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Présent (quotidien)

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Présent
Description de l'image Logo present.png.
Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité Quotidienne
Genre Généraliste, journal d'opinion
Prix au numéro 2,50 euro et 3,50 euros le samedi
Diffusion revendiquée : 8 000 ex.()
Fondateur Pierre DurandVoir et modifier les données sur Wikidata
Date de fondation
Date du dernier numéro
Ville d’édition Paris
Directeur de publication Françoise Pichard
Rédacteur en chef Samuel Martin
ISSN 0750-3253

PrĂ©sent Ă©tait un quotidien français du soir, disparu en 2022. Co-dirigĂ© par l'ancien milicien François Brigneau, il a toujours Ă©tĂ© classĂ© Ă  l’extrĂȘme droite et Ă©tait proche des catholiques traditionalistes.

FondĂ© en Ă  l'initiative du Centre Henri-et-AndrĂ©-Charlier et de ChrĂ©tientĂ©-SolidaritĂ©, Ă©tablissement et association catholiques proche des traditionalistes, il entendait ĂȘtre en opposition au systĂšme politique, culturel et social actuel. En proie Ă  des problĂšmes financiers structurels depuis sa fondation, son dernier numĂ©ro est publiĂ© le .

Le journal sous sa forme quotidienne est fondé par Bernard Antony dit Romain Marie (directeur général et gérant), Jean Madiran et François Brigneau (directeurs de la rédaction), Hugues Kéraly (rédacteur en chef) et Pierre Durand (directeur administratif), mais le titre existe depuis 1975 et est publié jusqu'en 1982 avec une périodicité variable (mensuelle) par les Comité d'action politique et sociale.

« Nationalisme et catholicisme »

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Le courant Ă  la fois national-catholique du journal PrĂ©sent est classĂ© Ă  l'extrĂȘme droite par des historiens et des politologues comme Jean-Yves Camus[1], Michel Winock[2] ou Pierre Milza[3]. Cette classification est de mĂȘme utilisĂ©e par Laurent de Boissieu, journaliste politique Ă  La Croix, sur son site personnel[4], et par l'Agence France-Presse (AFP)[5].

Depuis sa crĂ©ation, PrĂ©sent a toujours rĂ©cusĂ© la classification de quotidien d'« extrĂȘme droite », une appellation d'ailleurs systĂ©matiquement rejetĂ©e par les diffĂ©rents mĂ©dias et organisations de ce courant de pensĂ©e et d'action[6].

Le journal revendique une inspiration « intĂ©gralement catholique », reprĂ©sentant dans la presse Ă©crite le courant traditionaliste, proche des positions de la FraternitĂ© sacerdotale Saint-Pie-X sans pour autant la suivre dans toute sa logique ; au plus fort de la crise lefebvriste, en 1988, PrĂ©sent s'est refusĂ© d'Ă©mettre un jugement au sujet du sacre de quatre Ă©vĂȘques par Marcel Lefebvre Ă  ÉcĂŽne[rĂ©f. nĂ©cessaire].

Aux plans politique et international, PrĂ©sent se fait l'avocat des thĂšses du catholicisme traditionaliste : militant pour la culture de vie — et par lĂ  contre l'avortement — et une politique favorisant les familles nombreuses, partisan d'une politique intĂ©rieure plus rĂ©pressive — retour Ă  la peine de mort, plus grande lutte contre l'immigration islamique — comme remĂšde aux « troubles sociaux », et, sur le plan international, Ă  la fois souverainiste et souvent proche des positions amĂ©ricaines et russes, depuis l’élection d’Eltsine, puis de Poutine, PrĂ©sent se montre depuis sa crĂ©ation un adversaire rĂ©solu du communisme, de l’islamisme et de la classe politique parlementaire française, accusĂ©e de « dilapider » l'hĂ©ritage spirituel et moral de la France.

À l'origine PrĂ©sent avait adoptĂ© un ton trĂšs polĂ©mique. Ainsi, dans son Ă©dition du , peut-on lire Ă  propos de Robert Badinter, alors ministre de la Justice et artisan de l'abolition de la peine de mort, abolition Ă  laquelle le journal s'Ă©tait vivement opposé :

« Par hĂ©ritage, il est pour le migrant contre le sĂ©dentaire. Pour le cosmopolite contre l'indigĂšne. [
] Pour le marginal contre la sociĂ©tĂ© qui rejeta longtemps les Badinter. Pour l'assassin contre l'assassinĂ©. »

Trente-cinq ans plus tard, avec la mort de François Brigneau et de Jean Madiran, l’aspect polĂ©mique du quotidien est moins prĂ©sent, tandis que la dimension, culturelle, littĂ©raire s’est dĂ©veloppĂ©e, et la collaboration de plusieurs correspondants Ă©trangers (AmĂ©rique latine, États-Unis, Canada, Proche-Orient, Europe de l’Est, et Chine depuis ) a donnĂ© aux pages de politique internationale un poids plus grand.

