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Jacques Bainville

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Jacques Bainville
Jacques Bainville (par Frédéric Boissonnas).
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Membre de l'Académie française
-
Directeur de la publication
La Revue universelle
à partir de
Biographie
Naissance
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Sépulture
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Jacques Pierre BainvilleVoir et modifier les données sur Wikidata
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Enfant
Hervé Bainville (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Œuvres principales
signature de Jacques Bainville
Signature.
Tombe de Jacques Bainville au square du même nom à Marigny.

Jacques Bainville, né le à Vincennes (Seine)[1] et mort le à Paris, est un journaliste, historien et académicien français.

Il est une figure majeure de l'Action française, mouvement politique nationaliste, antisémite et royaliste d'extrême droite.

Origines, jeunesse et formation de sa pensée

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Plaque à son lieu de naissance, rue de Fontenay, Vincennes.

Il est membre de la famille Bainville, maison d’origine lorraine anoblie en 1618[2].

Né à Vincennes dans une famille attachée aux valeurs républicaines[3], Jacques Pierre Bainville est élève du lycée Henri-IV puis pendant une année de la faculté de droit de Paris[4]. Il est le neveu de l’écrivain du XIXe siècle Camille Bainville[5]. Il commence son œuvre en 1900, à l'âge de 20 ans, avec Louis II de Bavière[3].

En 1900, à l’issue de son séjour en Bavière et après avoir été « dreyfusard »[6], Jacques Bainville devient monarchiste[3]. Face au rayonnement d’une Allemagne unifiée par Bismarck, en pleine expansion économique et démographique, au pouvoir stable et fort, il juge que la République – « la fille de Bismarck », écrit-il dans son Bismarck et la France – est un régime malthusien, essoufflé, livré à des gens médiocres et aux querelles intestines, incapable de faire face à cette Allemagne qui le fascine autant qu’elle l’inquiète[3].

Carrière d’écrivain, journaliste et historien

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Le Café de Flore vers 1900, lieu de réunion habituel des fondateurs de l'Action française.

« En , il rencontre Charles Maurras au Café de Flore qui le séduit autant par la qualité de sa critique littéraire que par la cohérence de sa doctrine, son empirisme et son absence de préjugé religieux. Convaincu de la supériorité du modèle politique allemand, Bainville est déjà gagné aux idées monarchistes. Il est l'un des premiers à répondre dans la Gazette de France à l'Enquête sur la monarchie. Avec Maurras, il collabore à la revue traditionaliste Minerva, fondée en 1902 par René-Marc Ferry, et enseigne les relations internationales à l’institut d'Action française, tout en assurant nombre de chroniques dans le journal du mouvement : vie parlementaire, diplomatie, économie, bourse et même vie théâtrale, rien n'échappe à sa plume[7]. »

— Agnès Callu et Patricia Gillet, Lettres à Charles Maurras : amitiés politiques, lettres autographes : 1898-1952

Maurras le fait entrer comme journaliste à La Gazette de France[3], ensuite à la Revue d'Action française puis, à sa fondation en 1908, au quotidien L’Action française[8], « arme de propagande principale[9] » du mouvement d'extrême droite[10],[11], où il tient la rubrique de politique étrangère[3]. Bainville écrit aussi pour La Liberté, Le Petit Parisien, La Nation belge et sur le Capital. Ce qui amène René Rémond, dans son Histoire des droites en France, à souligner la complexité de L'Action française dans la mesure où la vision économique du libéral Bainville n'était pas en adéquation avec la vision maurrassienne de l'économie.

Il assure la direction du journal La Revue universelle. En 1922, on lui proposera de prendre la chronique de politique étrangère du Figaro[12][source insuffisante], qui vient d'être racheté par le millionnaire antisémite François Coty.

