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Patrick de Saint-Exupéry

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Patrick de Saint-Exupéry
Patrick de Saint-ExupĂ©ry lors d’une confĂ©rence Ă  Reims, en mars 2026.
Biographie
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Blason.

Patrick de Saint-Exupéry, né le à Boulogne-Billancourt, est un journaliste français.

Patrick de Saint-Exupéry est le fils de Jacques de Saint-Exupéry et de sa femme, née Martine d'Anglejan.

Il a commencé sa carriÚre de journaliste en gagnant à 19 ans un concours de jeunes reporters. Il est diplÎmé de l'Institut pratique du journalisme en 1984. Il a collaboré à plusieurs journaux :

Au cours de sa carriĂšre il a couvert, le Cambodge, le Canada, le Liberia, l’Afrique du Sud, la guerre du Golfe, l’Iran, la Libye, l’Arabie saoudite et le Rwanda puis Moscou oĂč il fut correspondant permanent de 2000 Ă  2004[rĂ©f. nĂ©cessaire].

Début 2005, il travaille à nouveau sur l'Afrique, toujours pour Le Figaro.

Le Patrick de Saint-Exupéry, envoyé spécial du Figaro au Togo, est refoulé de Lomé alors qu'il devait y suivre le déroulement de l'élection présidentielle. L'élection a lieu deux jours plus tard et, émaillée de fraudes, débouchera sur la victoire de Faure Gnassingbé Eyadema[réf. nécessaire].

LaurĂ©at du prix Albert-Londres en 1991 pour sa sĂ©rie de reportages sur la guerre au Liberia et la fin de l’apartheid, Patrick de Saint-ExupĂ©ry est aussi membre du jury de ce prix.

Depuis , en congé sans solde du Figaro, il a fondé avec Laurent Beccaria la revue de grand reportage XXI, dont il est le directeur éditorial. En , il fonde un nouveau « Mook » (contraction de book et magazine) sur la photographie Le XXIe en images. En 2017, il cofonde avec Laurent Beccaria l'hebdomadaire Ebdo[1]. La société éditrice du magazine déposera le bilan en [2].

Le Rwanda est l'un des pays qui l'ont le plus marqué. Il le traverse pendant le génocide d'abord à travers les lignes du FPR, puis pendant l'opération Turquoise à travers les lignes françaises. Ses articles sur l'opération Turquoise et ensuite une série d'articles rétrospectifs[3] en 1998 ont déclenché la constitution de la Mission d'information parlementaire sur le Rwanda, présidée par Paul QuilÚs, qui a rendu son rapport en .

Ses articles de 1994 et 1998, notamment sur les événements de Bisesero dont il fut témoin direct, ont suscité les réactions de militaires français et de journalistes : Michel Peyrard, journaliste à Paris Match, Stephen Smith dans le Monde[4], et Pierre Péan dans Noires fureurs, blancs menteurs[5] soutiennent la version des militaires français sur Bisesero.

En 2004, Patrick de Saint-ExupĂ©ry publie aux Ă©ditions Les ArĂšnes un livre entiĂšrement consacrĂ© Ă  « La France au Rwanda », intitulĂ© L'Inavouable, dans lequel il entraĂźne Dominique de Villepin sur les lieux de ses reportages pendant l'opĂ©ration Turquoise. Il a en effet entendu Dominique de Villepin dire sur une chaĂźne de radio en parlant du Rwanda : « Les gĂ©nocides ». Le simple emploi de cette expression insinue des massacres comparables de la part des deux camps, position que Saint-ExupĂ©ry juge rĂ©visionniste. Deux jours aprĂšs la publication de son livre, il est intervenu dans un colloque organisĂ© Ă  l'AssemblĂ©e nationale par la Commission d'enquĂȘte citoyenne sur l'implication de la France au Rwanda. Cet ouvrage a fait l'objet d'une nouvelle Ă©dition en , Ă  l'occasion du quinziĂšme anniversaire du dĂ©but du gĂ©nocide. IntitulĂ© Complices de l'inavouable, il est Ă  nouveau publiĂ© par Les ArĂšnes.

En 2014, aux mĂȘmes Ă©ditions, Patrick de Saint-ExupĂ©ry publie l'album BD La Fantaisie des Dieux, avec Hippolyte, Ă©voquant le drame du Rwanda en 1994[6]. Pour le magazine TĂ©lĂ©rama, en  : « les auteurs relatent finement et pudiquement l'horreur, lui donnant ainsi d'autant plus de force[7]. ». Fin , pour le mĂȘme magazine TĂ©lĂ©rama, l'album fait partie des « 10 meilleures BD de l’annĂ©e 2014[8]. » En , Patrick de Saint-ExupĂ©ry publie un nouveau livre baptisĂ© La traversĂ©e dans lequel il bat en brĂšche la thĂ©orie d’un « deuxiĂšme gĂ©nocide » aprĂšs celui des Tutsi au Rwanda[9],[10].