PrĂ©sent se rĂ©fĂšre souvent aux figures de la contre-rĂ©volution et du nationalisme contre-rĂ©volutionnaire français : Louis de Bonald, Edmund Burke, Joseph de Maistre, le cardinal Pie, Charles-Émile Freppel (notamment Ă  l'occasion des cĂ©lĂ©brations de son centenaire, en 1889), Charles Maurras et son Ă©cole de l'Action française, le marĂ©chal PĂ©tain, les partisans de l'AlgĂ©rie française, les figures de la rĂ©sistance anticommuniste Ă  l’époque du rideau de fer, les martyrs chrĂ©tiens des Ă©glises d’Orient.

La politique soutenue par le journal se retrouve ainsi dans le mouvement de RĂ©volution nationale lancĂ©e par le marĂ©chal PĂ©tain — dont l'Ɠuvre restauratrice est explicitement glorifiĂ©e[7] — en 1940, ou les rĂ©gimes autoritaires du gĂ©nĂ©ral Francisco Franco[8] en Espagne ou celui de Salazar au Portugal, les gouvernements hongrois, tchĂšque, slovaque, polonais, italien, autrichien, brĂ©silien, actuels.

Les amitiĂ©s littĂ©raires de PrĂ©sent, souvent fondĂ©es sur la fidĂ©litĂ© Ă  un combat d'idĂ©es ou une mĂȘme vision de l'Histoire, Ă©manent Ă©galement d'une admiration pour l'Ɠuvre d'Ă©crivains de courants politiques diffĂ©rents mais dont PrĂ©sent salue la rigueur d'analyse ou la profondeur religieuse : elles vont ainsi Ă  des figures aussi diffĂ©rentes que LĂ©on Bloy, Charles PĂ©guy et Georges Bernanos, Robert Brasillach[9], Pierre Drieu la Rochelle, Jean de La Varende, Louis-Ferdinand CĂ©line, Henri BĂ©raud, ou plus rĂ©cemment, Maurice G. Dantec, Jean Raspail, Denis Tillinac, Éric Zemmour, Michel DĂ©on et Les Hussards (mouvement littĂ©raire), FĂ©licien Marceau


Présent et le FN

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Par ailleurs, PrĂ©sent se reconnaissait « proche » du Front national et de Jean-Marie Le Pen, sans toutefois en ĂȘtre l'Ă©manation. Sous la forme d'un mensuel Ă©ponyme l'ayant prĂ©cĂ©dĂ© plusieurs annĂ©es, il est par ailleurs antĂ©rieur Ă  l'Ă©mergence de ce parti sur la scĂšne politique française dans la premiĂšre moitiĂ© des annĂ©es 1980.

Les liens existent toutefois : Bernard Antony, cofondateur de PrĂ©sent, a Ă©tĂ©, jusqu'aux annĂ©es 2000, un cadre important du FN, Pierre Durand, autre cofondateur et directeur du journal (aujourd'hui dĂ©cĂ©dĂ©), a Ă©tĂ© l'un des fondateurs de ce parti, dont il fut, dĂšs 1972, le premier trĂ©sorier national. De mĂȘme, Georges-Paul Wagner (aujourd'hui dĂ©cĂ©dĂ©), contributeur rĂ©gulier de PrĂ©sent, a Ă©tĂ© dĂ©putĂ© FN de 1986 Ă  1988.

Les diffĂ©rences d'apprĂ©ciation entre le journal et cette formation politique sont cependant apparues au cours des deux derniĂšres dĂ©cennies, la plus flagrante ayant concernĂ© leurs positions sur la guerre en Irak en 2003. En 1990 dĂ©jĂ , lors de la premiĂšre guerre contre l'Irak, le journal dĂ©fendait une ligne trĂšs anti-irakienne, Ă  l'opposĂ© de celle de Jean-Marie Le Pen[10]. Elles peuvent cependant apparaĂźtre comme le reflet de la coexistence, au sein du FN de courants divers de la droite et de l'extrĂȘme droite françaises. Lors de la scission de Bruno MĂ©gret en 1998, le journal a refusĂ© de prendre parti, entraĂźnant un appel au boycott de la part de Jean-Marie Le Pen.

La rĂ©daction du journal se considĂšre comme une composante parmi d'autres de ce qu'elle appelle le « mouvement national », chacune avec sa spĂ©cificitĂ©. L'expression de dĂ©saccords sur certains points n'empĂȘchant pas une opposition commune au systĂšme politique, social et culturel actuel. Cette position est proche de celle de Radio Courtoisie et de TV LibertĂ©s concernant la notion de « droite plurielle ».