Il y décrit le nationalisme français comme l'inspirateur du nationalisme allemand, donc la cause profonde des catastrophes de 1870 et de 1914-1918. Il l’explique en 1915 dans son Histoire de deux peuples puis en 1918 dans son Histoire de trois générations, où il martèle cette idée que la plus grande erreur de la France, qui a abouti à la Première Guerre mondiale, est d’avoir contribué à l’unification allemande :

« Au nom de la gloire et des nationalités, au nom de l’émancipation des races et des principes de la Révolution, Napoléon III mettait sur le pied de guerre une armée française pour sauver la Prusse et permettre aux héritiers de Frédéric de jeter un jour sur la France des millions d’Allemands unis sous le même drapeau. »

Bainville publie en 1920 un ouvrage commentant le traité de Versailles, Les Conséquences politiques de la paix[13], en contrepoint au livre à succès de Keynes Les Conséquences économiques de la paix[14]. Jacques Bainville y critique le « laisser aller » pacifiste de Clemenceau et d'autres sur la question allemande. Selon lui, le pacifisme a conduit la France à ne pas demander de lourdes sanctions à l'Allemagne ne respectant pas le traité de Versailles, à ne pas la démanteler et faire venir les troupes françaises en Allemagne pour montrer la victoire française[réf. nécessaire]. Il écrit notamment : « il s'agit d'une paix trop douce pour ce qu'elle a de dur, et trop dure pour ce qu'elle a de doux »[15].

Déplorant surtout que l'Allemagne ait pu garder son unité politique, il affirme que rien ne sera réglé tant que celle-ci « conservera cette puissance politique qui engendre toute autre puissance et qui lui rendra tôt ou tard sa puissance militaire », rendue indispensable par sa situation géographique. « Il ne manquera que l'occasion et l'homme qui mettront ce militarisme en mouvement », écrit-il même dans cet ouvrage. Il voit également que la Petite Entente ne sera pas assez solide pour contenir l'expansionnisme germanique, en Autriche et dans la région des Sudètes, où vivent trois millions d'Allemands (« Une guerre avec l'Allemagne serait le suicide de la Tchécoslovaquie »), et que la Pologne ne dispose pas d'un État assez fort pour résister à ces deux puissants voisins. « Le traité de Versailles a noué l'alliance de l'Allemagne et de la Russie », ce qui impose, selon lui, que la France s'allie à la Pologne comme elle est venue à son secours en 1920, pour le cas où la Pologne serait un jour « attaquée par les Allemands, la Russie étant prête à profiter de son désastre et à la poignarder par-derrière ». Dans cet ouvrage, il annonce ainsi l'ensemble des événements des années 1936-1939 : la remilitarisation de la Rhénanie, l'Anschluss, l'absorption par un grand ensemble allemand de la Tchécoslovaquie, le pacte germano-soviétique et une nouvelle guerre franco-allemande.

Véritable Cassandre de la politique, il annonce même dans un article de l'Action française intitulé Demain ? publié le 14 novembre 1918 « l'alliance » du socialisme et du nationalisme : "Devant quoi la France, au sortir de la grande joie de sa victoire risque-t-elle de se réveiller ? Devant une République allemande, une République sociale-nationale supérieurement organisée et qui, de toute façon sera deux fois plus peuplée que notre pays. Cette République (si l'Allemagne reste une République, ce qui n'est pas encore assuré), ne sera pas, comme dirait M. Roosevelt, du "type flasque". Ele sera productrice et expansionniste".

Plaque apposée au no 31 de la rue de Bellechasse, dans le 7e arrondissement de Paris, où mourut Jacques Bainville en 1936.