Plaintes pour diffamation et condamnations

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Rwanda : accusations contre des personnalités françaises

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Paru en 2009, l'ouvrage Complices de l'inavouable : La France au Rwanda prĂ©sente en page de couverture les noms de plusieurs officiers français et personnalitĂ©s politiques. Se jugeant mis en cause pour une supposĂ©e implication dans le gĂ©nocide rwandais, les gĂ©nĂ©raux Christian Quesnot, Jean-Claude Lafourcade et Éric de Stabenrath poursuivent Patrick de Saint-ExupĂ©ry, l'Ă©diteur Beccaria et les Editions les ArĂšnes, pour diffamation.

Dans la procĂ©dure intentĂ©e par le gĂ©nĂ©ral Quesnot, le tribunal correctionnel, puis la Cour d'appel de Paris par un arrĂȘt en date du disculpent l'auteur et l'Ă©diteur des chefs de diffamation publique envers un fonctionnaire public et complicitĂ©. Cet arrĂȘt est cassĂ© et annulĂ© par la Cour de cassation (Cass. Crim., , pourvoi n°12-87296)[11]. La Cour d’Appel de Paris, dans un arrĂȘt du , retient le caractĂšre diffamatoire des accusations portĂ©es par Patrick de Saint-ExupĂ©ry et son Ă©diteur contre les officiers français de l’opĂ©ration Turquoise, excluant leur « bonne foi » et les condamne Ă  7 000 euros de dommages et intĂ©rĂȘts. Patrick de Saint-ExupĂ©ry et son Ă©diteur se pourvoient en cassation. La Cour de cassation rejette le pourvoi et confirme la dĂ©cision de la Cour d'appel par un arrĂȘt en date du (Cass. Crim., , pourvoi no 15-80.760)[12].

Deux arrĂȘts sont rendus en 2015, qui dĂ©bouchent l'un sur une relaxe du journaliste s'agissant de la plainte du gĂ©nĂ©ral Lafourcade, l'autre sur une condamnation s'agissant de celle du gĂ©nĂ©ral de Stabenrath, excluant sa « bonne foi »[13] ainsi que celle de son Ă©diteur. Le journaliste et l'Ă©diteur se pourvoient en cassation[14]. Le , la Cour de cassation rejette ce recours, estimant que la cour d'appel avait rĂ©guliĂšrement jugĂ© et qu'il y avait bien eu diffamation[15],[16].

Ebdo : accusations de viol contre Nicolas Hulot

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Dans un dossier de huit pages publiĂ© le , le magazine Ebdo fait Ă©tat d’une plainte pour viol dĂ©posĂ©e en 2008 contre Nicolas Hulot, ministre de la Transition Ă©cologique et solidaire. Cette plainte concerne des faits supposĂ©s avoir eu lieu en 1997 et a Ă©tĂ© classĂ©e sans suite par le parquet de Saint-Malo. Ebdo mentionne Ă©galement une rumeur de harcĂšlement sexuel Ă  l’encontre d’une ancienne collaboratrice de l’ex-Fondation Hulot. Celle-ci dĂ©ment aussitĂŽt. L'enquĂȘte est controversĂ©e et soulĂšve des dĂ©bats sur l'Ă©thique journalistique[17],[18],[19],[20]. Patrick de Saint-ExupĂ©ry se justifie en expliquant : « Nous sommes journalistes, nous avons une information confirmĂ©e. [
] C'est le travail du journaliste de dire[21] ».

Nicolas Hulot dénonce des « propos mensongers et gravement diffamatoires[22] » et porte plainte contre le journal pour diffamation[23]. Cependant Ebdo, en cessation de paiement, cesse de paraßtre le [24]. L'avocat de Nicolas Hulot annonce le que ce dernier retire sa plainte[25].