Dans la perspective de l'élection présidentielle de 2017, Présent a soutenu le Front national et adopté une ligne résolument favorable à Marine Le Pen, notamment lors des différends de celle-ci avec Jean-Marie Le Pen au printemps 2015.

Caroline Parmentier, ex-rédactrice en chef de Présent, rejoint l'équipe de campagne de Marine Le Pen pour l'élection présidentielle de 2022, étant chargée des relations avec les médias[11].

Tournant éditorial (2014)

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À la suite de la mort de Jean Madiran en 2013, et dans un contexte de difficultĂ©s financiĂšres trĂšs sĂ©rieuses, susceptibles d’entraĂźner un dĂ©pĂŽt de bilan, la direction de PrĂ©sent est sensiblement remaniĂ©e en , causant notamment le dĂ©part de Yves Chiron, qui s'en explique dans sa lettre d'informations Aletheia[12] et de Marie Piloquet. Jeanne Smits qui avait Ă©tĂ© nommĂ©e Ă  la tĂȘte de la rĂ©daction par Jean Madiran en 2007, et Olivier Figueras quittent dĂ©finitivement la rĂ©daction en invoquant un changement d'orientation du journal et en se rĂ©fĂ©rant Ă  la clause de conscience des journalistes. Ils sont dĂ©boutĂ©s de cette demande par le conseil des prud’hommes de Paris. La cour d'appel de Paris infirme ces jugements le et leur accorde le bĂ©nĂ©fice de la clause de conscience au motif principal que le journal, comme ils l'avaient « pressenti », accorde dĂ©sormais son « soutien direct » Ă  Marine Le Pen. Plusieurs autres rĂ©dacteurs et chroniqueurs, parmi lesquels Maroun Charbel et RĂ©mi Fontaine — membre de l'Ă©quipe depuis la fondation du quotidien — disparaissent du jour au lendemain des colonnes du journal Ă  partir du mois de mars. RĂ©mi Fontaine reste salariĂ© de PrĂ©sent (mais sa rĂ©munĂ©ration a Ă©tĂ© pour partie prise en charge par l'assurance-maladie et prĂ©voyance), jusqu’au , date Ă  laquelle il obtient la rĂ©siliation judiciaire de son contrat de travail, du fait d’une inaptitude Ă  l’emploi liĂ©e au changement de direction selon lui, ce que ne dit nullement le jugement[13]. Le journal a fait appel de cette dĂ©cision.

Au printemps de 2015, une autre signature disparaßt, celle de Catherine Robinson ; elle sera également par la suite déclarée inapte par la médecine du travail. Elle obtient la résiliation judiciaire de son contrat de travail par le juge départiteur en raison du fait qu'elle a été payée au-dessous du minimum hiérarchique de sa catégorie depuis 2010 (gérances Madiran puis Zita de Lussy et Jeanne Smits)[14].

En , Yves Brunaud, membre de l'équipe depuis la fondation du quotidien, quitte la rédaction en invoquant la clause de conscience des journalistes. Le journal est condamné en , la prise d'acte d'Yves Brunaud en raison du regard plutÎt positif porté par Présent sur l'action de Poutine étant considéré par le juge départiteur du conseil des prud'hommes de Paris comme un « changement de ligne » du journal, celui-ci ayant dans le passé toujours marqué son hostilité à l'URSS et au communisme.

Plusieurs autres journalistes et chroniqueurs dĂ©missionnent ou cessent leur collaboration au cours de cette pĂ©riode : Jacques TrĂ©molet de Villers, Jean-Pierre DickĂšs, VĂ©ronique Lafargue, Nicolas Tandler. Mais la majoritĂ© de la rĂ©daction actuelle y collaborait, ou l'avait fait par le passĂ©, sous la direction de Jean Madiran : Chard, Alain Sanders, Caroline Parmentier, Samuel Martin, Francis Bergeron, Jean Cochet, Christian Daisug, Pierre Malpouge, Franck Deletraz, Françoise Monestier, Jean-Claude Rolinat