Grande figure du monarchisme nationaliste et de l'Action française, nationaliste, il exalte la politique de la monarchie française (Histoire de France, 1924) et s’inquiète de la faiblesse de la démocratie face à la puissance allemande (La Troisième République, ). Il fut cependant un trait d'union entre l'Action française et le Tout Paris politique. Il est élu le membre de l'Académie française, en même temps qu'André Bellessort et Claude Farrère. Il obtient vingt voix sur vingt-sept votants pour succéder à Raymond Poincaré au 34e fauteuil[3]. A cette occasion, deux cérémonies sont organisées : une avec ses amies d'Action française , une autre avec le gotha parisien. Bainville, la même année, soutient le front de Stresa contre l'Allemagne nazie en prônant une alliance avec l'Italie fasciste et l'Angleterre. Il tient aussi des propos élogieux sur le dictateur portugais Salazar, qualifiant son régime de « dictature la plus honnête, la plus sage et la plus mesurée d'Europe »[16]

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Vie personnelle, incident lors de ses funérailles

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En 1912, à Marigny, Bainville épouse Jeanne Niobey[17] (1889-1970) avec laquelle il aura un fils, Hervé (1921-2014)[18].

En 1920, Bainville est nommé au grade de chevalier de la Légion d'honneur[19].

Il meurt le , jour de son 57e anniversaire, des suites d'un ulcère dont il souffrait depuis près d'un an[20]. Un mois plus tard, la Rhénanie, comme il l'avait annoncé en 1919, est remilitarisée par les troupes allemandes sans que le gouvernement français ne réagisse.

Lors de ses funérailles, le , le cortège funèbre provoque un embouteillage dû à la vitesse peu élevée à laquelle il avançait[21]. Malgré lui, Léon Blum, dans une voiture à cocarde, se trouve à proximité du cortège funèbre. Reconnu par des militants d'extrême droite, Blum — alors âgé de 63 ans — est violemment frappé par nombre d'entre eux : d'anciens camelots, séparés officiellement de l'Action française[22], cassent la vitre arrière de la voiture de Blum, ce qui le blesse au cou et à la tempe d'où une effusion importante de sang[23]. L'intervention d'ouvriers travaillant sur un chantier voisin évite que le chef socialiste ne soit lynché[24]. L'enquête montre ensuite que « la plupart des agresseurs portaient des brassards et insignes d’Action française », et le chapeau de Blum est ensuite retrouvé dans ses locaux[25]. Cette violente agression suscite une importante émotion. En signe de protestation, une manifestation se déroule du Panthéon à la Bastille[26].

Le tombeau de Jacques Bainville à Marigny (Manche).

Son corps est finalement inhumé sous un monument vertical et imposant dans la tardition des stèles grecques de l'Antiquité, érigé dans le square Jacques-Bainville à Marigny dans la Manche, dont le relief allégorique évoque le deuil et la transmission de l’Histoire[27].

Antisémitisme

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La question de savoir si Jacques Bainville était antisémite a été posée par plusieurs historiens, dont le spécialiste de l’antisémitisme au XXe siècle Laurent Joly. Celui-ci écrit dans un article sur les débuts de l’Action Française que l’antisémitisme de Jacques Bainville et d’autres auteurs de la revue monarchiste « n’a rien à envier à celui de leur directeur » Charles Maurras[28]. Pour Joly, ainsi que pour le docteur en histoire William Blanc[29], plusieurs écrits de Bainville accréditent son antisémitisme. Joly et Blanc citent un extrait du livre Le Vieil Utopiste, paru en 1927 dans lequel Jacques Bainville écrit à propos de l’écrivain allemand et juif Heinrich Heine que son style est teinté par « la grande impureté de son sang, c’est la névrose juive qui fait de Henri Heine un poète malsain, un poète à déconseiller et à éviter ». Laurent Joly cite un autre passage à teneur antisémite écrit par Bainville, en 1907 dans la revue d'Action Française : « à sa seule impudeur le Juif se révèle étranger parmi nous »[30]. Le Viel utopiste est en fait un recueil d'articles écrit avant la Guerre de 1914  : dans les faits, Bainville, en dehors de ces deux seuls articles, s'est éloigné depuis longtemps de cet antisémistisme d'atmosphère que l'on retrouve même chez des auteurs de gauche comme Jean Jaurès ou chez l'anarchiste Emile Pouget. A propos de Heine, Bainville reviendra largement sur cette question dans son débat littéraire avec Maurras dans Le dialogue de Pierre et Paul (Filiations, 1923), débat dans lequel il défend le poète allemand.

