pour « Le réveil des imaginaires »[12] ou Baptiste Morizot pour « Renouer avec le vivant »[13].
ModÚle économique
[modifier | modifier le code]Socialter est un mĂ©dia indĂ©pendant dont la majeure partie du chiffre dâaffaires provient des ventes et abonnements, le reste provenant de la publicitĂ©, de sponsoring et de missions de communication et dâaccompagnement Ă©ditorial. Du fait de l'appui de sa communautĂ© et de prĂ©ventes en ligne, le magazine est assez peu dĂ©pendant de la publicitĂ©[14].
En , Ă lâoccasion dâune parution hors-sĂ©rie sur la collapsologie, Socialter commence Ă financer ses hors-sĂ©rie en prĂ©ventes sur les plateformes de financement participatif[rĂ©f. souhaitĂ©e], avant de les distribuer en kiosques et librairies. Ă la suite du succĂšs de cette campagne, ce modĂšle de prĂ©financement sera reconduit pour les parutions hors-sĂ©rie suivantes et constitue une part importante du modĂšle Ă©conomique du journal[14].
Contributeurs
[modifier | modifier le code]Références
[modifier | modifier le code]- 1 2 3 4 Jeanne Ferney, « « Socialter », pour une économie positive », sur La Croix, (ISSN 0242-6056, consulté le ).
- â Camille Neveux, « LâĂ©conomie sociale a son magazine », sur Le Journal du dimanche, (consultĂ© le )
- â Jean-Christophe Bourdillat, « "Socialter" : le magazine de l'Ă©conomie nouvelle gĂ©nĂ©ration », sur Franceinfo, (consultĂ© le ).
- â Thomas Moysan, « Nouvelle formule pour le magazine Socialter », sur cbnews.fr,
- â « Le magazine Ă©cologiste « Socialter » secouĂ© par un changement dâĂ©quipe », Le Monde.fr,â (lire en ligne, consultĂ© le )
- â Pauline Bock, « Que s'est-il passĂ© Ă "Socialter" ? »
, sur ArrĂȘt sur images, (consultĂ© le ) - â Guillaume Deleurence, « Luttes : bienvenue Ă la revue "Fracas" », sur POLITIS, (consultĂ© le )
- â « Socialter, hors-sĂ©rie n°6 : L'avenir sera low-tech » [archive du ], sur France Culture via Internet Archive, (consultĂ© le ).
- â « La revue âSocialterâ sâengage âpour un tournant radicalâ », sur Les Inrockuptibles, (consultĂ© le )
- â « Socialter », sur Le Monde diplomatique, (consultĂ© le )
- â « Avec Philippe Vion-Dury du magazine Socialter », sur franceinter.fr, (consultĂ© le )
- â « Le rĂ©veil des imaginaires », sur LibĂ©ration, (consultĂ© le )
- â Virginie Larousse, « La revue « Socialter » invite à « renouer avec le vivant » », sur Le Monde.fr, (consultĂ© le )
- 1 2 Les Clés de la presse, n°1284, vendredi 16 octobre 2020, page 3.
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressource relative à la recherche :
- Sites officiels : www.socialter.fr et www.cairn.info/magazine-socialter.htm