À la mi-, Jean-Pierre Blanchard[15], arrivĂ© comme gĂ©rant un an plus tĂŽt en mĂȘme temps que Zita de Lussy, co-gĂ©rante, abandonne cette fonction Ă  la suite de dĂ©saccords avec la rĂ©daction. Son arrivĂ©e avait Ă©tĂ© annoncĂ©e Ă  la une de PrĂ©sent, et il y avait plusieurs fois exposĂ© ses projets. Son dĂ©part ne fait pas l'objet d'une communication dans les colonnes du journal. En , un groupe d'anciens journalistes adresse une « Lettre aux sociĂ©taires et amis de PrĂ©sent »[16] pour poser une « question prĂ©alable » sur la lĂ©gitimitĂ© de RaphaĂ«l Dubrule pour prendre les dĂ©cisions qui ont « changĂ© la nature et le destin du journal », en tant que reprĂ©sentant de l'Association PrĂ©sent Militants qui possĂšde 88 % du capital de la SARL PrĂ©sent. Le , par une nouvelle assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale, RaphaĂ«l Dubrule est nommĂ© co-gĂ©rant de la SARL PrĂ©sent en remplacement de Jean-Pierre Blanchard. En , Zita de Lussy quitte le journal[17]. Le , le site present.fr annonce la mort de RaphaĂ«l Dubrule, gĂ©rant et prĂ©sident de l'association PrĂ©sent-Militants. Le , Zita de Lussy est remplacĂ©e dans ses fonctions de gĂ©rante lors de l'assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale ordinaire par Thierry Verdier, maquettiste, et par la dessinatrice Françoise Pichard, dite Chard (qui devient Ă©galement directrice de la publication).

Une nouvelle polĂ©mique se fait jour en lorsque Francis Bergeron annonce dans le journal le changement de nom de l'association PrĂ©sent-Militants, devenu le CLAP (Club des Lecteurs et Amis de PrĂ©sent), et son entrĂ©e en fonctions comme prĂ©sident de cette entitĂ© qui possĂšde environ 88 % des parts de la SARL PrĂ©sent. Ayant repris son communiquĂ© le , le Salon beige complĂšte cette information par une interrogation sur les circonstances de ces changements le , demandant notamment comment Francis Bergeron, non membre, a pu revendiquer ce poste sans conseil d'administration en bonne et due forme. Cette interrogation reste sans rĂ©ponse. Par la suite, en 2018, la nouvelle Ă©quipe de PrĂ©sent soutiendra que les membres de plein droit (Jeanne Smits, 5 voix sur une totalitĂ© de 22 Ă  l'Ă©poque, ainsi qu'Yves Chiron, 1 voix, Olivier Figueras, 1 voix, Jean-Claude Absil, 1 voix, RĂ©mi Fontaine, 1 voix, et plusieurs autres) sont considĂ©rĂ©s comme n'en faisant plus partie faute d'avoir payĂ© leurs cotisations en 2014 – cotisations qui n'avaient pas Ă©tĂ© appelĂ©es.

En , le changement de titre de Présent-Militants fait l'objet d'une publication au Journal Officiel : l'association porte désormais officiellement le nom « Le CLAP ». Le , Francis Bergeron devient à son tour gérant de la SARL, aux cÎtés de Françoise Pichard qui apparaßt seule dans « l'ours » du journal comme gérante et directrice de la publication. Cette nouvelle fonction de Francis Bergeron n'est pas annoncée dans le journal. Mais dans le numéro daté du il signe un communiqué du CLAP avec Françoise Pichard avec la mention « cogérants ».

En , PrĂ©sent annonce des difficultĂ©s qui pourraient faire disparaĂźtre le journal, accusant une forte baisse de trĂ©sorerie et un dĂ©ficit important du fait de la baisse de la subvention publique aux quotidiens Ă  faibles ressources publicitaires, des difficultĂ©s de distribution postale, des surcoĂ»ts de la distribution en kiosques par Presstalis qui augmente la marge prĂ©levĂ©e sur les ventes, et du poids des indemnitĂ©s pour le licenciement de RĂ©mi Fontaine prononcĂ©es fin 2017 (RĂ©mi Fontaine ayant procĂ©dĂ© Ă  une saisie d'une fraction de la somme obtenue directement sur les comptes de PrĂ©sent). On omet de signaler la forte baisse du nombre des abonnĂ©s, qui a chutĂ© de plus de 25 % depuis 2014. Une campagne quotidienne d'appel au secours occupe tous les jours du mois deux pages du journal (Boulevard Voltaire, Paris DĂ©pĂȘches et Riposte laĂŻque relayant l'appel aux dons)[18]. L'affaire RĂ©mi Fontaine y est prĂ©sentĂ©e comme contribuant largement aux difficultĂ©s du quotidien. RĂ©mi Fontaine publie un droit de rĂ©ponse oĂč il fait remarquer que PrĂ©sent a rejetĂ© une possible conciliation aux prud'hommes ainsi que son offre de paiement Ă©chelonnĂ© des indemnitĂ©s, la direction du journal ayant prĂ©fĂ©rĂ© diligenter un rĂ©fĂ©rĂ© judiciaire dont la dĂ©cision s'est avĂ©rĂ©e plus dĂ©favorable pour PrĂ©sent que ladite offre. Davantage de prĂ©cisions sont donnĂ©es dans un communiquĂ© co-signĂ© par RĂ©mi Fontaine et Yves Brunaud rĂ©sumĂ© par Le Monde[19], les problĂšmes de trĂ©sorerie, restant quant Ă  eux d'actualitĂ© sur l'annĂ©e suivante[20], notamment en raison d'une baisse accĂ©lĂ©rĂ©e du nombre des abonnĂ©s depuis le tournant Ă©ditorial de , insuffisamment compensĂ©e par les ventes en kiosques qui elles aussi connaissent une diminution. La SARL PrĂ©sent sollicite et obtient en une procĂ©dure de sauvegarde de six mois, deux fois prorogĂ©e, qui vient Ă  Ă©chĂ©ance en [21]. Elle aboutit Ă  une dĂ©cision permettant Ă  la SARL PrĂ©sent d'Ă©chelonner ses dettes sur 10 ans. Un premier paiement de 5 % des sommes dues est prĂ©vu en mais le journal obtient une nouveau dĂ©lai d'un an en raison de la crise du COVID.