Postérité

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Dans Apologie pour l'histoire ou Métier d'historien, l'historien Marc Bloch cite Bainville parmi les exemples d'« une histoire prétendue, dont l’absence de sérieux, le pittoresque de pacotille, les partis pris politiques pensent se racheter par une immodeste assurance »[31]. La critique de son Histoire de France a été réalisée dans le détail par Jacques Reboul dans M. Bainville contre l'Histoire de France paru en 1925. Dans une des dernières éditions chez Texto (L'Histoire de France a constamment été rééditée depuis 1924), l'historien Antoine Prost souligne que le débat avec le monde universitaire relève de "deux écritures plutôt que deux conceptions de l'histoire". Il souligne que l'un des points forts de son analyse "est de ne jamais perdre de vue la politique étrangère et de toujours la lier à la politique intérieure". Il salue ensuite son style et la séduction qu'il opère "par son parti pris d'impartialité" tout en défendant "des convictions fortes [...] de nationaliste révolu et de monarchiste convaincu".

François Mauriac, louant les talents d'analyste de Bainville, écrit en 1956 : « D'une science conjecturale, Bainville a fait une science exacte[32]. » C'est sur le Général de Gaulle lui-même que l'influence de Bainville est réelle, surtout dans la manière d’aborder la question allemande et de penser les rapports de puissance. Jean Touchard dans Le Gaullisme (1940-1969) écrit à propos de Vers l'armée de métier et de son premier chapitre : "c'est très exactement du Bainville, historien de l'Action française : la menace allemande, l'éternelle Allemagne, la lutte pour les frontières [...]"; Dans une filiation bainvillienne, Pendant la Deuxième Guerre mondiale, De Gaulle veut empêcher la reconstitution d'un Reich centralisé et obtenir des garanties territoriales et militaires pour la sécurité française. Il reprend une lecture historique des intérêts français, puis s’écarte de certaines conclusions de Bainville lorsque la situation européenne change. De Gaulle garde cependant sa manière de raisonner, consistant à faire valoir les intérêts français dans le cadre d'une realpolitik en rejetant une conception idéologique des relations internationales telle qu'elle s'est développée au XIXe siècle. Ce que Bainville explique dans son Histoire de Trois générations qui est, avec Les Conséquences politiques de la paix, son maître ouvrage en matère de politique étrangère. ce qui lui a valu une reconnaissance internationale à l'époque et une offre du Figaro qu'il refusa par fidélité à ses amis.

En 1977, un « cercle Jacques-Bainville » (CJB), regroupe les étudiants de l'Action française à l'université d'Assas. Tombé progressivement en désuétude, il est reformé à la rentrée 2010 par des étudiants d'extrême droite.

Vue de la station Solférino depuis la place Jacques-Bainville, dans le 7e arrondissement de Paris.

En 2000, dans le Figaro magazine, Jean Sévillia demande à plusieurs personnalités leur avis sur Bainville. Alain Juppé, ainsi ministre des Affaires étrangères, écrit : "L’époque actuelle ne rend certainement pas justice à l’auteur visionnaire des Conséquences politiques de la paix ni à son influence intellectuelle et politique entre les deux guerres. Sa pensée est bien sûr datée, particulièrement pour ce qui est des rapports franco-allemands. Mais s’il est une leçon de Bainville qui garde toute sa pertinence, c’est l’importance de l’histoire pour la compréhension des relations internationales [...] Il me semble en outre que Bainville avait clairement vu la vocation de la France à mener une diplomatie « capétienne » de lutte contre les empires, diplomatie qui a été celle de Charles de Gaulle et qui se poursuit par l’engagement constant de notre pays contre les hégémonismes et en faveur d’un monde multipolaire." [33]

