Christian Quesnot
| Chef de l'état-major particulier du président de la République française | |
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Militaire |
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Christian Quesnot, né le à Vire (Calvados), est un militaire français. Général d'armée, il est chef de l'état-major particulier du président de la République du au .
Biographie
[modifier | modifier le code]CarriĂšre militaire
[modifier | modifier le code]Formation militaire
[modifier | modifier le code]1960 : Sous-lieutenant, stagiaire à l'école d'application du Génie à Angers, il est ingénieur civil des ponts et chaussées
1972-74 : Capitaine stagiaire à l'Ecole supérieure de guerre.
CarriÚre opérationnelle au sein du 17Úme régiment du génie parachutiste (17Úme RGP) de Montauban
[modifier | modifier le code]1962 : Lieutenant au Centre instructions du génie parachutiste, au XIe régiment du génie saharien (1962-67).
Du 1er juillet 1971 au 30 mai 1972, le capitaine Quesnot commande la 1Úre Compagnie du Génie Aéroporté (CGAP) du 17Úme RGP, rattachée au 1er Régiment de Hussards Parachutistes - 1971/1974 - Tarbes.
Chef de bataillon (1974), Lieutenant-colonel (1978), à lŽétat-major de lŽarmée de terre (1974-78), au 17Úme régiment de génie parachutiste, commandant de groupement du génie parachutiste au Tchad (1979-80).
Colonel (1982), à lŽétat-major des armées (1980-82).
Du 27 juillet 1982 au 12 juillet 1984, le Colonel Quesnot est chef de corps du 17Ăšme RGP, et commandant de groupement Ă Beyrouth (Liban) (1983-84).
Chef du bureau planification finances de lŽarmée de terre (1984-87).
Général de brigade (1987), Chef dŽétat-major de la premiÚre armée à Strasbourg (1987-89), Commandant la septiÚme division blindée et la 65e division militaire territoriale à Besançon (1989-91).
CarriÚre comme Chef de l'état-major particulier du président de la République
[modifier | modifier le code]Général de division (1991), puis Général de corps d'armée (1992), et Général d'armée (1995),
Christian Quesnot est chef dâĂ©tat-major particulier du PrĂ©sident de la RĂ©publique d'avril 1991 Ă septembre 1995. Ă ce titre, il a ainsi eu un rĂŽle extrĂȘmement important dans la stratĂ©gie militaire française au Rwanda avant et pendant le gĂ©nocide des Tutsi. Avant le gĂ©nocide, il considĂšre le Front patriotique rwandais comme des « Khmers Noirs » qui cherchent Ă crĂ©er un « Tutsiland »[1],[2] de lâOuganda au Burundi. Il porte auprĂšs de François Mitterrand la suggestion de l'amiral Jacques Lanxade, chef d'Ă©tat-major des armĂ©es, « d'autoriser, sous rĂ©serve de la plus extrĂȘme discrĂ©tion et avec l'accord prĂ©alable, cas par cas, de lâĂtat-major des ArmĂ©es, une aide opĂ©rationnelle temporaire de quelques conseillers auprĂšs des Ă©tats-majors ainsi qu'auprĂšs des unitĂ©s rĂ©cemment dotĂ©es des nouveaux matĂ©riels »[3].
Pendant le gĂ©nocide, le gĂ©nĂ©ral Quesnot est en contact direct avec le prĂ©sident de la RĂ©publique rwandaise par intĂ©rim ThĂ©odore Sindikubwabo. Il prĂ©conise Ă l'ĂlysĂ©e de soutenir militairement le rĂ©gime dans diffĂ©rentes notes adressĂ©es au prĂ©sident de la RĂ©publique[rĂ©f. nĂ©cessaire].
CarriĂšre dans le civil
[modifier | modifier le code]Admis dans la deuxiÚme section du cadre des officiers généraux de l'armée de terre (1995),
Il est en 1995 nommé président du directoire de SISIE (Services Industries Stratégies International et Environnement)[4].
Christian Quesnot dirige la revue DĂ©fense nationale et sĂ©curitĂ© collective jusquâen avril 2008.
à la sortie du rapport de la Commission Mucyo, Christian Quesnot est mentionné comme une des 33 « personnalités politiques et militaires les plus impliquées » dans le génocide des Tutsi de 1994. Il porte plainte pour diffamation contre le ministre de la Justice du Rwanda, Tharcisse Karugarama, mais cette procédure n'a pas abouti[5].
Distinctions
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]- â « Note du GĂ©nĂ©ral Quesnot - 6 mai 1994 », sur francegenocidetutsi.org, (consultĂ© le )
- â Fabrice Arfi, « Rwanda: un document prouve lâordre de la France de laisser sâenfuir les gĂ©nocidaires », sur Mediapart (consultĂ© le )
- â « Note adressĂ©e au PrĂ©sident de la RĂ©publique le 1er juillet 1992 », sur francegenocidetutsi.org, (consultĂ© le )
- â « Christian Quesnot Jean-Pierre Souviron », Les Ăchos,â (lire en ligne)
- â Vincent Hugeux, « Le baroud d'honneur du gĂ©nĂ©ral », sur www.lexpress.fr/, (consultĂ© le )
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Général français du XXe siÚcle
- ĂlĂšve de l'Ăcole spĂ©ciale militaire de Saint-Cyr
- ĂlĂšve de l'Ă©cole militaire interarmes
- Ătat-major particulier du prĂ©sident de la RĂ©publique française
- Ingénieur du corps des ponts et chaussées
- Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1995
- Officier de l'ordre national du Mérite
- Officier de l'ordre national du CĂšdre
- Naissance en mai 1938
- Naissance Ă Vire
- Personnalité liée au génocide des Tutsis au Rwanda