En , de nouvelles difficultĂ©s s'ajoutent pour sa survie car sont remises en cause les subventions de l’État au journal au titre de ses faibles ressources publicitaires. En , prĂšs de six ans aprĂšs les faits, la cour d'appel de Paris accorde Ă  Olivier Figueras et Jeanne Smits, deux journalistes faisant valoir respectivement plus de vingt-deux et vingt-six ans d'anciennetĂ©, le droit de faire jouer leur clause de conscience et donc de quitter le quotidien tout en percevant leurs indemnitĂ©s lĂ©gales ainsi que l'ouverture de leurs droits aux indemnitĂ©s de chĂŽmage en vertu d'un dĂ©saccord avec la ligne Ă©ditoriale[22]. Cette double dĂ©cision porte sur un total de 110 000 euros compris dans la dette Ă©chelonnĂ©e sur 10 ans dans le cadre du plan de sauvegarde. PrĂ©sent s'est pourvu en cassation.

Dans cette affaire, Olivier Figueras et Jeanne Smits avaient proposĂ© une nĂ©gociation avant mĂȘme de saisir la justice en 2014 ; ils avaient Ă©galement acceptĂ© de participer Ă  une mĂ©diation dĂ©cidĂ©e en 2019 par le tribunal de commerce dans le cadre d'une procĂ©dure engagĂ©e par PrĂ©sent en 2014 contre Jeanne Smits en sa qualitĂ© d'ancienne gĂ©rante, l'appelant en garantie des indemnitĂ©s qui pourraient ĂȘtre prononcĂ©es en faveur des autres salariĂ©s ayant engagĂ© des procĂ©dures prud'homales Ă  la suite du tournant Ă©ditorial. La SARL PrĂ©sent a fait le choix de ne pas donner suite Ă  ces tentatives de rĂšglement amiable. Elle a par la suite, Ă  la fin de 2020, perdu son appel contre la dĂ©cision du tribunal de commerce rejetant sa demande d'appel en garantie de Jeanne Smits, dĂ©cision devenue dĂ©finitive. Les 5 000 euros pour frais de justice accordĂ©s Ă  Jeanne Smits par la cour d'appel ont Ă©tĂ© intĂ©grĂ©s Ă  leur tour dans la dette Ă©chelonnĂ©e sur dix ans.

Condamnations

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Entre 1985 et 1996, sous la direction de Jean Madiran, Présent a été poursuivi à plusieurs reprises pour des faits de diffamation ou d'incitation à la haine raciale.

Le , François Brigneau, alors directeur de PrĂ©sent, ainsi que ses collaborateurs RĂ©mi Fontaine, l’auteur de l’article diffamatoire en cause, et Hugues KĂ©raly sont condamnĂ©s, par la sixiĂšme chambre du tribunal de grande instance de Lyon, pour diffamation Ă  l'encontre de trois chercheurs immunologistes lyonnais : le professeur Jean-Louis Touraine et les docteurs RenĂ© François et Paul Dubois, qui avaient Ă©tĂ© accusĂ©s par PrĂ©sent de se livrer Ă  un « abominable » trafic de fƓtus. Les trois prĂ©venus sont condamnĂ©s Ă  trois mille francs d'amende chacun, Ă  verser solidairement cinq mille francs Ă  chacune des trois parties civiles, Ă  payer la parution d'extraits du jugement dans cinq journaux, et Ă  faire paraĂźtre le texte intĂ©gral de leur condamnation dans PrĂ©sent[23]. Voir la relation contradictoire que font Francis Bergeron et RĂ©mi Fontaine de ce procĂšs dans une note Ă  ce sujet[24].