De son côté, Hubert Védrine, ancien ministre de François Mitterand, écrit quant à lui : "Or de l’intelligence lucide Jacques Bainville en a eu à revendre. Je vois même dans ses articles de 1913 prévoyant le conflit à venir, dans son Comment est née la révolution russe, dans son extraordinaire Conséquences politiques de la paix de 1920, dans son Histoire de deux peuples continuée jusqu’à Hitler, dans L’Amérique peut-elle rester isolée ?, où il démontre que non, un modèle de lucidité que l’on a résumé par « penser historiquement dans un siècle idéologique », ce qui reste toujours aussi nécessaire et aussi difficile. Mais s’il fut un des esprits les plus clairvoyants du début du siècle, sa lucidité fut classique. Elle n’alla pas au-delà des limites d’une pensée nationale, d’une modération très française, très traditionnelle, un cadre que la Seconde Guerre fera voler en éclats." [34]

Pour le 70e anniversaire de sa mort, une « journée Jacques Bainville » est organisée le à Paris, avec diverses conférences « Jacques Bainville, un modèle pour comprendre l'avenir » par Pierre Hillard, militant antisémite[35], « Jacques Bainville et l'Action française » par Pierre Pujo, directeur du journal Action française 2000.)

Des artères ont été nommées en son honneur dans quelques villes de France comme à Paris (place Jacques-Bainville dans le 7e arrondissement), Marseille (avenue Jacques-Bainville dans le 9e arrondissement), Marigny (rue Jacques-Bainville), Vincennes et Tourcoing (allée Jacques-Bainville).

Un buste de lui a été exécuté par le statuaire Philippe Besnard[36]. Ce buste a été détruit par un soldat de la Werhmacht pendant l'occupation, Bainville ayant été considéré comme un des premiers opposants à l'Allemagne nazie. Deux de ses livres seront d'ailleurs interdits pendant l'occupation : Les dictateurs et Histoire de deux peuples contuniée jusqu'à Hitler (Liste Otto de 1943).

Au début des années 2020, Éric Zemmour se revendique régulièrement de lui, notamment dans son écriture de Mélancolie française où il raisonne, comme Bainville, sur le temps long[37]. Le , le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin introduit son projet de réforme de l'immigration à l'Assemblée nationale en citant les premières lignes de l'Histoire de France de Bainville[38],[39].

En octobre 2026, Antoine Triller de l'Académie des Sciences, ancien membre de l'Union rationaliste d'obédience marxiste, dénonce un colloque qui lui est consacré par l'Académie des Sciences morales et politiques[40].

Publications

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Comment est née la révolution russe [détail des éditions]
Filiations [détail des éditions]
Histoire de France [détail des éditions]
Nouveau Dialogue dans le salon d'Aliénor [détail des éditions]
Polioute [détail des éditions]
Le Critique mort jeune [détail des éditions] [(extrait) lire en ligne]
Au seuil du siècle [détail des éditions]
Jaco et Lori [détail des éditions]
Le Vieil Utopiste [détail des éditions]
Couleurs du temps [détail des éditions]
La Tasse de Saxe [détail des éditions]
Une saison chez Thespis [détail des éditions]
Une histoire d'amour
Maximes et Réflexions [détail des éditions]
Les Sept Portes de Thèbes [détail des éditions]
Les Dictateurs [détail des éditions]

Autres textes

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  • Herbert Van Leisen, « Préface », dans Mirabeau ou la Révolution royale, B. Grasset,
  • Xavier de Courville, « Préface », dans Jomini ou le Devin de Napoléon, Plon,

Œuvres posthumes

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La Fortune de la France [détail des éditions] [lire en ligne]
La Russie et la barrière de l'Est [détail des éditions] [lire en ligne]
Chroniques [détail des éditions]
L'Allemagne : tome I [détail des éditions]
La France : tome II [détail des éditions]
Journal : 1927-1935 [détail des éditions]