Publications

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Notes et références

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  1. ↑ « Info mĂ©dias. Patrick de Saint-ExupĂ©ry, co-fondateur du magazine "Ebdo" : "Nous voulons un journal de simplicitĂ©" », Franceinfo,‎ (lire en ligne, consultĂ© le ).
  2. ↑ Alexandre Piquard, « Le journal « Ebdo » s’arrĂȘte : un sentiment « d’amateurisme » et de « gĂąchis » », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  3. ↑ En particulier, l'article France-Rwanda : Un gĂ©nocide sans importance, paru le 12 janvier 1998 dans le Figaro.
  4. ↑ Stephen Smith, « L'infamante accusation de "complicitĂ©" de la France est portĂ©e sans preuves », Le Monde,‎ (lire en ligne AccĂšs payant) et « Une charge contre "la volontĂ© permanente de nĂ©gation" des gouvernements français depuis dix ans », Le Monde,‎ (lire en ligne AccĂšs payant).
  5. ↑ Pierre PĂ©an, Noires fureurs, blancs menteurs : Rwanda, 1990-1994, Mille et une nuits, 2005, 544 p. (ISBN 2-84205-929-8), chap. 24, « Bisesero ou l'inavouable manipulation ».
  6. ↑ Christian Missia Dio, « La Fantaisie des Dieux - Par Hippolyte & Patrick de Saint-ExupĂ©ry - Editions les ArĂšnes », sur Actua BD, .
  7. ↑ Laurence Le Saux, « La bĂ©dĂ©thĂšque idĂ©ale #52 : la tragĂ©die rwandaise, trait pour trait », TĂ©lĂ©rama,‎ (lire en ligne).
  8. ↑ Laurence Le Saux, « La bĂ©dĂ©thĂšque idĂ©ale : les 10 meilleures BD de l’annĂ©e 2014 », TĂ©lĂ©rama,‎ (lire en ligne).
  9. ↑ Pierre Lepidi, « Patrick de Saint-ExupĂ©ry : « ConsidĂ©rer qu’il y a eu un gĂ©nocide en RDC, c’est réécrire l’histoire » », lemonde.fr,‎ (lire en ligne).
  10. ↑ Thierry Dussard, « Patrick de Saint-ExupĂ©ry : « Le rĂŽle de la France au Rwanda, c’est une affaire d’État » », Le TĂ©lĂ©gramme,‎ (lire en ligne).
  11. ↑ « France, Cour de cassation, Chambre criminelle, 14 janvier 2014, 12-87296 », sur Juricaf, AHJUCAF, (consultĂ© le ).
  12. ↑ « Cour de cassation, criminelle, Chambre criminelle, 10 mai 2016, 15-80.760, InĂ©dit », sur LĂ©gifrance, (consultĂ© le ).
  13. ↑ « ItinĂ©raire d’une imposture : Patrick de Saint-ExupĂ©ry et le gĂ©nocide », sur calameo.com via Internet Archive (consultĂ© le ).
  14. ↑ AFP, AFP, « Livre sur le Rwanda attaquĂ© par des militaires français: le marathon judiciaire se poursuit », L'Express,‎ (lire en ligne).
  15. ↑ « Cour de cassation, pourvoi n°16-80935 ».
  16. ↑ « Patrick de Saint-ExupĂ©ry en RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo: une traversĂ©e pour travestir la vĂ©rité », Congo IndĂ©pendant,‎ (lire en ligne, consultĂ© le ).
  17. ↑ « Plainte pour viol visant Nicolas Hulot : pourquoi les rĂ©vĂ©lations du magazine "Ebdo" sont critiquĂ©es », France info,‎ (lire en ligne, consultĂ© le ).
  18. ↑ Audrey Kucinskas, « Affaire Hulot: dans son dernier numĂ©ro, Ebdo se dĂ©fend de tout "scoop puant" », L'Express,‎ (lire en ligne).
  19. ↑ StĂ©phane Durand-Souffland, « Accusations contre Hulot : la rumeur remplace la justice », Le Figaro,‎ (lire en ligne AccĂšs payant).
  20. ↑ Benjamin Meffre, « Nicolas Hulot sur "Ebdo" : "Je ne pardonnerai jamais, ce n'est pas du journalisme" », sur pure mĂ©dias, puremedias, (consultĂ© le ).
  21. ↑ « EnquĂȘte d'Ebdo sur Hulot : "Il fallait publier, je n'ai aucun doute lĂ -dessus" », sur Europe 1, (consultĂ© le ).
  22. ↑ Esther Paolini, « Affaire Hulot : de quoi parle-t-on ? », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  23. ↑ AFP, « Nicolat Hulot a dĂ©cidĂ© de porter plainte contre Ebdo pour "diffamation" », L'Express,‎ (lire en ligne, consultĂ© le ).
  24. ↑ Alexandre Picquard, « Le journal « Ebdo » s’arrĂȘte : un sentiment « d’amateurisme » et de « gĂąchis » », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  25. ↑ AFP, « Nicolas Hulot a retirĂ© sa plainte pour diffamation contre le magazine « Ebdo » », Le Monde,‎ (lire en ligne, consultĂ© le ).

Articles connexes

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Liens externes

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