Le , Pierre Durand, directeur de PrĂ©sent, et son collaborateur Alain Sanders, sont condamnĂ©s par la premiĂšre chambre du tribunal civil de Paris Ă  cinquante mille francs de dommages-intĂ©rĂȘts, aux dĂ©pens et Ă  la publication du jugement, pour « diffamation » envers Olivier Biffaud, journaliste au Monde. Sous le titre « Olivier Biffaud car il ment deux fois », Alain Sanders avait qualifiĂ© Olivier Biffaud « de sorte de sous-Rollat du pauvre [
], de militant aigri, d'ex-trotskard (ou assimilĂ©), reconverti dans le rapport flicard façon Plenel ». Le tribunal a estimĂ© qu'il s'agissait lĂ  d'« accusations graves » portĂ©es contre Olivier Biffaud, « dont la probitĂ© et l'impartialitĂ© sont, dans l'article attaquĂ©, sous un titre d'un mauvais goĂ»t particuliĂšrement dĂ©testable, bassement mis en cause en des termes dont le caractĂšre exempt de prudence et de mesure non seulement est exclusif de bonne foi, mais encore accroĂźt le prĂ©judice subi [
] »[25].

Le de la mĂȘme annĂ©e, Pierre Durand, directeur de PrĂ©sent, est condamnĂ© Ă  huit mille francs d'amende pour « diffamation raciale », Ă  la suite d'un article de Jean-Yves Le Gallou. Celui-ci avait affirmĂ© que « les jeunes beurs » bĂ©nĂ©ficient de « l'impunitĂ© lorsqu'ils voyagent gratuitement dans les transports en commun, lorsqu'ils font des bras d'honneur aux policiers, [
] lorsqu'ils attaquent les mairies, les commissariats [
], impunitĂ© parce que les lois antiracistes et l'application qui en est faite leur donnent des privilĂšges. » Pierre Durand a Ă©galement Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  payer cinq mille francs de dommages-intĂ©rĂȘts au MRAP, et Ă  payer la publication du jugement dans deux journaux. Jean-Yves Le Gallou a Ă©tĂ© condamnĂ© aux mĂȘmes peines[26]. Ce jugement sera nĂ©anmoins infirmĂ© par la cour d'appel de Paris (11e chambre, ). Le MRAP conteste le jugement mais la chambre criminelle de la Cour de cassation en 1993 le confirme[27].

Le , la 11e chambre de la cour d'appel de Paris infirme un arrĂȘt de relaxe prĂ©cĂ©dent (XVIIe siĂšcle chambre du tribunal correctionnel de Paris, ) et condamne le quotidien, en la personne de son directeur de publication, Pierre Durand, Ă  20 000 francs d'amende, et au versement, Ă  chacune des parties civiles (LICRA et MRAP), de 10 000 francs de dommages-intĂ©rĂȘts et 5 000 francs au titre de l'article 475-1 du Code pĂ©nal. Le journal est reconnu coupable de « provocation Ă  la haine raciale » Ă  la suite de la publication d'un entretien avec Jean-Marie Le Pen, le , dans lequel il parlait notamment de « prĂ©dateurs arabes ». Dans la mĂȘme affaire, le Parlement europĂ©en s'Ă©tait opposĂ© Ă  une levĂ©e de l'immunitĂ© parlementaire de Jean-Marie Le Pen, en arguant du « caractĂšre imparfait et imprĂ©cis » de la requĂȘte qui lui Ă©tait prĂ©sentĂ©e[28].

En , la cour d'appel de Paris condamne PrĂ©sent Ă  verser vingt mille francs de dommages et intĂ©rĂȘts Ă  Patrick Gaubert, ancien conseiller de Charles Pasqua, pour diffamation. PrĂ©sent avait Ă©crit qu'un militant d'extrĂȘme droite mort par accident avait Ă©tĂ© « gaubertisé »[29].

Caractéristiques techniques

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Présent était diffusé par abonnement postal, mais également en kiosque (depuis le [30]) et, depuis , par abonnement sur Internet.

PrĂ©sent paraĂźt cinq fois par semaine, du lundi au vendredi (Paris) ou du mardi au samedi (en dehors de l'Île-de-France). Les numĂ©ros imprimĂ©s en dĂ©but d'aprĂšs-midi sont toujours datĂ©s du lendemain, selon un usage propre aux quotidiens vespĂ©raux que Le Monde et lui sont, en 2013, les seuls Ă  maintenir[31].

Le format du quotidien est approximativement A3 (297 × 420 mm) ou tabloĂŻd et sa pagination de huit pages pour les quatre premiers numĂ©ros de la semaine, et de seize pages pour le numĂ©ro datĂ© du samedi, Ă  la suite d'un important changement de maquette intervenu en .