Traduction de ses œuvres

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  • (en) Italy and the war [« La Guerre et l'Italie »] (trad. Bernard Miall), Hodder and Stoughton,
  • (en) Two histories face to face, France versus Germany [« Histoire de deux peuples : la France et l'Empire allemand »], Nouvelle Librairie nationale, (lire en ligne) — ASIN : B00086X8SC
  • (en) Napoleon [« Napoléon »] (trad. Hamish Miles), Little, Brown, and company, — Réédition, Simon Publications Inc., 2002, (ISBN 978-1-931541-79-4)
  • (en) The French Republic 1870-1935 [« La Troisième République : 1870-1935 »], Cape, — ASIN : B000L5ZF68
  • (en) Dictators [« Les Dictateurs »] (trad. J. Lewis May), Londres, Jonathan, (lire en ligne) — Réédition, Cape Kennikat Press, 1967
  • (en) History of France [« Histoire de France »], D. Appleton-Century, — ASIN : B00089JCE8
  • (de) Frankreichs Kriegsziel [« Les Conséquences politiques de la paix »], Hambourg, Hanseatische Verlagsanstalt, — Réédition, Struckum Verl. für Ganzheitl., 1989, (ISBN 978-3-922314-87-5)
  • (pl) Dzieje Francji [« Histoire de France »] (trad. T. Stryjenski), Wydawnictwo J. Przeworskiego,
  • (es) La tercera República Francesa [« La Troisième République »], Doncel, , 236 p. (ISBN 978-84-325-0522-5)
  • (es) Napoleón [« Napoléon »] (trad. Ralph Waldo Emerson), Porrúa, , 382 p. (ISBN 978-968-452-756-0)

Distinctions

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Notes et références

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  1. ↑ « Acte de naissance n°55 avec mentions du mariage et du décès », Archives départementales du Val-de-Marne (consulté le )
  2. ↑ Felix Colin de Paradis, « Nobiliaire de Lorraine et Barrois, ou Dictionnaire des familles anoblies et leurs alliances : d'après l'Armorial général de Dom Pelletier »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?) Accès libre, (consulté le )
  3. 1 2 3 4 5 6 7 Maurice Donnay, « Réponse au discours de réception de Jacques Bainville à l'Académie française », sur academie-francaise.fr, (consulté le )
  4. ↑ Olivier Dard et Michel Grunewald, Jacques Bainville : Profils et réceptions : études réunies par Olivier Dard et Michel Grunewald, vol. 57, Berne, Peter Lang, , 276 p. (ISBN 978-3-0343-0364-4, présentation en ligne), p. 17.
  5. ↑ « Le Monde & la Ville [annonce de la mort de Camille Bainville, 2e colonne de la p. 2] », Le Figaro, no 308,‎ , p. 2 (lire en ligne sur Gallica, consulté le ) :
    « On nous apprend la mort de M. Camille Bainville […] Il était l’oncle de M. Paul Bainville, capitaine d’artillerie, et de notre distingué confrère M. Jacques Bainville. »
    .
  6. ↑ Ph. Oriol, « Jacques Bainville », Dictionnaire de l'affaire Dreyfus, (consulté le )
  7. ↑ Agnès Callu et Patricia Gillet, Lettres à Charles Maurras : amitiés politiques, lettres autographes : 1898-1952, Presses universitaires Septentrion, , 256 p., p. 29.
  8. ↑ « %5B%5BGallica%5D%5D Le nationalisme intégral », il s’agit de la une du premier numéro (le mouvement est présenté dans les deux premières colonnes de gauche de cette une), L'Action française : organe du nationalisme intégral / directeur politique : Henri Vaugeois ; rédacteur en chef : Léon Daudet, (consulté le ) : « Le nationalisme intégral
    […] voilà bien des années que l’Action française travaille : elle n’a jamais cessé de redire qu’elle s’adresse au Peuple français tout entier.
    Elle l’a dit dans sa “Revue”. Elle l’a enseigné dans son Institut. […] En tête du journal destiné à propager quotidiennement sa pensée, l’Action française a le devoir de répéter qu’elle n’a jamais fait appel à un parti
    […] À bas la République ! et, pour que vive la France, vive le Roi !
    [signé] Henri Vaugeois, Léon Daudet, Charles Maurras, Léon de Montesquiou, Lucien Moreau, Jacques Bainville, Louis Dimier, Bernard de Vesins, Robert de Boisfleury, Paul Robain, Frédéric Delebecque, Maurice Pujo »
    .
  9. ↑ Laurent Joly, « L'Action française bimensuelle et quotidienne : stratégies politiques et intellectuelles (1899-1914) », dans Michel Leymarie et Jacques Prévotat (dir.), L'Action française : culture, société, politique, Villeneuve-d'Ascq, Presses universitaires du Septentrion, coll. « Histoire et civilisations », , 434 p. (ISBN 978-2-7574-0043-2), p. 336.
  10. ↑ Michel Winock, « Introduction », dans Michel Winock (dir.), Histoire de l'extrême droite en France, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Points. Histoire » (no 186), (1re éd. 1993), 324 p. (ISBN 2-02-023200-6), p. 8-9.
  11. ↑ Michel Leymarie, « Introduction », dans Michel Leymarie et Jacques Prévotat (dir.), L'Action française : culture, société, politique, Villeneuve-d'Ascq, Presses universitaires du Septentrion, coll. « Histoire et civilisations », , 434 p. (ISBN 978-2-7574-0043-2), p. 17-18.
  12. ↑ « Jacques Bainville Historien et prophète », Le Figaro, (consulté le ).
  13. ↑ Jacques Bainville, « LES CONSÉQUENCES POLITIQUES DE LA PAIX, 1920. », sur classiques.uqam.ca, (DOI 10.1522/24954574, consulté le )
  14. ↑ Edouard Husson, « J. Bainville et J.M. Keynes : deux analyses du traité de Versailles. », sur diploweb.com, (consulté le ).
  15. ↑ Jean-Michel Guieu, Histoire de la France contemporaine, t. 5 : Gagner la paix, 1914-1929, Paris, éditions du Seuil, coll. « L'univers historique », , 535 p. (ISBN 978-2-02-100145-7).
  16. ↑ Jacques Bainville, Les Dictateurs, Paris, Denoël et Steele, , p. 270
  17. ↑ Jacques Bainville, La Guerre démocratique : journal 1914-1915, Bartillat, , 396 p. (ISBN 978-2-84100-240-5, lire en ligne), p. 66.
  18. ↑ « Carnet du jour », Le Figaro, (consulté le ), p. 11.
  19. 1 2 3 4 5 « Dossier de l'ordre de la Légion d'honneur de Jacques Pierre Bainville », base Léonore, ministère français de la Culture.
  20. ↑ Jean-Charles Gérard, « Jacques Bainville », Le Monde illustré,‎ , p. 145 (lire en ligne)
  21. ↑ Le cercueil de Bainville est transporté de son domicile rue de Bellechasse à la gare-station de l'Alma pour être inhumé à Marigny.
  22. ↑ Weber 1985, p. 402.
  23. ↑ Cédric Gruat, « 1936 : l’agression filmée de Léon Blum » [réf. obsolète], sur arkheia-revue.org.
  24. ↑ Eugen Weber, L'Action française, Fayard, coll. « Grandes études historiques », , p. 401. Voir les références dans l'article Action française.
  25. ↑ Frédéric Monier, Léon Blum : la morale et le pouvoir, Paris, Armand Colin, coll. « Nouvelles biographies historiques », , 285 p. (ISBN 978-2-200-35589-0, présentation en ligne), p. 118-121.
  26. ↑ Dominique Borne & Henri Dubief, La Crise des années 30 (1929-1938), éditions du Seuil, collection « Points histoire », 1989, p. 138.
  27. ↑ « MARIGNY (50)  : square Jacques Bainville », sur landrucimetieres.fr (consulté le ).
  28. ↑ Laurent Joly, « Les débuts de l'Action française (1899-1914) ou l'élaboration d'un nationalisme antisémite », Revue historique, vol. 2006, no 639,‎ , p. 695-718 (lire en ligne)
  29. ↑ William Blanc, « 6) Dossier Figaro Histoire : Le Figaro dans un drôle de bain-ville », sur Hypotheses.org, (consulté le )
  30. ↑ Laurent Joly, « D'une guerre l'autre. L'Action française et les Juifs, de l'Union sacrée à la Révolution nationale (1914-1944) », Revue d’histoire moderne & contemporaine, vol. 594(4), no 594(4),‎ , p. 97-124. (lire en ligne)
  31. ↑ Marc Bloch, Apologie pour l'histoire ou métier d'historien, Armand Colin, 1949, chap. III, partie 1 : Esquisse d’une histoire de la méthode critique.
  32. ↑ La Revue des Deux Mondes, janvier-, p. 497.
  33. ↑ « Bainville : cet historien fut un prophète – Jean Sévillia » (consulté le )
  34. ↑ « Bainville : cet historien fut un prophète – Jean Sévillia » (consulté le )
  35. ↑ « Qui est Pierre Hillard, l’auteur compulsif de propos antisémites qui a provoqué la dissolution de Civitas ? », Libération,‎ (lire en ligne)
  36. ↑ L'Atelier, Bulletin de l'association Le temps d'Albert Besnard, no 4 - 2008, (ISSN 1956-2462).
  37. ↑ Frédéric Potier et Louis Garrande, « Éric Zemmour dans les pas de Jacques Bainville ? », sur jean-jaures.org, Fondation Jean-Jaurès, (consulté le )
  38. ↑ « Le gouvernement défend sa loi immigration, les oppositions la critiquent », 20 Minutes, (consulté le )
  39. ↑ AFP, « Immigration: le gouvernement défend un projet "équilibré", les oppositions critiquent », La Nouvelle République, (consulté le )
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Bibliographie