Le quotidien vit des apports financiers de ses lecteurs (principalement les abonnements) et de la subvention publique aux quotidiens Ă  faibles ressources publicitaires : il ne proscrit pas la publicitĂ© mais de fait en publie peu. En 1997, le journal est exclu de l'aide rĂ©servĂ©e aux journaux Ă  faibles ressources publicitaires du fait d'un prix de vente au-dessus de 130 % du prix moyen des quotidiens nationaux, du fait d'une interprĂ©tation dĂ©favorable par l'État des conditions d'attribution[32]. Cette aide est rĂ©tablie en 2009 Ă  la suite d'une baisse du prix de vente en kiosques.

  • 1981-1982 : Romain Marie
  • 1983-1994 : Pierre Durand
  • 1981-1985 : Jean Madiran et François Brigneau, directeurs de la rĂ©daction
  • 1985-1994 : Jean Madiran, directeur de la rĂ©daction
  • 1994-2000 : Jean Madiran, gĂ©rant et directeur de la rĂ©daction ; Zita de Lussy, co-gĂ©rant
  • 2000-2006 : Jean Madiran, directeur de la rĂ©daction ; Jeanne Smits et Zita de Lussy, co-gĂ©rants
  • 2007- : Jeanne Smits, gĂ©rant et directeur de la rĂ©daction ; Jean Madiran (mort en 2013), directeur Ă©mĂ©rite
  • - : Jean-Pierre Blanchard[15], gĂ©rant ; Zita de Lussy, co-gĂ©rant ; Francis Bergeron, directeur de la rĂ©daction
  • -2016 : RaphaĂ«l Dubrule, gĂ©rant ; Zita de Lussy, co-gĂ©rant
  • 2016-2022 : Françoise Pichard, gĂ©rante et directeur de la publication ; Thierry Verdier, gĂ©rant (remplacĂ© Ă  partir de 2018 par Francis Bergeron)

Collaborateurs

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Notes et références

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  1. ↑ Jean-Yves Camus et RenĂ© Monzat, Les Droites nationales et radicales en France, Presses universitaires de Lyon, 1992, p. 476-477.
  2. ↑ Michel Winock, La France politique. XIXe – XXe siĂšcle, Ă©d. du Seuil, « Points histoire », chapitre 16.
  3. ↑ Pierre Milza, L'Europe en chemise noire : Les extrĂȘmes droites en Europe de 1945 Ă  aujourd'hui, Éditions Flammarion, [dĂ©tail de l’édition], p. 237-238.
  4. ↑ France politique
  5. ↑ AFP, dĂ©pĂȘche « Le quotidien d'extrĂȘme-droite PrĂ©sent poursuit son activité », 9 novembre 2007
  6. ↑ Jean Madiran, cofondateur du journal, indique ainsi, dans un article paru dans le journal ItinĂ©rairesJean Madiran, « Notre politique », ItinĂ©raires, no 256, septembre-octobre 1981 :
    « Mais si l’on nous demande de « nous situer », c’est-Ă -dire de dĂ©clarer nous-mĂȘmes ce que nous sommes et oĂč nous sommes, alors il faut entendre la rĂ©ponse qui est la nĂŽtre.
    C’est une rĂ©ponse qui modifie la formule de François Brigneau, ou plutĂŽt qui l’accomplit et l’épanouit dans sa complĂšte vĂ©rité : « Nous sommes Ă  droite de l’extrĂȘme droite. »
    Ce n’est point mĂ©pris non diffĂ©renciĂ© pour tous ceux et tout cela que le jargon officiel prĂ©sente comme « l’extrĂȘme droite ». Mais d’abord c’est, ici encore, refus de l’arbitraire de gauche qui inspire et impose un faux classement. Il n’y a en rĂ©alitĂ© aucun extrĂ©misme, de droite ou d’ailleurs, Ă  vouloir fonder la vie sociale sur « travail-famille-patrie », « Dieu premier servi ». »
  7. ↑ Michel Winock, La France politique. XIXe-XXe siĂšcles, Ă©d. du Seuil, « Points histoire », chapitre 16.
  8. ↑ AprĂšs la mort du gĂ©nĂ©ral franquiste Antonio Aleman, PrĂ©sent en appelle Ă  « un nouvel esprit de croisade ».
  9. ↑ Le , le quotidien a organisĂ© une rĂ©union publique en l'honneur de Robert Brasillach, prĂ©sidĂ©e par Maurice BardĂšche.
  10. ↑ Nicolas Lebourg, Le Monde vu de la plus extrĂȘme droite. Du fascisme au nationalisme-rĂ©volutionnaire, Presses universitaires de Perpignan, , p. 151
  11. ↑ « Caroline Parmentier, la trĂšs droitiĂšre conseillĂšre qui veut adoucir l’image de Marine Le Pen », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  12. ↑ Yves Chiron, « Pourquoi je n’écris plus dans PrĂ©sent », Aletheia, no 216, XVe annĂ©e,‎ (lire en ligne, consultĂ© le ).
  13. ↑ « Jugement RĂ©mi Fontaine »
  14. ↑ « Jugement Catherine Gravil »
  15. 1 2 « La Blanche Porte multiplie les projets », Les Échos,‎ (lire en ligne, consultĂ© le ).
  16. ↑ « TradiNews: [(un groupe de journalistes)] Lettre ouverte aux sociĂ©taires et amis de PrĂ©sent », sur tradinews.blogspot.fr (consultĂ© le )
  17. ↑ « Zita de Lussy quitte PrĂ©sent », sur lalettre.fr, .
  18. ↑ Fabrice Bluszez, « Le journal PrĂ©sent pourrait disparaĂźtre », sur Parisdepeches.fr, (consultĂ© le ).
  19. ↑ « Le quotidien d’extrĂȘme droite « PrĂ©sent » tente d’éviter la faillite », sur Newsstandhub.com, Le Monde.fr, (consultĂ© le ).
  20. ↑ « Situation Ă  PrĂ©sent : la suite », sur Leforumcatholique.org (consultĂ© le ).
  21. ↑ « Observations de Jeanne Smits Ă  propos du quotidien “PrĂ©sent” » (consultĂ© le )
  22. ↑ « Le quotidien « PrĂ©sent » de nouveau en difficulté », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consultĂ© le )
  23. ↑ « “PrĂ©sent” condamnĂ© pour diffamation envers trois mĂ©decins », Le Monde, 11 avril 1985.
  24. ↑ « TradiNews: [RĂ©mi Fontaine] Note Ă  propos de Jean-Louis Touraine et PrĂ©sent: pour l’honneur d’un journal(iste)! », sur TradiNews, (consultĂ© le )
  25. ↑ Sources :
    • « Pour diffamation envers un journaliste du Monde — Le quotidien PrĂ©sent et Alain Sanders condamnĂ©s Ă  50 000 F de dommages et intĂ©rĂȘts », Le Monde, 8 fĂ©vrier 1990 ;
    • « La presse sous contrĂŽle judiciaire. Un titre de "mauvais goĂ»t" ? 5 millions Ă  payer », article signĂ© Jean Madiran, in PrĂ©sent no 2006, datĂ© du 9 fĂ©vrier 1990.
  26. ↑ « Le directeur de PrĂ©sent condamnĂ© pour diffamation raciale », Le Monde, 4 mai 1990.
  27. ↑ « Cour de cassation, chambre criminelle. Audience publique du mardi 5 janvier 1993. N°de pourvoi: 91-81526 », sur LĂ©gifrance
  28. ↑ Sources : 1°) article « À la cour d'appel de Paris — Le journal PrĂ©sent est condamnĂ© pour "provocation Ă  la haine raciale" », Le Monde, 18 mai 1993. ArrĂȘt de la cour d'appel de Paris le 12 mai 1993. 2°) Florence Craye, « Condamnation surrĂ©aliste de PrĂ©sent dans l'affaire des "prĂ©dateurs arabes" », PrĂ©sent, no 2827, vendredi 14 mai 1993, p. 1-2.
  29. ↑ « PrĂ©sent condamné », LibĂ©ration, 16 mai 1996.
  30. ↑ Jean Madiran, « Un journal diffĂ©rent », PrĂ©sent, no 1822,‎ , p. 1
    Ce numĂ©ro de PrĂ©sent est le premier Ă  comporter, au bas de la une, l'encadrĂ© de gestion des distributeurs de presse, avec code-barres, code interne des NMPP, numĂ©ro d'exemplaire et prix de vente. La dessinatrice Chard accompagnait cette nouveautĂ© par un dessin montrant un homme Ă  la mine rĂ©jouie, sur une place supposĂ©e parisienne, criant Ă  l'adresse du marchand de journaux, dans son kiosque ayant symboliquement la forme d'une colonne Morris : « AVEZ-VOUS PRÉSENT ? », ce Ă  quoi le kiosquier rĂ©pondait, apparemment perplexe : « Oui, oui, bien sĂ»r ! Inutile de crier ! Je ne suis pas sourd. », ce qui amenait un commentaire de l'Ă©pouse supposĂ©e du client : « C'est pour que les gens qui sont Ă  l'autre bout de la place entendent aussi. » tandis que le dessin montrait, Ă  l'arriĂšre-plan, plusieurs passants regardant avec curiositĂ© en direction du kiosque.
  31. ↑ Pavel Sovič, Aspects textologiques choisis de la presse française - Ă©tude comparĂ©e, Prague, Univerzita Karlova, , 68 p. (lire en ligne [PDF]), p. 25.
  32. ↑ Projet de loi de finances pour 1999 sur senat.fr

Bibliographie

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Liens externes

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