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  • Christophe Dickès, Jacques Bainville, Les lois de la politique étrangère, Bernard Giovanangeli, 2008, rééd. 2021
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  • Olivier Dard (dir.) et Michel Grunewald (dir.), Jacques Bainville. Profils et réceptions, Peter Lang, coll. « Convergences » (no 57), (présentation en ligne, lire en ligne)
    Actes du colloque organisé les 13 et 14 mai 2009 à l'Université Paul Verlaine de Metz.
  • Guillaume Bourgeade, « Les idées historiques de M. Jacques Bainville », Études sur les doctrines de l'Action française, Paris, no 3,‎
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  • Matthieu Boisdron, « Jacques Bainville et la Roumanie d’entre-deux-guerres : regards croisés », dans Olivier Dard (dir.) et Michel Grunewald (dir.), Jacques Bainville. Profils et réceptions, Peter Lang, coll. « Convergences » (no 57), (lire en ligne)
  • Christophe Dickès, Bainville, la monarchie des Lettres, Robert Laffont, coll. « Bouquins »,
Anthologie des grands textes de Bainville : Histoire de Trois générations, Histoire de deux peuples, Les conséquences politiques de la paix. Des récits de voyages, un choix de correspondances mais aussi une centaine d'article de presse tirés de La Revue universelle, La Liberté, L'Action française, Candide, Le Capital. Introductions et notes de C. Dickès.
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  • Jean Georgelin, « Jacques Bainville, « La Guerre et l'Italie » (1915) » », Études maurrassiennes, Aix-en-Provence, vol. 4,‎ , p. 61-66
  • William Keylor, « Clio et le Roi : Jacques Bainville et la doctrine historique de l'Action française », Études maurrassiennes, Aix-en-Provence, vol. 3,‎ , p. 97-106

Liens externes

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